Les TGIR concernées

Site de la feuille de route française

Sources de neutrons et de rayonnement synchrotron

Sont réunies à Grenoble sur le même site trois installations européennes de premier plan au niveau mondial, formant un centre unique au monde : l’ESRF et l’ILL, auxquels le CNRS participe directement, et l’EMBL (European Molecular Biology Laboratory).

ILL - Institut Max von Laue Paul Langevin

L’ILL a été fondé en janvier 1967 sous l’impulsion de l’Allemagne et de la France, rejointes en 1973 par le Royaume-Uni. L’ILL réunit 3 associés, qui sont les pays fondateurs, ainsi que 9 partenaires scientifiques.

L'objectif était de concevoir une source de neutrons très intense entièrement dédiée à la recherche fondamentale civile. L’instrumentation, en constant renouvellement, constitue l’une des forces de l’ILL. Le programme d'instrumentation du Millénium permettra à l'Institut de rester pour de longues années à la pointe de la science internationale.

Site de l'ILL

© CNRS Photothèque/IN2P3 - photographe: LARRUAT Jean

ESRF - European Synchrotron Radiation Facility ou Installation Européenne de Rayonnement Synchrotron

L'ESRF, fondé en 1988, est un exemple remarquable de coopération scientifique européenne. L’ESRF regroupe 12 pays membres et 6 pays associés, qui exploitent ensemble les faisceaux de lumière extrêmement brillants produits par son anneau de stockage pour étudier une gamme remarquablement large de matériaux, depuis les biomolécules jusqu'aux nano-aimants, en passant par les cosmétiques de l'Egypte antique et les mousses métalliques.

Site de l'ESRF

Des installations nationales se sont développées en région parisienne :

© CNRS Photothèque - photographe: BIAUGEAUD Jean

LLB - Laboratoire Léon Brillouin

Le LLB a été créé par le CNRS et le CEA en 1974. Une de ses missions est la définition, la mise en place, et le fonctionnement des spectromètres à neutrons installés autour du réacteur Orphée à Saclay. Technique aux multiples facettes, la spectroscopie neutronique permet d’aborder de nombreux problèmes scientifiques et de recueillir des informations uniques dans des domaines aussi variés que physique, chimie, biologie, matériaux.

Site du LLB

© CNRS Photothèque - photographe: CIEUTAT Claude

Synchrotron SOLEIL

Le CNRS et le CEA ont créé, le 16 octobre 2001, la société civile Synchrotron SOLEIL, appelée à gérer la construction puis l’exploitation de SOLEIL.

SOLEIL, situé à Saint Aubin, est un Très Grand Équipement scientifique français permettant l'exploration de la structure microscopique des matériaux inertes ou de la matière vivante, et l'étude de leurs propriétés physiques, mécaniques, chimiques ou biologiques.

Site du Synchrotron SOLEIL

© CNRS Photothèque - photographe: CIEUTAT Claude

UDIL - Unité de démantèlement de l’INB 106/LURE

L’UDIL est une unité propre de service créée spécifiquement par le CNRS en 2003 avec pour mission de mener les opérations de cessation définitive d’exploitation (CDE), de mise à l’arrêt définitif (MAD) et de démantèlement de l’installation nucléaire de base 106 LURE (Laboratoire pour l’Utilisation du Rayonnement Electromagnétique).

Site de l'UDIL

haut de page

Lasers et champs intenses

Ces deux ensembles sont complétés par des installations lasers et champs intenses :

© CNRS Photothèque - photographe: SAMBA Nadia

LNCMI - Laboratoire National des Champs Magnétiques Intenses

Le LNCMI est un laboratoire situé sur deux sites : à Grenoble (champs statiques) sur le Polygone Scientifique à proximité de l’ILL et de l’ESRF et à Toulouse (champs pulsés) sur le Campus Scientifique.

Le LNCMI met à disposition des chercheurs ou utilisateurs externes 4000 heures par an de champs magnétiques continus atteignant 35 Teslas et 4000 tirs par an de champs magnétiques pulsés atteignant 70 Teslas.

Le projet European Magnetic Field Laboratory (EMFL) est inscrit sur la feuille de route européenne ESFRI. Ce projet, notamment soutenu par le CNRS, tend à la création d’une infrastructure distribuée européenne pour l’usage scientifique des champs magnétiques intenses. Il aura pour objectif d’intégrer et de renforcer quatre infrastructures existantes : le LNCMI (Grenoble & Toulouse), le Hochfeld Labor Dresden (Dresden) et le High Field Magnet Laboratory (Nijmegen).

