X OUTILS À PROMOUVOIR Prospective La Chimie des produits naturels nécessite des outils pointus et performant compte-tenu de la par- ticularité des systèmes à étudier : UPLC, SPE, Head-space-CPG, méthodes couplées LC-MS, GC- MS. L’identification des métabolites fait appel aux méthodes modernes de spectroscopie (Résonance Magnétique Nucléaire, spectrométrie de masse, Radiocristallographie aux rayons X, dichroïsme circulaire, etc.) et au développement de méthodologies informatisées et mathémati- quement assistées (Analyse métabolomique, Analyses multivariées, Modélisation moléculaire, etc.). La déréplication d’un mélange de métabolites secondaires produit par une plante, un orga- nisme marin ou un microorganismeest un challenge pour le chimiste des produits naturels qui né- cessite des outils performants où la spectroscopie de RMN joue un rôle central. L’apport de la Chimie des produits naturels à fondie de la communication chimique et des stra- l’Écologie chimique ne peut se limiter à l’isole- tégies d’adaptation observées. L’aspect dyna- ment et la structure de métabolitessecondaires. mique de l’interface Chimie-Écologie est encore Mettre en évidence les voies de biosynthèse qui largement sous-estimé et nécessite d’être y conduisent et comprendre les mécanismes promu et développé en soutenant la commu- réactionnels qui les génèrent sont deux aspects nauté des chimistes organiciens de synthèse qui essentiels à une approche moléculaire appro- se sont spécialisés dans le domaine. Figure 9 : Sonde électrochimique pour caractériser in situ l’environnement chimique des éco- systèmes profonds (profondeur : 2500m) X.1 Dans les problématiques expérimentales a. Extraction des signaux pertinents en lien avec la phénologie des modèles étudiés,leurmilieude vie (par ex. chez les organismesvivant en milieu extrême) et de l’approche fonctionnelleciblée ; b. Développement de méthodologiespourles essaisbiologiquesquantitatifs(tests comportementaux, sensoriels), soit rapides (criblage),soit fines (analyse des mécanismes) ; c. Imagerie pour le suivi des médiateurs (FISH, spectroscopie proche infrarouge, RMN, imagerie par spectrométrie de masse) ; d. Utilisation d’organismes « modifiés» ; modifications post-traductionnelles ; e. Étude des relations structure-fonctio des médiateurs chimiques avec leurs protéines de liaisonn et/ou récepteur (imagerie calcique,modélisation moléculaire) ; f. Outils de chimie utilisables sur le terrain (LC-MS in situ, PTR-MS par ex.) ; outils de dosage des si- gnaux en temps réel ; appareillages plus sensibles (pour analyse des doses véritablement biologiques) et plus spécifiques; g. Mise au point de capteurs et de diffuseurs stables et répétables in situ. 40
INEE Prospective ecologie chimique
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