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| L’enquête w 20 cnrs I LE JOUNR AL ÉNERGIES comment les stocker ? Pour assurer son avenir et celui de la planète, l’humanité doit puiser son énergie à d'autres puits que ceux de pétrole. Mais cette nécessaire transition vers les sources renouvelables, qui fait actuellement l’objet d’un débat national, ne s'opérera qu’à une condition : parvenir à stocker l’énergie. En effet, s'il est aujourd'hui plus ou moins simple de produire de l’électricité, de la chaleur et même de l’hydrogène, stocker durablement ces trois vecteurs d’énergie reste une véritable gageure scientifique et technologique. Un défi que les scientifiques du CNRS relèvent chaque jour. Une en quête de julie n Bou rdet, Jea n-Françoi s Haït et Fab rice demartho n À l'horizon 2020, la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie en France devra atteindre 23 %, contre 9,2 % en 20111. Ce développement massif des énergies issues du soleil, du vent, de l’eau ou de la biomasse ne se fera qu’à une condition : la mise en place de solutions de stockage efficaces. « Par définition, les énergies renouvelables sont intermittentes, car sujettes aux aléas du climat, explique Pascal Brault, du Groupe de recherches sur l’énergétique des milieux ionisés (Gremi)2, coanimateur de la cellule Énergie du CNRS. Il faut donc pouvoir stocker l’énergie produite à un moment donné et qui n’est pas immédiatement consommée (lors des périodes de fort ensoleillement par exemple, dans le cas du solaire), afin de la restituer lorsque le besoin se présente. » Or aujourd’hui, le stockage de l’énergie, qu’elle soit sous forme d’électricité, de chaleur ou de gaz comme l’hydrogène, constitue un verrou scientifique et technologique important à l’introduction massive des énergies renouvelables dans le mix énergétique. « Cet obstacle existe aussi bien pour le stockage stationnaire à grande échelle que pour les applications nomades ou les transports », rappelle Alain Dollet, du laboratoire Procédés, matériaux et énergie solaire (Promes)3, coanimateur de la cellule Énergie. C'est l’électricité qui constitue aujourd’hui le vecteur énergétique le plus difficile à gérer. « À part les technologies Des batteries gonflées à bloc 22 i Maîtriser le chaud et le froid 25 i De l’hydrogène à la pompe 27 i © P. DUREUIL/EDF © and y smi th p our CNRS le journ al


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