Site du LNCMI - Site de l'EMFL

© CNRS Photothèque - photographe: MURIOT Alain

LULI - Laboratoire pour l’Utilisation des Lasers Intenses

Le LULI est un laboratoire de recherche qui réunit le CNRS, l’École Polytechnique, le Commissariat à l’Énergie Atomique et l’Université Paris VI, ces partenaires ayant formalisé leur accord par la signature d’une convention le 2 juin 1998. Le LULI est dédié à l'étude des plasmas créés par laser et de leurs applications.

Site du LULI

haut de page

Sciences de l’univers

© CNRS Photothèque

CFHT - Canada France Hawaii Telescope

Le CFHT, créé en 1974, est une installation commune du National Research Council of Canada, du Centre National de la Recherche Scientifique et de l’université de Hawaii.

L’observatoire CFH abrite un télescope de rang mondial de 3,6 m de diamètre. Il est situé au sommet du volcan Mauna Kea, à 4200 m d'altitude sur l’île de Hawaii (U.S.A.). Le CFHT a été mis en service en 1979. Sa mission est de fournir à la communauté des utilisateurs un outil d’observation polyvalent et à la pointe répondant aux besoins de la communauté scientifique et qui exploite complètement le potentiel du site.

Site du CFHT

© CNRS Photothèque/INSU - photographe : GONIN Antoine

IRAM - Institut de Radioastronomie Millimétrique

L' IRAM est un institut de recherche franco-germano-espagnol. Fondé par le CNRS, la MPG (Max Planck Gesellschaft, Allemagne) et l'IGN (Instituto Geografico Nacional, Espagne) en 1979, l'institut exploite un radiotélescope de 30 mètres de diamètre près du Pico Veleta à presque 3000 mètres d'altitude dans la Sierra Nevada espagnole, ainsi qu'un interféromètre constitué de six radiotélescopes sur le Plateau de Bure dans les Alpes françaises, près de Grenoble. L’activité principale de l’IRAM est l’étude de la matière noire froide dans le système solaire, dans notre galaxie et hors des distances cosmologiques.

Site de l'IRAM

© CNRS Photothèque - photographe: DELFOSSE Xavier

ESO - European Southern Observatory

ESO est l’organisation intergouvernementale européenne pour la recherche astronomique dans l’hémisphère sud. Cette organisation a été créée en 1962 pour établir un observatoire astronomique dans l'hémisphère sud, équipé d'instruments puissants (télescopes comme le VLT, ALMA, ELT en préparation...), dans le but d'améliorer la collaboration et l'organisation en l'astronomie.

Elle compte actuellement 13 états membres et fait fonctionner une série de télescopes astronomiques situés sur le site de La Silla, près de La Serena au Chili, à 2450m d'altitude dans les Andes.

Le CNRS participe directement à la réalisation de certains instruments : MUSE, SPHERE…

Site de l'ESO

Observatoire de Strasbourg

CDS - Centre de Données astronomiques de Strasbourg

Le Centre de Données astronomiques de Strasbourg (CDS), créé en 1973 et composante de l’UMR 7550 et de l’Observatoire de Strasbourg, est abrité par l’Université Louis Pasteur. Sa mission est de collecter, homogénéiser, distribuer, préserver l’information astronomique, pour le bénéfice de l’ensemble de la communauté scientifique internationale. Ce centre a pris un essor spectaculaire avec le développement de l’Observatoire Virtuel (OV), dont l’objectif est de donner un nouvel accès au ciel et d’intégrer une vision multi-instrument, multi-longueur d’onde.

Site du CDS

© CNRS Photothèque - photographe: LAVERNE Christine

IODP - International Ocean Drilling Program / ECORD

L’IODP est un programme international de forages océaniques.

ECORD est un consortium qui regroupe les organismes de recherche de la quinzaine de pays européens participant à l’IODP, le but étant de renforcer la position européenne et d’en accroître la visibilité.

Suite au transfert par le Ministère du budget ODP de l’IFREMER à l’INSU en 1999, c’est l’INSU qui gère la participation française au projet IODP.

