N° 272 I mai -iju n 2013 L’enquête | 21 w Co ntacts : Nane Pehuet > nane.pehuet@cnrs-dir.fr François-Joseph Ruggiu > francois-joseph.ruggiu@cnrs-dir.fr Pierre-Yves Saillant > pierre-yves.saillant@cnrs-dir.fr Les 16 et 17 mai 2013 – Entrée libre après inscription sur le site – Espace Charenton – 327, rue de Charenton – 75012 Paris > www.cnrs.fr/inshs/innovatives-shs2013/presentation.htm Ce sont 48 stands et 23 posters, répartis en quatre domaines (aménagement des territoires, mise en valeur du patrimoine, pédagogie et éducation, expertises sociétales), qui prennent possession de l’espace Charenton, à Paris. En plus de présenter cette centaine de créations au service de la valorisation, le salon propose des ateliers, des tables rondes et, le 16 mai, une rencontre sur les enjeux de l’alimentation. Deux expositions occupent aussi une place de choix : Immersive Virtual Cities, application de réalité virtuelle racontant l’histoire de différentes villes, déjà présentée à l’Exposition universelle Shanghai 2010 ; et le Cubiculum musicae, expérience visuelle et sonore de la Renaissance (lire pp. 22-23) à découvrir dans ces pages, parmi un florilège de dix projets innovants. Le jeu pour apprendre le français q Avec Les É onautes, on apprend le français en voyageant à travers les époques de l’histoire de France et en discutant avec des personnages. Vendu en ligne, ce jeu sérieux – c’est-à-dire qui prend une forme ludique dans un but sérieux – a été conçu par deux passionnés des communautés virtuelles, une professeure de français et un anthropologue du laboratoire Cultures et sociétés en E urope1. Financé par le ministère de l’Éducation nationale, Les É onautes est déjà utilisé par les enseignants et permet aux classes d’un même établissement de jouer en réseau local. À l’avenir, le but est d’en faire un jeu massivement multijoueurs, à l’image du célèbre Second Life, où les joueurs forment une communauté et incarnent eux-mêmes les personnages virtuels. 1. Unité CNRS/Université de Strasbourg. Co ntact : Patrick Schmoll, patrick.schmoll@misha.fr EN LIGNE . > www.eonautes.com La commercialisation n’est en rien la seule perspective. « Plusieurs projets sont ainsi tournés vers l’aide à la détermination des politiques publiques, ou encore vers les collectivités territoriales, avec lesquelles de nombreux contrats ou partenariats sont établis, dans les transports ou le patrimoine », poursuit François-Joseph Ruggiu. C’est le cas du projet Les caves à Paris, reconstitution en 3D d’un patrimoine médiéval unique caché dans les souterrains de la capitale (lire pp. 26-27). De son côté, Pierre-Yves Saillant, commissaire du salon, insiste sur la création d’emplois liés aux SHS. « Quand on monte un projet tel que Prôtis2 programme d’archéologie destiné à construire une réplique d’un navire grec du vie siècle avant J.-C., il faut embaucher, entre autres, toute une équipe de charpentiers de marine. Songez également que tous les musées de site, issus de l’exploitation de chantiers archéologiques par exemple, naissent directement des retombées de la recherche : c’est appréciable en matière de développement économique local et d’emploi. » transf érer les connaiss ances « Pour nombre de nos chercheurs, valoriser consiste souvent à publier leurs résultats dans une revue scientifique ou bien à écrire un ouvrage », indique pour sa part François-Joseph Ruggiu. De fait, ces sciences représentent une manne pour le secteur de l’édition en France : en 2011, pas moins de 350 livres et 2 200 chapitres dans des ouvrages collectifs ont été écrits par les chercheurs en SHS du CNRS3. « Mais nous tenions à saluer aussi tous ceux qui travaillent au transfert des connaissances de la recherche publique vers les entreprises et la société civile, sous la forme de la réalisation d’un produit ou d’un objet spécifique », souligne François-Joseph Ruggiu. C. Z. 1. Lire CNRS Le journal, n° 262, novembre 2011, p. 32. 2. Lire CNRS Le journal, n° 270, janvier-février 2013, pp. 6-7. 3. Chiffres Ribac 2011. À voir sur le journal en ligne : des photos du salon Innovatives SHS . Innovatives SHS, deman dez l e pr ogra mme… q Les subtilités de la langue française deviennent un jeu d’enfant grâce aux Éonautes. © AlmÈdia
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