Les talents

Jean Weissenbach, Médaille d'or 2008 du CNRS

Au cours d'une cérémonie à la Sorbonne le 15 décembre 2008, Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, a remis la Médaille d'or du CNRS, plus haute distinction en France pour des travaux de recherche scientifique, à Jean Weissenbach, généticien de renommée internationale, pionnier de l'exploration et de l'analyse des génomes.

Jean Weissenbach - © CNRS Photothèque/Christophe Lebedinsky

© CNRS Photothèque/Christophe Lebedinsky

Jean Weissenbach, directeur de recherche au CNRS, est à l'origine de la première carte génétique humaine de haute résolution. Grâce à cet outil de référence, des centaines de gènes associés à des maladies génétiques ont pu être découverts, ce qui a permis le diagnostic précoce de ces pathologies. Jean Weissenbach dirige, depuis 1997, le Genoscope-Centre national de séquençage (CEA) et l'unité mixte de recherche Génomique métabolique (Université d'Evry/CNRS/CEA) tous deux situés sur le campus du Genopole. Depuis quelques années, il a réorienté son laboratoire vers l'étude des micro-organismes de l'environnement, à l'origine des biocatalyseurs nécessaires à la chimie de demain.

Jean Weissenbach, pionnier du séquençage du génome humain

« Il est le Vasco de Gama de la science », disait de lui Jean Bernard. Mais la « Terre », inconnue et vaste quoique microscopique, que Jean Weissenbach a contribué à découvrir est en réalité très proche. Elle se situe tout simplement en chacun de nous puisque ce sont les 3,5 milliards de « lettres » du code génétique humain. Le fameux code qui détermine toutes les caractéristiques de notre organisme. Le « livre de la vie » en somme. Mais le chercheur de 62 ans, directeur du Genoscope, n’est pas fan de ce type de formules emphatiques. Mesuré, discret, ce pionnier de la génétique humaine accepte tout de même de se prêter au jeu médiatique dont il fait l’objet depuis quelques semaines. Et pour cause : il vient de recevoir la médaille d’or du CNRS. Il sera donc le troisième généticien, après Boris Ephrussi en 1968 et Piotr Slonimski en 1985, à inscrire son nom au palmarès de la plus haute distinction scientifique française.

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