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Distinctions, prix

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Daniel Scherman remporte le prix 2017 Emilia Valori de l'Académie des Sciences

 

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Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique dans l’unité de technologies chimiques et biologiques pour la santé à la faculté de pharmacie de Paris

Le prix est décerné à Daniel Scherman dont les principaux travaux ont porté sur la thérapie génique utilisant des plasmides bactériens ou des oligonucléotides de synthèse.
Il s’est notamment illustré par la découverte de procédés puissants d’administration de ces
ADN, via des vecteurs chimiques ou par l’utilisation de forces physiques, en particulier les champs électriques, qui permettent de multiplier par plus de 1 000 fois l’efficacité du transfert de gène.
C’est cette découverte clé de « l’électroporation » qui a permis des développements cliniques importants, concernant la vaccination et le traitement de maladies telles que la dégénérescence maculaire liée à l’âge.

 

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Le trophée Étoiles de l'Europe 2017 : Grennanofilms porté par Redouane Borsali (Cermav) récompensé

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Le projet européen Greenanofilms sous la coordination de Redouane Borsali du Cermav a démarré en 2014. Ce projet a pour objectif la conception de films nano-organisés obtenus par auto-assemblage de glycopolymères sur supports flexibles pour des applications en opto- et bioélectronique de nouvelle génération. Le consortium comprend neuf partenaires européens (cinq universitaires et quatre industriels).

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Le trophée Étoiles de l'Europe 2017 attribué au projet européen PNMR porté par Guido Pintacuda

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Le trophée "Étoiles de l’Europe” valorise les équipes françaises qui ont choisi l’Europe pour développer leurs recherches et s’ouvrir à l’innovation. Il récompense les coordinatrices et coordinateurs de projets européens de recherche et d’innovation, portés par une structure française et dont les travaux ont renforcé l’influence de la France en Europe et à l’international. Le 4 décembre 2017, il récompense notamment le projet "Paramagnetic NMR: Pushing the Envelope of Nuclear Magnetic Resonance Spectroscopy for Paramagnetic Systems" (pNMR, ITN Marie Curie Actions, 2013 - 2016) porté par Guido Pintacuda de l’Institut des sciences analytiques (CNRS/Univ Claude Bernard/ENS Lyon).

Ce projet a permis de construire un réseau européen pour la formation et l’échange scientifiques, centré sur le développement et l'application de nouvelles méthodes en spectroscopie de résonance magnétique nucléaire (RMN) de systèmes contenant des métaux paramagnétiques. Ce réseau européen regroupait 9 groupes de recherche académique et 4 entreprises industrielles. (cf. http://pnmr.eu).

 

La RMN occupe un rôle central parmi l’éventail des techniques analytiques utilisées aujourd’hui pour caractériser la matière à l’échelle atomique. Technique multidisciplinaire, non-invasive, la RMN permet de sonder l’environnement local autour de chaque atome, et peut être appliquée à une large gamme d’échantillons : liquides, solides, tissus biologiques ou petits organismes. Si des analyses de routine sont couramment effectuées dans la recherche académique et industrielle, des avancées récentes en termes de méthodologie et d’instrumentation révolutionnent aujourd’hui cette méthode spectroscopique et accroissent son potentiel pour lever des verrous analytiques clés de portée sociétale. Ce réseau européen a permis d’avancer la réalisation de projets de recherche, de développement et d’innovation dans les domaines de la chimie, de l’énergie et de la santé.
Le programme de formation par la recherche intégrait aussi des cours de formation théorique et des ateliers pratiques, des conférences internationales et des actions de sensibilisation permettant de diffuser les résultats du réseau à la plus grande communauté scientifique et au grand public.

 

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Marc Taillefer reçoit le Grand Prix Emile Jungfleisch 2017

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Le mardi 21 novembre 2017, Marc Taillefer s’est vu remettre le Grand Prix Emile Jungfleisch de l’Académie des Sciences, sous la coupole de l’Institut de France.

Marc Taillefer est directeur de recherche au CNRS à l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier et vice-président exécutif de la Société Chimique de France.

Il est également responsable de l’équipe AM2N (Architectures Moléculaires et Matériaux Nanostructurés) de l’Institut Charles Gerhardt de Montpellier, membre de l’Institut Carnot Chimie Balard Cirimat.

 

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Jessica Rodriguez, une jeune chimiste distinguée à Shangaï

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Jessica Rodriguez a été pré-selectionnée parmi les candidat(e)s au prix de thèse Reaxys. Elle fait partie des 10 dossiers retenus et présentera ses travaux en fin de semaine à Shangaï. Une première reconnaissance internationale venant couronner trois ans de recherche en chimie biologique. Désormais post-doctorante à Toulouse, au  laboratoire Laboratoire hétérochimie fondamentale et appliquée (LHFA), cette brillante scientifique s’attaque désormais à une autre thématique aussi prometteuse : la chimie de l’or.

Lorsqu’elle se dirige cette semaine vers le Soleil Levant, Jessica a du mal à dormir durant les 11 heures de vol. Et il y a de quoi ! Le Prix de thèse Reaxys, qui récompense doctorants ou docteurs menant des recherches originales et innovantes, est très réputé dans le milieu de la chimie. « C'est une grande fierté d’avoir été sélectionnée parmi les finalistes, confie-t-elle, c’est un prix d'une telle renommée internationale, on y retrouve les chercheurs des meilleures universités du monde ! ». Cette année les dix participants retenus dont elle fait partie bénéficient d’ores et déjà d’un accès illimité au contenu de Reaxys Chimie, une base de données numérique de référence. Mais surtout, ils sont invités à présenter leurs travaux au Symposium du Prix PhD Reaxys, qui se déroulera les 19 et 20 octobre 2017à Shangaï. Ce grand oral de chimie ne distinguera à la fin que trois thèses également, les meilleures. « Je suis un peu stressée avant cette présentation car je pense qu'il est vraiment difficile d'obtenir ce prix, mais j'essaierai de faire de mon mieux pour présenter et défendre mon travail. » Un travail de trois ans mené chez elle, en Espagne, dans le groupe du Prof Mascareñas. Son sujet de thèse : « Le développement de nouveaux peptides pour le contrôle supramoléculaire de l'internalisation cellulaire et la reconnaissance sélective de l'ADN. »  Les acides nucléiques (ARN, ADN) jouent un rôle clé dans la transmission de l'information génétique.  Aussi les altérations de leur activité sont à l'origine de nombreuses maladies, dont le cancer. Mais aujourd’hui, les scientifiques développent des acides synthétiques capables d'interagir avec des séquences d'ADN spécifiques. Les travaux de Jessica, que ce prix vient justement couronner, laissent entrevoir de grandes avancées : « à très long terme cela pourrait nous aider à en savoir plus sur certaines tumeurs et essayer de les arrêter ou même de les guérir. »

Ruée vers l’or catalytique

Après la thèse, Jessica a effectué un virage scientifique qui l’a fait passer du vivant au minéral. Et par n’importe lequel : l’or ! Désormais à Toulouse, au Laboratoire hétérochimie fondamentale et appliquée (LHFA), ses recherches portent plus précisément  sur « La synthèse de complexes d'or (III) pour de nouveaux procédés catalytiques ». C’est dans les années 80 que les chimistes découvrent certaines propriétés remarquables du « roi des métaux » : il s’avère en effet capable d’accélérer une réaction chimique. Aujourd’hui les catalyseurs métalliques sont indispensables en chimie, et notamment dans l’industrie : « les carburants, les engrais pour l'agriculture, les médicaments tels que l'ibuprofène, les cosmétiques ou les énergies alternatives sont quelques-uns des produits nécessitant une catalyse », rappelle Jessica. Certes, il existe de nombreux autres métaux efficaces, mais « contrairement à ce que les gens croient, l'or est moins cher que d'autres catalyseurs métalliques comme le platine ou le rhodium ». Et puis de très faible quantités suffisent pour démarrer une réaction (quelques mg). Autres propriétés : l'or présente une réactivité et une sélectivité très différentes des autres métaux, ce qui diversifie les réactions possibles.Le travail de Jessica consiste donc à rechercher « la stabilisation des composés d'or à haut degré d'oxydation, l'or (III) ». L'objectif est d'étudier de nouvelles réactions catalytiques pour développer de nouvelles applications. En médecine, par exemple, l’or suscite de grands espoirs. Non toxiques pour l'organisme, et de par sa capacité à se lier spécifiquement avec des protéines, les complexes d'or peuvent cibler les cellules cancéreuses. De nouvelles thérapies prometteuses en perspective !

Pour l’instant, c’est son sujet de thèse qui préoccupe Jessica dans l’avion, celui qu’il faudra défendre à Shangaï fin de semaine pour espérer figurer parmi les trois vainqueurs. Soulever un beau trophée tout doré vendredi serait un véritable tremplin pour sa carrière. Mais quelle qu’en soit l’issue, la chimiste espagnole se montre déjà satisfaite de sa sélection : « Ce n'est pas seulement le prix qui compte mais le fait d’avoir déjà rejoint le Reaxys Prize Club où se trouvent certains des chimistes les plus remarquables du monde, et de savoir que je pourrai les rencontrer et discuter avec eux de nos travaux. »

 

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Jean-Marie Tarascon, Spécialiste du stockage de l'énergie couronné du Samson award : une reconnaissance internationale

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Le 3 octobre, le gouvernement israélien a décerné le Samson  award 2017 à Jean-Marie Tarascon, Professeur au Collège de France, directeur du réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie (RS2E) du CNRS. Avec Jens Nielsen, Professeur en biologie à l’université de Chalemers*, il est un des deux lauréats du prix israélien le plus important dédié à l’innovation. Après la médaille  de l’Innovation du CNRS décernée cette même année, Jean-Marie Tarascon se voit ainsi récompensé à l’international pour l’ensemble de ses travaux sur les batteries. Dernièrement, avec son équipe, il a levé le voile sur le rôle des ions oxygènes dans l’autonomie remarquable d’une nouvelle catégorie de matériaux pour batterie**.

Au cours de ces 30 dernières années, ses travaux ont couvert un large spectre du stockage de l’énergie avec un fort impact à l’étranger. Il est notamment impliqué dans de nombreuses collaborations sur des sujets comme l’auto-réparation, les batteries sodium-ion ou encore l’électrocatalyse. Sa carrière, commencée aux Etats-Unis, l’a ouvert à la collaboration entre recherche publique/privée ; une recherche poussée aux frontières de l’interdisciplinarité. Il s’est ainsi attaché à la fois à la recherche fondamentale et appliquée sur des sujets allant de l’analyse en temps réel des réactions chimiques au cœur des batteries à l’amélioration de l’éco-compatibilité des matériaux utilisés dans ces mêmes dispositifs tout en étant l’inventeur de la batterie plastique à ions  lithium.

Le « Eric and Sheila Samson Prime Minister’s Prize for Innovation in Alternative Fuels for transportation » récompense chaque année deux chercheurs pour leur contribution scientifique innovante, susceptible de conduire au développement d’énergies alternatives aux carburants fossiles pour le transport. Institué par le gouvernement israélien et un couple d’entrepreneurs philanthropes, Eric et Sheila Samson, ce prix de l’innovation est l’un des plus dotés au monde. Le Samson award compte parmi ses précédents lauréats de grands noms tels que Michael Graetzel (cellules photovoltaïques à colorant) , John Goodenough (cathodes pour batteries Li-ion) et Mercouri Kanatzidis  (Thermoèlectriques).


*Récompensé pour ses travaux sur la production de biocarburants par des levures.

** Des travaux fondamentaux publiés dans Science et Nature Materials.

 

 

Georges Hadziioannou élu membre de la National academy of engineering

 

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La U.S. National academy of engineering (NAE) a élu 22 nouveaux membres étrangers parmi lesquels figure Georges Hadziioannou, Professeur de chimie et enseignant-chercheur au Laboratoire de chimie des polymères organiques (CNRS – Bordeaux INP – Université de Bordeaux) . L'élection en tant que membre de la NAE est l'une des plus hautes distinctions accordées aux ingénieurs. Seuls 10% de ses membres sont étrangers.