Site de l'IODP

haut de page

Physique nucléaire et corpusculaire

© CNRS Photothèque - photographe: DESAUNAY Michel

GANIL - Grand Accélérateur National d'Ions Lourds / SPIRAL 2

Le GANIL est un équipement commun au CNRS et au CEA, associés à parts égales dans un Groupement d'intérêt économique (GIE) créé en 1976. Il est en exploitation depuis 1983 et est reconnu Grande Installation Européenne depuis 1995.

Sa mission première est d'offrir à la communauté scientifique les moyens de conduire des recherches fondamentales en physique nucléaire.

Des progrès considérables sont attendus avec SPIRAL 2, outil unique en Europe dans ce domaine qui suscite un grand engouement dans la communauté européenne et dont la construction fait l’objet d’une convention conclue, notamment, entre le CEA et le CNRS en septembre 2006. SPIRAL 2 est un projet inscrit sur la feuille de route européenne ESFRI.

La deuxième mission du GANIL est le développement d'applications des ions lourds à d'autres domaines de recherche fondamentale ou appliquée, susceptibles de répondre à des enjeux de société.

Site du GANIL

© CNRS Photothèque/IN2P3

LHC - Large Hadron Collider

Le Grand collisionneur de hadrons (LHC) est un accélérateur de particules situé près de Genève, sur la frontière franco-suisse, à environ 100 mètres sous terre. Étudiant les composants fondamentaux de la matière, le LHC révolutionnera ainsi notre compréhension du monde, de l’infiniment petit -à l'intérieur des atomes-, à l’infiniment grand de l’Univers.

En faisant entrer en collision frontale deux faisceaux de particules subatomiques de la famille des « hadrons » à une vitesse proche de celle de la lumière et à de très hautes énergies, le LHC recrée les conditions qui existaient juste après le Big Bang. Des équipes de physiciens du monde entier analysent les particules issues de ces collisions en utilisant des détecteurs spéciaux.

Le CNRS participe à la réalisation de 4 détecteurs - ATLAS, CMS, ALICE, LHCb – dans le cadre du MoU signé entre l’IN2P3 et le CERN en 1996 et en 2000.

Site du LHC

haut de page

Astroparticules

© CNRS Photothèque/EGO-VIRGO - photographe: JOURNET Laurent

EGO - European Gravitational Observatory / VIRGO

VIRGO est un interféromètre à laser permettant la détection d’ondes gravitationnelles. Il est situé à Cascina, près de Pise. Sa construction, réalisée dans le cadre d’un accord entre le CNRS et l’Istituto Nazionale di Fisica Nucleare signé en juin 1994, a démarré en 1996.

EGO a été créé en 2000 pour assurer la fin de la construction de l’instrument et son exploitation à long terme. Ce consortium de droit italien a également pour mission de promouvoir une politique active de recherche et développement dans le domaine des ondes gravitationnelles.

Site EGO

© CNRS Photothèque - photographe: DELHAYE Claude

HESS I et II - High Energy Stereoscopic System

La phase I de HESS désigne un ensemble de quatre télescopes installés en Namibie sur le plateau de Gamsberg. Le premier télescope est opérationnel depuis 2002, l’ensemble des quatre l’étant depuis décembre 2004.

La phase 2 de HESS a pour objectif de construire un cinquième télescope, d’un diamètre de 28 mètres, afin d’abaisser le seuil en énergie. Ce télescope sera placé au centre des quatre télescopes existants.

HESS est consacré essentiellement à l'observation du ciel austral qui donne accès à la plus grande partie de la Voie Lactée. En détectant les rayons gamma de très haute énergie grâce aux éclairs lumineux qu'ils produisent en interagissant avec l'atmosphère terrestre (« effet Tcherenkov »), HESS apporte des informations précieuses sur des phénomènes parmi les plus violents de l'Univers.

Site de HESS

© CNRS Photothèque/IN2P3 - photographe: MONTANET François

Projet KM3/EMSO (phase préparatoire)

KM3 est un projet de télescope à neutrino qui s’appuiera sur l’expérience ANTARES, localisée au large de Toulon. Ce projet, inscrit dans la feuille de route européenne ESFRI, est actuellement dans une phase d’études. Le télescope sera lié à un observatoire sous-marin multidisciplinaire dans le cadre d’EMSO. Le CNRS participe à la R&D sur la production des lignes de détection et à la production du réseau de connexion.

