Née des grandes idées de la physique, mises en œuvre par l'ingénierie, l'imagerie biomédicale est en pleine révolution. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) a 30 ans et est la dernière née des grandes modalités d'imagerie (rayons X, ultrasons, IRM, imagerie des traceurs radioactifs) qui se sont toutes développées au cours du XXème siècle. Elle a révolutionné le diagnostic médical et les approches thérapeutiques. Au départ outil de diagnostic et morphologique, l'enjeu de l'imagerie moderne est de suivre et d'adapter les traitements de façon personnalisée, en s'appuyant sur des informations fonctionnelles qui exigent des outils dynamiques et précis. Pluridisciplinaire, elle est à l'interface avec la chimie pour les traceurs, la biologie pour savoir la nature des signaux à extraire, les mathématiques pour la mise au point de modèles biologiques intégratifs, les SHS pour les questions qui se posent à chaque personne et à la société...
Communication
Les chroniques de Futura Sciences
Découvrez les chroniques de Futura Sciences sur l'exposition :
Débat "L'imagerie cérébrale dévoilera-t-elle un jour nos pensées ?"
Les avancées récentes en neuroimagerie permettent de comprendre de mieux en mieux le fonctionnement de notre cerveau.
Des chercheurs ont réussi à reconstituer des mots en décodant les ondes cérébrales. D'autres ont reconstruit les images d'un film vu par une personne à partir de l'activité de son cerveau.
Alors, pourra-t-on bientôt « lire » dans les pensées d'une personne ? Quels bénéfices pourrait-on tirer d'une telle possibilité ? Des dérives sont-elles à craindre ? Comment protéger l'intimité ?
Quelles questions éthiques et juridiques se posent ? Nos experts en débattent.
Avec Hervé Chneiweiss, Bernard Mazoyer, Lionel Naccache, Olivier Oullier, Jean-Sébastien Vialatte
In this ELMI 2013’s edition, we will particularly focus on leading edge approaches to understand and manipulate living systems including the nervous and immune systems, from their individual molecular components to complex networks. In particular, key topics are:
Un nouveau colorant ultra-brillant pour mieux sonder le cerveau
Pour obtenir des images en 3D de très haute résolution du système vasculaire cérébral, on utilise un colorant qui fluoresce dans le proche infra-rouge, lumière que la peau laisse passer. Un nouveau colorant, le chromophore Lem-PHEA, qui surclasse sensiblement les meilleurs colorants actuellement utilisés, vient d'être synthétisé par une équipe du Laboratoire de chimie (CNRS / ENS de Lyon / Université Claude Bernard Lyon 1). Menés en collaboration avec des chercheurs de l'Institut des neurosciences (Université Joseph Fourier - Grenoble / CEA / Inserm / CHU) et du Laboratoire Chimie et interdisciplinarité : synthèse, analyse, modélisation (CNRS / Université de Nantes), ces travaux viennent de paraître en ligne dans la revue Chemical Science. Ils ouvrent d'importantes perspectives pour mieux observer le cerveau et comprendre son fonctionnement. En savoir plus
Agents d'imagerie : le premier Domaine de Valorisation Stratégique (DVS) du Consortium de Valorisation Thématique (CVT) de l'Alliance AVIESAN
Le premier Domaine de Valorisation Stratégique (DVS) du Consortium de Valorisation Thématique (CVT) de l’Alliance AVIESAN vient de voir le jour. La coordination scientifique de ces « agents d’imagerie »est assuré par le CNRS, et notamment Franck Denat, directeur de l'Institut de Chimie Moléculaire de l'Université de Bourgogne (ICMUB).
Stéphane Mallat, Ludwik Leibler et Philippe Cinquin, lauréats de la médaille de l'innovation 2013 du CNRS
Le mathématicien et médecin Philippe Cinquin, le physico-chimiste Ludwik Leibler et le mathématicien Stéphane Mallat sont les lauréats de la médaille de l'innovation 2013 du CNRS. Cette distinction récompense des personnalités dont les recherches exceptionnelles ont conduit à des innovations marquantes sur le plan technologique, économique, thérapeutique et sociétal. Elle leur sera remise le 12 juin 2013 par Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.