 

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Les médailles de bronze 2017 du CNRS en chimie

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Clémence Allain
Chercheuse en chimie de synthèse et photophysique, Laboratoire Photophysique et photochimie supramoléculaires et macromoléculaires (PPSM), CNRS/ENS Paris-Saclay

Clémence Allain s'intéresse aux s-tétrazines, des composés organiques fluorescents parmi les plus petits qui soient, et à leurs propriétés photophysiques et électrochimiques. Après un doctorat en chimie organique à l'université Pierre et Marie Curie - Collège de France, des stages postdoctoraux en France puis en Angleterre, Clémence Allain intègre en 2010 le laboratoire de Photophysique et photochimie supramoléculaires et macromoléculaires. Dès lors, elle s'applique à valoriser les dérivés de s-tétrazines, qui sont la spécialité de l'équipe qu'elle rejoint. Elle s'attache à intégrer ces molécules dans des matériaux électro-actifs et/ou photo-actifs à forte valeur ajoutée, avec à la clé, de potentielles applications dans la conception de dispositifs d'affichage ou la détection et la quantification de polluants. Ces travaux ont été valorisés par de nombreuses publications et trois brevets, dont l'un a abouti au développement d'un produit commercialisé : un révélateur d'empreintes utilisé en criminologie. Aujourd'hui, Clémence Allain porte un nouveau projet : élaborer des matériaux fluorescents, stimulables mécaniquement, pour concevoir des sondes locales, capables de mesurer en temps réel les forces issues de la contraction des réseaux d'actine présents dans les cellules vivantes. Un projet original et ambitieux pour lequel elle vient d'obtenir une bourse ERC Starting Grant du Conseil européen de la recherche.

Sara Cavaliere
Maître de conférences en chimie et sciences des matériaux, Institut de chimie moléculaire et des matériaux - Institut Charles Gerhardt Montpellier (ICGM) – CNRS / Université de Montpellier / ENSC Montpellier, Montpellier

Les travaux de Sara Cavaliere visent à élaborer des nanomatériaux capables d'améliorer les dispositifs de conversion de l'énergie, tels que les piles à combustible, transformant l'énergie d'une réaction chimique en courant électrique. Après un master de chimie à l'université de Milan, un doctorat à l'Institut Lavoisier de Versailles et un postdoctorat à l'université de Fribourg, Sara Cavaliere occupe un poste d'attachée temporaire d'enseignement et de recherche à l'université de Lyon. C'est là qu'elle débute ses recherches sur la fabrication de nanofibres dotées de propriétés magnétiques, à partir du procédé de filage électrostatique. Maître de conférences à l'université de Montpellier depuis 2009, elle continue d'explorer cette méthode pour développer des matériaux performants et durables, au cœur des piles à combustible. Soutenus dès 2013 par une bourse ERC Starting Grant du Conseil européen de la recherche et valorisés par deux brevets d'invention, les travaux de Sara Cavaliere lui octroient aujourd'hui une renommée internationale. Auteure de nombreuses publications, membre de comités de rédaction de plusieurs revues scientifiques, la jeune chimiste est aussi à l'origine du premier congrès international Electrospinning for energy, organisé en 2016. Elle a été nommée membre junior de l'Institut universitaire de France (au 1er octobre 2017) pour cinq ans.

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Arnaud Gautier
Maître de conférences en chémobiologie, Laboratoire Processus d'activation sélectif par transfert d'énergie uni-électronique ou radiatif (PASTEUR), CNRS / ENS / UPMC
Département de chimie de l'École normale supérieure, Paris

Arnaud Gautier s'est fixé un défi : repousser les limites de l'imagerie pour améliorer la compréhension des processus intervenant dans les cellules vivantes, à l'échelle cellulaire, moléculaire et systémique. À la suite de stages postdoctoraux, qu'il effectue à l'École polytechnique fédérale de Lausanne et au Laboratoire de biologie moléculaire du Medical Research Council à Cambridge, Arnaud Gautier intègre le département de chimie de l'École normale supérieure de Paris comme maître de conférences. Parallèlement à sa mission d'enseignement, le jeune chimiste poursuit son projet de recherche : développer des outils chimiques innovants, notamment des méthodes de marquage des molécules, pour explorer de plus près les mécanismes biologiques. C'est ainsi qu'il met récemment au point une protéine dotée d'une fluorescence réversible, qui fonctionne comme un « interrupteur » et permet d'envisager l'observation de processus complexes impliquant un grand nombre d'acteurs, avec une précision inégalée. Inédits, ces travaux lui ont valu de décrocher le prestigieux financement ERC Consolidator Grant du Conseil européen de la recherche. Arnaud Gautier mène ainsi une dynamique activité d'enseignement, de recherche et de valorisation, qui lui confère une large reconnaissance, tant au niveau national qu'international.

Camelia Matei Ghimbeu
Chercheuse en science des matériaux, Institut de science des matériaux de Mulhouse (IS2M) – CNRS / Université de Haute-Alsace, Mulhouse

Les matériaux carbonés sont à la base de nombreuses applications industrielles, de l'aéronautique à la dépollution de l'eau, en passant par les dispositifs de stockage de l'énergie comme les batteries. Les travaux de Camelia Matei Ghimbeu contribuent à en mettre au point la prochaine génération. À la suite d'un doctorat européen, elle rejoint le groupe Carbone et Matériaux hybrides de l'Institut de science des matériaux de Mulhouse (IS2M) pour deux stages postdoctoraux, puis intègre le CNRS en 2011. Son projet de recherche vise à développer des matériaux carbonés ou hybrides, aux propriétés contrôlées par des voies de synthèse inédites et dont l'impact environnemental et le coût de fabrication sont réduits. Le développement de ces matériaux plus performants implique également une recherche sur la compréhension de leurs mécanismes de formation et la mise au point de techniques de caractérisations spécifiques aux matériaux carbonés. Son dernier succès : une électrode de batterie Li-ions ou Na-ions utilisant un matériau hybride carboné, développé en partenariat avec le réseau sur le stockage électrochimique de l'énergie (RS2E). Auteure de nombreux articles publiés dans des revues à fort impact et d'un brevet d'invention, Camelia Matei Ghimbeu bénéficie aujourd'hui d'un rayonnement international, grâce à la qualité de ses résultats et à la diversité de ses collaborations.

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Matthieu Raynal
Chercheur en chimie supramoléculaire, Institut parisien de chimie moléculaire (IPCM) – CNRS / Université Pierre et Marie Curie, Paris

Matthieu Raynal étudie les structures supramoléculaires, formées par l'association de molécules complémentaires, et leur intérêt pour la catalyse, un processus qui permet d'accélérer ou de privilégier une réaction chimique. Après une thèse au Laboratoire de chimie de coordination à l'université de Strasbourg, Matthieu Raynal effectue un postdoctorat au Laboratoire de chimie des polymères, puis à l'Institut Català d'Investigació Química à Tarragone (Espagne). C'est là qu'il se penche sur la catalyse supramoléculaire. Recruté en 2012 à l'Institut parisien de chimie moléculaire, Matthieu Raynal se consacre depuis à l'étude de ce processus. Son expertise : utiliser des structures supramoléculaires comme plateformes modulables et réversibles pour la catalyse. Le chimiste a contribué, entre autres avancées, à la mise au point d'hélices chirales supramoléculaires servant de support à des catalyseurs asymétriques opérant avec une quantité faible d'agent chiral. Grâce aux propriétés particulières de ces hélices, la sélectivité du catalyseur peut aussi être inversée au cours de la réaction chimique. Impliqué dans plusieurs projets nationaux et internationaux (projets ANR), ce jeune chercheur bénéficie d'ores et déjà d'une forte reconnaissance dans son domaine ; en témoignent ses multiples publications, l'une d'entre elles ayant même été mise en avant dans Nature Nanotechnology.

Sébastien Ulrich
Chercheur en chimie, Institut des biomolécules Max Mousseron (IBMM) – CNRS / ENSC Montpellier / Université de Montpellier, Montpellier

À l'interface entre la chimie et la biochimie, les travaux de Sébastien Ulrich visent à développer des structures supramoléculaires d'intérêt biologique et médical, par l'exploitation de processus d'auto-assemblage de systèmes de reconnaissance multivalents. Sébastien Ulrich effectue son doctorat à Strasbourg, sous la direction du spécialiste de la chimie supramoléculaire, Jean-Marie Lehn. Le jeune chimiste réalise ses stages postdoctoraux à Oxford, puis à Stanford en tant que lauréat du programme Fulbright, et s'oriente alors vers la biochimie. Depuis 2012, il poursuit son projet de recherche au sein de l'Institut des biomolécules Max Mousseron de Montpellier. Il s'appuie sur des combinaisons de réactions chimiques simples et efficaces pour générer des nanostructures auto-assemblées, présentant un intérêt pour la biologie médicale ou la pharmacologie. C'est le cas de nano-vecteurs dynamiques et adaptables, capables d'acheminer un médicament à sa cible. Ambitieux et novateurs, les travaux de Sébastien Ulrich bénéficient déjà d'une forte reconnaissance. Pour preuve : les financements obtenus par le chercheur (Agence nationale de la recherche, programme Hubert Curien, LabEx CheMISyst, Ligue contre le cancer), ses publications dans des revues à fort impact et sa fonction d'éditeur associé du journal RSC Advances de la Royal Society of Chemistry.

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Marc Simon élu Fellow de l'American physical society
division Atomic, molecular & optical physics

 

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Marc Simon est élu Fellow de l'American physical society, division Atomic, molecular & optical physics pour ses contributions scientifiques, notamment pour la mise en place de dispositifs expérimentaux d'émission X, de photoémission et de coïncidences des moments vectoriels dans le domaine des rayons X tendres utilisés au synchrotron.

Cette distinction internationale de l'American physical society, remise par les pairs, récompense les contributions exceptionnelles dans le domaine de la physique, que ce soit en recherche fondamentale, appliquée ou dans l'enseignement.

 

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Les médailles d'argent 2017 du CNRS en chimie

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Hélène Budzinski
Chercheuse en chimie analytique et chimie de l'environnement, Unité Environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux (EPOC), CNRS / Université de Bordeaux, Pessac

Pesticides, hydrocarbures, résidus de polychlorobiphényles et de dioxines, Hélène Budzinski traque sans relâche ces micropolluants dans les cours d'eau et les océans du monde entier. Après une thèse en lien avec l'exploitation pétrolière, la jeune chimiste intègre en 1993 le CNRS, où elle réoriente ses travaux vers l'éco-toxicologie. Au début des années 2000, elle est l'un des tout premiers scientifiques à s'intéresser aux composés pharmaceutiques en tant que potentiels polluants des milieux aquatiques. Elle figure parmi les pionniers de l'étude des polluants dits « émergents », qui regroupent également les perturbateurs endocriniens, les plastifiants, les cosmétiques, etc. Hélène Budzinski est aujourd'hui un des chefs de file, nationaux et internationaux, incontestés de ce domaine d'expertise, qui s'appuie entre autres sur la spectrométrie de masse pour détecter des molécules souvent présentes à l'état de trace. Entrée en 2011 au sein de l'unité de recherche Environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux de Bordeaux, la chercheuse anime l'équipe Physico et toxico-chimie de l'environnement. Depuis plus de 5 ans, elle codirige par ailleurs le Labex Cote, qui vise à décrypter les réponses des écosystèmes aux changements induits par l'homme.

