---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 2012 Une année avec le CNRS 7 Que peut encore attendre le CNRS des financements européens et notamment du programme-cadre Horizon 2020 ? Les chercheurs français avaient quelque peu délaissé les appels à projets européens, en raison sans doute de l’urgence de ceux menés dans le cadre des Investissements d’avenir. Il convient désormais d’y répondre à nouveau massivement, car si le taux de succès des projets français demeure excellent, le nombre de dépôts de dossiers se révèle insuffisant. Et la manne financière que nous pouvons en attendre reste importante. En témoignent les deux projets européens Human Brain Project et Graphène qui ont été sélectionnés par la Commission européenne, des programmes de recherche d’une ampleur sans précédent puisque qu’ils sont dotés d’un milliard d’euros chacun par an et sur dix ans. De nombreux laboratoires du CNRS ont participé à ces opérations et on mesure bien, au regard des chiffres annoncés, tout leur intérêt pour les équipes. C’est pourquoi j’invite nos chercheurs à repartir impérativement à la conquête des programmes européens. L’accord mis en place entre le CNRS et la Commission européenne à la suite d’un audit financier sur le sixième programme-cadre de recherche et de développement Entretien avec Alain Fuchs ainsi que les simplifications promises par les instances européennes dans les dossiers des appels à projets et les justifications des dépenses, devraient leur redonner confiance. L’année 2012 a été consacrée en interne à la mise en route du Plan d’action pour une organisation rénovée des fonctions support et à l’application de mesures concrètes en matière de ressources humaines. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ? Le CNRS doit s’adapter à un contexte évolutif, anticiper au mieux les difficultés budgétaires nées de la crise et renforcer sans cesse sa performance d’ensemble. Pour ce faire, l’organisme doit s’engager à rationaliser l’administration de ses activités de recherche. Nous avons pris dans ce sens toute une série de mesures pour renforcer la proximité des chercheurs avec les fonctions support, avec une triple logique : organiser, simplifier et mutualiser. Tout en préservant et sécurisant l’environnement de travail de nos personnels. Nous avons donc lancé en 2012 une série d’initiatives dans le domaine des ressources humaines. Nous avons par exemple élaboré une charte des contrats à durée déterminée, un document qui engage le CNRS vis-à-vis des quelque huit mille contractuels qu’il emploie. Tout au long de leur contrat, ces derniers bénéficieront, entre autres, d’un accompagnement de qualité pour faciliter leur intégration et de formations adaptées. De même un travail important a été accompli pour revaloriser le métier des mille cent directeurs d’unités, un travail difficile et extrêmement prenant. Toute une série de mesures ont été mises en place pour les accompagner dans leur mission, de la détection des candidats potentiels à la valorisation de leur mandat, en passant par le suivi du parcours professionnel et la proposition d’un panel de formations adéquates. 1 Source Inpi. 2 Conférence des présidents d’université. 3 Agence de mutualisation des universités et établissements. Le projet Graphène a été choisi comme projet phare par la Commission européenne, avec à la clé un financement d’un milliard d’euros sur dix ans. De gauche à droite, Serge Haroche, prix Nobel de physique 2012 et médaille d’or du CNRS 2009, Philippe Descola, médaille d’or du CNRS 2012 et Jean Jouzel, prix Vetlesen 2012, médaille d’or du CNRS 2002.
RA2012
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