Les TGIR de l’Action 13

L’action 13 regroupe désormais uniquement les TGIR nationales et les participations françaises aux TGIR à caractère international ou projets de TGIR internationales.

Sources de neutrons et de rayonnement synchrotron

ILL - Institut Max von Laue Paul Langevin

L’ILL a été fondé en janvier 1967 sous l’impulsion de l’Allemagne et de la France, rejointes en 1973 par le Royaume-Uni. L’ILL réunit 3 associés, qui sont les pays fondateurs, ainsi que 9 partenaires scientifiques.

L'objectif était de concevoir une source de neutrons très intense entièrement dédiée à la recherche fondamentale civile. L’instrumentation, en constant renouvellement, constitue l’une des forces de l’ILL. Le programme d'instrumentation du Millénium permettra à l'Institut de rester pour de longues années à la pointe de la science internationale.

Site de l'ILL

ESRF - European Synchrotron Radiation Facility ou Installation européenne de rayonnement synchrotron

© CNRS Photothèque/IN2P3 - photographe: LARRUAT Jean

L'ESRF, fondé en 1988, est un exemple remarquable de coopération scientifique européenne. L’ESRF regroupe 12 pays membres et 6 pays associés, qui exploitent ensemble les faisceaux de lumière extrêmement brillants produits par son anneau de stockage pour étudier une gamme remarquablement large de matériaux, depuis les biomolécules jusqu'aux nano-aimants, en passant par les cosmétiques de l'Égypte antique et les mousses métalliques.

Site de l'ESRF

Synchrotron Soleil

© CNRS Photothèque - photographe: CIEUTAT Claude

Le CNRS et le CEA ont créé, le 16 octobre 2001, la société civile Synchrotron Soleil, appelée à gérer la construction puis l’exploitation de Soleil.

Soleil, situé à Saint Aubin, est un très grand équipement scientifique français permettant l'exploration de la structure microscopique des matériaux inertes ou de la matière vivante, et l'étude de leurs propriétés physiques, mécaniques, chimiques ou biologiques.

Site du Synchrotron Soleil

LLB - Laboratoire Léon Brillouin

© CNRS Photothèque - photographe: BIAUGEAUD Jean

Le LLB a été créé par le CNRS et le CEA en 1974. Une de ses missions est la définition, la mise en place, et le fonctionnement des spectromètres à neutrons installés autour du réacteur Orphée à Saclay. Technique aux multiples facettes, la spectroscopie neutronique permet d’aborder de nombreux problèmes scientifiques et de recueillir des informations uniques dans des domaines aussi variés que physique, chimie, biologie, matériaux.

Site du LLB

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Sciences de l’univers

CFHT - Canada France Hawaii Telescope

© CNRS Photothèque

Le CFHT, créé en 1974, est une installation commune du National Research Council of Canada, du Centre national de la recherche scientifique et de l’université de Hawaii.

L’observatoire CFH abrite un télescope de rang mondial de 3,6 m de diamètre. Il est situé au sommet du volcan Mauna Kea, à 4200 m d'altitude sur l’île de Hawaii (USA). Le CFHT a été mis en service en 1979.

Sa mission est de fournir à la communauté des utilisateurs un outil d’observation polyvalent et à la pointe répondant aux besoins de la communauté scientifique et qui exploite complètement le potentiel du site.

Site du CFHT

Iram - Institut de radioastronomie millimétrique

© CNRS Photothèque/INSU - photographe : GONIN Antoine

L' Iram est un institut de recherche franco-germano-espagnol.

Fondé par le CNRS, la MPG (Max Planck Gesellschaft, Allemagne) et l'IGN (Instituto Geografico Nacional, Espagne) en 1979, l'institut exploite un radiotélescope de 30 mètres de diamètre près du Pico Veleta à presque 3000 mètres d'altitude dans la Sierra Nevada espagnole, ainsi qu'un interféromètre constitué de six radiotélescopes sur le plateau de Bure dans les Alpes françaises, près de Grenoble.

L’activité principale de l'Iram est l’étude de la matière noire froide dans le système solaire, dans notre galaxie et hors des distances cosmologiques.

Site de l'Iram

IODP - International Ocean Drilling Program / ECORD

© CNRS Photothèque - photographe: LAVERNE Christine

L’IODP est un programme international de forages océaniques.

ECORD est un consortium qui regroupe les organismes de recherche de la quinzaine de pays européens participant à l’IODP, le but étant de renforcer la position européenne et d’en accroître la visibilité.

Suite au transfert par le Ministère du budget ODP de l’IFREMER à l’INSU en 1999, c’est l’INSU qui gère la participation française au projet IODP.