Louis Fensterbank
Chercheur en chimie organique, Institut parisien de chimie moléculaire (IPCM), CNRS / Université Pierre et Marie Curie, Paris

Figurant parmi les leaders mondiaux de la chimie radicalaire, Louis Fensterbank a su orienter avec talent cette thématique vers les principes de la chimie verte. Entré au CNRS en 1995 comme chargé de recherche, il est nommé professeur à l'université Pierre et Marie Curie en 2004. Dans l'équipe Méthodes et applications en chimie organique - qu'il supervise au sein de l'Institut parisien de chimie moléculaire - il développe des méthodes de synthèse à partir de la chimie radicalaire ou organométallique. Ses recherches sur la catalyse électrophile organométallique, menées depuis le début des années 2000, ont eu un impact déterminant en chimie organique. Ces dernières années, le chercheur a aussi contribué à l'essor de la catalyse photoredox appliquée à la synthèse organique. Ses travaux les plus récents, associés à une chimie radicalaire plus respectueuse de l'environnement, ont ouvert la voie vers l'étude de nouveaux systèmes redox promouvant par exemple l'oxydation d'anions. Son intérêt constant pour la chimie des hétéroéléments l'a aussi amené à des résultats importants en chimie du soufre et du silicium. Avec près de 200 publications à son actif, Louis Fensterbank a vu son travail récompensé en 2014 par le prix Clavel-Lespiau de l'Académie des sciences. Il a été élu membre junior de l'Institut universitaire de France en 2008 et nommé Fellow of the Royal Society of Chemistry en 2016.

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Guido Pintacuda lauréat du
prix international Raymond et Beverly Sackler 2016 en chimie

 

Prix sackler 2016

 

Guido Pintacuda, directeur de recherche à l’Institut des sciences analytiques (ENS Lyon/Université Claude Bernard/CNRS),  est l’un des trois lauréats du Prix international Raymond et Beverly Sackler 2016 en chimie* attribué par l’Université de Tel Aviv pour "l’élégance de ses avancées méthodologiques en spectroscopie RMN à l’état solide, incluant la détection des protons, et pour leur application à l’étude des systèmes biologiques complexes". Une conférence, organisée en l’honneur des lauréats le 28 février 2017, sera l’occasion de lui remettre ce prix aux côtés de John Morton (University College London) et Charalampos Babis Kalodimos (University of Minnesota).

Guido Pintacuda a développé une méthodologie novatrice et fiable en résonance magnétique nucléaire à l’état solide permettant d’obtenir rapidement des informations structurelles à haute résolution sur des échantillons biomoléculaires complexes  et de déterminer les relations structure-activité essentielles à la compréhension de problématiques fondamentales. Ses recherches et ses réalisations ouvrent d'immenses perspectives en biologie structurale et augmentent l'impact de la RMN pour l'étude d'une grande diversité de systèmes biologiques clés, tels que protéines membranaires, capsides virales, fibrilles et métalloenzymes, tous étant des cibles médicamenteuses inaccessibles par d’autres techniques. 
 
Il coordonne plusieurs projets financés par des agences de recherche nationales et européennes. En 2015, il obtient un ERC consolidator grant pour le projet " Paramagnetic NMR : Pushing the envelope of nuclear magnetic resonance spectroscopy for paramagnetic systems". Dans ce cadre, il poursuit ses recherches sur les relations structure-activité dans des protéines membranaires contenant des ions métalliques. Il combine en particulier des méthodes déterminant la structure et la dynamique globales avec des méthodes définissant les caractéristiques électroniques des ions métalliques.
Guido Pintacuda est également coordinateur du Réseau Européen "Paramagnetic NMR : Pushing the envelope of nuclear magnetic resonance spectroscopy for paramagnetic systems" qui réunit treize partenaires académiques et industriels et réalise de nombreuses actions de formation et de diffusion au niveau européen.

 

* Le prix international Raymond et Beverly Sackler en Sciences physiques attribué par l’université de Tel Aviv alternativement dans le domaine de la chimie ou de la physique est destiné à encourager le dévouement à la science, l'originalité et l'excellence en récompensant de remarquables jeunes scientifiques. La résonance magnétique est le champ de recherche récompensé en 2016.

 

 

Cyrille Costentin, Marc Robert et Jean-Michel Savéant lauréats du
Challenge Air Liquide des molécules essentielles

 

airliquide challenge 2016

 

Cyrille Costentin, Marc Robert et Jean-Michel Savéant du Laboratoire d'électrochimie moléculaire de Paris (Université Paris Diderot/CNRS) sont lauréats du Challenge Air Liquide des molécules essentielles pour leur projet « CO2, rends ton O2 » ou comment produire de l'oxygène et du monoxyde de carbone à partir du CO2 grâce à des procédés respectueux de l'environnement.

Cette première édition du Challenge Air Liquide des molécules essentielles permet de mettre en lumière des projets originaux pouvant offrir des solutions innovantes en faveur de la transition énergétique et environnementale.

Deux autres projets sont également récompensés : « H2 solaire en bouteille » de Kevin Sivula (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne – Suisse) et « Petites molécules dans ma poche » de Susumu Kitagawa et Ryotaro Matsuda, (Université de Nagoya – Japon).

 

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Claude Pouchan se voit remettre par Alain Fuchs, président du CNRS, les insignes de chevalier de l’Ordre national du mérite le 6 octobre 2016

Claude Pouchan Merite

 

 

 

 

Prix Paul Ehrlich et Pierre Fabre pour l'innovation thérapeutique 2016 : Jean-Daniel Brion et Alain Wagner distingués

viessmann prix usine nouvelle 2016

 

A l’occasion des Rencontres internationales de chimie thérapeutique (RICT 2016) organisé du 6 au 8 juillet 2016 à Caen, les prix Paul Ehrlich et Pierre Fabre pour l’innovation thérapeutique 2016 ont été remis respectivement à Jean-Daniel Brion et Alain Wagner.


Jean-Daniel Brion du laboratoire Biomolécules : conception, isolement, synthèse (BioCIS – CNRS/Université de Paris-Sud) reçoit le Prix Paul Ehrlich de la Société de chimie thérapeutique pour l'ensemble de ses travaux dans le domaine de la chimie pharmaceutique-chimie thérapeutique. Ce prix, financé depuis 1989 par Janssen R&D, est attribué tous les ans à un chercheur ou à une équipe de recherche, pour des travaux scientifiques marquants dans le domaine de la chimie thérapeutique.


Alain Wagner du Laboratoire de conception et application de molécules bioactives (CNRS/Université de Strasbourg) reçoit quant à lui le prix Pierre Fabre pour l’innovation thérapeutique. Ce prix, financé par Pierre Fabre médicament, est attribué à un scientifique pour sa contribution à l’innovation thérapeutique.

 

 

 

 

Prix de la Société chimique de France 2016 – Prix de la division Chimie du solide

 

atelier collège de france 2016

 

David Portehault, chargé de recherche au Laboratoire chimie de la matière condensée de Paris et Houria Kabbour chargée de recherche à l'Unité de catalyse et de chimie du solide (équipe Oxydes innovants et diffraction avancée) reçoivent le prix de la division Chimie du solide 2016 de la Société chimique de France. Ce prix, destiné aux doctorants, jeunes chercheurs ou chercheurs confirmés, a pour but de valoriser des travaux dans le domaine de la chimie du solide.

 

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Grands prix et Prix binationaux 2016 de la Société chimique de France - annonce des lauréats le 30 juin 2016

 

atelier collège de france 2016

 

Les Grands prix et prix binationaux de la Société chimique de France (SCF) pour l'année 2016 ont été annoncés le 30 juin 2016.

Christian Bruneau (Institut des sciences chimiques de Rennes) et Mir Waïs Hosseini (Chimie de la matière complexe à Strasbourg) reçoivent le Grand prix Joseph-Achille Le Bel, respectivement pour leurs travaux en catalyse homogène pour l'un et en chimie supramoléculaire pour l'autre. Marie Paule Pileni (De la molécule aux nano-objets : réactivité, interactions et spectroscopies à Paris) reçoit le Grand prix Pierre Süe pour sa contribution dans le domaine de la nanochimie. C'est une spécialiste des nanocristaux et de leurs assemblages. Et Jacques Kheliff (Rhodia) reçoit le Grand prix Félix Trombe pour sa vision clairvoyante dans le cadre de ses fonctions consacrés au développement durable au sein d'une grande entreprise chimique.

Les prix binationaux ont été également annoncés : Lutz Gade (Universität Heidelberg) reçoit le Prix franco-allemand pour ses découvertes dans le domaine de la chimie organo-métallique et notamment le développement de nouveaux catalyseurs en synthèse asymétrique ; He Tian (Key laboratory for advanced materials & institute of fine chemicals - School of chemistry and molecular engineering - East China university of science & technology), le Prix franco-chinois pour ses travaux sur les matériaux organiques pour l'optique et l'opto-électronique et Carmen Claver (University Rovira i Virgili), le Prix franco-espagnol pour sa contribution dans le domaine de la catalyse homogène.

 

Pour en savoir plus sur

 

 

Svetlana Mintova et Valentin Valtchev reçoivent le Prix Don Breck
Laboratoire catalyse et spectrochimie, Caen

 

atelier collège de france 2016

 

Svetlana Mintova et Valentin Valtchev du Laboratoire catalyse et spectrochimie à Caen (ENSICAEN/CNRS/Université de Caen Normandie) reçoivent le Prix Don Breck* 23 juin 2016. Ce prix récompense leurs travaux qui œuvrent à améliorer la compréhension de la nucléation dans des hydrogels inorganiques et conduit à la synthèse rationnelle de zéolithes de taille nanométrique qui ont un fort potentiel industriel.


Svetlana Mintova et Valentin Valtchev ont étudié finement les étapes de la genèse des zéolithes synthétiques, également présentes dans la nature. En particulier, ils ont élucidé les mécanismes de nucléation d’hydrogels ne contenant pas d’agents organiques. Ces derniers sont en effet assez onéreux et doivent être éliminés, généralement par combustion ; une étape souvent difficile à maitriser et polluante.


Grâce à ces recherches fondamentales, ils ont conçu de manière rationnelle des nanocristaux (10+ nm) des zéolithes les plus intéressantes (FAU, MFI…) pour la catalyse hétérogène et la séparation par adsorption. Ils ont également rendu possible ces applications à d’autres zéolithes (EMT…). Les nanocristaux de zéolithes sont particulièrement efficaces car ils minimisent le temps de résidence de molécules dans les canaux étroits où sont présents ses catalyseurs et permettent ainsi d’augmenter leurs performances ; celles-ci sont mesurées en fonction de trois paramètres : l’activité (le nombre de transformation de réactifs par unité de temps), la sélectivité (la capacité à produire uniquement les produits désirés) et la stabilité (maintien des deux propriétés précédentes dans le temps).
Les gains en terme de productivité et de diminution des rejets polluants des procédés industriels impliqués pourraient alors être améliorés aussi bien sur l’aspect économique qu’écologique.

 

*Le Prix Don Breck (Don Breck Award) a été institué en 1983 pour récompenser les meilleurs travaux dans le domaine des zéolithes entre deux congrès internationaux. Il est le prix le plus important de cette discipline qui a fortement impacté des domaines tels que le raffinage pétrolier ou encore la pétrochimie et s’avère maintenant très prometteuse en utilisation de la biomasse, la santé, les capteurs, les membranes. Cette récompense n’avait, jusqu’à présent, jamais été attribué à des chercheurs français ou rattachés à un laboratoire français.

 

Trophées des Usines : Viessmann Faulquemont / Institut Jean Lamour

 

viessmann prix usine nouvelle 2016

 

L'entreprise Viessmann, premier fabricant français de capteurs solaires thermiques avec son usine mosellane de Faulquemont, a reçu le 24 mai 2016 le prix de l'initiative R&D décerné par L'Usine Nouvelle. Ce prix récompense le développement d'un nouveau capteur solaire thermique ingénieux, conçu avec l'équipe "Elaboration et fonctionnalités de couches minces" de l'Institut Jean Lamour.

 

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Société chimique de France - Cérémonie de remise des Grands prix et Prix binationaux 2015 - 26 mai 2016

 

prix SCF 2015

La Société chimique de France organise la cérémonie de remise des Prix 2015 de la SCF au cours de laquelle sont remis les Grands prix de la SCF ainsi que les Prix binationaux.


Serge Cosnier, Daniel Lincot et Blanchart Nitoumbi sont respectivement les récipiendaires des Grand prix Joseph-Achille Le Bel, Pierre Süe et Félix Trombe et Karol Grela, William B. Motherwell et Maurizio Prato des Prix franco-britannique, franco-italien et franco-polonais.

 

Cet événement est également l'occasion de remettre leur diplôme aux Membres distingués de la SCF de la promotion 2015.