Site de KM3 - Site d'EMSO

Vue d'artiste du Large Synoptic Survey Telescope (Crédits : 2004 LSST Corporation)

Projet LSST - Large Synoptic Survey Telescope (phase préparatoire)

Le LSST est un projet de télescope grand champ de 8 mètres dont l’objectif est d’effectuer un relevé complet du ciel en 6 couleurs. Il prendra des images de chaque point du ciel de 15 secondes chacune. Le CNRS participe à la R&D sur ce projet, initié par les Etats-Unis.

Site du LSST

haut de page

Sciences de l’homme et de la société

© DR

HUMA-NUM

HUMA-NUM est une très grande infrastructure (TGIR) visant à faciliter le tournant numérique de la recherche en sciences humaines et sociales. Elle est issue de la fusion le 1er mars 2013 du TGE ADONIS et de CORPUS IR.

Son organisation originale repose sur la mise en œuvre d’un dispositif humain (concertation collective au travers de consortiums) et technologique (services numériques pérennes) à l’échelle nationale et européenne (infrastructure DARIAH) en s’appuyant sur un important réseau de partenaires et d’opérateurs.

Site HUMA-NUM

PROGEDO : PROduction et GEstion des DOnnées en SHS

Inscrit dès décembre 2008 dans la feuille de route française sur les TGIR, PROGEDO assure un accès contrôlé aux données pour la recherche en sciences humaines et sociales et permet la participation de la France à de grandes enquêtes pluri-disciplinaires, notamment européennes (SHARE et ESS).

Pour ses fonctions d'archivage, de documentation, et de diffusion contrôlée des données, PROGEDO s'appuie sur le réseau Quetelet et ses unités partenaires. 3 EQUIPEX (CASD, D-FIH et DIME-SHS) contribuent également au développement de certaines composantes de l'infrastructure.

Destiné à doter la France d'une infrastructure comparable à ses équivalents européens, PROGEDO est impliqué dans trois consortium européens constitués ou en cours de constitution comme ERIC autour des banques de données, (CESSDA - Council of European Social Science Data Archives) et des enquêtes européennes (ESS et SHARE).

Site de PRODEGO

haut de page

Calcul

© CNRS Photothèque/IDRIS - photographe: GOLDMANN Thierry

IDRIS - Institut du Développement et des Ressources en Informatique Scientifique - Orsay

L'IDRIS, fondé en 1993, est un centre majeur du CNRS pour le calcul numérique intensif de très haute performance.

À la fois centre de ressources informatiques et pôle de compétences en calcul intensif de haute performance, l'IDRIS est une unité propre de service du CNRS, rattachée à l'Institut des sciences informatiques et de leurs interactions (INS2I), mais dont la vocation est pluridisciplinaire.

Site de l'IDRIS

© CNRS Photothèque/IN2P3

CC-IN2P3 - Centre de Calcul de l’Institut National de Physique Nucléaire et de Physique des Particules

Installé depuis 1986 sur le domaine scientifique de la Doua près de Lyon, le CC-IN2P3 est spécialisé dans la fourniture de services informatiques nécessaires à l’analyse et à l’interprétation des processus fondamentaux de la physique subatomique.

Le CC-IN2P3 a également ouvert ses portes aux astrophysiciens (qui occupent aujourd’hui près de 40% des ressources informatiques du centre) et récemment, aux biologistes, dont les besoins sont proches de ceux de la physique subatomique.

En parallèle, le CC-IN2P3 a développé une expertise dans les technologies de grille informatique (grid computing) et est devenu aujourd’hui un acteur majeur du dispositif en France.

Site du CCIN2P3

RENATER - Réseau National de télécommunications pour la Technologie l’Enseignement et la Recherche

RENATER a été déployé au début des années 90 pour fédérer les infrastructures de télécommunication pour la recherche et l’éducation. Afin de mener à bien cette action, le Groupement d’Intérêt Public RENATER a été constitué en janvier 1993.

Les organismes membres du GIP RENATER sont de grands organismes de recherche (CNRS, CEA, CIRAD …) ainsi que le Ministère de l’Éducation Nationale de l’enseignement supérieur et de la Recherche.

Plus de 1000 sites sont raccordés via les réseaux de collectes régionaux au réseau national RENATER. Ce réseau fournit une connectivité nationale et internationale, il évolue régulièrement en fonction de l’évolution des technologies et des capacités des infrastructures disponibles.

Site de RENATER

haut de page