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RA2012

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Le CNRS, terre d’innovations Priorités affichées du CNRS, l’innovation, la valorisation de la recherche scientifique et le transfert de technologie ont bénéficié en 2012 de la mise en application des axes stratégiques d’innovation et de l’apparition de nouveaux acteurs au sein des écosystèmes d’innovation. Avec plus de 4500 familles de brevets principaux en portefeuille, 2012 Une année avec le CNRS 67 dont 674 brevets publiés au cours de la seule année 2012, le CNRS fait figure d’acteur majeur dans le paysage de l’innovation. Dix-huit prix Nobel, onze médailles Fields… l’établissement s’appuie sur un potentiel de recherche de niveau mondial et sur un atout unique, sa pluridisciplinarité. Solidement ancrée dans ses gènes, cette culture des territoires de recherche à haut potentiel d’innovation se traduit par un transfert efficace des connaissances vers le monde socioéconomique. « En 2012, nous avons concrétisé sur le terrain les orientations définies en 2011, explique Pierre Gohar, directeur de l’innovation et des relations avec les entreprises au CNRS. Cela s’est traduit en interne par l’identification et la mise en application de seize axes stratégiques d’innovation (ASI) et en externe par la forte implication du CNRS dans les nouveaux écosystèmes d’innovation. » La création de cinq Consortiums de valorisation thématiques (CVT) et de neuf Sociétés d’accélération du transfert de technologie (SATT), structures auxquelles le CNRS est étroitement associé, constitue l’autre marqueur de l’année 2012. Une politique d’innovation volontariste « Les ASI constituent la colonne vertébrale de notre politique. C’est dans ces territoires de recherche que naîtront les innovations de rupture des prochaines décennies. Nous nous inscrivons dans une démarche d’anticipation car le temps nécessaire à leur gestation et à leur maturation excède le plus souvent dix ans », poursuit Pierre Gohar. Les seize ASI ont été définis avec les dix instituts du CNRS et sa filiale FIST SA qui gère près de la moitié de son portefeuille de brevets. Au plan méthodologique, la Direction de l’innovation et des relations avec les entreprises (DIRE) a tout d’abord identifié les thèmes de recherche pour lesquels l’établissement dispose d’actifs humains, matériels et immatériels de haut niveau. Ces thèmes de recherche ont ensuite été croisés avec les besoins exprimés par le monde socioéconomique. Il s’avère en effet essentiel pour le CNRS de s’inscrire sur des marchés émergents ou en forte croissance. « Nous avons rapproché deux logiques, celle de la recherche et celle de l’innovation. Ce qui renforce considérablement la lisibilité du CNRS dans le champ de l’innovation et par là même sa capacité à établir des partenariats industriels, précise Pierre Gohar. La constitution de grappes de brevets étiquetées « stratégiques » contribue en outre à l’amélioration de la gestion de notre portefeuille de brevets. » La création des ASI se traduit en interne par une plus grande proximité avec les laboratoires oeuvrant dans ces domaines et par le déploiement à leur intention de services ad hoc. Les chercheurs travaillant sur un même axe stratégique sont invités à coopérer étroitement et à se rapprocher des entreprises susceptibles d’industrialiser leurs innovations. La DIRE organise à cette fin des « Rencontres des ASI » au rythme de six par an. Une relation d’exception avec les entreprises Les ASI participent en outre à la rénovation du dialogue entre le CNRS et le monde socioéconomique, à l’élargissement du champ de coopération de l’organisme et au renforcement de son lien historiquement fort avec les PME. Propriété intellectuelle, redevances… de nouvelles règles concernant la propriété intellectuelle ont été établies, ce qui facilite considérablement l’élaboration d’accords-cadres avec les partenaires industriels. De plus, l’innovation n’est plus analysée comme un processus linéaire, de la découverte jusqu’à l’industrialisation, mais comme une démarche itérative qui associe les entreprises très en amont. Et répond au souhait que le CNRS aille au-delà de la production de résultats fondamentaux. Sur l’échelle TRL (Technology Readiness Level) qui mesure de 1 à 9 le degré de maturité technologique d’une recherche, l’établissement se situe aujourd’hui en moyenne aux niveaux 3-4. Sur le terrain… ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Le point de vue de Marjorie Nanteuil, responsable innovation et recherche partenariale à l’Institut de physique (INP) du CNRS « La valorisation des travaux de recherche et de l’expertise des chercheurs revêt de multiples formes : dépôt et exploitation de brevets, partenariat privilégié avec une entreprise, création d’une start-up ou encore consultance pour des tiers publics ou privés. Je contribue à la mise en oeuvre de l’innovation dans les laboratoires relevant de l’Institut de physique (INP). Je veille également à la cohérence stratégique locale et nationale, à la viabilité économique des projets et je participe, aux côtés de la DIRE, à la négociation des accords-cadres entre le CNRS et les grands groupes. La physique est source d’innovations dans de nombreux domaines et intéresse, à ce titre, les industriels. L’INP est ainsi sollicité dans la mise en place de laboratoires communs. Je participe également au pilotage de projets d’intérêt stratégique et de portée internationale. Le développement de grands instruments autour des lasers intenses ou l’initiative européenne sur le graphène en sont deux exemples. »


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