dent du CNRS, et Susan Hockfield, présidente du MIT. Cette UMI porte sur les matériauxmulti-échelles pour l’énergie et l’environnement. Installée sur le campus de Cambridge aux États-Unis, en étroite collaboration avec plusieurs centres de recherche du MIT, elle structure également un réseau de recherche français, notamment à travers le Labex ICOME2. Une autre UMI, franco-indienne, a vu le jour en janvier 2012 : l’IFCAM (Indo-French Center for Applied Mathematics) offre une plateforme collaborative aux chercheurs et étudiants en mathématiques des deux pays par son implantation au sein de l’Indian Institute of Science à Bangalore, grande ville de recherche et capitale indienne de l’informatique. « Les UMIFRE, centres de recherche en sciences humaines créés en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, constituent une autre vitrine de notre recherche dans le monde », souligne la directrice de la DERCI. L’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS se fonde sur ces centres de recherche français à l’étranger pour structurer sa politique européenne et internationale. On n’en dénombre pas moins de vingt-six, dont le Centre de recherche français à Jérusalem qui a fêté ses soixante ans en 2012 (voir encadré ci-dessous). Un rayonnement international de la recherche française Les onze bureaux de représentation du CNRS à l’étranger jouent eux aussi un rôle clé dans le déploiement de sa politique internationale. « Ce réseau unique traduit les priorités géographiques du CNRS, précise Minh-Hà Pham-Delègue. Les bureaux ont pour fonction principale de faire connaître la recherche française aux quatre coins du monde, de rapprocher les laboratoires et de faire émerger des partenariats. Ils accueillent également les chercheurs en mission et les délégations officielles et assurent une veille technologique ainsi que le lien avec les représentants des entreprises françaises ayant localement des activités de R&D. » Le bureau de Washington, qui représente le CNRS auprès des États-Unis, du Canada et du Mexique, a d’ailleurs été renforcé en 2012 par la nomination d’un directeur adjoint. Représentation toujours : le CNRS apporte sa contribution aux grands rendez-vous mondiaux de la recherche. Son président, Alain Fuchs, a participé aux côtés de Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, au 9e forum Science and Technology in Society (STS) à Kyoto (Japon) du 7 au 9 octobre 2012. Ce « Davos 66 Une année avec le CNRS 2012 Ce pont sur le fleuve Oyapock est transfrontalier entre l’État brésilien d’Amapá et la Guyane française. Pour connaître et comprendre l’impact d’un tel projet, un observatoire « Hommes / Milieux » (OHM) a été créé par le CNRS. de la science » invite chaque année près de huit cents participants, venant de plus de quatre-vingts pays, régions ou organisations, à discuter de la façon dont la science et la technologie peuvent influer sur l’avenir de l’humanité. Le président du CNRS a annoncé à cette occasion la création d’un groupe mondial des responsables d’organismes de recherche, dont la première réunion s’est tenue en marge du forum STS. Autre contribution notoire : le CNRS était officiellement représenté par la direction de l’Institut écologie et environnement du CNRS à RIO+20, la conférence de l’Organisation des nations unies sur le développement durable qui s’est déroulée du 20 au 22 juin 2012 à Rio de Janeiro (Brésil). Au sein du pavillon français, aux côtés des autres organismes membres d’Allenvi, l’Alliance nationale de recherche pour l’environnement, le CNRS a participé aux débats et tables rondes associés à l’évènement. Une occasion pour l’organisme de mettre en avant son expertise, notamment grâce à ses unités implantées en Guyane, et de rappeler l’importance de la recherche scientifique pour mieux comprendre les enjeux du développement durable. Sur le terrain… ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Le mot d’Olivier Tourny, ethnomusicologue au CNRS et directeur du Centre de recherche français à Jérusalem (CRFJ) « Le CRFJ fut le premier centre de recherche créé à l’étranger par le CNRS. À l’origine « Mission archéologique française », il a ensuite élargi son activité à toutes les disciplines des sciences humaines et sociales et pris son nom actuel. Nous avons célébré ses soixante ans de présence en Israël en juin 2012, une longévité qui témoigne de l’attachement historique de la France au bassin méditerranéen, terrain de recherche privilégié pour l’archéologie mais aussi pour l’histoire, les religions comparées, les études contemporaines… Preuve de l’importance que le CNRS accorde à ses implantations à l’étranger, nous avons accueilli pour l’occasion le directeur de l’Institut des sciences humaines et sociales, Patrice Bourdelais, le directeur général délégué aux ressources, Xavier Inglebert, ainsi que l’archéologue Jean Perrot, fondateur du CRFJ. Cet événement a aussi permis, à travers trois accords de coopération, de resserrer les liens avec des institutions israéliennes de recherche : le ministère israélien des Sciences et des Techniques, l’université de Tel-Aviv et l’Institut Van Leer. »
RA2012
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