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| En images 18 cnrs I LE JOUNR AL Uniquement dédié à l’expérimentation, l’espace de 2 600 m2 offre « un niveau de vibrations 100 fois inférieur aux bâtiments traditionnels voisins », se félicite Benoît Sage, responsable du service technique de la délégation Alpes. Aucun détail n’a été laissé au hasard : des servitudes (escaliers, locaux techniques et toilettes), structurellement découplées du bâtiment d’expérience par le biais de joints, jusqu’aux tuyauteries, montées sur 3 000 ressorts… L’hygrométrie, la pression et la température font aussi l’objet d’un soigneux contrôle, afin d’assurer une stabilité maximale. Réalisée par l’architecte Philippe Jammet pour un budget de 17,05 millions d’euros dans le cadre du contrat de projets État-Région 2007-2013, l’infrastructure promet, selon Alain Schuhl, « un saut qualitatif immense mais encore difficile à évaluer ». Et pour cause : avant la construction du bâtiment, les instruments de l’Institut Néel figuraient déjà parmi les plus sensibles au monde… l’amélioration considérable de nos seuils de sensibilité et de nos capacités de détection, nous allons pouvoir obtenir des images encore plus nettes à l’échelle subnanométrique, un gain décisif qui va nous permettre de rester au plus haut niveau de la compétition mondiale  », se réjouit Alain Schuhl. « L’objectif était de réaliser un bâtiment qui s’adapte aux besoins des chercheurs, et non l’inverse », précise Philippe Gandit, directeur technique de l’Institut. À partir du recensement des besoins des équipes, un cahier des charges et une organisation de l’espace très précis ont été établis, en veillant à ce « que les expériences ne se perturbent pas mutuellement ». Sur des massifs en béton placés au sous-sol et indépendants de l’ossature générale reposent 33 plots prêts à recevoir les expériences. À l’étage, 27 dalles montées sur ressort permettent d’en isoler d’autres. À voir sur le journal en ligne : la suite du reportage photo. Co ntacts : Institut Néel, Grenoble Philippe Gandit > philippe.gandit@grenoble.cnrs.fr Alain Schuhl > alain.schuhl@grenoble.cnrs.fr 11 11 Cet instrument utilisé pour la croissance cristalline repose sur un plot indépendant du bâtiment, ancré sur des massifs en béton de 9 000 tonnes. Résultat, le niveau de vibration est 100 fois plus faible que dans les précédentes installations. 12 Pour abriter ces manipulations ultrasensibles, aucun détail n’a été négligé, des tuyauteries montées sur 3 000 ressorts jusqu’aux escaliers désolidarisés de la structure principale. 13 Cette salle de chimie propre a été aménagée pour traiter les échantillons nanométriques dans des conditions optimales. © ph otos : c.frésillon/CNRS Photothèque 13 12


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