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N° 273 I eijlu t-ao ût 2013 Stratégie | 35 International w De nouvelles coopérations avec la Chine Pa r clai re debôves affectent directement les communautés humaines locales (routes, habitation, alimentation, santé, culture), et indirectement l’ensemble de la planète à cause des répercussions sur le climat (émissions de dioxyde de carbone et de méthane). Tous les sujets sont liés, et il est nécessaire pour les scientifiques de travailler de concert. » L’autre objectif majeur du Chantier vise à renforcer la légitimité internationale de la France. D’autant plus que l’Hexagone n’est pas un pays riverain de l’Arctique, ce qui réduit sa visibilité. « Structurée, la recherche française pourra prendre le leadership   de grandes actions, fédérer autour d’elle d’autres pays d’Europe   et remporter des financements internationaux. » L’état des lieux dressé lors du colloque conduira à un livre blanc, édité au second semestre 2013, dégageant les priorités scientifiques en Arctique. Ce travail aboutira au premier semestre 2014 à la préparation d’un plan de déploiement du Chantier Arctique, avec la structure du programme de financement. Au second semestre 2014, le premier appel à projets du Chantier pourra alors être publié. En Arctique, les chercheurs étudient l’impact du réchauffement, notamment en prélevant de l’eau à diverses profondeurs (03), en posant un piège à particules (04) et en carottant la neige (05). © J.-J. Pan grazi © I PEV © I PEV Co ntacts : Conseil scientifique Chantier Arctique, Paris Marcel Babin > marcel.babin@takuvik.ulaval.ca Institut national des sciences de l’Univers du CNRS , Paris Denis-Didier Rousseau > denis-didier.rousseau@cnrs-dir.fr w À l’occasion de la visite du président de la République française en avril en Chine, le CNR S a signé trois nouveaux accords de coopération en présence de Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et de son homologue chinois, Wan Gang. Selon Patrick Nédellec, directeur du bureau du CNRS en Chine, ces accords « renforcent le partenariat stratégique avec un pays dans lequel les chercheurs du CNRS ont effectué près de 1 300 visites en 2012 ». Le premier accord porte sur la création du Laboratoire international associé (LIA) Saladyn dans le domaine de la géophysique autour du thème « T ransport sédimentaire et dynamique des paysa- ges dans les environnements désertiques d’Asie centrale ». En second lieu, une lettre d’intention a été signée sur la constitution du premier LIA francochinois en sciences humaines et sociales (SHS), intitulé « S ociologies post-occidentales et sciences de terrain en Chine et en France ». Signe de l’essor actuel de la coopération en SHS entre les deux pays, un Groupement de recherche international (GDR I) est également en création sur le thème du développement économique comparé entre la Chine et l’Europe. Enfin, un avenant de prolongation du Pôle de recherche franco-chinois en sciences du vivant et en génomique de Shanghai, impliquant le CNRS , l’Inserm et l’Institut Pasteur pour la partie française, a également été conclu. Une évolution sous forme d’Unité mixte internationale (UMI) de cette importante coopération bilatérale est actuellement à l’étude pour 2014. La Chine connaît depuis des années une montée en puissance spectaculaire de ses capacités de recherche. Deuxième partenaire du CNRS en Asie après le Japon, ce pays suscite l’intérêt croissant de la communauté scientifique, tant pour le développement de projets de coopération que pour l’accueil en France de doctorants et de post- doctorants. L’amélioration des conditions d’accueil des étudiants étrangers, annoncée par la ministre dans son discours au Sénat du 24 avril, devrait être un facteur favorable à cette évolution. Co ntacts : Direction Europe de la recherche et coopération internationale du CNRS (secteur Asie et Océanie), Paris Chantal Khan Malek > chantal.khan-malek@cnrs-dir.fr Bureau du CNRS en Chine Patrick Nédellec > patrick.nedellec@cnrs.fr 04 03 05


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