![]() |
|||
![]() |
|||
| Accueil > Espace communication > En direct des laboratoires > Arythmie cardiaque | |||
En direct des laboratoires de l'institut de Chimie
Lutter contre l’arythmie cardiaque après un infarctus du myocarde
Les acides gras poly-insaturés oméga-3 sont devenus populaires depuis que l’on connaît leur effet protecteur sur le cœur. Leur action bénéfique pour prévenir l’arythmie cardiaque après un infarctus est scientifiquement établie, mais les mécanismes restent encore mal compris. Par une approche originale qui combine chimie et physiologie, des chercheurs de l’Institut des Biomolécules Max Mousseron (CNRS / Universités Montpellier 1 et 2 / ENSCM) et du laboratoire de Physiologie et Médecine Expérimentale du Cœur et des Muscles (INSERM / Universités Montpellier 1 et 2) ont progressé dans la compréhension des mécanismes de l’effet cardioprotecteur des oméga-3, avec pour objectif final d’aboutir à une nouvelle classe de médicaments.
Depuis les années 1970, plusieurs études scientifiques ont montré qu'une consommation accrue d'huile de poisson, riche en acides gras poly-insaturés oméga-3 (AGPI), avait des effets cardio-protecteurs. Les AGPI ne préviennent pas l’infarctus ; ils agissent en réduisant les arythmies, ces irrégularités du rythme cardiaque qui se produisent après un infarctus et peuvent provoquer le décès soudain du patient. À l’heure actuelle, les mécanismes d’action des AGPI sont encore débattus et il n’existe pas de traitement efficace de ces arythmies. Chimistes et physiologistes associés se proposent d’apporter des réponses à ces questions. Les AGPI, peu stables dans l’organisme, sont rapidement transformés. Les chercheurs ont donc fait l’hypothèse que c’était via leurs métabolites oxygénés qu’ils devenaient actifs. Dans un premier temps, l’équipe de chimistes a réalisé la synthèse de ces métabolites oxygénés des AGPI (Isoprostanes/Neuroprostanes). Une fois disponibles en quantité suffisante, leurs effets biologiques ont été testés sur les cellules cardiaques d’animaux sains ou ayant subi un infarctus du myocarde par l’équipe de physiologistes. Leur potentiel anti-arythmique a ainsi pu être évalué. En parallèle, les scientifiques ont mis au point d’une méthode pour mesurer la quantité des métabolites d’AGPI dans le plasma ce qui leur a permis de déterminer la concentration à laquelle ils étaient actifs.
Cœur de porc observé grâce à l'Imagerie par Résonance Magnétique de Diffusion (IRM de diffusion). En mesurant les déplacements microscopiques des molécules d'eau au sein des fibres musculaires cardiaques, cette technique permet de reconstituer l'organisation de ces fibres ("spaghettis" multicolores). Leur orientation est un bon indicateur de l'intégrité et de la fonctionnalité du cœur. © CNRS Photothèque - GOUTAILLER Florent
RéférencesJ-Y. Le Guennec, J-M. Galano, C. Oger, J. Thireau, J. Roy, V. Bultel-Poncé, A. Guy, T. Durand Methods and Pharmaceutical Composition for the Treatment and Prevention of Cardiac Arrhythmias European Patent 5 December 2012-EP12306519.3
Thierry Durand, Camille Oger, Jean-Marie Galano, Valérie Bultel-Poncé, Alexandre Guy, Julien Roussel, Jérôme Roy and Jean-Yves Le Guennec Are Oxygenated Metabolites of w-3 Poly Unsaturated Fatty Acids (EPA, DHA) New Antiarrhythmic Agents?
Contacts chercheursValérie Bultel-Poncé, Thierry Durand, Jean-Marie Galano, Alexandre Guy, Camille Oger Institut des Biomolécules Max Mousseron – Montpellier
Jean-Yves Le Guennec, Julien Roussel, Jérôme Roy, laboratoire de Physiologie et Médecine Expérimentale du Cœur et des Muscles - Montpellier Courriel : vbultel@univ-montp1.fr Tél : 04 11 75 95 32
Contacts institutChristophe Cartier dit Moulin, Jonathan Rangapanaiken
28 février 2013Les actualités d'autres laboratoires |
|||