| Culture w 40 cnrs I LE JOUNR AL livre i Encaisser ! Enquête en immersion dans la grande distribution Marlène Benquet, La Découverte, coll. « Cahiers libres », 336 p., 20 € w Dans les années 2000, la sociologue Marlène Benquet s’est fait embaucher dans un groupe de la grande distribution (dont on ne connaîtra pas le vrai nom). Son objectif : comprendre comment on met les gens au travail et pourquoi ils ne se révoltent pas devant les conditions difficiles dans lesquelles ils exercent leur activité. Tour à tour caissière en hypermarché, stagiaire au siège, puis au sein de l’organisation syndicale majoritaire, elle a pu analyser comment des consignes de profit données lors d’une réunion d’actionnaires sont répercutées jusqu’au bas de l’échelle et sous-tendent toute l’organisation du travail. Un ouvrage édifiant sur le monde du travail dans le système capitaliste. livre i Vie et mort des épidémies Patrice Debré et Jean-Paul Gonzalez, Odile Jacob, coll. « Sciences », 288 p., 23,90 € w La peste noire, qui a éradiqué la moitié de la population européenne entre 1347 et 1352, aurait fait 100 millions de victimes dans le monde. La grippe espagnole, elle, a tué entre 30 et 100 millions de personnes entre 1918 et 1919. Près de 1,7 million de personnes ont succombé au sida en 2011… L’histoire humaine est émaillée de ces “carnages microbiologiques”. Chaque année, les maladies infectieuses causent près de 14 millions de décès, et on estime qu’environ 350 d’entre elles sont apparues entre 1940 et 2004. Comment ces épidémies naissent-elles ? Pourquoi font-elles autant de morts ? Comment les éradiquer ? Deux spécialistes des maladies infectieuses abordent dans cet ouvrage le passé, le présent et l’avenir des grandes épidémies, et tentent de nous rassurer : nous sommes de plus en plus capables d’y faire face. livre i Tout savoir sur l’eau du robinet Agathe Euzen et Yves Levi (dir.), CNRS Éditions, 274 p., 20 € w Ouvrir le robinet pour boire un verre d’eau ou se laver les mains sont des gestes du quotidien qui nous paraissent normaux. C’est oublier que 780 millions de personnes dans le monde n’avaient toujours pas d’accès à l’eau potable en 2012 et que 2,6 milliards manquaient de services d’assainissement dignes de ce nom. L’eau du robinet, pour nous parvenir claire et potable, doit subir de très nombreux traitements. Q uels sont-ils ? Cette eau est-elle vraiment consommable ? Q uel avenir les fournisseurs lui réservent-ils ? En une quarantaine d’articles clairs et concis, les scientifiques dressent un portrait détaillé de l’eau du robinet. exposition-livre i > Exposition jusqu’au 12 janvier 2014, Site archéologique Lattara-musée Henri-Prades, Montpellier > Catalogue de Lionel Pernet et Stéphane Verger (dir.), Éditions Errance, 400 p., 35 € w Quelques décennies avant la fondation de Marseille par les Phocéens en 600 avant J.-C., d’autres Grecs, venus de Sicile, ont parcouru le sud de la France, essentiellement le Languedoc. Ils venaient y chercher du cuivre et surtout du bronze, que les Gaulois utilisaient pour les parures de femmes et que les Grecs recyclaient pour leurs propres objets. C’est cette intrigante histoire des premiers échanges entre les Grecs et les Gaulois que narre l’exposition « Une odyssée gauloise », relayée par un somptueux catalogue. q Parures mises au jour dans une tombe gauloise du vie siècle avant J.-C. © C. Vignaud Une odyssée gauloise Parures de femmes à l’origine des premiers échanges entre la Grèce et la Gaule
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