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Distinctions, prix
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Georges Boulon, Professeur Emérite à l'Université Claude Bernard Lyon1, distingué par le Prix ICL’11Georges Boulon, Professeur Emérite à l'Université Claude Bernard Lyon1, Doctor Honoris Causa de l’Université Autonome de Madrid et de l’Université de Wroclaw, chercheur au sein du laboratoire de Physico Chimie des Matériaux Luminescents, UMR 5620 CNRS, vient de recevoir le Prix ICL’11 de recherche en Luminescence et Spectroscopie du Solide, par le Comité de Programme de l’ « Internationale Conference on Luminescence » (ICL), présidé par le Professeur Alexander Kaplianskii, Institut Ioffe de Saint-Pétersbourg. Cette distinction internationale est associée à ses recherches fondamentales et appliquées sur la physico-chimie des solides inorganiques luminescents et la dynamique des états excités des dopants (ions lourds, ions terres rares et ions de transitions) dans les cristaux, polycristaux, verres, céramiques et nanomatériaux. Une part importante est dédiée aux luminophores et aux matériaux pour sources lasers. Contact: LPCML, UCBLyon1, UMR 5620 CNRS- Georges Boulon
Une équipe du Laboratoire de chimie de coordination (Toulouse) récompensée par le « Prix la Recherche 2011 »Pour sa 8è édition, le magazine la Recherche a décerné son prix mention « Chimie » à l’équipe d’Azzedine Bousseksou (Matériaux moléculaires commutables – Laboratoire de chimie de coordination / Toulouse) pour ses travaux sur la thermométrie fluorescente. La cérémonie a eu lieu le mardi 18 octobre 2011 au Musée du Quai Branly à Paris. L’événement fait l’objet d’un article paru dans la Recherche de novembre 2011 (La Recherche, 2011, n°457, p.126). Ce prix couronne les travaux menés par l’équipe sur les nanoparticules bistables fluorescentes capables de dresser au nanomètre près des cartes lumineuses de la température. Un dispositif breveté qui peut intéresser de nombreux secteurs (nanoélectronique, nanothermométrie ainsi que le secteur médical).
Créé il y a huit ans, Le Prix La Recherche est remis chaque année afin de suivre au plus près les avancées de la science, raison d’être du magazine La Recherche. Il met en lumière des travaux de recherche au carrefour des disciplines scientifiques et technologiques. Il permet d'associer des industriels pour qui la recherche est essentielle, des organismes de recherche et toute la communauté scientifique.
Le "National Friendship" award 2011 attribué à Roger NaslainRoger NASLAIN, professeur honoraire de l’Université Bordeaux 1, a reçu de M Zhang Dejiang, vice-Premier ministre de la République Populaire de Chine, le prestigieux National Friendship award.
Créé en 1991, ce prix est la plus haute distinction décernée annuellement par le gouvernement chinois à des spécialistes étrangers. Il récompense les contributions exceptionnelles au développement social, économique, technologique et culturel chinois. Il a été attribué cette année à une cinquantaine d’experts appartenant à une vingtaine de pays (dont J. Caen et R. Naslain pour la France). La cérémonie a eu lieu le 29 septembre 2011 au Grand Palais du Peuple à Pékin. Durant la période 1990-2005, R. Naslain a animé des séminaires sur les matériaux composites dans plusieurs centres de recherche de l’Académie des Sciences de Chine (dont le SICCAS à Shanghai) et dans diverses grandes universités (dont Tsing-Hua à Pékin et Northwestern Polytechnical University à Xi’an). Il a également contribué, par sa connaissance du milieu universitaire chinois, à l’initialisation de coopérations de recherche entre la Chine et la France, qui ont été conduites par d’autres postérieurement à 2005.
Clément Sanchez élu membre de l'Académie des SciencesClément Sanchez est actuellement directeur du Laboratoire de Chimie de la Matière Condensée (UPMC/CNRS/ ENSCP/Collège de France). Spécialiste des méthodes sol-gel, dites de « chimie douce », il enrichit le domaine par sa culture et ses connaissances en chimie organique et lance les matériaux « hybrides » mêlant réseau organique et réseau minéral. Ses résultats touchant à la méso organisation d’oxydes sur des interfaces organiques organisées, aux nouveaux matériaux hybrides nano et mésostructurés, aux structures organisées et hiérarchisées, ont débouché sur de nombreuses applications, grâce aux études des propriétés optiques, électriques et mécaniques de ces nouvelles familles d’objets. Sa production scientifique comprend plus de 380 publications dans des revues internationales avec un nombre de citations supérieur à 18000, plus de 270 conférences invitées dans des Congrès Internationaux, 126 séminaires sur invitation dans des Universités ou groupes industriels.
Le "2011 ACS Award for Creative Work in Fluorine Chemistry" attribué à Alain TressaudCe prix de la division du Fluor de l'American Chemical Society a été remis à Alain Tressaud le 29 mars 2011 à Anaheim (Californie) lors du 241ème congrès de l'ACS. Il est le premier français à recevoir cette distinction.
© Peter Cutts
Alain TRESSAUD est Directeur de Recherche Emérite à l’Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux (CNRS- Université de Bordeaux 1). Après un Doctorat en Sciences Physiques à l’Université de Bordeaux en 1969, il obtient en 1972 une bourse post-doctorale OTAN pour un séjour à l’Université de Californie à Berkeley chez le Professeur Neil BARTLETT qui venait de découvrir, grâce au fluor, les composés des gaz rares. Les activités scientifiques d’Alain TRESSAUD couvrent des domaines très variés de la synthèse, de la caractérisation et des applications des matériaux fluorés. On peut citer les fluorures ferro- et ferrimagnétiques transparents, les composés d’intercalation du graphite comme conducteurs électroniques performants, les composés à anions mixtes comme pigments colorés et catalyseurs, la modification des propriétés de surface de matériaux variés par traitements fluorés ou par plasmas. Le groupe du Fluor de Bordeaux qu’il a longtemps dirigé a été par exemple une composante active du Programme Européen "Funfluos", seul projet entièrement consacré aux matériaux fluorés dans les derniers Programmes-cadres européens. En 2002 le CNRS lui a confié la tâche de diriger le Réseau Français du Fluor pour promouvoir les activités liées au fluor et aux produits fluorés dans l’ensemble des secteurs de la chimie, des sciences du vivant, des nouvelles technologies (micro-électronique, opto-électronique), de l’environnement ainsi que pour favoriser les échanges entre les établissements publics et l’industrie. Dans ce cadre, il a régulièrement organisé jusqu’en 2008 des Tables Rondes traitant des relations entre les produits fluorés et des questions sociétales. Sa production scientifique comprend plus de 330 publications dans des revues internationales, plus de 50 conférences invitées dans des Congrès Internationaux, 60 séminaires sur invitation dans des Universités ou groupes industriels, de nombreux chapitres d’ouvrages, 12 brevets avec des industries françaises (Thomson-CSF, Rhône-Poulenc Chimie, Rhodia, FAB, Areva). Remise du Grand Prix 2010 de la Fondation de la Maison de la ChimieLe vendredi 13 mai 2011 à partir de 14 h 00, Le Professeur Bernard Bigot remettra le Grand Prix 2010 de la Fondation de la Maison de la Chimie au Professeur Jean FRECHET et au Professeur Gérard FEREY pour l’ensemble de leur œuvre scientifique de large notoriété internationale, à la Maison de la Chimie. Vous êtes cordialement invités à participer à cet évènement qui sera clôturé par un cocktail
Gero Decher reçoit le prix Rhodia 2010 de l’organisation “European Colloid and Interface Society"Gero Decher est Professeur de classe exceptionnelle à l’Université de Strasbourg et responsable du groupe “Multicouches de Polyélectrolytes et Multimatériaux Nano-Organisés” à l’Institut Charles Sadron (ICS), unité propre du CNRS à Strasbourg. Né en 1956, il obtient en 1986 son doctorat en chimie organique et macromoléculaire sur les “systèmes supramoléculaires auto-organisés” à l’Université Johannes Gutenberg de Mayence en Allemagne sous la direction du Professeur H. Ringsdorf. Après un post-doctorat de 2 ans dans la société CIBA-GEIGY en Suisse, il revient à l’Université Johannes Gutenberg de Mayence où il passe en 1994 son habilitation en chimie-physique qui porte sur les “nanostructures organiques supramoléculaires”. En 1994, il est recruté en tant que Professeur Associé àl’Université Louis Pasteur de Strasbourg et est affecté à l’équipe “Chimie des Systèmes Associatifs” de l’Institut Charles Sadron où il continue à développer la méthode d’assemblage couche-par-couche. Il est promu Professeur 1ère classe en 1995 et est responsable de l’équipe “Chimie des Systèmes Associatifs” de 1997 à 2002. En 2006, il est promu Professeur classe exceptionnelle. De 2001 à 2009, il exerce la fonction de Directeur Adjoint à l’Institut Charles Sadron et est membre nommé de la section 11 du Comité National du CNRS de 2004 à 2007. Au cours de sa carrière scientifique, il a obtenu plusieurs prix (Prix Richard-Zsigmondy en 1991, Prix du Groupe Français d'études et d'applications des Polymères en 1999, Prix “Emilia Valori” de l’Académie des sciences pour la nanobiotechnologie en 2009) et est depuis 2006 membre sénior de l’Institut Universitaire de France (IUF). Son article publié dans la revue Science en 1997 est le 8ème article le plus cité parmi tous les articles de journaux dans le domaine de la chimie pour la période 01/01/1997 à 31/10/ 2007. Le 13 septembre 2010, l’organisation “European Colloid and Interface Society” lui a décerné le prix Rhodia 2010. Cette distinction, créée en 2001, est attribuée annuellement à un scientifique européen pour un travail scientifique original de qualité exceptionnelle, décrit dans une ou plusieurs publications, brevets ou autres documents publiés dans les 5 dernières années précédent l’obtention du prix. Gero Decher a été récompensé pour les travaux issus de son invention, la technique couche par couche, qui a été adoptée dans un grand nombre de laboratoires dans le monde. En effet, il a inventé une méthode pour déposer des couches minces de nanomatériaux bio-fonctionnels, basée sur des interactions électrostatiques intermoléculaires, que lui et ses collaborateurs ont appliqué avec succès à plusieurs domaines en sciences des matériaux et de la vie. Cette méthode originale d’assemblage de matériaux est peu couteuse et presque non polluante. Aujourd’hui, cette technologie couche-par-couche est utilisée dans différentes applications dans le domaine des sciences de la vie dont l’ingénierie tissulaire en général, la microencapsulation ou les nanoparticules thérapeutiques. Des applications commerciales issues de cette méthode incluent les revêtements hydrophiles sur des lentilles de contact ou des revêtements anti-coagulants sur des dispositifs médicaux en contact avec le sang.