Site de l'IODP

La Flotte océanographique

La mission principale du service armement de la division technique de l’INSU est de maintenir opérationnelle une flotte océanographique de 11 navires côtiers opérant sur l’ensemble du littoral Manche Atlantique Méditerranée et qui permet à l’ensemble de la communauté scientifique de disposer en moyenne de 900 jours de mer par façade à bord de ces navires. Ces moyens nationaux sont également utilisés pour l'enseignement de 2e et 3e cycle des universités françaises.

Cette structure opérationnelle de la division technique s’appuie pour élaborer les programmes d’activité des navires du CNRS-INSU sur les évaluations scientifiques réalisées par la Commission nationale de la flotte côtière (CNFC).

Site de la Flotte océanographique

Integrated Carbon Observation System (ICOS)

logo de l'Icos

ICOS a pour objectif de mettre en réseau à l’échelle européenne environ 80 stations d’observation pour mesurer avec une grande précision les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre et les flux de carbone des écosystèmes terrestres et marins. Ceci va permettre d’obtenir des données précises et à long terme sur le changement climatique et l’effet de serre en Europe et régions adjacentes (Afrique, Sibérie, Atlantique).

Son intérêt stratégique est de permettre, à terme, une surveillance des sources et des puits des gaz à effet de serre et de fournir des éléments de vérification indépendants des statistiques énergétiques sur les émissions anthropiques des principaux gaz à effet de serre. Il répond à plusieurs priorités énoncées pour la recherche par le GIEC. Ce réseau de stations d’observation s’inscrit à la fois dans les priorités définies dans le Grenelle de l’Environnement et dans celles de la SNRI.

Site de l'ICOS

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Physique nucléaire et corpusculaire

Ganil - Grand accélérateur national d'ions lourds / Spiral 2

© CNRS Photothèque - photographe: DESAUNAY Michel

Le Ganil est un équipement commun au CNRS et au CEA, associés à parts égales dans un groupement d'intérêt économique (GIE) créé en 1976. Il est en exploitation depuis 1983 et est reconnu Grande installation européenne depuis 1995.

Sa mission première est d'offrir à la communauté scientifique les moyens de conduire des recherches fondamentales en physique nucléaire.

Des progrès considérables sont attendus avec Spiral 2, outil unique en Europe dans ce domaine qui suscite un grand engouement dans la communauté européenne et dont la construction fait l’objet d’une convention conclue, notamment, entre le CEA et le CNRS en septembre 2006. Spiral 2 est un projet inscrit sur la feuille de route européenne ESFRI.

La deuxième mission du Ganil est le développement d'applications des ions lourds à d'autres domaines de recherche fondamentale ou appliquée, susceptibles de répondre à des enjeux de société.

Site du Ganil

European X-ray Free Electron Laser (E-XFEL)

Le projet européen E-XFEL en construction à Hambourg vise à construire une nouvelle source de rayonnement X cohérent. Cette source de photons produits sur large gamme d’énergie (300 eV à 12.4 keV) aura une brillance supérieure de 10 ordres de grandeur à celle du rayonnement synchrotron et une durée d’impulsion inférieure à 100 fs. Le principe de fonctionnement d’E-XFEL est basé sur un accélérateur linéaire supraconducteur d’une longueur de 2 km (dans un tunnel de 3.4 km) qui confère une énergie de 17,5 GeV à des paquets d’électrons (technologie développée à DESY en Allemagne). Ces électrons généreront, en traversant des onduleurs, des bouffées de rayons X cohérents grâce au phénomène d’émission spontanée auto-amplifié (SASE). Ces flashs permettront des expériences inédites : comme la visualisation directe des mouvements atomiques et les analyses temporelles, l’imagerie de particules individuelles et la détermination de la structure de macromolécules.

Site de l'XFEL

Facility for Antiproton and Ion Research (FAIR)

FAIR est une nouvelle infrastructure en début de construction basée sur deux synchrotrons supraconducteurs d’une circonférence de 1100 m qui seront construits l'un sur l'autre dans le même tunnel et fourniront différents faisceaux d'ions lourds. Un dispositif adjacent d'anneaux de stockage, de cibles de production et de séparateurs fournira des faisceaux d'antiprotons et des faisceaux radioactifs secondaires. Cette TGIR est dédiée à l’étude de l’interaction forte dans la construction des briques de base de la matière et leur évolution depuis la création de l’univers.

Les programmes de recherche aborderont une multitude de domaines :

  • la structure nucléaire et l’astrophysique nucléaire ;
  • la structure des hadrons, et plus particulièrement la théorie de l’interaction forte ;
  • le diagramme de phase de la matière nucléaire et du plasma de quark-gluon ;
  • la physique des plasmas très denses ;
  • la physique atomique, les champs électromagnétiques ultra forts, les développements techniques et la recherche appliquée utilisant des faisceaux d’ions pour la science des matériaux et la biologie.

