N° 273 I eijltu -ao ût 2013 Stratégie | 31 w Assurer le confort acoustique des passagers En 2010, le Laboratoire de mécanique et d’acoustique (LMA)1, avec Renault et la SNC F, a étudié le confort acoustique dans l’habitacle de la voiture via une thèse. Objectif : représenter le signal auditif (sifflements désagréables) perçu par les passagers et identifier les fréquences à couper pour rendre le son plus agréable. Une réussite : « La méthodologie a fait l’objet d’un brevet conjoint à Renault, à la SNCF et au CNRS », rappelle Frédéric Lebon, le directeur du laboratoire. 1. Unité CNRS/Centrale Marseille/Aix-Marseille Université. une thèse d’informatique sur la « vision des couleurs sur les affichages dans l’automobile » qui a fourni au constructeur un outil d’évaluation scientifique des couleurs et de l’apparence afin de choisir les plus performantes. 1. Unité CNRS/MNHN/MCC. développer la voiture connectée Quelles fonctions proposera, dans le futur, la voiture connectée ? Pour le préciser, Renault et Atos viennent de lancer une chaire avec l’UPMC et le Laboratoire d’informatique de Paris 6 (LIP6) 1. « Bourrée d’électronique, la voiture est désormais capable de communiquer avec son environnement », explique Serge Fdida, professeur au LIP6. Elle peut prévenir les autres véhicules d’un ralentissement brutal, ou mesurer le CO2 là où elle circule. Elle peut aussi fournir des informations sur le conducteur, le nombre de kilomètres qu’il parcourt, etc., susceptibles d’intéresser des assureurs pour établir des contrats personnalisés. Bientôt connectée au smartphone du conducteur, Augmenter la performance des batteries réfléchir aux usages de demain elle pourrait le reconnaître et régler les rétroviseurs et les sièges à sa place. « La voiture intelligente ouvre beaucoup de développements, mais pose de nombreux problèmes technologiques et de sécurité informatique », souligne Serge Fdida. Cette chaire explorera, pour les cinq ans à venir, tous les aspects de cette révolution en marche. 1. Unité CNRS/UPMC. Certaines recherches sont plus prospectives, comme celles conduites avec le Laboratoire traitement et communication de l’information (LTCI)1 pour l’Institut de la mobilité durable. Fondé par Renault et ParisTech en 2009, cet institut travaille sur le transport de personnes et la mobilité électrique. Exemple de thème exploré : « les usages du véhicule électrique et la gestion de l’autonomie restreinte ». Il fait l’objet d’une thèse encadrée par Béatrice Cahour, chercheuse au LTCI, qui précise : « À partir d’une étude sur l’usage réel de véhicules électriques, on observe les divers types de rapport au risque de panne (conducteurs plus ou moins inquiets ou anticipateurs) et leur impact sur la gestion de l’autonomie. On préconise alors des instruments à développer et à améliorer pour satisfaire les besoins d’information du conducteur (indicateurs de conduite économique ou énergivore, d’autonomie, accessibilité des lieux de recharge, etc.). » 1. Unité CNRS/Télécom ParisTech. Co nta cts : Laboratoire traitement et communication de l’information, Paris Béatrice Cahour > beatrice.cahour@telecom-paristech.fr Réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie, Amiens Cédric Chazel > cedric.chazel@u-picardie.fr Laboratoire de physiologie de la perception et de l’action, Paris Jacques Droulez > jacques.droulez@college-de-france.fr Laboratoire d’informatique de Paris 6 Serge Fdida > serge.fdida@lip6.fr Laboratoire de mécanique et d’acoustique, Marseille Frédéric Lebon > lebon@lma.cnrs-mrs.fr Grenoble images, parole, signal, automatique Olivier Sename > olivier.sename@gipsa-lab.fr Centre de recherche sur la conservation des collections, Paris Françoise Viénot > vienot@mnhn.fr Sur la voiture électrique, Renault a de nombreuses collaborations en cours afin d’augmenter l’autonomie des batteries lithium-ion, notamment avec le Laboratoire de réactivité et chimie des solides (LRCS )1, le Laboratoire chimie de la matière condensée de Paris (LCMCP) 2 et l’Institut des matériaux de Nantes (IMN)3. « La recherche sur ces batteries exige des compétences très diverses : en chimie des solides pour les électrodes, en chimie organique pour l’électrolyte. Il faut trouver de nouveaux matériaux haut potentiel tout en conservant un niveau de sécurité maximal », indique Cédric Chazel, responsable valorisation du réseau RS 2E (Réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie). Des recherches de longue haleine que le nouvel accord-cadre va permettre de poursuivre. 1. Unité CNRS/Université de Picardie Jules-Verne. 2. Unité CNRS/UPMC/Chimie ParisTech/Collège de France/EPHE. 3. Unité CNRS/Université de Nantes. © H . vincen t © ren aul t marketing 3D-commerce © E. CHM IL/Publicis Even ts France © DR/ren aul t c ommunic ation
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