"Mission à Carbone City" reçoit le premier prix des trophées des technologies éducatives 2010Organisés dans le cadre du salon professionnel de l’éducation « Educatec-Educatice » qui se tient à Paris du 24 au 26 novembre 2010, les Trophées des Technologies éducatives, le numérique au service des territoires, visent à valoriser des initiatives pédagogiques originales portées par les collectivités. « Mission à Carbone City » est un jeu de rôle pédagogique conçu par le pôle de compétitivité Axelera, dont le CNRS est co-fondateur. Il a reçu le premier prix des trophées des technologies éducatives 2010, dans la catégorie innovation, ce jeudi 25 novembre à Paris. Destiné à favoriser les échanges avec les jeunes autour des défis de la chimie et de l’environnement et à les inciter à s’orienter vers les nombreux métiers de ces deux domaines complémentaires, le jeu de rôle pédagogique «Deviens reporter et enquête sur les défis de la chimie et de l’environnement» sillonne les collèges de la région Rhône-Alpes depuis mars 2010 et ce pendant 4 ans.
Médaille 2010 de la Société de Phytochimie d’Europe pour Richard J RobinsM. Richard Robins s’est vu décerner la médaille de la Société de Phytochimie d’Europe (PSE) en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle au domaine de la phytochimie ainsi qu’à la société elle-même. La cérémonie s’est déroulée le 27 septembre 2010 à Istanbul, Turquie, au cours d’un congrès de la PSE sur les Terpènes. La médaille est décernée à titre exceptionnel par le comité de la société aux personnes qui ont contribué aux avancements notables dans le domaine de la science des plantes. M. Robins est le dixième lauréat depuis 1986. Directeur de Recherches au CNRS dans l’unité CEISAM (UMR 6230, Nantes), M Robins dirige actuellement un groupe travaillant sur les effets isotopiques et l’origine du fractionnement isotopique dans les produits naturels. Il a obtenu son diplôme de BSc (Oxon) en 1975 puis un Doctorat (Oxon) en 1978. Après avoir travaillé à l’Institute of Food Research (IFR, Norwich, GB) du conseil scientifique britannique (BBSRC), il a été recruté par le CNRS en 1995. Au cours de son doctorat, Richard Robins a étudié le système digestif des plantes carnivores, notamment Dionaea muscipula, l’attrape-mouche de Venus. Après un post-doctorat dédié à la compréhension des mécanismes d’absorption des acides aminés, il a été recruté à l’IFR dans le cadre d’un projet qui avait pour objectif de manipuler la biosynthèse de produits naturels en culture axénique des plantes. Au cours des ces études, il a développé des méthodes de traçage isotopique appliquées au métabolisme afin de dévoiler des étapes clés des voies de biosynthèse de produits « secondaires », y compris les propriétés des enzymes pertinentes. À Nantes, depuis 1995, son équipe a développé une activité de recherche focalisée sur la quantification de rapports isotopiques en abondance naturelle afin d’élucider les causes de fractionnement isotopique au cours des voies métaboliques et les mécanismes réactionnels enzymatiques qui les engendrent. Sa production scientifique comprend 150 publications dans des journaux avec comité de lecture, un livre sur les plantes carnivores et de nombreuses présentations à divers congrès. En 1991 il a fondé le journal scientifique Transgenic Research. M Robins a participé activement à la vie de la Société de Phytochimie d’Europe, comme secrétaire des manifestations (1991-96), puis comme Vice-Chairman et Chairman (2000-06).
Présentation de la médaille à M. Richard Robins (à droite) par le Professeur Wieslaw Oleszek. © Richard Robins
« Prix 2010 de la meilleure thèse de la Fondation d’entreprise EADS » pour Verena SchnitzlerLe 6 Décembre 2010 à la Cité des Sciences et de l’Industrie seront remis les « Prix de la meilleure thèse de la Fondation d’entreprise EADS » dans cinq domaines scientifiques dont la Physique-Chimie. La lauréate de ce dernier, Verena Schnitzler, a développé et optimisé au sein des laboratoires académiques de l’Université de Nantes CEISAM et LIOAD un système médical injectable par chirurgie mini-invasive pour la prévention de la fracture du col du fémur ostéoporotique, sous la direction de Bruno Bujoli et Jean-Michel Bouler. Elle a également assuré l’industrialisation de ce dispositif au sein de la société Graftys qui finançait sa thèse CIFRE. Il s’agit d’un biomatériau à base de phosphate de calcium combiné à un médicament anti-ostéoporotique de type bisphosphonate. A l’issue de sa thèse, Verena Schnitzler a été embauchée en tant que responsable de la R&D Graftys. Elle est à présent l’interlocutrice principale des partenaires académiques, pour tout ce qui touche aux projets de recherche développés conjointement avec Graftys. Ciomme l’a souligné le Président du jury de thèse de Verena Schnitzler lors de sa conclusion, le travail réalisé dans cette thèse, même s’il était à vocation industrielle avec une application identifiée, a été effectué avec une très grande rigueur scientifique faisant appel à des approches très originales. Le Président a ainsi estimé que c’était une caractéristique rare parmi les thèses CIFRE ou financées sur fonds industriels, dénotant ainsi un partenariat public – industrie très équilibré et enrichissant pour les deux parties.
2010 : un prix international de l'Electromichal Society pour Dominique GuyomardLe prix international 2010 de la recherche de la division batteries de l’ECS (Electrochemical Society) a été attribué à Dominique Guyomard, directeur de recherche au CNRS et responsable de l’équipe stockage et transformation électrochimiques de l’énergie de l’Institut des Matériaux Jean Rouxel à Nantes. Ce prix lui a été remis lors du 218eme congrès bi-annuel de l’ECS à Las Vegas, USA, en octobre 2010. Il récompense "une recherche hautement innovante sur les accumulateurs au lithium, la production de connaissances précieuses sur les matériaux d’électrodes, et le développement de nouvelles approches" et correspond au travail de toute l’équipe batteries initiée il y a une vingtaine d’années à l’IMN. Ce prix n’a pas été remis à un français depuis 1999, année où il était attribué à Claude Delmas (ICMCB Bordeaux). Co-auteur de 170 publications et de 18 brevets, Dominique Guyomard a donné 55 conférences invitées dans des colloques internationaux. Il a reçu précédemment le “2007 International Battery Materials Association Research Award” et le Prix Theurlot, Durand-Claye, Darracq et Coron-Thévenet de l’Académie des Sciences de Paris en 2008.
Claude Lecomte reçoit le 5è Prix Max Perutz de l'Association Européenne de CristallographieLa communauté scientifique européenne de Cristallographie vient de décerner au Professeur Claude Lecomte, Directeur de l Institut Jean Barriol et du Laboratoire de Cristallographie, Résonance magnétique et Modélisation le Prix Max Perutz, du nom du cristallographe découvreur de la structure atomique de l hemoglobine, resultat qui a conduit a l attribution du Prix Nobel de Chimie en 1962. Cette distinction , créée en 2001, récompense ses travaux de cristallographie à haute résolution qui permettent de déterminer précisément la structure atomique et électronique des matériaux et molécules ainsi que leurs propriétés vibrationnelles. Un de ses resultats majeurs a été d étendre ces études de structure électronique à celles des protéines .