 

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Prix de La Recherche pour la chimie : Boris Vauzeilles lauréat 2015

 

prix la recherche 2015

 

Boris Vauzeilles chargé de recherche CNRS à l'Institut de chimie moléculaire et des matériaux d'Orsay reçoit le prix La Recherche pour ses travaux parus en 2014 dans la revue Angewandte Chemie.


Le magazine La Recherche remet chaque année les Prix de La Recherche dans les domaines de l'archéologie, l'astrophysique, la biologie, la chimie, l'environnement, les mathématiques, la santé, les neurosciences, la physique, les sciences de l'Information, les technologies ainsi qu'un Prix spécial du jury. Ces prix récompensent des équipes de recherche dont l'année a été marquée par des travaux de grande qualité, qu’il s’agisse de recherche appliquée ou fondamentale et aide à promouvoir les travaux des équipes lauréates auprès du grand public.
Boris Vauzeilles et son équipe sont ainsi récompensés pour leurs travaux ayant permis l'élaboration d'une nouvelle méthode de détection de la légionellose.

 

plusPour en savoir plus sur les travaux de Boris Vauzeilles et son équipe

http://www.cnrs.fr/inc/communication/direct_labos/dukan.htm
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/4087.htm

plusPour en savoir plus sur le prix de La Recherche

 

 

Les talents du CNRS 2015 pour la chimie

 

talents inc 2015 médaille argent 2015 médaille bronze 2015

 

 

Mihai Barboiu, lauréat du « Surfaces & Interfaces Award » de la RSC

barboiu

 

Mihail Barboiu, chercheur à l'IEM, est le lauréat 2015 du "Surfaces & Interfaces Award" de la Royal Society of Chemistry.

Il est récompensé pour ses travaux dans le développement de systèmes artificiels de canaux d'eau, qui ont notamment conduit à une meilleure compréhension des phénomènes hydrodynamiques multi-échelles de l'eau dans des systèmes biomimétiques et membranaires innovants pour la purification de l'eau.

 

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Samir Zard, lauréat 2015 de la Liversidge Lectureship

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Samir Zard, directeur de recherche au CNRS et professeur de chimie à l'École polytechnique est lauréat de  la Liversidge Lectureship, attribué par la Royal Society of New South Wales, Australie, pour ses travaux de recherche en chimie. Il rejoint à ce titre le Professeur Jean-Marie Lehn, distingué en 2007, et d'autres noms prestigieux de la chimie tels que Sir Derek Barton, Sir John Cornforth ou encore Athel Beckwith.

Co-auteur de près de 300 publications, titulaire de 36 brevets, il a donné plus de 440 conférences ou séminaires et a reçu de nombreux prix prestigieux.

En 2015, il a été lauréat de l'Arthur Birch Lectureship et élu membre étranger de l'Académie des Sciences du Portugal.

 

Pour en savoir plus sur la Liversidge Lectureship

 

Lauréat du programme « Younger Chemists Crossing Borders » 

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Deux jeunes professionnels, membres de la SCF, viennent d’être sélectionnés par un jury mixte composés de membres de l’EYCN (European Young Chemists’ Network, EucheMS) et du YCC (Younger Chemists Committee, ACS) pour participer au 5th Younger Chemists Crossing Borders (YCCB) program.

Sophie Carenco, chargée de recherche CNRS (Laboratoire de Chimie de la Matière Condensée de Paris, Collège de France, Paris) et Grégory Chatel, Maître de conférences (Institut de Chimie des Milieux et Matériaux de Poitiers, Université de Poitiers), lauréats du programme, avec 4 autres chimistes européens : M. Kavanagh (Royaume-Uni), T. McGlone (Royaume-Uni), S. Sobottka (Allemagne), B. Verbraeken (Belgique).

Les critères d’évaluation du programme étaient le haut niveau de la recherche scientifique, l’engagement dans la communauté scientifique au niveau national et international et la capacité à être des ambassadeurs de la chimie européenne auprès de l’American Chemical Society. Les six lauréats ont donc été invités à présenter leurs travaux et à participer au 250th ACS National Meeting and Exposition, en août prochain à Boston (Massachusetts, Etats-Unis).

 

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Prix de l’image scientifique DIM Nano-K 2015

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Dans le cadre de l’Année internationale de la Lumière, le DIM Nano-K a organisé son premier Prix de l’image scientifique. Ouvert à l’ensemble des membres des équipes du réseau, il est consacré aux images réalisées dans les domaines des nanosciences et des atomes froids autour de la thématique de La Lumière.

A ce titre, deux catégories ont été mises en place : Lumière sur les nanosciences et les atomes froids et Mise en lumière des hommes et des femmes qui font la science.

Un jury composé de membres du réseau du DIM Nano-K et de personnalités extérieures s’est réuni le 11 mars 2015 afin de primer les lauréats des deux catégories et de décerner un prix spécial "Coup de cœur du jury". Ce prix a été attribué au jeune chercheur David Portehault, du laboratoire «Chimie de la Matière Condensée de Paris»

 

Pour en savoir plus sur les lauréats

 

Shi-Gang SUN : Prix Franco-Chinois 2014-2015

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La SCF attribue à Shi-Gang SUN, professeur de Chimie à l’Université de Xiamen, le prix Franco-Chinois 2014-2015, pour ses découvertes remarquables et sa renommée internationale dans le domaine de l’électrochimie, ainsi que pour les coopérations actives qu’il a établies avec des chimistes français.

Shi-Gang SUN est un électro-chimiste de réputation internationale pour ses recherches sur la fonctionnalisation d’électro-catalyseurs à base de platine. Ses travaux les plus remarquables concernent la synthèse contrôlée de nano-cristaux tétrahexaèdriques de platine terminés par des facettes à haut indice et présentant des activités catalytiques très élevées, notamment pour l’oxydation de l’acide formique et de l’éthanol. Il a aussi mis au point un microscope FTIR pour l’étude des surfaces de ces catalyseurs et s’est intéressé aux matériaux d’électrode pour les batteries Lithium-ion.

 

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Samir Zard, lauréat 2015 de l’Arthur Birch lecture

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Samir Zard, directeur de recherche au CNRS et président du département de chimie de l'École polytechnique, est lauréat 2015 de l’Arthur Birch lecture à l’Australian National University.

Samir Zard a étudié la chimie à l'Imperial Collège de Londres, et a obtenu son doctorat à l'Université Paris-Sud, en 1983. Il devient attaché de recherche CNRS à l'Institut de chimie des substances naturelles de Gif-sur-Yvette.  En 1986, il rejoint le département de chimie et de synthèse organique (DCSO) de l'École polytechnique.  Il est aujourd'hui directeur de cette unité et président du département de chimie de l'École polytechnique.

Expert en chimie radicalaire, Samir Zard et son équipe exploitent notamment la chimie des xanthates, qui permettent de fournir de manière commode un certain nombre de radicaux.

 

Pour en savoir plus sur Samir Zard

Pour en savoir plus sur The Arthur Birch lecture

 

Prix de l’Innovation des Équipes franco-chinoises 2014

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Amin Liebens, Mathieu Corbet et Qian Wang ont représenté l'équipe de l'UMI E2P2L lors de la cérémonie de remise de prix.

 

L'Unité mixte internationale E2PL (Eco-Efficient Products & Processes Laboratory), s'est vue décerner une mention spéciale par le jury de la 1ère édition des Prix de l'innovation des équipes franco-chinoises, le 4 décembre 2014 à Pékin. La cérémonie était organisée sous le haut-patronage d'Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique et de Geneviève Fioraso, Secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche.

Basé à Shanghai, E2P2L est dédié à la chimie renouvelable et durable.

Ces prix visent à mettent en valeur et récompenser des hommes et des femmes, qui contribuent à la recherche et au développement de projets d’excellence innovants et visant à transformer positivement nos modes de vie. Les projets présentés sont développés conjointement par des équipes biculturelles émanant aussi bien d’universités, de grandes écoles, de laboratoires français et chinois mais aussi de centres de recherche et développement, représentant ainsi tout le continuum de l’innovation à la française.

 

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L’Institut de chimie de Nice récompensé par l’Inpi

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L’Institut de chimie de Nice (ICN) a reçu le trophée Inpi 2014 dans la catégorie Recherche pour la région Paca le 19 novembre 2014, à l’hippodrome de la Côte d'Azur dans le cadre du forum Industria.

L’ICN est donc désormais en course pour l’obtention du trophée Inpi national qui sera bientôt décerné.

Cette distinction salue la forte activité de l’ICN dans le domaine de la valorisation et de l’innovation émanant des équipes qui le constituent. En effet, au cours des trois dernières années, les membres de l’ICN ont participé ou participent à 13 brevets déposés, 7 brevets en cours de dépôt et 4 brevets en phase de maturation dans des domaines aussi variés que la découverte de molécules à visée thérapeutique, d’ingrédients innovants pour la parfumerie ou d’actifs cosmétiques.

 

Présentation de l'ICN en vidéo

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Franck Dumeignil, lauréat du trophée des Etoiles de l’Europe : une nouvelle reconnaissance prestigieuse pour l’UCCS.

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Le trophée des Etoiles de l’Europe a été remis au Franck Dumeignil, coordinateur du projet EuroBioRef, par Geneviève Fioraso, Secrétaire d’état chargée de l’enseignement supérieur et de la recherche, et par Harlem Desir, Secrétaire d’état aux affaires européennes au cours d’une cérémonie au Musée du Quai Branly, le mardi 16 décembre 2014.

Créés en 2013, les trophées des Étoiles de l’Europe récompensent les équipes de chercheurs et leur coordinateur pour leur engagement européen et leur travail de coordination de projets. Il s’agit de valoriser des équipes françaises qui font le « choix de l’Europe » pour la recherche et l’innovation.

Franck Dumeignil a coordonné le programme EuroBioRef. Il est professeur à l'Université de Lille 1, Sciences et Technologies. Il est membre de l'Institut Universitaire de France, membre distingué junior de la société chimique de France et Fellow of the Royal Society of Chemistry. Il assure la fonction de directeur adjoint de l'UCCS et la direction de l'équipe « valorisation des alcanes et de la biomasse ».

Il est co-auteur de 90 articles scientifiques, 23 brevets, et ses travaux ont donné lieu à plus de 300 communications dans des congrès nationaux et internationaux.

 

Pour en savoir plus sur ses travaux

Site EuroBioRef

 

Jean-François Carpentier et Fabrice Pointillart, médailles d’argent et de bronze du CNRS à l’Institut des sciences chimiques de Rennes

 

carpentier pointillart

 

Jean-François Carpentier, enseignant-chercheur en catalyse organométallique, distingué par la médaille d’argent du CNRS et Fabrice Pointillart, chercheur en chimie moléculaire et des matériaux, distingué par la médaille de bronze du CNRS le lundi 15 décembre 2014.

Les distinctions ont été remises par Dominique Massiot directeur de l’Institut de chimie du CNRS, Claire-Marie Pradier directrice adjointe scientifique de l’Institut de chimie du CNRS et Clarisse David déléguée régionale CNTS pour la Bretagne et les Pays de la Loire, en présence de Guy Cathelineau président du l’Université de Rennes 1, et Jean-Luc Adam directeur de l’Institut des sciences chimiques de Rennes.

 

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Le chimiste toulousain Bernard Meunier, chercheur au CNRS, lauréat d’une chaire au collège de France

 

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Bernard Meunier, directeur de recherche émérite au CNRS, au Laboratoire de chimie de coordination (LCC), est nommé professeur au Collège de France. Il occupera la chaire d’innovation technologique Liliane Bettencourt pour l’année 2014-2015, sur le thème « Innovations thérapeutiques : évolutions et tendances ». Ce chimiste renommé, par ailleurs vice-président de l’Académie des sciences, est le troisième toulousain titulaire d’une chaire au Collège de France, après le roboticien Jean-Paul Laumond, chercheur au CNRS, sur cette même chaire et Anny Cazenave, chercheuse au CNES, sur la chaire développement durable. En succédant au chimiste Philippe Walter, Bernard Meunier est aussi le troisième chercheur du CNRS à être accueilli sur la chaire d’innovation technologique.