La profonde réorganisation des réseaux cérébraux dans le coma
Des chercheurs de l'Inserm et du CNRS à l'Université Joseph Fourier de Grenoble, en collaboration avec des chercheurs de l'Université de Cambridge et de Strasbourg, et des cliniciens du CHU de Strasbourg, ont analysé les données de 17 patients dans le coma à partir des données d'IRM fonctionnelle. Ils ont pu mettre en évidence, chez ces patients, une réorganisation des réseaux cérébraux. Ces résultats, parus dans la revue PNAS datée du 26 novembre 2012, pourraient aider les cliniciens dans l'élaboration du diagnostic en cas de coma.
Des chercheurs de l'Institut des Nanotechnologies de Lyon (CNRS /INSA Lyon/Université Claude Bernard Lyon 1/Ecole centrale de Lyon/CPE Lyon) en collaboration avec Dr. Alain Géloën du laboratoire Cardiovasculaire, Métabolisme, diabétologie et Nutrition (INSA Lyon/ INSERM / Université Lyon 1 Claude Bernard / INRA) ont mis auvpoint une nouvelle technique d'imagerie fluorescente des objets biologiques.
Isabelle E. Magnin, Directeur de Creatis et Directeur de Recherche Inserm, vient de se voir décerner le "Friendship Award"
Isabelle E. Magnin, Directeur de Creatis (CNRS/Université Claude Bernard Lyon1/INSA Lyon/Inserm), un laboratoire de recherche en imagerie médicale reconnu, et Directeur de Recherche Inserm, a reçu le "Friendship Award". C'est la plus haute distinction que l'Etat chinois réserve à une personnalité étrangère. A ce titre, elle a été reçue à Pékin par le Premier Ministre chinois, Wen Jiabao, le 28 septembre dernier.
Inauguration d'un laboratoire clermontois dédié
aux nouvelles technologies interventionnelles
et chirurgicales
Le CNRS, l'Université d'Auvergne (UdA) et le Centre
Hospitalier Universitaire de Clermont-Ferrand inaugurent
l'Institut des Sciences de l'Image pour les Techniques
interventionnelles. Ce laboratoire est situé dans les locaux
de la Faculté de Médecine de l'UdA, avec une antenne à
l'IUT du Puy-En-Velay. Son ambition : inventer les
technologies qui façonneront la chirurgie de demain.
Sclérose en plaques : une accumulation anormale de sodium dans le cerveau mesurée par IRM du sodium témoigne de l'évolution de la maladie
Des chercheurs français du Centre de résonance magnétique biologique et médicale (CRMBM, CNRS/Aix Marseille Université/Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille) ont mis en évidence, en collaboration avec le CHU de La Timone à Marseille, le CEMEREM (1) et une équipe allemande (Mannheim), une accumulation anormale de sodium dans le cerveau de patients atteints de sclérose en plaques pouvant refléter la dégénérescence des cellules nerveuses. Cette étude a été réalisée in vivo grâce à une méthode originale d'imagerie par résonance magnétique (IRM) permettant de cartographier la distribution en sodium dans le cerveau humain (2).
En sciences cognitives, la « théorie de l'esprit » est la capacité à interpréter les intentions d'autrui. Cette faculté participe à la compréhension du langage en permettant notamment de franchir le pas entre ce qu'un discours « veut dire » et le sens des mots qui le composent. Ces dernières années, des chercheurs ont identifié le réseau neuronal dédié à la « théorie de l'esprit » mais personne n'avait encore démontré que la compréhension d'un énoncé activait spécifiquement cet ensemble de neurones. C'est désormais chose faite : une équipe du Laboratoire sur le langage, le cerveau et la cognition (CNRS/Université Claude Bernard-Lyon 1) vient de révéler que l'activation du réseau neuronal « théorie de l'esprit » augmente lorsqu'un individu est confronté à des phrases ironiques. Publiés dans la revue Neuroimage, ces travaux représentent une avancée importante dans l'étude de la « théorie de l'esprit » et de la linguistique. Ils permettent de mieux comprendre les mécanismes en jeu lorsque des individus communiquent.