Le prix d'instrumentation de la division de Chimie Physique de la Société Française de Physique et de la Société Chimique de France récompense Christophe PeycheranChristophe PECHEYRAN, du Laboratoire de Chimie Analytique Bio Inorganique et Environnement (CNRS / Université de Pau et des Pays de l’Adour), vient de recevoir ce prix pour les développements et applications de l’ablation laser en régime femtoseconde, haute cadence de tir (10 kHz) et balayage rapide du faisceau, mis au point pour l’analyse directe des éléments traces par spectrométrie ICPMS. L’analyse des éléments traces dans les solides est une préoccupation grandissante dans de nombreux secteurs industriels et de l’environnement. En réponse à cette pression, l’ablation laser couplée à une détection par spectrométrie de masse à plasma induit (AL/ICP-MS) se positionne comme un outil de choix de par les nombreux avantages qu’elle présente : analyse directe, grande sensibilité, résolution spatiale à l’échelle micrométrique. Cependant, les lasers utilisés à ces fins délivrent des impulsions nanosecondes suffisamment longues pour générer des effets thermiques dans l’échantillon. Ceci se traduit par une évaporation sélective des éléments et la formation de grosses particules difficilement atomisables dans le plasma ICP altérant ainsi la justesse des analyses. En intégrant une source laser à impulsions brèves (femtoseconde) et à haute cadence de tir (Amplitude Systèmes/Novalase Sa) associée à un scanner galvanométrique 2D, nous avons pu proposer une approche différente. En premier lieu, la durée d’impulsion très courte permet de limiter considérablement les effets thermiques améliorant ainsi la justesse d’analyse. Par ailleurs la cadence de tir portée à 10000 Hz (contre 10-20 Hz avec les sources conventionnelles) combinée au balayage rapide du faisceau à la surface de l’échantillon est un aspect fondamental du concept car il permet par exemple d’augmenter la sensibilité du couplage LA/ICPMS (en concentrant temporellement le volume d’échantillon introduit dans le spectromètre), de mettre en œuvre une quantification par dilution isotopique directement dans la cellule d’ablation ou d’ablater les échantillons selon des trajectoires complexes en 2 dimensions. Cette technique a d’ores et déjà été mise à profit pour la détection en ultra traces de metalloproteines, la lutte contre la prolifération nucléaire, la détermination de traceurs inorganiques dans des huiles brutes et kérogènes, la datation de l’expulsion des huiles dans des réservoirs pétroliers, l’étude de la migration des poissons…
Le "2010 RSC Frankland Award" récompense Sylviane Sabo-EtienneSylviane Sabo-Etienne est Directrice de Recherche au CNRS et responsable de l’équipe « Architecture Organométallique et Catalyse » au Laboratoire de Chimie de coordination (LCC ), unité propre du CNRS à Toulouse. Née en 1956, elle est recrutée Attachée de Recherche au CNRS au LCC en 1980, après sa thèse de 3ème cycle (liaisons M-H et M-C des groupes 4 et 5) à l’Université Paul Sabatier sous la direction de feu Danièle Gervais. Elle passe son Doctorat d’Etat en 1984 qui porte sur la chimie de complexes hétérobimétalliques (effets coopératifs pour des métaux d’oxophilie différente). En 1985, elle rejoint l’Université de Bretagne Occidentale à Brest comme Chargée de Recherche dans l’équipe d’Hervé des Abbayes et s’intéresse à des processus de carbonylation en chimie du fer. En 1989, elle obtient une bourse NSF-CNRS pour développer à l’Université de Chapel Hill (USA), en collaboration avec Maurice Brookhart, des travaux sur la dimérisation d’acrylates catalysée au rhodium. Une nouvelle mutation lui permet de rejoindre l’équipe de Bruno Chaudret au LCC avec qui elle collaborera sur la chimie des polyhydrures. Elle est promue Directrice de Recherche 2ème classe en 1997 et 1ère classe en 2009. Son activité se situe à l’interface de la chimie de coordination, de la chimie organométallique et de la catalyse, avec un intérêt tout particulier pour la chimie des complexes « sigma »et une synergie importante entre expérience et théorie. Cette activité l’a conduite à identifier le rôle majeur des interactions secondaires et à proposer pour les "late transition metals" un mécanisme général (σ-CAM) ayant des implications importantes en catalyse. Actuellement, en collaboration avec les 3 permanents de son équipe (Gilles Alcaraz, Sébastien Bontemps et Mary Grellier), elle s’intéresse à l’élaboration de complexes présentant des modes de coordination non usuels et à des études mécanistiques pour des applications en catalyse. Les thèmes actuellement développés concernent des études fondamentales de processus de transfert d’hydrogène comme modèles pour le stockage de l’hydrogène et pour l’hydrofonctionnalisation catalytique : l’activation de boranes, de silanes, du dihydrogène et du dioxyde de carbone, ainsi que l’élaboration de ligands polyfonctionnels sont au centre de ses recherches. Ces travaux de nature fondamentale en chimie organométallique des hydrures, des silanes, et de la métathèse des liaisons sigma, lui ont valu l’attribution du prix Frankland 2010 de la Royal Society of Chemistry (RSC).
Le Prix Yves Rocard 2010 de la Société française de physique pour des chercheurs NancéensLe prix Yves Rocard 2010 de la Société Française de Physique récompense un transfert de technologie réussi entre un laboratoire de recherche et une entreprise. Il est décerné cette année à : Christophe Nicot, directeur de Midi Pyrénées Innovation, agence régionale de l'innovation en Midi Pyrénées Christophe Duret, SNR Roulements En 2000 se crée une Equipe de Recherche Technologique (ERT) dédiée à l'étude des nanostructures métalliques réunissant le Laboratoire de Physique des Matériaux et le Laboratoire de Physique des Milieux Ionisés et Applications, deux unités mixtes de recherche aujourd'hui fusionnées au sein de l'Institut Jean Lamour de Nancy. Ce prix rend hommage au Professeur Patrick Alnot, responsable de l'ERT "centre de conception de microsystèmes et microcapteurs magnétiques et acoustiques" brutalement disparu en septembre 2009. C'est avec une émotion toute particulière pour la communauté scientifique que le prix Yves Rocard de la Société Française de Physique a étéremis le 1er juin 2010.
Thomas Zemb, lauréat du prix HUMBOLDT - GAY LUSSAC 2009Le prix Humboldt-Gay Lussac 2009 est attribué à 3 scientifiques français(1), parmi lesquels Thomas ZEMB, directeur de recherches au CEA (Direction des sciences de la matière) et actuel Directeur de l’Institut de Chimie Séparative de Marcoule (Gard). Il récompense ainsi les travaux de Thomas ZEMB en chimie des colloïdes et en sonochimie, et sa contribution au renforcement des liens de coopération scientifique entre l'Allemagne et la France. Né en 1953, Thomas ZEMB est diplômé en physique nucléaire, docteur en biophysique et en physico-chimie colloïdale. Lauréat à ce jour de plusieurs prix et distinctions scientifiques, il est l’auteur de plus
Isabelle Rico-Lattes reçoit le prix Chéreau-LavetLe 9ème Prix de l’ingénieur-inventeur Chéreau-Lavet (1) a été décerné le 18 Janvier 2010, à Isabelle Rico-Lattes, directrice de recherche au CNRS, chimiste spécialiste de l’auto-organisation des molécules amphiphiles. Destiné aux ingénieurs et scientifiques ayant réalisé de grandes innovations, ce prix récompense la lauréate pour ses découvertes sur les formulations thérapeutiques « bioactives ». Le prix Chéreau-Lavet est attribué pour la première fois à une femme qui, avec plus de trente brevets à son actif, a su tout au long de sa carrière allier recherche fondamentale, innovation et valorisation industrielle. Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure, Isabelle Rico-Lattes reçoit la Médaille d’argent du CNRS en 2006. Elle coordonne par ailleurs le programme interdisciplinaire « Chimie pour le développement durable » du CNRS. Ses recherches visent à développer une nouvelle forme de formulations thérapeutiques auxquelles elle a donné le nom de « bioactives ». Il s’agit d’imaginer des principes actifs amphiphiles qui vont ensuite s’auto-formuler conduisant ainsi spécifiquement à une activité thérapeutique fonction de la cible et de son environnement biologique. Plusieurs brevets portant sur ce nouveau concept ont été déposés et deux formulations bioactives sont maintenant commercialisées : l’Oxane HD® (en partenariat avec la Société Bausch and Lomb), destiné au traitement des décollements de rétine majeurs, et le TriXéra+® (en partenariat avec les laboratoires Pierre Fabre Dermocosmétiques), destiné au traitement des allergies cutanées, et notamment de l’eczéma. Ces travaux, récompensés aujourd’hui, marquent une réelle avancée technologique et sont commercialement reconnus au niveau international.
(1) Ce prix a été crée par Marius Lavet, inventeur du système du « mouvement à quartz » appliquée à l’horlogerie qui souhaitait ainsi encourager et valoriser l’activité inventive des ingénieurs français. www.mariuslavet.org
Grand Prix 2010 de la Fondation de la Maison de la chimieLors de sa réunion du 3 février 2010 au siège de la Fondation de la Maison de la Chimie à Paris, le jury international du Grand Prix de la Fondation de la Maison de la Chimie a attribué le Grand Prix 2010, de manière conjointe, à deux chercheurs pour l’ensemble de leur œuvre scientifique, qui bénéficie d’une large notoriété internationale.