 

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Thierry Loiseau, lauréat 2014 du Grand Prix de l'Académie des sciences – Constellium

 

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Thierry Loiseau, directeur de recherche CNRS à l’Unité de catalyse et chimie du solide (CNRS / Université de Lille 1) à Villeneuve-d’Ascq, est lauréat 2014 du Grand Prix de l'Académie des sciences - Constellium. La cérémonie aura lieu le 25 novembre prochain à l'Académie des Sciences à Paris.

Depuis 1986, ce prix est décerné sans condition de nationalité, à un chercheur âgé au plus de 50 ans, ayant une réputation internationale et dont les travaux, de caractère fondamental ou appliqué, concernent tout domaine scientifique pouvant contribuer au progrès de l’industrie de la transformation de l’aluminium.

Thierry Loiseau a su réaliser à la fois des synthèses de matériaux poreux hybrides à base d’aluminium très originaux et mettre en place de nouvelles méthodologies de caractérisation qui lui ont permis d’élucider les mécanismes de formation de ces solides d’intérêt stratégique. Cette approche mécanistique lui a permis de créer des matériaux avec des caractéristiques « sur mesure » pour répondre à des préoccupations sociétales et industrielles importantes. Ses composés hybrides poreux en cours de développement dans l’industrie valorisent l’aluminium et offrent de nouveaux débouchés à ce métal dans des secteurs stratégiques et porteurs plus particulièrement ceux de l’énergie et de l’environnement.

Depuis le 1er septembre 2014, il est également chargé de mission auprès de l'INC.

 

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Svetlana Mintova et Valentin Valtchev reçoivent le premier prix 2014« Baron axel cronstedt »

Svetlana Mintova et Valentin Valtchev du Laboratoire catalyse & spectrochimie (CNRS / ENSICAEN / Université de Caen) ont reçu le premier prix 2014 « Baron axel cronstedt» lors de la sixième conférence  internationale de la Federation of european zeolite associations qui s’est déroulée à Leipzig, en Allemagne du 8 au 11 septembre 2014.

 

mintova valtchev

 

Ces dernières années, les Drs Mintova et Valtchev ont fait des découvertes très remarquées dans la conception de zéolithes de taille nanométrique, combinant cette taille contrôlée avec des propriétés chimiques particulières. Ils ont montré notamment qu’ils pouvaient comprendre et moduler les paramètres physico-chimiques du gel de synthèse précurseur. Leurs travaux se sont articulés autour de deux axes majeurs afin de contrôler les processus de nucléation de ces matériaux et développer leur potentiel pour des applications avancées : (1) contrôler les vitesses de nucléation pour former des zéolithes spécifiques et (2) contrôler et optimiser la formation de nano cristaux uniformes.

La synthèse des zéolithes sans agents structurants organiques ouvre de nouvelles perspectives pour la chimie verte. Les zéolithes de types (FAU-, EMT-, MOR-, LTA- type) ont ainsi été préparées sous forme de nano cristaux uniformes de taille 10-15 nm, avec les propriétés optimales, et un très bon rendement.
Les études fondamentales menées par Svetlana Mintova et Valentin Valtchev sur les processus de nucléation ont élevé la connaissance de la synthèse de ces matériaux au niveau du design rationnel.

 

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur leurs travaux (article dans Science 2011)

 

Jeau-Pierre Sauvage, lauréat du grand prix 2014 de la Fondation de la maison de la chimie

 

sauvage

 

Le Professeur Bernard Bigot, Président de la Fondation de la Maison de la chimie, suivant les recommandations du jury international, a décerné au Professeur Jean-Pierre SAUVAGE, le Grand Prix 2014 de la Fondation de la Maison de la Chimie pour sa contribution exceptionnelle au développement d’une catégorie très originale d’espèces moléculaires, les caténanes pouvant conduire à la production de moteurs moléculaires.

 

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Jean-Marie Tarascon devient membre de la Royal Society

 

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© The Royal Society


Jean-Marie Tarascon, professeur au Collège de France et directeur du Réseau sur le stockage électrochimique de l'énergie (RS2E) est élu membre de la Royal Society en reconnaissance de l’ensemble de ses recherches et plus particulièrement celles concernant les batteries. Il a été officiellement affilié à la société savante britannique en juillet 2014 après un séminaire inaugural présentant son domaine de recherche.


La Royal Society a pour rôle de contribuer à la diffusion des connaissances scientifiques, de financer des recherches et programmes d'échanges mais aussi de conseil auprès du gouvernement britannique, de l’Union Européenne et des Nations Unies.

 

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Concours mondiaux de l’innovation 2030 : le projet CYTER récompensé

 

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Légende : Pascal Viel, Ekaterina Shilova et Vincent Huc


Ekaterina Shilova, ancienne post-doctorante à l’Institut de chimie moléculaire et des matériaux d'Orsay (ICMMO) et porteuse de la start-up VERSEAU est lauréate aux concours mondiaux de l’innovation 2030 pour le projet CYTER.


Lors de la cérémonie de la remise des prix au Palais de l'Elysée le 23 juillet 2014, elle a présenté le projet qui prévoit le recyclage des terres rares contenues dans les déchets « high tech » dont la quantité augmente de fait de l’évolution des technologies de pointes, afin d’en minimiser l’impact environnemental et de créer des ressources alternatives pour ces métaux stratégiques. Ce projet est le fruit de la collaboration de Ekaterina Shilova avec Vincent Huc, chercheur CNRS à l’Institut de chimie moléculaire et des matériaux d'Orsay (ICMMO), et Pascal Viel, chercheur CEA à l’Institut rayonnement matière de Saclay.

 

Pour en savoir plus sur le projet Cyter

Pour en savoir plus sur le concours mondial de l’innovation

 

Luisa De Cola, lauréate du prix Luigi Tartufari pour la chimie 2014

 

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Luisa De Cola reçoit avec le Professeur Shie-Ming Peng le prix Luigi Tartufari pour la chimie. Cette récompense lui a été remise par Giorgio Napolitano, Président de la République italienne, le 26 juin 2014, à l'Académie nationale des sciences italienne (Academia dei Lincei).

Cette distinction, qui récompense les académiques italiens ou étrangers dans les domaines de la chimie, l’astronomie, des sciences de la terre, et la physique, arrive quelques mois après sa nomination au rang de chevalier de la Légion d’honneur par François Hollande, Président de la République française, et son entrée à l’Académie des sciences allemande (Leopoldina).

Le Professeur De Cola est professeur de l’Université de Strasbourg, directrice du Laboratoire de chimie et des biomatériaux supramoléculaires à l’Institut de science et d’ingénierie supramoléculaires (CNRS/Université de Strasbourg) et occupe également un poste de « joint scientist » au Karlsruhe institute of technology (Allemagne). Ses travaux de recherche se concentrent autour des matériaux poreux et des assemblages luminescents.

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Grands prix Le Bel et Süe 2014, M. Malacria, M. Ephritikhine et C. Mirodatos lauréats

 

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La Société chimique de France (SCF) annonce les noms des lauréats des Grands prix Joseph-Achille Le Bel et Pierre Sûe pour 2014.


Max Malacria, professeur à l’Université Pierre et Marie Curie et directeur de l’Institut de chimie des substances naturelles du CNRS est lauréat du Prix Joseph-Achille Le Bel pour l’ensemble de ces travaux de recherche en synthèse organique et notamment pour l’introduction de nouveaux concepts pour la formation sélective de composés polycycliques.


Michel Ephritikhine, directeur de recherche au Service interdisciplinaire sur les systèmes moléculaires et les matériaux et Claude Mirodatos, directeur de recherche à l’Institut de recherche sur la catalyse et l'environnement de Lyon sont conjointement lauréats du prix Pierre Süe.
Cette distinction récompense Michel Ephritikhine pour sa contribution au développement de la chimie organométallique des éléments f et notamment des actinides et Claude Mirodatos pour l’originalité et la prise de risque de ses travaux de recherche sur la catalyse hétérogène.


Ces prix de la SCF récompensent des travaux reconnus au niveau international : ils seront remis lors d’une cérémonie solennelle courant mars 2015.

Pour en savoir plus (prix Joseph-Achille Le Bel)

Pour en savoir plus (prix Pierre Süe)

 

Légion d’honneur, promotions de Pâques et du 14 juillet pour 2014 : la chimie au CNRS à l’honneur

 

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En 2014, lors des promotions de la Légion d’honneur de Pâques et dite du 14 juillet, des membres éminents de la recherche en chimie au CNRS ont été décorés :
Jean-Marie Lehn, prix Nobel de chimie, professeur honoraire au collège de France et professeur à l’Institut de science et d’ingénierie supramoléculaires (CNRS/Université de Strasbourg) est nommé au grade de grand officier de la Légion d’honneur.
Martin Karplus, professeur à Harvard, professeur à l’Institut de science et d’ingénierie supramoléculaires (CNRS/Université de Strasbourg) et prix Nobel de chimie, est nommé au rang de commandeur de la Légion d’honneur.
Luisa De Cola, professeur de l’Université de Strasbourg  et chercheur à l’Institut de science et d’ingénierie supramoléculaires (CNRS/Université de Strasbourg), Mir Wais Hosseini, professeur à l’université de Strasbourg et directeur du laboratoire Chimie de la matière complexe (CNRS/université de Strasbourg) et Abderrahmane Tadjeddine, directeur de recherche au Laboratoire de chimie physique (CNRS/université Paris Sud) sont quant à eux nommés au rang de chevalier de la Légion d’honneur.

La Légion d’honneur, haute distinction française, est remise au nom du Président de la République pour récompenser les citoyens les plus méritants dans tous les domaines d’activité.

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Gérard Férey, lauréat de l'EuCheMS Lecture 2014

 

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Gérard Férey, professeur de l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et ancien directeur adjoint scientifique du département de chimie du CNRS, est lauréat de l’ l’EuCheMS Lecture 2014, distinction également remise à Christina Moberg professeur à l’Institut royal de technologie (KTH) de l’Université de Stockholm.

Ce prix récompense l’ensemble des travaux en chimie d’un(e) chercheur(euse) européen(ne) et permet la promotion de la chimie et de la coopération scientifique en Europe. Cette distinction sera ainsi remise lors d’un événement scientifique européen  hors du pays d’origine du lauréat, le 6ème Congrès de chimie de l’EuCheMS de Séville, du 11 au 15 septembre 2016.

Pour en savoir plus (Eng)

 

 

Sébastien Papot lauréat du prix Pierre Fabre de l'innovation thérapeutique 2014

 

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Sébastien Papot, chercheur à l'Institut de chimie des milieux et matériaux de Poitiers reçoit le Prix Pierre Fabre de l'innovation thérapeutique lors de la 50ème édition des Rencontres internationales de chimie thérapeutique le 4 juillet 2014. Cette distinction récompense ses travaux sur le ciblage d’agents anticancéreux pour lutter plus efficacement contre le cancer.

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Thomas Ebbesen, lauréat du prix Kavli en nanosciences

 

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Thomas Ebbesen, scientifique franco-norvégien, professeur à l’Université de Strasbourg, ancien directeur de l’institut de science et d’ingénierie supramoléculaires (Université de Strasbourg/CNRS), et directeur de l’Institut d’études avancées de Strasbourg (USIAS) est lauréat du prix Kavli pour ses travaux sur la transmission optique extraordinaire. Ces travaux ont démontré que la lumière pouvait être efficacement transmise à travers les trous sub-longueur dans des films métalliques opaques. Cette découverte a soulevé des questions fondamentales importantes et des applications dans de nombreux domaines de la biologie à l'opto-électronique. La cérémonie de remise du prix aura lieu le 9 septembre prochain à Oslo en présence du Roi de Norvège.

