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| En images w 16 cnrs I LE JOUNR AL Physique Dédié aux nanosciences, le nouveau bâtiment de l’Institut Néel, à Grenoble, offre une infrastructure unique en Europe. Hermétique à toute perturbation extérieure, il devrait permettre d’ouvrir de nombreux horizons en information quantique, cristallogenèse, microscopie et nanofabrication. Par au rÉlie sobocinski Derrière la sobriété architecturale du nouveau bâtiment de l’Institut Néel, à Grenoble, se cache une aventure immense  : celle de l’infiniment petit. Inauguré le 12 avril à l’occasion des 50 ans de l’implantation du CNRS sur la presqu’île scientifique de la ville, l’équipement ouvre une nouvelle ère dans l’histoire de ce laboratoire de recherche fondamentale en physique de la matière condensée du CNRS, qui compte les nanosciences parmi ses disciplines phares. L’édifice se veut un laboratoire optimal pour effectuer, à l’abri de toutes sortes de perturbations extérieures, des expériences ultrasensibles en information quantique, en microscopie, en optique et en nanofabrication, dont les manipulations confinent à l’échelle atomique (en-deçà du millionième de millimètre). Les premières manipulations ont d’ailleurs déjà été lancées. Elles portent notamment sur le graphène, carbone constitué d’une seule couche d’atomes aux propriétés prometteuses pour l’électronique, l’optique et la mécanique. « On utilise un microscope dont la pointe balaie la surface du matériau à une distance inférieure au nanomètre, explique Alain Schuhl, le directeur de l’Institut. Cela équivaut à prendre la tour Eiffel à l’envers et à en poser la pointe sur une pièce de 20 cents ! » 01 Projet initié en 2007, le nouveau bâtiment de l’Institut Néel, d’une surface totale de 2 600 m2, a été inauguré le 12 avril. © in stitut n éel 02 03 01 Dans le temple des nanosciences


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