Le Prof. Dr. Hartmut Herrmann reçoit le prix Gay-Lussac Humboldt 2009Le Prof. Dr. Hartmut Herrmann (né en 1961) est directeur de l’Institut Leibniz de Leipzig sur la troposphère et professeur de chimie atmosphérique à l’Université de Leipzig. Spécialiste de l’analyse des réactions chimiques de l’atmosphère à l’interface entre sciences chimiques et géosciences, Hartmut Herrmann a fortement contribué au développement de la coopération entre le CNRS et la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG) dans le domaine de la chimie atmosphérique.
Médaille Copernic 2009La médaille Copernic 2009, la plus haute distinction scientifique remise par l’Académie Polonaise des Sciences (PAN), a été attribuée à Claudine Kieda, directrice de recherche au CNRS, Centre de biophysique moléculaire (CNRS, Orléans).
Damien Hudry, lauréat 2009 du prix de la meilleure thèse en physique et science des matériaux de la Fondation EADSDamien Hudry a effectué ses recherches à l’Institut des matériaux Jean Rouxel (CNRS/Université Nantes) et au CEA de Marcoule sous les directions respectives de Philippe Deniard et de Florence Bart. Soutenue le 2 octobre 2008, sa thèse était consacrée au "Prétraitement pyrochimique de flux chlorés chargés en produits de fission : mécanismes conduisant à l'obtention de phases cristallines en milieux chlorures fondus ». Les travaux de Damien HUDRY offrent de nouvelles perspectives pour un conditionnement spécifique de combustibles irradiés qui ne peuvent suivre la filière classique de la vitrification. Il s'inscrivent dans le futur pour le développement des systèmes nucléaires de 4ème génération (les réacteurs EPR actuellement en construction appartiennent à la 3eme). Damien Hudry a reçu son prix, d’un montant de 5000€, le 19 octobre dernier au Musée des Arts et Métiers à Paris. Il est actuellement en stage post-doctoral à Karlsruhe, en Allemagne.
Alexandre Geissler, « Best Paper Award for Young Researchers »Alexandre Geissler, doctorant à l’Institut de Sciences des Matériaux de Mulhouse (IS2M - CNRS/ Université de Haute-Alscace, Mulhouse)) au sein de l’équipe surfaces et interfaces complexes-adhésion dirigée par Marie-France Vallat, s’est vu attribuer le Best Award Paper for Young Researchers lors du 19th international Symposium on Plasma Chemistry –ISPC 19. Ce colloque, qui s’est tenu à Bochum (Allemagne) du 24 au 31 Juillet 2009, réunit tous les deux ans près de 700 chercheurs et met en relief les avancées significatives dans le domaine des plasmas. Ce prix distingue le travail de thèse d’Alexandre qui porte sur le développement de nouveaux types de matériaux adaptatifs, sensibles à l’élongation, pour des applications potentielles dans le domaine des bio-sensors, du biomédical (relargage de principes actifs, pansements…). Ce travail est le résultat d’une collaboration fructueuse entre l’IS2M et des laboratoires strasbourgeois : l’Institut Charles Sadron (Pierre Schaaf – codirecteur de la thèse) et l’INSERM (Jean-Claude Voegel et Joseph Hemmerlé). La stratégie développée consiste en la fonctionnalisation d’un support élastique de polydiméthylsiloxane par polymérisation plasma. La densité des groupements réactifs et les propriétés de surface de ces matériaux sont contrôlables en fonction du taux d’élongation. Ce concept a été appliqué dans le cadre de la thèse afin d’induire l’adsorption de protéines sur le support sous l’effet d’une sollicitation mécanique. Ces travaux sont dans la continuité des recherches développées par Vincent Roucoules (co-encadrant du travail d’Alexandre et enseignant-chercheur à l’UHA) et visant à concevoir de nouveaux matériaux adaptatifs en utilisant la chimie du plasma. Cet enseignant –chercheur avait également été récompensé lors du 18th International Symposium on Plasma Chemistry –ISPC 18 en 2007 au Japon.
Prix de l’Académie des sciences en chimie : lauréats 2009Grand prix Emilia Valori : Gero Decher, professeur à l’Université Strasbourg 1, responsable de l’équipe Multicouches de polyélectrolytes, Institut Charles Sadron (CNRS, Strasbourg) Grand prix de l’Institut français du pétrole : Ludwik Leibler, professeur à l’ESPCI, directeur du laboratoire Matière molle et chimie (CNRS/ESPCI)
Prix Grammaticakis-Neuman : Sylvie Derenne, directeur de recherche au CNRS, laboratoire de Biogéochimie et écologie des milieux continentaux à l'Université Pierre et Marie Curie (Universités Paris 6 et 12/CNRS/ENS Paris/IRD Marseille)
Prix Charles Dhéré et Médaille Berthelot : Jean-Jacques Girerd, professeur à l’Université Paris 11, Institut de chimie moléculaire et des matériaux d’Orsay (Université Paris 11/CNRS)
Prix Langevin : Azzedine Bousseksou, directeur de recherche au CNRS, laboratoire de Chimie de coordination (CNRS, Toulouse)
Prix Paul Pascal : Pascal Le Floch, directeur de recherche au CNRS, directeur du laboratoire Hétéroéléments et coordination (École polytechnique/CNRS, Palaiseau)
Prix Ivan Peychès : Bruno Bureau, professeur à l’université de Rennes I, laboratoire des Sciences chimiques de Rennes (CNRS/Université Rennes 1/ENSCR/Insa Rennes)
Janine Cossy, Ludwik Leibler et Clément Sanchez, lauréats des Grands prix de la SCFLa Société chimique de France vient d’attribuer le Grand prix Achille Le Bel à Janine Cossy, professeure à l’ESPCI, directrice de l’unité Synthèse organique et modélisation par apprentissage (CNRS/ESPCI, Paris). Le Grand prix Pierre Süe a été décerné conjointement à Ludwik Leibler, directeur de recherche au CNRS, directeur du laboratoire Matière molle et chimie (CNRS/ESPCI, Paris) et Clément Sanchez, directeur de recherche au CNRS, directeur du laboratoire de Chimie de la matière condensée de Paris (CNRS/Université Paris 6). En 2008, ce Grand prix avait récompensé les travaux de Jean Roncali, directeur de recherche au CNRS, laboratoire d’Ingénierie moléculaire d’Angers.
Janine Cossy fait ses études à Reims et passe son doctorat en 1979 sous la direction du professeur Pète. De 1980 à 1982, elle effectue son stage post doctoral à Madison dans le Wisconsin (Pr. Trost). Chargée puis directeur de recherches au CNRS, à Reims jusqu’en 1990, elle rejoint l’ESPCI à Paris où elle est professeure depuis 1991. Ses travaux de grande qualité couvrent de nombreux secteurs : les synthèses multi étapes de produits naturels, synthèses de macrolactones, méthodes régio, stéreo, chimio sélectives. Les objectifs sont des produits biologiquement actifs, anticancéreux, antifongiques, neurophysiologiques, antibiotiques. Elle a aussi travaillé dans le domaine de la photochimie, les réactions de radicaux, les synthèses organo métalliques et les synthèses énantiosélectives. Coauteur de 315 publications référencées, auteur de 7 chapitres d’ouvrages, de 4 livres et de 12 brevets, elle a donné de nombreuses conférences dont 41 dans des congrès internationaux. Elle est ou a été, par ailleurs, membre du comité éditorial d’une dizaine de journaux scientifiques (New Journal of Chemistry, Tetrahedron et Tetrahedron Letter, Synlet…). Médaille d’argent du CNRS en 1997, Prix Jungfleish de l’Académie en 1996, Novartis lecturer en 2000 et 2006, JPS Fellow en 2009. Elle a participé à plusieurs conseils et comités dont le Comité national du CNRS. Consultante auprès de Rhône-Poulenc puis de Rhodia et L’Oréal, elle est cocréatrice de deux jeunes entreprises, CDP Innovation et Acanthe Biotech. Enfin, de 1998 à 2006, elle a été vice-présidente puis présidente de la division de Chimie organique de la SCF.
Ludwik Leibler a été présenté par la division de Chimie Industrielle. En 1996 le CNRS le soutient dans une aventure industrielle, celle d’une unité mixte Atofina–CNRS à Levallois-Perret qu’il mène à bien jusqu’à la fermeture du site et prolonge à l’ESPCI jusqu’en 2003. Depuis 2004 il dirige l'UMR7167 Matière Molle et chimie entre le CNRS et l’ESPCI. Brillant, inventif, soucieux des applications industrielles, il est coauteur de plus de 150 publications, de 35 brevets et a donné plus de 150 conférences invitées dans des congrès internationaux. Médaille d’argent du CNRS en 1989, Prix IBM la même année. Il a été distingué par le prix de la Division Polymères de l’American Physical Society en 2006 et par celui de l’American Chemical Society en 2007.