 

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Prix EDF Pulse « science et électricité » : les batteries « lithium métal polymère » du projet SIEL récompensées

 

Le prix EDF Pulse « science et électricité » est décerné au projet « Single-ion electrolyte » (SIEL) piloté par Renaud Bouchet du Laboratoire d'électrochimie et de physicochimie des matériaux et des interfaces (CNRS/INP de Grenoble/Université Joseph Fourier/Université de Savoie), en collaboration avec l’Institut de chimie radicalaire (CNRS/Aix-Marseille Université). L’objectif de ce projet : mettre au point des batteries hautes performances dites « lithium métal polymère ». Celles-ci utilisent en effet un électrolyte polymère solide présentant des avantages en termes de sécurité, de coût et d’amélioration de la densité d’énergie par rapport aux batteries lithium-ion classiques. Ce prix, accompagné d’une bourse de 150 000€, est remis au cours du colloque EDF Pulse le 30 avril 2014. Pour en savoir plus

 

Mir Wais Hosseini reçoit le prix Gay-Lussac Humboldt 2013

 

hosseini

 

Mir Wais Hosseini, directeur de l’unité Chimie de la matière complexe à Strasbourg, est lauréat du prix Gay-Lussac Humboldt 2013 qui lui sera remis à Bamberg en mars 2014.

Cette distinction récompense des scientifiques en activité en Allemagne et en France qui contribuent par leurs travaux et leur engagement au renforcement de la coopération scientifique franco-allemande.

 

  Valérie Keller et Denis Spitzer reçoivent le premier prix de la Réflexion stratégique 2013

 

Valérie Keller de l’Institut de chimie et procédés pour l'énergie, l'environnement et la santé (ICPEES – CNRS/Université de Strasbourg) et Denis Spitzer de l’unité « Nanomatériaux pour systèmes sous sollicitations extrêmes » (CNRS/Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis) reçoivent le premier prix de la réflexion stratégique 2013. Remis par le Ministre de l'intérieur, Manuel Valls, lors des Assises nationales de la recherche stratégique le vendredi 13 décembre 2013 à Paris, ce prix récompense leurs travaux autour de détecteur d'explosifs qui s'inspire des antennes d’un papillon.

 

De gauche à droite : Denis Spitzer, Valérie Keller, Manuel Valls, Sophie Lefeez et Bérangère Roupper


Le concept du dispositif mis en place par les chercheurs consiste à imiter les antennes d'un papillon de nuit, le bombyx du murier, pour concevoir un système de détection d'explosifs aux performances inégalées. Constitué d'un micro-levier en silicium portant près de 500 000 nanotubes alignés en dioxyde de titane, ce dispositif est capable de détecter des concentrations de trinitrotoluène (TNT) de l'ordre de 800 ppq1 (soit 800 molécules d'explosif parmi 1015 molécules d'air), améliorant ainsi d'un facteur mille le seuil de détection atteint jusqu'à présent. Ce concept innovant pourrait aussi servir à détecter des drogues, des agents toxiques ou des traces de polluants organiques. Ces recherches sont parues dans la revue Angewandte Chemie.


Le concours est organisé par le Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique : un groupement d’intérêt public, constitué de l’Etat (représenté par plusieurs ministères), les grands organismes de recherche et formation comme le CNRS et l’Institut des hautes études de défense nationale et des grandes entreprises tel qu’EADS, EDF, SNCF. Les prix délivrés dans le cadre de ce concours visent à récompenser, notamment, des approches prospectives nouvelles dans les domaines de la défense et de la sécurité et croisant plusieurs disciplines de recherche.
Sophie Lefeez de l’Institut français de relation internationales et Bérangère Rouppert du Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité reçoivent également ce prix.


Pour en savoir plus sur les travaux

Pour en savoir plus sur le prix

 

 

 

Francis Sécheresse reçoit la médaille de l'Ordre national du mérite

Francis Sécheresse, professeur émérite à l’Institut Lavoisier de Versailles, se verra remettre la médaille de l’Ordre national du mérite au grade de chevalier par Alain Fuchs, président du CNRS, lors d’une cérémonie organisée au siège du CNRS le 17 décembre 2013.

 

 

 

Les douze étoiles de l’Europe ont été remises le 16 décembre 2013 par Geneviève Fioraso lors du lancement du programme européen Horizon 2020. Ces distinctions récompensent des coordinateurs et coordinatrices de projets européens de recherche et d’innovation portés par une structure française.

Sylvain Fass, ingénieur au Laboratoire de chimie physique et microbiologie pour l'environnement de Nancy et Marc Lamy de la Chapelle, professeur à l’unité Plasmonique moléculaire et spectroscopies exaltées de Bobigny ont été respectivement distingués pour les projets « Secureau » et « Nanoantenna ».

 

 

Jean-François Baumard, professeur émérite dans le laboratoire de Science des procédés céramiques et de traitements de surface (SPCTS) à Limoges a reçu les insignes de Chevalier de la légion d’honneur par Alain Fuchs, président du CNRS, lors d’une cérémonie organisée à l’ANR le 27 novembre 2013.

 

 

 

 

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© CNRS Alsace / Pascal Disdier

La division catalyse de la Société chimique de France vient d’attribuer son prix 2013 à Benoît Louis, 38 ans, chargé de recherche CNRS, qui effectue ses travaux au laboratoire Synthèse et réactivité organiques et catalyse de l’Institut de chimie de Strasbourg (CNRS-Université de Strasbourg).

Après une thèse à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (sous la direction d’Albert Renken) portant sur le développement de lits catalytiques structurés à base de zéolithes pour effectuer des oxydations ménagées en phase gazeuse, il rejoint Strasbourg en 2002. Il y développe, au cours d’un séjour post-doctoral dans l’équipe de  Jean Sommer, une méthode de caractérisation de l’acidité de BrØnsted de divers solides utilisant le marquage isotopique H/D. Il exerce comme  ATER à l’Ecole européenne de chimie, polymères et matériaux (ECPM), puis entre au CNRS en 2004 en qualité de chargé de recherche au Laboratoire de matériaux, surfaces et procédés pour la catalyse.

Ce chercheur multidisciplinaire, assez « touche-à-tout » de la catalyse hétérogène, développe aujourd’hui des voies de synthèse de zéolithes à façon pour des applications en catalyse acide, se focalisant sur un design à triple échelle allantdu site actif au réacteur.
Depuis 2010,  c’est dans l’équipe de Patrick Pale, au sein de l’Institut de chimie de Strasbourg, que Benoît Louis applique ses travaux de conception sur mesure de zéolithes à la chimie organique. C’est en effet grâce à un dopage maîtrisé du solide poreux par des métaux (Cu, Ni, Sc) que certaines réactions de chimie organique peuvent être réalisées de manière plus éco-compatible.

Il compte plus de 80 publications, 2 brevets, 2 chapitres de livre et de nombreuses communications orales et conférences invitées.
Benoît Louis a été récipiendaire de la médaille de bronze du CNRS en 2009, et du Young Scientist Award in acid-base catalysis en 2013 à Tokyo.

 

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Larecherche

 

 

Larecherche

Le palmarès de la 10e édition du Prix La Recherche, présenté par Aline Richard et Daniel Fiévet (France Inter), a été dévoilé mardi 22 octobre dernier . A cette occasion, plus de 450 personnes se sont rendues au musée du quai Branly pour découvrir les 12 équipes lauréates. Nous avons pu compter sur la prestigieuse participation d'Albert Fert, prix nobel de physique 2007 et président du jury du Prix La Recherche 2013.

Parmis les lauréats, des chercheurs du LCPO de Pessac, du Pecsa à Paris et du Lams à Ivry ont reçu respectivement les prix dans les catégorie "chimie", "physique" et "archéologie".

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Mathieu Allix, Isabel Alves et Danielle Laurencin
© Linda Jeuffrault, Etienne Harié et Aurélie Lieuvin

Mathieu Allix, du laboratoire "Conditions extrêmes et matériaux : haute température et irradiation" (Cemhti) à Orléans, Isabel Alves de l’Institut de chimie et biologie des membranes et nano-objets (CBMN) à Pessac et Danielle Laurencin de Institut Charles Gerhardt à Montpellier ont reçu la médaille de bronze du CNRS au cours de cérémonie qui se sont tenues en octobre 2013.

Cette distinction récompense le premier travail d'un chercheur, qui fait de lui un spécialiste prometteur dans son domaine. Elle représente un encouragement du CNRS à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes.

Géraldine Masson, Jean-Baptiste Salmon et Michel Sliwa sont également lauréats de la médaille de bronze pour la chimie en 2013. Ils seront décorés d’ici la fin de l’année.

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Le laboratoire "Chimie et interdisciplinarité, synthèse analyse et modélisation" (Ceisam) à Nantes, a reçu le 15 octobre 2013 le trophée de l’Innovation de l’ Institut national de la propriété industrielle (Inpi) pour les Pays de Loire dans la catégorie « laboratoires de recherche ».  Cette distinction récompense le CEISAM pour son implication dans le développement de technologies innovantes qui a permis le dépôt de nombreux brevets et contrats de licence ainsi que la création de trois entreprises :Eurofins Scientific, Atlanchim Pharma et Graftys.

 

 

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Natacha Gillet, Pauline Rullière et Anna Venancio-Marques (1), toutes trois doctorantes dans des laboratoires de chimie du CNRS sont parmi les 25 lauréates françaises des bourses L’Oréal France- Unesco « Pour les femmes et la science ». Ces bourses constituent le volet français du programme international« For Women in Science », qui consacre l’excellence et le talent des femmes scientifiques reconnues.

 

 

Créé en 1998, le programme L’Oréal-Unesco « Pour les femmes et la science a pour objectif de reconnaître et de récompenser des femmes scientifiques sur tous les continents. Chaque année, ces prix distinguent des chercheuses émérites qui, par leurs travaux remarquables, ont participé au progrès de la science. Le programme identifie également des jeunes femmes scientifiques à fort potentiel afin de leur attribuer des bourses de recherche. Au cours des 15 dernières années, le programme « Pour les femmes et la science » a acquis une notoriété internationale considérable récompensant plus de 1700 femmes scientifiques, originaires de 108 pays.

Cette année voit la centième boursière primée depuis la création du programme en France ! Fiers de cet engagement, L’Oréal et l’UNESCO sont plus que jamais déterminés à relever le défi de promouvoir la place des femmes dans les carrières scientifiques. 25 jeunes doctorantes ont été sélectionnées par un jury présidé par Philippe Taquet, président de l’Académie des sciences et composé de membres émérites de la communauté scientifique. Chacune d’entre elles a été distinguée pour la qualité et le fort potentiel de ses travaux de recherche.

(1)Natacha Gillet travaille au Laboratoire de chimie physique (CNRS/Université Paris Sud), Pauline Rullière au département de chimie moléculaire de Grenoble (CNRS/Université Joseph Fournier Grenoble) et Anna Venancio-Marques de l’unité « Processus d'Activation Sélectif par Transfert d'Energie Uni-électronique ou Radiatif » (CNRS/ENS Paris/UPMC)

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Prix de l’International Zeolite Association 2013

 

François Fajula

 

François Fajula, Directeur de recherche au CNRS et Directeur de l’Institut Charles Gerhardt à Montpellier est le lauréat 2013 du prix de l’International Zeolite Association, pour sa contribution dans le domaine des zéolithes et des solides poreux.

En recevant cette distinction, François Fajula devient l’ambassadeur de l’International Zeolite Association dans le monde, pour une durée de 3 ans.

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Prix d'instrumentation, division "chimie physique" de la Société chimique de France 2013

 

Damien Marchal, Benoit Limoges et Uli Schmidhammer

 

Damien Marchal, maître de conférence de l'Université Paris-Diderot et Benoit Limoges, directeur de recherche CNRS, tous deux chercheurs au Laboratoire d’électrochimie moléculaire à Paris, ainsi que Uli Schmidhammer, ingénieur de recherche au Laboratoire de chimie physique à Orsay sont les trois lauréats 2013 du prix d’instrumentation de la division de chimie physique de la Société chimique de France. Ce prix leur sera remis à l’occasion du salon MESURExpoVISION 2013 qui se tiendra à Paris (Porte de Versailles) du 8 au 10 octobre 2013.

