| Stratégie w 30 cnrs I LE JOUNR AL Partenariat Le CNRS vient de signer un nouvel accord-cadre avec le groupe Renault. Il reconduit une longue collaboration impliquant une centaine de laboratoires en France. Un accord qui roule Par ale xandra dejea n Le 15 mai, le CNRS a relancé la coopération qu’il entretient avec Renault depuis deux décennies, en signant un nouvel accord-cadre avec le constructeur. Conclu pour quatre ans, celui-ci pérennise les recherches en cours et met l’accent sur les neurosciences, la réalité virtuelle, l’ergonomie, les nouveaux matériaux et la catalyse. Il implique une centaine de laboratoires du CNRS et encadre tous les types de collaboration. Notamment des bourses Cifre (Conventions industrielles de formation par la recherche) permettant de cofinancer un sujet de thèse. Renault recourt ainsi à l’expertise des chercheurs du CNRS dans de nombreuses disciplines. De leur côté, les scientifiques nourrissent leur recherche des problématiques soumises par l’industriel, bénéficiant dans certains cas de ses équipements de pointe. Le panorama des collaborations est large, de l’amélioration du moteur aux affichages du tableau de bord en passant par les services qu’offrira la voiture du futur. Voici un petit florilège, non exhaustif, des innovations issues de ces partenariats. acc ord-cadre. Convention conclue entre le CNRS et un partenaire afin de définir le périmètre de coopération, les méthodes de travail et les règles de collaboration. Le CNRS en compte 25 avec de grands groupes. Améliorer la simulation de conduite Le Laboratoire de physiologie de la perception et de l’action (LPPA)1 a aidé Renault à améliorer son simulateur de conduite Ultimate. Installé au Technocentre de Guyancourt, ce simulateur haute performance est équipé d’une base mobile et d’un écran de visualisation panoramique permettant des tests de conduite en réalité virtuelle. « Dans les situations d’urgence, l’exactitude des simulations est cruciale pour tester, par exemple, un freinage assisté. L’expertise du LPPA a permis d’optimiser la restitution des accélérations, en utilisant l’illusion de vitesse perçue par le sujet via l’inclinaison du siège du simulateur et de perfectionner le retour d’effort sur le volant, les pédales, le levier de vitesse », précise Jacques Droulez directeur de recherche au LPPA. La collaboration avec ce laboratoire est toujours en cours et porte sur bien d’autres thèmes. 1. Unité CNRS/Collège de France. Optimiser le tableau de bord Le Centre de recherche sur la conservation des collections (CRC )1 a épaulé Renault pour améliorer la lisibilité des affichages du tableau de bord. Celle-ci est cruciale pour ne pas distraire l’attention du conducteur. En 2012, Françoise Viénot, professeure au CRC , a ainsi chapeauté Réduire La pollution Le laboratoire Grenoble images, parole, signal, automatique (Gipsa-lab)1 élabore des lois de commande (algorithmes) qui exécutent diverses fonctions automatiques des automobiles. Olivier Sename, chercheur dans cette unité, explique : « Nos recherches ont permis, entre autres, d’améliorer le contrôle de l’injection dans les moteurs Diesel. Cela optimise la combustion et diminue les déchets polluants. Cette innovation sera appliquée dans les prochaines années. » Un des nombreux exemples de recherches conduites avec le laboratoire. 1. Unité CNRS/Grenoble INP/UJF/Université Stendhal- Grenoble-III. © P.-E. Rastoin © ren aul t 3D-commerce © M édi athèque Ren aul t / H . Vincen t
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