Clément Sanchez est actuellement directeur du Laboratoire de Chimie de la Matière Condensée (UPMC/CNRS/ ENSCP/Collège de France). Spécialiste des méthodes sol-gel, dites de « chimie douce », il enrichit le domaine par sa culture et ses connaissances en chimie organique et lance les matériaux « hybrides » mêlant réseau organique et réseau minéral. Ses résultats touchant à la méso organisation d’oxydes sur des interfaces organiques organisées, aux nouveaux matériaux hybrides nano et mésostructurés, aux structures organisées et hiérarchisées, ont débouché sur de nombreuses applications, grâce aux études des propriétés optiques, électriques et mécaniques de ces nouvelles familles d’objets. Coauteur de plus de 400 publications référencées, il a donné près de 250 conférences invitées dont plus de 100 dans des colloques internationaux. Ses travaux ont également donné lieu à 42 brevets. Médaille d’argent du CNRS en 1995, il a également reçu le prix de la division de chimie du solide l’année précédente. Il a été récompensé en 1988 par le prix IBM «Sciences des Matériaux», en 2000 par le Prix Yvan Pueches de l’Académie des Sciences, en 2007 par la société chimique espagnole Prix Catalan-Sabatier et en 2008 par le prix Gay-Lussac :Von Humbolt. Membre de la SCF, il a participé à de nombreuses commissions et comités, dont le Comité national du CNRS et organisé plusieurs colloques sur la chimie des matériaux hybrides et des nanomatéraiux en France, en Europe et aux États-Unis. Patrick Couvreur, lauréat du prix Galien Recherche 2009Figure emblématique des nanotechnologies médicales, Patrick Couvreur, directeur de l’unité « Physico-chimie, pharmacotechnie et biopharmacie » (CNRS/Université Paris-Sud, Chatenay-Malabry) vient de se voir décerner le prix Galien Recherche 2009. Ce prix récompense ses travaux sur la squalénisation, une technologie de rupture qui constitue une véritable avancée dans la vectorisation des médicaments.
Biopharmacien, Patrick Couvreur a été le premier, avec son équipe, à introduire le concept de vecteur nanoparticulaire biodégradable pour l’administration de molécules pharmacologiquement actives. Ses recherches ont débouché sur la mise au point d’un médicament anticancéreux actuellement testé en clinique (phaseII/III) et la création d’une start-up, entrée en bourse en 2005, la société Bioalliance. Son invention la plus récente porte sur la squalénisation. Le squalène est un lipide naturel, précurseur dans la biosynthèse du cholestérol, très répandu dans le monde végétal et animal et notamment dans la peau humaine. Patrick Couvreur et son équipe ont eu l’idée de tirer partie de la dynamique moléculaire très flexible et compacte du squalène pour obtenir des nanoparticules et de le coupler à des analogues nucléosidiques à activité anticancéreuse ou antivirale. La « squalénisation » a conduit à des molécules beaucoup plus actives qui s’auto-assemblent spontanément sous forme de nanoparticules en milieu aqueux, permettant une administration par voie intraveineuse. L’élargissement de cette technique à des macromolécules nucléosidiques est en cours de recherche et pourrait avoir des applications exceptionnelles en thérapie génique. La squalénisation constitue donc une véritable innovation thérapeutique permettant de faire des nanoparticules avec le médicament lui-même. Elle a conduit à la création d’une nouvelle entreprise, la société Medsqual, qui développe les nanomédicaments issus de cette nouvelle technologie. Les travaux de Patrick Couvreur ont fait l’objet de plusieurs centaines de publications, de 45 brevets et ont été récompensés par de nombreux prix. Il a été nommé récemment à la chaire « d’innovations technologiques » du Collège de France (2009-2010).
Pierre Braunstein, lauréat français 2009 du prix Descartes-HuygensPierre Braunstein, directeur de recherche au CNRS, membre de l’Académie des sciences, vient de recevoir à Amsterdam le prix Descartes-Huygens décerné par la Royal Netherlands Academy of Arts and Sciences. Depuis plus de 30 ans, il est un acteur de premier plan dans le domaine de la chimie inorganique et organométallique. Il a notamment été le premier à synthétiser des clusters polymétalliques, petites particules métalliques dont le cœur est entouré de ligands organiques.
Né le 4 octobre 1947, Pierre Braunstein obtient son doctorat en 1974 à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg. Il est actuellement directeur du Laboratoire de chimie de coordination dans cette même université. Pierre Braunstein a consacré ses recherches à la chimie de synthèse pour comprendre et mieux contrôler la chimie moléculaire fondamentale et appliquée des métaux de transition, démarche qui s'appuie sur la synergie des interactions entre ligands et métaux. Ceci l’a conduit à mettre au point la synthèse de nombreux ligands originaux multifonctionnels qui permettent de contrôler la réactivité (activité, sélectivité) des métaux dans un très grand nombre de réactions chimiques, stoechiométriques et catalytiques, et à créer des molécules complexes, les clusters moléculaires, dont le coeur polymétallique peut adopter des structures fascinantes. Ainsi furent crées et caractérisées pour la première fois de nombreuses liaisons chimiques directes entre métaux chimiquement différents (liaisons métal-métal). Pierre Braunstein a développé le concept d’hémilabilité qui décrit des interactions ligand/métal dynamiques, et fortement contribué à l’émergence du concept d'alliage moléculaire qui est maintenant à la base de la préparation contrôlée de nanoparticules bimétalliques à propriétés physiques ou chimiques originales. Pierre Braunstein a réussi à créer des ponts entre domaines a priori isolés les uns des autres, comme l’utilisation des clusters moléculaires en catalyse hétérogène dès 1981 ou dans le cas d’une chimie bimétallique du silicium très originale. La conversion du gaz carbonique en lactones, molécules organiques à haute valeur ajoutée, pour laquelle il s’est basé sur le premier complexe métallique permettant la fixation réversible du CO2 à température et pression ambiantes par formation de liaison carbone-carbone, la carbonylation des dérivés organiques nitrés en isocyanates, le couplage déshydrogénant des stannanes, le transfert d’hydrogène des alcools aux cétones, la cooligomérisation oléfines/CO et éthylène/oléfines fonctionnelles illustrent les applications de ses travaux fondamentaux alors que d’autres réalisations furent développées avec l’Institut français du pétrole (IFP), comme l’oligomérisation catalytique des oléfines et l’activation des alcanes.
La chimie française honorée par le Prix ENI de la protection de l’environnement![]() L’ENI, 6ème compagnie pétrolière du monde, décerne chaque année trois grands prix internationaux pour récompenser des chercheurs ou des institutions pour des contributions scientifiques remarquables dans le domaine de l’énergie et de l’environnement. C’est au titre de cette dernière catégorie que le jury de ce Prix, composé de personnalités internationales de très haut niveau (incluant deux Prix Nobel) vient de désigner comme lauréat 2009 notre collègue Gérard Férey (Institut Lavoisier, UMR CNRS 8180, Université de Versailles), pour ses travaux sur la séquestration massive du CO2 et l’explication de ce phénomène. Ces travaux ont déjà été récompensés par les prix des Sociétés chimiques japonaise et espagnole en 2008, et le Muetterties Award de l’Université de Berkeley en 2009. ![]() Les matériaux poreux créés par son équipe (les MILs pour Matériaux de l’Institut Lavoisier) ont le pouvoir de capturer à température ambiante des quantités importantes de dioxyde de carbone (400 volumes de CO2 par volume de produit). Ces performances, deux fois supérieures à celles des meilleurs matériaux connus, sont dues à l’existence dans le réseau de cages très spacieuses (20.000Å3) qui peuvent accueillir et retenir les molécules de CO2, participant ainsi à la lutte contre la pollution. Les travaux actuels de Gérard Férey et de son équipe visent à augmenter encore la taille de ces pores, et un article à paraître dans Angewandte Chemie en 2009 fait état de pores d’un volume de 38.000Å3.
Trois chimistes français lauréats 2008 de la Royal Society of ChemistryLa Royal Society of Chemistry vient d’attribuer ses récompenses pour l’année 2008. Parmi les lauréats, Bruno Chaudret, directeur de recherche au CNRS et membre de l’Académie des sciences, se voit décerner le prix Sir Geoffrey Wilkinson, en reconnaissance de ses recherches exceptionnelles sur la synthèse de nanoparticules à partir de précurseurs organométalliques et pour ses travaux sur le métal dihydrogéné et les complexes de la même famille. Deux autres chimistes français sont également récompensés : Guy Bertrand, directeur de l’Unité mixte internationale UCR – CNRS Joint Research Chemistry Laboratory, reçoit le Nyholm Prize for Inorganic Chemistry pour ses travaux remarquables sur la chimie des liaisons phosphore-phosphore et la chimie des carbènes stables et de leurs complexes et Michel Che, Laboratoire de réactivité de surface (CNRS/Université Paris 6), est lauréat du Centenary Prize pour ses investigations pionnières sur la réactivité des surfaces et la catalyse hétérogène.