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Prix Sandmeyer 2013

 

Stéphane Bellemin-Laponnaz et Samuel Dagorne

 

Stéphane Bellemin-Laponnaz (IPCMS, Strasbourg) et Samuel Dagorne (Institut de Chimie, Strasbourg) ont reçu le prix Sandmeyer 2013 conjointement avec deux industriels R&D de la Société Clariant basée à Bâle (Dr. Ralf Duempelmann, Clariant Group R&D, Dr. Pascal Steffanut, Clariant Group R&D). Le prix récompense des travaux sur le développement de catalyseurs pour la production de polymères biodégradables. Le Prix Sandmeyer est décerné chaque année par la Société Chimique Suisse pour une contribution remarquable dans l'industrie ou la chimie appliquée. Il sera remis officiellement le 6 septembre 2013 à Lausanne (Fall Meeting of the Swiss Chemical Society 2013, Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne).

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61ème conférence annuelle de la “Society for Polymer Science Japan” à Kyoto - Japon

 

 

Lors de la 61ème conférence annuelle de la “Society for Polymer Science Japan” qui s'est tenue le 30 mai 2013 à Kyoto - Japon, le Professeur Gero Decher, enseignant-chercheur à l’Institut Charles Sadron à Strasbourg, s'est vu décerné l’un de leurs prix internationaux 2012. Cette distinction récompense des scientifiques reconnus à l’échelle internationale pour leurs contributions en sciences des polymères et pour leurs activités avec le Japon.

 

Prix jeune chercheur, division "chimie physique" de la Société chimique de France 2013

 

Fouzia Boulmedais et Benjamin Rotenberg

 

Fouzia Boulmedais, chargée de recherche CNRS à l’Institut Charles Sadron de Strasbourg et Benjamin Rotenberg, chargé de recherche CNRS de l’unité Physicochimie des électrolytes, colloïdes et sciences analytiques à Paris sont les deux lauréats 2013 du prix jeune chercheur de la division de chimie physique de la Société chimique de France. Ce prix leur sera remis lors des Journées francophones des jeunes physico-chimistes qui se tiendront à Fréjus du 14 au 18 octobre 2013. 

 

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Grands prix Emile Jungfleisch et Michel Gouilloud Schlumberger, prix thématiques "chimie" et médaille Berthelot 2013

 

Roger Guilard Benjamin Rotenberg
Philippe Hapiot, Matthieu Sollogoub et Dominique Massiot

 

L’Académie des sciences organise à la rentrée 2013 deux séances solennelles de remise de prix sous la coupole de l’Institut de France.
Le grand prix Emile Jungfleisch sera remis à Roger Guilard, professeur émérite à l’Institut de chimie moléculaire de l'Université de Bourgogne à Dijon et le grand prix Michel Gouilloud Schlumberger à Benjamin Rotenberg, chargé de recherche CNRS de l’unité Physicochimie des électrolytes, colloïdes et sciences analytiques à Paris.
Lors de cette cérémonie l’Académie des sciences remettra également les trois prix thématiques de chimie et la médaille Berthelot.

Philippe Hapiot, directeur de recherche CNRS à l’Institut des sciences chimiques de Rennes, et Matthieu Sollogoub, professeur à l’UPMC, recevront respectivement les prix Guye et Verdaguer. Dominique Massiot, directeur de l’Institut de chimie du CNRS, se verra décerner le prix Grammaticakis-Neuman ainsi que la médaille Berthelot.

 

Grands prix Achille Le Bel et Pierre Süe 2013

 

 

Anny Jutand, directrice de recherche au CNRS au laboratoire « Processus d'activation sélectif par transfert d'énergie uni-électronique ou radiatif » de Ecole normale supérieure à Paris et Joël Moreau, professeur à l'Ecole nationale supérieure de chimie à Montpellier et également directeur adjoint scientifique à l’Institut de chimie du CNRS, sont les deux lauréats du Grand prix Achille Le Bel 2013. Cette distinction attribuée par la Société chimique de France récompense leurs travaux reconnus au niveau international. Le prix Pierre Süe a été quant à lui décerné à Pierre Braunstein, de l’Institut de Chimie de Strasbourg.
Une cérémonie rassemblant ces deux prix ainsi que les prix binationaux de la Société chimique de France aura lieu au printemps 2014.

 

 

Remise de trois médailles de bronze à Montepellier

 

Manouk Abkarian, Nicolas Clavier et Nicolas Floquet ont reçu la médaille de bronze du CNRS le mardi 25 juin 2013 à Montpellier au cours d’une cérémonie officielle. Cette décoration est la récompense du premier travail d’un chercheur, ce qui fait de lui un spécialiste de talent dans son domaine. Leurs recherches à tous trois ont permis de grandes avancées scientifiques au regard des enjeux sociétaux actuels.

 

Un nouveau regard sur la physique du sang

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© CNRS DR13 - Marie-Claude Leclerc

 

« Interface est le mot qui définit le mieux mes recherches. D’une part, celles-ci se situent à l’interface de la physique et de la biologie, et d’autre part, je m’intéresse au comportement d’interfaces composites entre milieux liquides et notamment de la membrane des globules rouges. » Manouk Abkarian, Chercheur en matière molle et biophysique

En quelques années, Manouk Abkarian est devenu un spécialiste du mouvement du globule rouge dans la microcirculation sanguine, apportant des outils venus de la matière molle* et de la microfluidique**. Doctorat de l’université Joseph Fourier de Grenoble en poche, il part à l’université d’Harvard pour un postdoc de trois ans où il s’intéresse aux « gouttes armurées », des microgouttes stabilisées par des particules solides. Dés son retour en France en 2005, il est recruté au CNRS et entre au Laboratoire Charles Coulomb de Montpellier. Parmi ses publications remarquées, celles qui décrivent le mouvement de « balancier » des globules rouges sous cisaillement ou encore, la découverte de la manière spectaculaire par laquelle les parasites du paludisme s’échappent du globule rouge. Manouk Abkarian étudie en parallèle des objets biomimétiques, telles des vésicules, dont il a breveté un nouveau procédé de fabrication mis au point dans son laboratoire. Ces dernières pourraient aider les recherches en biophysique, voire ouvrir la voie vers la production de sang artificiel.

 

* Toute matière dont la réponse à une petite sollicitation, qui n’est pas forcément mécanique, est grande.
** Étude et design d’écoulements fluidiques à l’échelle du micron.

 

Laboratoire Charles Coulomb (L2C), CNRS / Université Montpellier 2, Montpellier
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Vie et destin des matériaux nucléaires

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© Stéphanie Szenknect / CEA

 

« Ce qui me passionne dans mes recherches, c’est que leur domaine d’application, l’industrie nucléaire, constitue un grand enjeu de société. » Nicolas Clavier, Chercheur en radiochimie

Chercheur à l’Institut de chimie séparative de Marcoule (ICSM), Nicolas Clavier étudie le comportement des combustibles nucléaires en fonction de leur histoire physico-chimique. En effet, leur comportement durant les différentes étapes du cycle nucléaire — passage au coeur du réacteur, traitement, puis stockage sous forme de déchets — est étroitement lié aux procédés mis en oeuvre lors de leur fabrication. Un autre aspect très novateur des travaux de ce jeune scientifique est d’observer in situ les processus affectant les combustibles et les déchets nucléaires à l’aide de techniques telles que la spectroscopie ou la microscopie électronique. Passionné de chimie, Nicolas Clavier a obtenu son doctorat à l’université d’Orsay et réalisé un postdoc au département des applications militaires du CEA. Il est recruté en 2006 par le CNRS au sein de l’ICSM et son horizon scientifique n’a, depuis, cessé de s’élargir : radiochimiste de formation, il approfondit ses connaissances en sciences des matériaux, en chimie en solution, et découvre même la géochimie en étudiant certains phénomènes de dissolution qui ont lieu dans les mines d’uranium. Bien au-delà du seul champ du nucléaire, l’approche pluridisciplinaire originale de ses recherches ouvre des perspectives et peut être appliquée à tout type de matériau.

 

Institut de chimie séparative de Marcoule (ICSM), CNRS / CEA / École nationale supérieure de chimie de Montpellier (ENSCM) / Université Montpellier 2, Bagnols-sur-Cèze
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Comprendre le fonctionnement des protéines

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© CNRS DR13 - Marie-Claude Leclerc

 

 

« J’ai toujours aimé tout ce qui est numérique, en particulier les jeux vidéo, la musique électronique et la programmation. La bio-informatique m’a permis de concilier ces passions avec ma formation de biochimiste. » Nicolas Floquet, Chercheur en modélisation moléculaire

Dès son doctorat à l’université Paris 7 et ses deux postdocs, Nicolas Floquet s’oriente vers la bio-informatique structurale et la modélisation des mécanismes moléculaires. Recruté par le CNRS en 2007, à l’Institut des biomolécules Max Mousseron, le jeune chercheur d’origine champenoise poursuit ses recherches, en particulier sur les récepteurs couplés aux protéines G. Ces derniers, aux fonctions très variées, reçoivent des signaux venus de l’extérieur de la cellule et peuvent déclencher de très nombreux processus. De ce fait, ils sont la cible de la moitié des médicaments actuels. À l’aide de modélisations informatiques, Nicolas Floquet cherche à décrire, à l’échelle de l’atome, leurs mouvements à la membrane cellulaire, leurs changements de conformation lorsque ces récepteurs captent un ligand, ou encore leurs interactions avec d’autres protéines. Ses travaux sur le récepteur de la ghréline*, impliqué dans la régulation de la prise alimentaire, sont des pistes pour lutter contre l’obésité ou l’anorexie. D’autres recherches sont en cours, dont les applications ouvriront peut-être un jour la voie à de nouveaux traitements de la douleur ou du cancer. * Hormone peptidique de 28 résidus naturellement synthétisée par l’estomac et qui stimule l’appétit.

 

Institut des biomolécules Max Mousseron (IBMM), CNRS / École nationale supérieure de chimie de Montpellier / Universités Montpellier 1 et 2, Montpellier
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Emanuele Orgiu, reçoit un prix MIT Technology Review

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Emanuele Orgiu, maître de conférences à l'Institut des sciences et ingénieries supramoléculaires, compte parmi les lauréats de la première édition française du concours de la MIT Technology Review.

Les prix ont été remis aux dix jeunes chercheurs de moins de 35 ans sélectionnés lors d’une cérémonie le 26 mars dernier par Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.


Leurs travaux couvrent de nombreux centres d’intérêt allant de la biotechnologie, au développement de nouveaux matériaux, mais aussi des énergies, des logiciels informatiques, des transports, en passant par Internet.

 

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Samir Zard, Lahcène Ouahab et Philippe Sautet reçoivent les grands prix 2012 de la SCF. Lire la suite

 

Thierry Buffeteau, chimiste bordelais, reçoit la médaille d’argent du CNRS

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Thierry Buffeteau, directeur de recherche au CNRS à l’Institut des sciences moléculaires de Bordeaux, reçoit la médaille d’argent du CNRS au titre de l’année 2011. Cette distinction, qui récompense le chercheur pour l’originalité, la qualité et l’importance de ses travaux, reconnus sur le plan national et international, lui a été remise le 8 juin 2012 au Domaine du Haut-Carré à Talence.

 

La cérémonie se tient à l’occasion des 18èmes « journées du Groupe français de spectroscopie vibrationnelle ». Chaque année, ce colloque regroupe les chercheurs d’organismes publics et d’entreprises privées, des doctorants et des exposants (constructeurs de matériel de spectrométrie optique) autour d’un thème scientifique mettant en œuvre les spectrométries de vibration.

 

 

 

Le Grand Prix 2012 de la Fondation de la Maison de la Chimie attribué au Professeur Ludwik Leibler

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Bernard Bigot, Président de la Fondation de la Maison de la Chimie, suivant les recommandations du jury international, a décerné au Professeur Ludwik Leibler, le Grand Prix 2012 de la Fondation de la Maison de Chimie pour sa contribution exceptionnelle dans le domaine de la physico-chimie des polymères.

Ludwik Leibler est Directeur de Recherche de classe exceptionnelle au CNRS et Professeur associé à l’Ecole Supérieure de Physique et de Chimie de la Ville de Paris, Directeur de l’unité mixte CNRS-ESPCI « Matière Molle et Chimie ».