Site de FAIR

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Astroparticules

EGO - European Gravitational Observatory / VIRGO

© CNRS Photothèque/EGO-VIRGO - photographe: JOURNET Laurent

VIRGO est un interféromètre à laser permettant la détection d’ondes gravitationnelles.

Il est situé à Cascina, près de Pise. Sa construction, réalisée dans le cadre d’un accord entre le CNRS et l’Istituto Nazionale di Fisica Nucleare signé en juin 1994, a démarré en 1996.

EGO a été créé en 2000 pour assurer la fin de la construction de l’instrument et son exploitation à long terme. Ce consortium de droit italien a également pour mission de promouvoir une politique active de recherche et développement dans le domaine des ondes gravitationnelles.

Site de l'EGO

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Sciences de l’homme et de la société

Huma-Num

logo Huma-num

Huma-Num est une très grande infrastructure (TGIR) visant à faciliter le tournant numérique de la recherche en sciences humaines et sociales. Elle est issue de la fusion le 1er mars 2013 du TGE Adonis et de Corpus IR.

Son organisation originale repose sur la mise en œuvre d’un dispositif humain (concertation collective au travers de consortiums) et technologique (services numériques pérennes) à l’échelle nationale et européenne (infrastructure Dariah) en s’appuyant sur un important réseau de partenaires et d’opérateurs.

Site d'Huma-Num

Progedo : PROduction et GEstion des DOnnées en SHS

logo Prodego

Inscrit dès décembre 2008 dans la feuille de route française sur les TGIR, Progedo assure un accès contrôlé aux données pour la recherche en sciences humaines et sociales et permet la participation de la France à de grandes enquêtes pluri-disciplinaires, notamment européennes (SHARE et ESS).

Pour ses fonctions d'archivage, de documentation, et de diffusion contrôlée des données, Progedo s'appuie sur le réseau Quetelet et ses unités partenaires. 3 Equipex (CASD, D-FIH et DIME-SHS) contribuent également au développement de certaines composantes de l'infrastructure.

Destiné à doter la France d'une infrastructure comparable à ses équivalents européens, PROGEDO est impliqué dans trois consortium européens constitués ou en cours de constitution comme ERIC autour des banques de données, (CESSDA - Council of European Social Science Data Archives) et des enquêtes européennes (ESS et SHARE).

Site de Progedo

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Calcul

Idris - Institut du développement et des ressources en informatique scientifique - Orsay

© CNRS Photothèque/IDRIS - photographe: GOLDMANN Thierry

L'Idris, fondé en 1993, est un centre majeur du CNRS pour le calcul numérique intensif de très haute performance.

À la fois centre de ressources informatiques et pôle de compétences en calcul intensif de haute performance, l'Idris est une unité propre de service du CNRS, rattachée à l'Institut des sciences informatiques et de leurs interactions (INS2I), mais dont la vocation est pluridisciplinaire.

Site de l'Idris

Renater - Réseau national de télécommunications pour la technologie l’enseignement et la recherche

Logo de Renater

Renater a été déployé au début des années 90 pour fédérer les infrastructures de télécommunication pour la recherche et l’éducation. Afin de mener à bien cette action, le Groupement d’intérêt public Renater a été constitué en janvier 1993.

Les organismes membres du GIP Renater sont de grands organismes de recherche (CNRS, CEA, Cirad…) ainsi que le Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Plus de 1000 sites sont raccordés via les réseaux de collectes régionaux au réseau national Renater. Ce réseau fournit une connectivité nationale et internationale, il évolue régulièrement en fonction de l’évolution des technologies et des capacités des infrastructures disponibles.

Site de Renater

Grand équipement national de calcul intensif (Genci)

Logo Genci

Genci porte la politique nationale dans le domaine du calcul intensif pour la recherche et est la maîtrise d’ouvrage nationale pour équiper en supercalculateurs les trois centres de calcul nationaux (TGCC/CCRT du CEA, Cines à Montpellier, et Idris du CNRS) qui ont un rôle de maîtrise d’œuvre des équipements.

Genci a cinq missions :

  • promouvoir l’utilisation de la modélisation, de la simulation et du calcul intensif dans la recherche fondamentale et dans la recherche industrielle ;
  • promouvoir l’organisation d’un espace européen du calcul intensif ;
  • mettre en place et assurer la coordination des principaux équipements des grands centres nationaux civils dont elle assure le financement et dont elle est propriétaire ;
  • faire exécuter tous travaux de recherche nécessaires au développement et à l’optimisation des moyens de calcul ;
  • ouvrir ses équipements à toutes les communautés scientifiques intéressées, académiques ou industrielles, nationales, européennes ou internationales.

Genci assure la représentation française dans l’infrastructure européenne PRACE (Partnership for Advanced Computing in Europe).

Site de Genci

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