**Guy Bertrand ********************* Bruno Chaudret *********************** Michel Che******
Multicouches multi-citéesGero Decher, directeur adjoint de l’Institut Charles Sadron peut être fier : son article paru dans Science en 1997(1) vient de dépasser les 2 800 citations dans des revues internationales de référence et est le plus cité, dans le domaine de la chimie, parmi toutes les publications parues dans Science ou Nature ces dix dernières années ; un très beau record le plaçant à la 8ème place des publications les plus citées en chimie toutes revues confondues. Il est ainsi le seul français depuis ces dix dernières années à figurer parmi « le top 10 » des articles les plus cités au monde dans ce domaine. Consacrée à une nouvelle technique d’assemblage de matériaux nanocomposites développée à l’Institut Charles Sadron (CNRS / Université Louis Pasteur), cette publication reste plus que jamais d’actualité : la technique, basée sur des interactions intermoléculaires attractives, principalement électrostatiques, s’est révélée fiable, bon marché et respectueuse de l’environnement. Elle permet de construire couche par couche des films multimatériaux nano-organisés tout en contrôlant l’épaisseur, la composition chimique et les fonctionnalités chimiques. Par cette méthode, différents matériaux, des polymères conjugués, des pigments, des protéines, ou bien encore des particules inorganiques telles la laponite (une argile) peuvent ainsi être combinés. Ces « nanoassemblages » permettent ainsi de créer des matériaux dotés de nouvelles propriétés issues de ces combinaisons subtiles. Les domaines d’application sont variés allant des biomatériaux à l’élaboration de matériaux de revêtement anticorrosion ou antireflet ou encore de nanoparticules pour le diagnostic ou le traitement médical. (1) Fuzzy nanoassemblies: toward layered polymeric multicomposites, Gero Decher, Science, 29 août 1997. Contact : ____________________________________________________________
Prix de l'Académie des Sciences en chimie : lauréats 2008
Prix du Commissariat à l'énergie atomique (CEA)Prix annuel fondé par le Commissariat à l'énergie atomique et destiné à récompenser l'auteur ou les auteurs français d'une découverte scientifique ou technique importante. Lauréats 2008 : Jean Riess, ancien professeur à l’université de Nice et de San Diego en Californie, Paul Rigny, ancien directeur du Laboratoire du de Chimie Physique et de Séparation Isotopique au CEA et Alain Tressaud, directeur de Recherche au CNRS, laboratoire de Chimie du solide, puis à l’Institut de chimie de la matière condensée à Bordeaux. Prix Émile JungfleischÀ partir de 2008 : Prix annuel destiné à récompenser un scientifique ayant effectué des travaux dans un laboratoire français et à son équipe dans le domaine de la chimie organique et/ou de la biochimie. Ce prix pourra exceptionnellement être partagé. Lauréat 2008 : Jean-Pierre Majoral, directeur de recherche émérite au CNRS, laboratoire de chimie de coordination de Toulouse.
Prix fondé par l'ÉtatPrix annuel, institué par la Convention nationale (loi du 3 brumaire an IV sur l'organisation de l'instruction publique) et inscrit au budget de l'État. Depuis 1997, le prix est quadriennal alternativement pour les quatre disciplines suivantes : mathématique, physique, chimie, biologie animale et végétale. Lauréat 2008 : Anny Jutand, directeur de recherche au CNRS, École normale supérieure de Paris. Prix Grammaticakis-NeumanPrix annuel alternatif destiné à récompenser le meilleur travail de chimie organique une année et le meilleur travail de spectrochimie une autre année. Lauréat 2008 : Jean-Pierre Desvergnes, directeur de recherche au CNRS, Institut des sciences moléculaires à l’université de Bordeaux I à Talence.
Prix du Dr et de Mme Henri LabbéPrix récompensant des travaux de chimie biologique. Lauréat 2008 : Jean Bernadou, professeur à l’Université Paul Sabatier à Toulouse, laboratoire de Chimie de coordination du CNRS. Prix Jecker, Cahours, P.M. de la Charlonie, Houzeau et J.B. DumasPrix quadriennal de chimie à titre d'encouragement à des jeunes Lauréat 2008 : Ivan Huc, directeur de recherche au CNRS, Institut européen de chimie et biologie à Pessac.
Prix Paul PascalPrix annuel destiné à encourager ou récompenser un chercheur ou éventuellement un groupe de chercheurs poursuivant des recherches en chimie physique. Lauréat 2008 : Philippe Sautet, directeur de recherche au CNRS, École normale supérieure de Lyon.
Prix Philippe A. GuyePrix biennal décerné à un travail dans le domaine de la chimie physique. Lauréat 2008 : Patrick Batail, directeur de recherche au CNRS, laboratoire de Chimie et ingénierie moléculaire à l’université d’Angers.
Prix Theurlot, A. Durand-Claye, Alexandre Darracq et Coron-Thévenet (1868 - 1917 - 1928 - 1991)Prix quadriennal décerné pour des travaux scientifiques, de préférence expérimentaux, ayant amené des progrès significatifs d'intérêt public en science ou dans l'industrie de préférence dans les domaines de l'instrumentation, de l'énergie ou de la locomotion. Lauréat 2008 : Dominique Guyomard, directeur de recherches au CNRS, Institut des matériaux Jean Rouxel de Nantes. Le « Japan Carbon Award for Innovative Research” décerné à une chimiste françaiseClaire Herold, chargée de recherche au CNRS, a reçu le “Japan Carbon Award for Innovative Research” lors du congrès mondial « Carbon 2008 » qui s’est tenu à Nagano (Japon) en juillet 2008. Ce prix récompense les travaux de l’équipe « Intercalation dans les matériaux carbonés de basse dimensionnalité » du Laboratoire de chimie du solide minéral (CNRS/Université Nancy 1/Université Metz, Vandoeuvre-les-Nancy) dans le domaine des composés d’intercalation du graphite. Les méthodes de synthèse originales qui ont été mises au point ont permis de préparer de nouveaux composés utilisant le lithium comme vecteur d’intercalation. Ces composés purs présentent des propriétés d’un grand intérêt scientifique : anisotropie, ordre magnétique, supraconductivité. ![]()
La chimie française honorée par le JaponLa Société Chimique du Japon vient de décider de décerner son Grand Prix 2008 (le ‘Lecture Award’)à Gérard Férey, professeur à l'Institut Lavoisier (unité mixte CNRS-université de Versailles Saint Quentin-en-Yvelines), pour l'ensemble de ses travaux sur les solides poreux inorganiques et hybrides organique-inorganique, l’explication de leur genèse comme leurs applications. Il est le second français à recevoir cette distinction depuis sa création il y a quarante ans. Après le Grand Prix IFP de l’Académie des Sciences (2000), le Prix Alexander von Humboldt en Allemagne (2004) et deux ‘Lecture Awards’ décernés par les départements de chimie de deux universités américaines en 2007 (Université du Texas, College Station) et 2008 (Université d’Arizona, Tempe), c’est maintenant l’Asie qui distingue les travaux de Gérard Férey et de son groupe. Les solides poreux cristallisés qu’ils ont créés (les MIL [pour Matériaux de l’Institut Lavoisier]) non seulement possèdent actuellement plusieurs records du monde, que ce soit en termes de volumes de pores ou de surface spécifique, mais certains sont déjà produits industriellement pour leurs applications dans les domaines de l’énergie (stockage de l’hydrogène), du développement durable (incarcération de CO2) et de la santé (relarguage retard de médicaments).
Trois chimistes du CNRS, lauréats de la bourse « jeunes chercheurs » de l’ERCSuite à son premier appel à projets, le Conseil européen de la recherche (ERC) vient de sélectionner 300 jeunes chercheurs en Europe parmi lesquels 29 lauréats du CNRS. Ils recevront chacun une bourse de plus de 1 million d’euros pour développer leurs travaux pendant cinq ans. Trois chimistes du CNRS ont vu leur projet retenu : Erik Dujardin, Nathan D. McClenaghan et Christian Serre.
