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Raphaël Rodriguez, directeur de recherche au CNRS dont l'équipe est localisée au Laboratoire chimie biologique des membranes et ciblage thérapeutique

 

Raphaël Rodriguez, un chercheur français à l'accent très British !

 

rodriguez

C’est une pluie de publications, prix et nominations qu’enchaîne Raphaël Rodriguez. Et l’Angleterre semble particulièrement sensible au talent de ce brillant chimiste puisque quelques mois après avoir intégré la promotion 2017 du Young Leaders Franco-Britannique, ce jeune directeur de recherche au CNRS dont l’équipe est localisée au Laboratoire chimie biologique des membranes et ciblage thérapeutique (CNRS/Institut Curie/ INSERM/PSL Université) vient d’être nommé « Fellow of the Royal Society of Chemistry » de Londres  pour l’excellence de ses travaux à l’interface de la chimie et de la biologie du cancer. Le succès entraîne-t-il le succès ? Questionnons l’intéressé.

 

Pouvez-vous nous parler de vos recherches, couronnées de succès(1), qui vous ont conduit à ces nominations au sein d’institutions britanniques prestigieuses ?


Raphaël Rodriguez : Notre équipe « Chemical Biology of Cancer »*, dont je ne trouve pas de traduction française adéquate, travaille sur le développement de nouvelles méthodologies de biologie moléculaire et sur la conception de molécules complexes, biologiquement actives. Ces nouvelles technologies  permettent de mettre en évidence et de contrôler les processus cellulaires dysfonctionnels impliqués dans les pathologies humaines. Plus particulièrement, nous étudions le rôle des métaux de transition dans la biologie du cancer, la régulation cellulaire de ces métaux et la synthèse de molécules permettant de les cibler afin de restaurer une homéostasie cellulaire fonctionnelle ou d’éradiquer les cellules cancéreuses à fort potentiel métastatique.

 

 

Comment avez-vous tissé de si fortes relations avec le Royaume-Uni ?


R.R. : Je désirais étudier le courant de pensée de la chimie britannique et maitriser la langue de Shakespeare. J’ai ainsi choisi de passer une année de thèse à Oxford, et enchaîné avec sept années de post-doc à Cambridge. J’y ai acquis les mécanismes de pensée anglosaxons, une manière particulière d’approcher et d’exprimer la science. Puis je suis revenu en France en 2015, avec l’espoir de representer un jour l’excellence de la recherche anglaise et de contribuer de manière plus générale à la recherche dans notre pays.

 

 

La Royal Society of Chemistry de Londres vient de vous nommer Fellow, que l’on pourrait traduire par compagnon. Que cela signifie-t-il pour vous ?


R.R. : Je suis fier de cette marque de reconnaissance venant de l’Angleterre et d’une institution historiquement aussi prestigieuse et également très enthousiaste des retombées positives que pourrait avoir cette nomination pour notre équipe, le CNRS auquel je suis attaché aujourd’hui et l’Institut Curie où je travaille depuis deux ans. La Royal Society of Chemistry offrira à mes travaux une visibilité équivalente à celle donnée aux travaux des chercheurs anglais, avec des invitations à des conférences l’organisation de symposiums, une situation particulière à l’heure du Brexit. Un peu comme si j’étais resté sur l’Ile !

 

 

Cette nomination fait suite à votre intégration de la promotion 2017 du Young Leaders Franco-Britannique. Pouvez-vous revenir sur cet engagement ?


R.R. : J’ai en effet rejoint l’année dernière ce groupe de trente leaders qui réunit trente britanniques et français de moins de 40 ans sélectionnés à travers tous les secteurs de la société. L’ambition est de renforcer les relations entre la France et le Royaume-Uni. La pierre angulaire du programme est un séminaire résidentiel annuel, l’opportunité de rencontrer et de sensibiliser des personnalités influentes des deux pays aux politiques de recherche. C’est pourquoi la présence d’un représentant du CNRS dans ce groupe me semble être une bonne chose. Au-delà de ces rencontres très « british » dans leur caractère formel, le « council » nous confie la rédaction de tribunes sur des sujets de société très ouverts et diversifiés. J’imagine que cette initiative donne une opportunité supplémentaire au CNRS de pouvoir construire le futur avec nos voisins par la science.

 

* Laboratoire chimie biologique des membranes et ciblage thérapeutique (CNRS/Institut Curie/INSERM/PSL Université)

 

(1) Les travaux de Raphaël Rodriguez ont fait l’objet de publications :
- dans Science en 2014
http://www.cnrs.fr/inc/communication/direct_labos/rodriguez.htm
- dans Nature Chemistry en 2015
http://www.cnrs.fr/inc/communication/direct_labos/rodriguez2.htm
- dans Nature Chemistry en 2017
http://www.cnrs.fr/inc/communication/direct_labos/rodriguez3.htm

 

Contact chercheur
Raphaël Rodriguez, Ph.D., FRSC
Director of Research at the CNRS
Head of Chemical Biology of Cancer
CNRS UMR3666 - INSERM U1143

Institut Curie - 26 rue d’Ulm - Pav. Trouillet
75005 Paris - France

Cell: +33 648 482 191
Email: raphael.rodriguez@curie.fr
Url: science.institut-curie.org/team-rodriguez

 


Contacts institut

Christophe Cartier dit Moulin, Stéphanie Younes

 

8 janvier 2018

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