Erik Dujardin – Projet Comosyel (systèmes moléculaires complexes pour la nanoélectronique et la nanoplasmonique)Erik DUJARDIN, né en 1971, est chargé de recherche au CNRS dans le groupe NanoSciences du Centre d’élaboration de matériaux et d’études structurales (CEMES - CNRS, Toulouse). Ingénieur physico-chimiste de l’ESPCI, il obtient un doctorat au NEC Research Institute (Princeton, Etats-Unis) pour ses travaux sur les propriétés de nouveaux matériaux graphitiques (nanotubes, graphène). Il poursuit ses recherches à l’Université de Bristol (Grande-Bretagne) qu’il consacre à la biominéralisation et à l'auto-assemblage bio-dirigé de nanofils métalliques. En France, il rejoint le laboratoire d’électronique moléculaire du CEA puis intègre le CEMES où il met en place quatre thématiques : l'électronique monomoléculaire à base de graphène, la nanoplasmonique de chaînes de colloïdes d'or ; la manipulation de gouttelettes sub-micrométriques et la chimie des nanomatériaux bio-inspirée. Il a publié 45 articles et chapitres de livre. Le projet COMOSYEL porte sur le développement de nouveaux systèmes de traitement de l'information électronique ou optique à l'échelle moléculaire. Il s’agit de combiner l'approche microélectronique classique destinée à optimiser des composants élémentaires à fonction simple (interrupteur, transistor…) avec des systèmes naturels très complexes (cellule, cerveau, groupe social, …) dont l’efficacité est bien supérieure à l'accumulation de celle de leurs éléments constitutifs. L’idée est de les assembler ensuite en une architecture permettant un traitement de l'information beaucoup plus performant. En électronique, le projet cherchera ainsi à réaliser un calculateur moléculaire en graphène, ce feuillet monoatomique de carbone dont l'empilement constitue le graphite de la mine de crayon. En optique, l'organisation spontanée de nanoparticules métalliques cristallines en réseaux de chaines permettra de confiner et router la lumière dans des fils nanométriques vers des molécules individuelles. Cette approche pourrait mener à un nouveau concept de traitement de l'information optique et à des biocapteurs très sensibles. Elle nécessitera en outre de poursuivre le travail de fond sur les méthodes de synthèse et de manipulation de nano-objets et d'auto-assemblage de structures complexes, ce qui sera tenté en prenant des systèmes biologiques performants comme modèles. Contact : Erik Dujardin
Nathan D. McClenaghan – Projet « Commotion »Nathan D. McClenaghan est chargé de recherche au CNRS au sein du groupe Nanostructures organiques de l’Institut des sciences moléculaires (CNRS/Universités Bordeaux 1 et 4, ENSCP Bordeaux). Ce britannique, né le 16 novembre 1973 à Castlereagh (Irlande du Nord), est titulaire d’un Ph.D en photochimie supramoléculaire organique de la « Queen’s University of Belfast ». Il effectue un premier stage postdoctoral en photochimie inorganique en Italie puis un second au Laboratoire de chimie organique et inorganique (CNRS/Université Bordeaux 1) sur les fullerènes autoassemblés. Ses travaux actuels sont consacrés à la synthèse et à l’étude des nanomachines « bioinspirées » et des processus photochimiques et photophysiques au sein d’architectures supramoléculaires. Il est co-auteur de 30 publications dont 3 chapitres de livres.
Le projet « Commotion » s’intéresse à la communication entre molécules par analogie avec ce qui existe dans le vivant. L’objectif est de connecter et mettre en réseau des composants moléculaires dans lesquels des molécules fonctionnelles, photo-/électroactives par exemple, peuvent communiquer entre elles en solution et dans les milieux organisés. Des systèmes supramoléculaires de complexités différentes vont être synthétisés et étudiés ; ils seront basés sur le photocontrôle ionique pour produire des composants moléculaires du futur multi-connectés ou opérant en parallèle. Ces composants seront activés par la lumière et fonctionneront sur des échelles de temps biologiques (millisecondes) ou très courtes (picosecondes-nanosecondes). Les édifices moléculaires envisagés iront des systèmes bistables aux réseaux moléculaires et dispositifs hybrides, et devraient permettre le photocontrôle d’architectures biologiques membranaires. Ce projet multidisciplinaire réunira des expertises diverses : synthèse ; fluorescence; matériaux organiques auto-assemblés ; RMN dynamique ; spectroscopies ultrarapides. Contact : Nathan D. McClenaghan
Christian Serre – Projet BioMOFs (applications biologiques de solides nanoporeux hybrides cristallisés)Christian Serre, âgé de 37 ans, est chargé de recherche au CNRS au sein du groupe Microporeux de l’Institut Lavoisier (CNRS/Université Versailles Saint Quentin-en-Yvelines, Versailles). Ingénieur de l’ESPCI, il est titulaire d’un doctorat en chimie inorganique. Il effectue son stage post-doctoral à Princeton (Etats-Unis), au sein de l’unité mixte CNRS/Rhodia où il poursuit des recherches sur la synthèse et la caractérisation de matériaux microporeux hybrides inorganiques-organiques. Il est l’auteur de 75 publications dans des revues scientifiques internationales. Quatre d’entre elles ont été citées plus de 100 fois. Sa publication dans Science en 2005 est celle qui a été la plus citée en chimie dans le monde en 2007. Le CNRS lui a décerné la médaille de bronze en 2006. Le projet BioMOFs concerne l’utilisation de solides MOFs (Metal-Organic-Frameworks), des composés poreux hybrides inorganiques cristallisés, pour des applications à caractère biologique telles que la libération contrôlée de médicaments. L’avantage est de permettre une libération de la dose requise de manière prolongée et contrôlée dans le temps par une administration unique. La recherche actuelle est focalisée principalement sur l’utilisation de matrices organiques (polymères) ou inorganiques (silice poreuse). L’idée est d’associer les deux approches avec des solides MOFs à large taille de pores. Les premiers résultats obtenus avec les composés poreux MIL-100 et MIL-101 (MIL : Matériaux Institut Lavoisier) lors de l’encapsulation de l’Ibuprofène sont remarquables. Ils montrent l’adsorption de près de 1.4 g de médicament par gramme de solide poreux et une libération en conditions physiologiques qui reste active entre trois et six jours. Le but du projet est d’étudier sur le plan fondamental des interactions entre MOFs à base d’éléments métalliques biocompatibles (fer, zinc…) et des molécules biologiques telles que des médicaments, des toxines ou des aminoacides… Contact : Christian Serre
Pour en savoir plus sur les 29 lauréats du CNRS et sur l’ERC : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1270.htm
Médailles de bronze du CNRS 2007 La médaille de bronze récompense le premier travail d'un chercheur qui fait de lui un spécialiste de talent dans son domaine. 6 médailles ont été remises cette année à de jeunes chercheurs du département :
Il développe en parallèle quatre axes de recherche : Chimie organométallique du chrome(III) Synthèse totale de produits naturels à activité biologique Chimie Bioorganique : développement de sondes pour l'étude d'interaction protéine-protéine Nanotechnologies : empreintes moléculaires et nanotubes de carbone
Les thématiques principales de ses recherches portent sur :
Sa principale activité de recherche vise à explorer les propriétés électroniques de complexes de métaux de transition et de radicaux à l’aide d’une technique encore peu répandue dans le domaine de la chimie mais particulièrement puissante, la Résonance Paramagnétique Electronique à haut champ et à haute fréquence. Plus particulièrement, son travail, réalisé au Laboratoire des Champs Magnétiques de Grenoble, a pour but d’établir des corrélations magnéto-structurales dans le cas des complexes du manganèse, modèles de sites actifs de métalloenzymes. Elle a pour perspectives d'étendre ses projets à l’élaboration de systèmes bio-inspirés pour activer le CO au département de chimie moléculaire de Grenoble.
Il développe la chimie des hétérocycles azotés énantiopurs à partir d’acides aminés.
Son activité de recherche concerne l’utilisation des techniques de diffraction pour l’étude, in situ, de synthèses de matériaux sous haute pression et haute température (matériaux ultra-durs BN et Al-B-N, supraconducteurs BaVS3 et CaC6).
Vincent Vivier est un spécialiste en microscopie électrochimique à balayage. Les thèmes de recherche qu’il aborde concernent la caractérisation des processus de corrosion à l’échelle locale (sur le fer, les bronzes et les alliages de magnésium), et la mise en oeuvre de mesures locales au niveau des interfaces solide/liquide et liquide/gaz.
Médailles d'argent du CNRS 2007 La Médaille d'argent du CNRS distingue des chercheurs, au début de leur ascension, mais déjà reconnus sur le plan national et international pour l'originalité , la qualité et l'importance de leurs travaux. 2 médailles ont été remises cette année à des chercheurs du département :
2007 : Clément Sanchez, récompensé par deux prix internationaux pour ses travaux sur les matériaux hybridesDeux nouveaux prix internationaux viennent d’être attribués à Clément Sanchez, directeur de recherche au CNRS, directeur du laboratoire de chimie de la matière condensée (CNRS, Université Pierre et Marie Curie – Paris 6, ENSCP, Collège de France) et responsable de la division de nanochimie de C’Nano Ile de France. Il s’agit du prix Catalan-Sabatier de la Spanish Royal Society of Chemistry et du prix pour la recherche Alexander von Humboldt. Ils récompensent ses travaux sur les propriétés physiques et chimiques des nanomatériaux inorganiques et hybrides dont les résultats intéressent les domaines de l’environnement, de l’énergie, de l’optique et de la santé. Plus précisément, l’activité scientifique de l’équipe qu’il dirige porte sur :
Les succès de Clément Sanchez en chimie des matériaux ont été déjà largement reconnus : Prix IBM pour la science des matériaux (1988), Prix de la Société chimique de France pour la chimie de l’état solide (1994), médaille d’argent du CNRS (1995), prix Yvan Pueches de l’Académie des sciences (2000) et enfin médaille Lavoisier du CEA (2007). Auteur de plusieurs centaines de publications et de nombreux ouvrages, Clément Sanchez est le premier chercheur français à figurer dans le top 40 des publications en science des matériaux (classement du Web of Science Scientific Indicators). Il fait également partie de la liste des auteurs les plus cités au monde au cours des vingt dernières d’années (http://isihighlycited.com/).
2007 : Francesco Di Renzo honoré par l’International Mineralogical AssociationA 53 ans, Francesco Di Renzo, directeur de recherche au CNRS, reçoit un bel hommage pour ses travaux effectués dans les domaines des zéolithes, des matériaux mésoporeux et de la catalyse. En effet, la commission "New Minerals and Mineral Names " de l’International Mineralogical Association (IMA) vient d’attribuer le nom de direnzoite à une zéolithe naturelle dont la structure( * ) a été récemment résolue par E. Galli et A.F. Gualtieri de l’Université de Modène en Italie. Les zéolithes sont des aluminosilicates cristallins microporeux existant à l’état naturel, ou produites par synthèse. Au-delà de leur intérêt scientifique, les zéolithes ont des propriétés physico-chimiques remarquables (tamisage moléculaire, échange d’ions, adsorption) qui sont mises à profit dans un très grand nombre d’applications technologiques et industrielles (catalyse, séparation /purification de gaz et de liquides, détergence, agriculture, double vitrage, alimentation animale, …) représentant un marché de plusieurs milliards d’euros par an.
Présents dans les cavités de roches basaltiques (image de gauche) collectées sur le Mont Peylenc, dans le Massif Central, il y a plus de 30 ans, les cristaux de direnzoite (image centrale, cristaux aciculaires de 1-5 µm d’épaisseur et 30-50 µm de longueur) n’ont révélé leur structure cristallographique (image de droite) que récemment, grâce à l’utilisation du rayonnement synchrotron à l’European Synchrotron Radiation Facility de Grenoble.
Référence: American Mineralogist ; January 2008 ; v. 93 ; no. 1 ; p. 95-102 ; DOI : 10.2138/am.2008.2666 (*) Composition de la direnzoite : [NaK6MgCa2(Al13Si47O120). 36H2O
Prix La Recherche 2007 : les lauréats de la mention « Energie »De gauche à droite sur la photo : Mathieu Salanne, Natalie Malikova, Christian Simon, Jean-François Dufrêche, Benjamin Rotenberg, Pierre Turq, Virginie Marry. Le prix La Recherche 2007, mention « Energie », a été attribué au groupe Liquides ioniques du laboratoire Liquides ioniques et interfaces chargées (LI2C - unité mixte de recherche Université Pierre et Marie Curie Paris VI, CNRS, ESPCI). Il vient d’être remis à Virginie Marry, maître de conférences à l’UPMC, porteur du projet au sein du laboratoire. Ce prix récompense les travaux de cette équipe consacrés à la « modélisation moléculaire pour l’industrie nucléaire du futur ». Les autres lauréats de l’équipe sont Pierre Turq, professeur à l'UPMC, responsable du groupe, Christian Simon, maître de conférences à l'UPMC, Jean-François Dufrêche, chargé de recherche au CNRS, Natalie Malikova chargée de recherche au CNRS (CEA - Saclay ); Benjamin Rotenberg, qui a préparé sa thèse au laboratoire, et Mathieu Salanne, maître de conférences à l'UPMC.
Optimiser les procédés futurs et améliorer les modèles prédictifs
Prix de l'Académie des Sciences en chimie : lauréats 2007
Prix Alexandre Joannidès
Geochemical Society (USA) : prix du meilleur article 2006 Le Prix du meilleur article 2006 (Best Paper Award 2006)a été décerné par la Geochemical Society à une contribution du Laboratoire de Géochimie Bioorganique (UMR CNRS de l'Institut de Chimie de Strasbourg), en collaboration avec le Département de Géologie de l'ETH de Zurich. L'article* retenu est paru dans le journal " Science" en tant que" Research Article". Sa parution était accompagnée d'une "Perspective" proposée par John Hayes, membre de l'American National Academy of Sciences. Cet article avait fait l'objet d'un communiqué de presse du CNRS (voir le communiqué), d'un article dans CNRS international magazine (lire l'article) et dans l'Actualité Chimique (télécharger l'article) Le travail porte sur l'élucidation de réactions d'hydrogénation de la matière organique par des sulfures lors des premiers stades de la formation des sédiments, une étape-clé dans le cycle global du carbone et dans le processus de formation du pétrole. (*) Y. Hebting, P. Schaeffer, A. Behrens, P. Adam, G. Schmitt, P. Schneckenburger, S.M. Bernasconi and P. Albrecht, Biomarker Evolution for a Major Preservation Pathway of Sedimentary Organic Carbon
Prix jeune chercheur 2007 de l’Académie mexicaine des sciences Jaime Sanchez Valente, anciennement doctorant à l’Institut de recherche sur la catalyse du CNRS à Lyon (devenu Ircelyon), vient de se voir attribuer le prix du meilleur jeune chercheur 2007, dans la catégorie Ingéniérie et technologie, de l’Académie mexicaine des sciences. Actuellement chercheur à l’Institut mexicain du pétrole, Jaime Sanchez Valente a poursuivi ses études pendant quatre ans à l’IRC de Lyon, sous la direction de François Figueras, directeur de recherche émérite au CNRS. Ce prix va lui être prochainement remis par le président de la République mexicaine. Il récompense ses travaux sur les hydrocalcites qui ont conduit à l’industrialisation d’additifs permettant de piéger les oxydes de soufre (SOx). L’enjeu est important puisqu’il intéresse l’industrie pétrolière, au Mexique notamment, où le pétrole contient une forte teneur en soufre. Les hydrocalcites introduites dans les additifs permettront aux raffineries de pétrole de réduire leurs rejets d’acide sulfurique, pour le plus grand bien des riverains.
Vincent Roucoules, « Best Paper Award for Young Researchers »
Vincent Roucoules, enseignant-chercheur à l’Institut de chimie des surfaces et interfaces de Mulhouse (ICSIM – CNRS) (équipe "adhésion"), s’est vu attribuer le Best Paper Award for Young Resarchers lors du 18th International Symposium on Plasma Chemistry – ISPC 18, qui s’est tenu à Kyoto (Japon), du 26 au 31 août 2007. Il distingue sa communication sur une nouvelle stratégie de traitement de surface par polymérisation plasma, destinée à atteindre des propriétés réversibles d’adhésion, basées sur la thermoréversibilité des liaisons chimiques mises en jeu à l’interface entre deux matériaux. L’objectif est de faciliter le recyclage des assemblages adhésifs de différents substrats.
ACS Award in Polymer Chemistry 2007Ludwik Leibler, directeur de recherche au CNRS et professeur à l’Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles (ESPCI) de Paris est lauréat du « Polymer Chemistry Award 2007 » décerné chaque année par l'American Chemical Society. Cette distinction fait l’objet d’un article dans le journal « Chemical and Engineering news ».
Sir Edward Frankland Prize Lectureship
Ce prix, décerné chaque année par la Royal Society of Chemistry(RSC), sera remis à Odile Eisenstein le 22 Janvier 2007, à l’occasion d’une journée scientifique organisée à Montpellier par la RSC et la Société française de Chimie. Il récompense Odile Eisenstein pour ses travaux originaux en chimie théorique, qui on permis de progresser considérablement dans la compréhension de la structure électronique et de la réactivité de complexes inorganiques et organométalliques.
Prix de la Fondation scientifique franco-taiwanaise 2006Le prix de la Fondation scientifique franco-taiwanaise a été décerné conjointement au Professeur Serge LEFRANT, Directeur de l’Institut des Matériaux Jean Rouxel de l’Université de Nantes et au Professeur Chain-Hsu HSU, doyen associé de la faculté des sciences de l’Université nationale de Chiao Tung. Créé en 1999, il est destiné à récompenser annuellement, en liaison avec l’Académie des sciences, deux chercheurs français et taiwanais ayant travaillé en collaboration depuis plusieurs années. Les lauréats 2006 sont deux éminents spécialistes de la science des matériaux, et notamment des propriétés optiques et optoélectroniques de matériaux tels que les polymères luminescents, les cristaux liquides, les nanoparticules, les nanotubes ou les oxydes ferroélectriques.
Høst Madsen Medal 2007Le Professeur Patrick Couvreur, directeur du Laboratoire de Physico-Chimie, Pharmacotechnie, Biopharmacie de l’université Paris-Sud a reçu en 2006 la « Høst Madsen Medal 2007 ». Le dernier français à avoir obtenu cette distinction en 1980 est le professeur R. Paris. Les recherches de Patrick COUVREUR et de son équipe concernent principalement la vectorisation des médicaments. Il a été le premier à introduire le concept de vecteur nanoparticulaire biodégradable pour l'administration de molécules pharmacologiquement actives. Ces recherches ont débouché, dans le domaine du cancer, à proposer un nouveau médicament, actuellement testé en clinique (phase II/III).
Tajima Prize 2006
Le Tajima Prize 2006, décerné par l'International Society of Electrochemistry (ISE), a été attribué à Monsieur Alain Walcarius, directeur de recherche au Laboratoire de Chimie Physique et Microbiologie pour l’Environnement. Ce prix récompense les résultats scientifiques de jeunes électrochimistes âgés de moins de 40 ans.
Prix EURYI de l'ESF (European Science Foundation) 2006Nicolas MANO, récemment recruté au CNRS comme CR1, vient d'obtenir le prix EURYI de l'ESF (European Science Foundation) pour son projet de Biopiles qu'il développe actuellement au Centre de recherche Paul-Pascal (CRPP - UPR8641) à Pessac. Sa candidature avait été soumise à l'ESF par le CNRS.
Médailles de bronze du CNRS 2006
La médaille de bronze récompense le premier travail d'un chercheur qui fait de lui un spécialiste de talent dans son domaine. 6 médailles ont été remises cette année à de jeunes chercheurs du département :
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