Le prix d’un montant de 35 000 € lui sera remis le mercredi 14 novembre 2012 à la Maison de la Chimie à Paris, à l’occasion du Colloque « Chimie et Enjeux Energétiques ».

plusCommuniqué de presse de la Fondation

 

Marc Taillefer, lauréat de l'European Sustainable Chemistry Award 2012

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Marc Taillefer vient de se voir attribuer l'European Sustainable Chemistry Award 2012 de  l'EuCheMS  (European Association for Chemical and Molecular Sciences ), avec le support de l'European Environment Agency (EEA), de SusChem (European Platform for Sustainable Chemistry) et du CEFIC (European Chemical Industry Association).

Elu depuis le 7 mars 2012 à la Présidence de la Division Chimie Organique de la Société Chimique de France (SCF), Marc Taillefer est directeur de recherche CNRS au sein de l'Institut Charles Gerhardt à l'Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier.

Attribué tous les deux ans, ce prix récompense une contribution exceptionnelle au développement durable en appliquant les concepts de la Chimie verte. Marc Taillefer succède ainsi à Mathias Beller, directeur  du  Leibniz Institute for Catalysis  de Rostock  , et lauréat de la dernière édition.

 

 

Georges Boulon, Professeur Emérite à l'Université Claude Bernard Lyon1, distingué par le Prix ICL’11

boulon

Georges Boulon, Professeur Emérite à l'Université Claude Bernard Lyon1, Doctor Honoris Causa de l’Université Autonome de Madrid et de l’Université de Wroclaw, chercheur au sein du laboratoire de Physico Chimie des Matériaux Luminescents, UMR 5620 CNRS, vient de recevoir le Prix ICL’11 de recherche en Luminescence et Spectroscopie du Solide, par le Comité de Programme de l’ « Internationale Conference on Luminescence » (ICL),  présidé par le Professeur Alexander Kaplianskii, Institut Ioffe de Saint-Pétersbourg.
Ce prix, financé par le « Journal of Luminescence » (Elsevier), est attribué tous les 3 ans à l’occasion de la Conférence ICL dont la dernière s’est tenue du 26 juin au 1er juillet 2011 à Ann Arbor, Detroit  (Michigan, USA).

Cette distinction internationale est associée à ses recherches fondamentales et appliquées sur la physico-chimie des solides inorganiques luminescents et la dynamique des états excités des dopants (ions lourds, ions terres rares et ions de transitions) dans les cristaux, polycristaux, verres, céramiques et nanomatériaux. Une part importante est dédiée aux luminophores et aux matériaux pour sources lasers.

Contact: LPCML, UCBLyon1, UMR 5620 CNRS- Georges Boulon
Courriel : georges.boulon@univ-lyon1.fr
http://georges-boulon.univ-lyon1.fr

 

Une équipe du Laboratoire de chimie de coordination (Toulouse) récompensée par le « Prix la Recherche 2011 »

Pour sa 8è édition, le magazine la Recherche a décerné son prix mention « Chimie » à l’équipe d’Azzedine Bousseksou (Matériaux moléculaires commutables – Laboratoire de chimie de coordination / Toulouse) pour ses travaux sur la thermométrie fluorescente.

La cérémonie a eu lieu le mardi 18 octobre 2011 au Musée du Quai Branly à Paris.

L’événement fait l’objet d’un article paru dans la Recherche de novembre 2011 (La Recherche, 2011, n°457, p.126).

Ce prix couronne les travaux menés par l’équipe sur les nanoparticules bistables fluorescentes capables de dresser au nanomètre près des cartes lumineuses de la température. Un dispositif breveté qui peut intéresser de nombreux secteurs (nanoélectronique, nanothermométrie ainsi que le secteur médical).

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Créé il y a huit ans, Le Prix La Recherche est remis chaque année afin de suivre au plus près les avancées de la science, raison d’être du magazine La Recherche. Il met en lumière des travaux de recherche au carrefour des disciplines scientifiques et technologiques. Il permet d'associer des industriels pour qui la recherche est essentielle, des organismes de recherche et toute la communauté scientifique.

 

Le "National Friendship" award 2011 attribué à Roger Naslain

Roger NASLAIN, professeur honoraire de l’Université Bordeaux 1, a reçu de M Zhang Dejiang, vice-Premier ministre de la République Populaire de Chine, le prestigieux National Friendship award.

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Créé en 1991, ce prix est la plus haute distinction décernée annuellement par le gouvernement chinois à des spécialistes étrangers. Il récompense les contributions exceptionnelles au développement social, économique, technologique et culturel chinois. Il a été attribué cette année à une cinquantaine d’experts appartenant à une vingtaine de pays (dont J. Caen et R. Naslain pour la France). La cérémonie a eu lieu le 29 septembre 2011 au Grand Palais du Peuple à Pékin. Durant la période 1990-2005, R. Naslain a animé des séminaires sur les matériaux composites dans plusieurs centres de recherche de l’Académie des Sciences de Chine (dont le SICCAS à Shanghai) et dans diverses grandes universités (dont Tsing-Hua à Pékin et Northwestern Polytechnical University à Xi’an). Il a également contribué, par sa connaissance du milieu universitaire chinois, à l’initialisation de coopérations de recherche entre la Chine et la France, qui ont été conduites par d’autres postérieurement à 2005.

 

Clément Sanchez élu membre de l'Académie des Sciences

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Clément Sanchez est actuellement directeur du Laboratoire de Chimie de la Matière Condensée (UPMC/CNRS/ ENSCP/Collège de France). Spécialiste des méthodes sol-gel, dites de « chimie douce », il enrichit le domaine par sa culture et ses connaissances en chimie organique et lance les matériaux « hybrides » mêlant réseau organique et réseau minéral. Ses résultats touchant à la méso organisation d’oxydes sur des interfaces organiques organisées, aux nouveaux matériaux hybrides nano et mésostructurés, aux structures organisées et hiérarchisées, ont débouché sur de nombreuses applications, grâce aux études des propriétés optiques, électriques et mécaniques de ces nouvelles familles d’objets.

Sa production scientifique comprend plus de 380 publications dans des revues internationales avec un nombre de citations supérieur à 18000, plus de 270 conférences invitées dans des Congrès Internationaux, 126 séminaires sur invitation dans des Universités ou groupes industriels.

 

Le "2011 ACS Award for Creative Work in Fluorine Chemistry" attribué à Alain Tressaud

Ce prix de la division du Fluor de l'American Chemical Society a été remis à Alain Tressaud le 29 mars 2011 à Anaheim (Californie) lors du 241ème congrès de l'ACS. Il est le premier français à recevoir cette distinction.

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© Peter Cutts

 

Alain TRESSAUD est Directeur de Recherche Emérite à l’Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux (CNRS- Université de Bordeaux 1). Après un Doctorat en Sciences Physiques à l’Université de Bordeaux en 1969, il obtient en 1972 une bourse post-doctorale OTAN pour un séjour à l’Université de Californie à Berkeley chez le Professeur Neil BARTLETT qui venait de découvrir, grâce au fluor, les composés des gaz rares.

Les activités scientifiques d’Alain TRESSAUD couvrent des domaines très variés de la synthèse, de la caractérisation et des applications des matériaux fluorés. On peut citer les fluorures ferro- et ferrimagnétiques transparents, les composés d’intercalation du graphite comme conducteurs électroniques performants, les  composés à anions mixtes comme pigments colorés et catalyseurs, la modification des propriétés de surface de matériaux variés par traitements fluorés ou par plasmas.  Le groupe du Fluor de Bordeaux qu’il a longtemps dirigé a été par exemple une composante active du Programme Européen "Funfluos", seul projet entièrement consacré aux matériaux fluorés dans les derniers Programmes-cadres européens.

En 2002 le CNRS lui a confié la tâche de diriger le Réseau Français du Fluor pour promouvoir les activités liées au fluor et aux produits fluorés dans l’ensemble des secteurs de la chimie, des sciences du vivant, des nouvelles technologies (micro-électronique, opto-électronique), de l’environnement ainsi que pour favoriser les échanges entre les établissements publics et l’industrie. Dans ce cadre, il a régulièrement organisé jusqu’en 2008 des Tables Rondes traitant des relations entre les produits fluorés et des questions sociétales.

Sa production scientifique comprend plus de 330 publications dans des revues internationales, plus de 50 conférences invitées dans des Congrès Internationaux, 60 séminaires sur invitation dans des Universités ou groupes industriels, de nombreux chapitres d’ouvrages, 12 brevets avec des industries françaises (Thomson-CSF, Rhône-Poulenc Chimie, Rhodia, FAB, Areva).

 

Remise du Grand Prix 2010 de la Fondation de la Maison de la Chimie

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Le vendredi 13 mai 2011 à partir de 14 h 00, Le Professeur Bernard Bigot remettra le Grand Prix 2010 de la Fondation de la Maison de la Chimie au Professeur Jean FRECHET et au Professeur Gérard FEREY pour l’ensemble de leur œuvre scientifique de large notoriété internationale, à la Maison de la Chimie.

Vous êtes cordialement invités à participer à cet évènement qui sera clôturé par un cocktail

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Gero Decher reçoit le prix Rhodia 2010 de l’organisation “European Colloid and Interface Society"

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Gero Decher est Professeur de classe exceptionnelle à l’Université de Strasbourg et responsable du groupe “Multicouches de Polyélectrolytes et Multimatériaux Nano-Organisés” à l’Institut Charles Sadron (ICS), unité propre du CNRS à Strasbourg.

Né en 1956, il obtient en 1986 son doctorat en chimie organique et macromoléculaire sur les “systèmes supramoléculaires auto-organisés” à l’Université Johannes Gutenberg de Mayence en Allemagne sous la direction du Professeur H. Ringsdorf. Après un post-doctorat de 2 ans dans la société CIBA-GEIGY en Suisse, il revient à l’Université Johannes Gutenberg de Mayence où il passe en 1994 son habilitation en chimie-physique qui porte sur les “nanostructures organiques supramoléculaires”. En 1994, il est recruté en tant que Professeur Associé àl’Université Louis Pasteur de Strasbourg et est affecté à l’équipe “Chimie des Systèmes Associatifs” de l’Institut Charles Sadron où il continue à développer la méthode d’assemblage couche-par-couche. Il est promu Professeur 1ère classe en 1995 et est responsable de l’équipe “Chimie des Systèmes Associatifs” de 1997 à 2002. En 2006, il est promu Professeur classe exceptionnelle. De 2001 à 2009, il exerce la fonction de Directeur Adjoint à l’Institut Charles Sadron et est membre nommé de la section 11 du Comité National du CNRS de 2004 à 2007.

Au cours de sa carrière scientifique, il a obtenu plusieurs prix (Prix Richard-Zsigmondy en 1991, Prix du Groupe Français d'études et d'applications des Polymères en 1999, Prix “Emilia Valori” de l’Académie des sciences pour la nanobiotechnologie en 2009) et est depuis 2006 membre sénior de l’Institut Universitaire de France (IUF). Son article publié dans la revue Science en 1997 est le 8ème article le plus cité parmi tous les articles de journaux dans le domaine de la chimie pour la période 01/01/1997 à 31/10/ 2007.

Le 13 septembre 2010, l’organisation “European Colloid and Interface Society” lui a décerné le prix Rhodia 2010. Cette distinction, créée en 2001, est attribuée annuellement à un scientifique européen pour un travail scientifique original de qualité exceptionnelle, décrit dans une ou plusieurs publications, brevets ou autres documents publiés dans les 5 dernières années précédent l’obtention du prix. Gero Decher a été récompensé pour les travaux issus de son invention, la technique couche par couche, qui a été adoptée dans un grand nombre de laboratoires dans le monde. En effet, il a inventé une méthode pour déposer des couches minces de nanomatériaux bio-fonctionnels, basée sur des interactions électrostatiques intermoléculaires, que lui et ses collaborateurs ont appliqué avec succès à plusieurs domaines en sciences des matériaux et de la vie. Cette méthode originale d’assemblage de matériaux est peu couteuse et presque non polluante. Aujourd’hui, cette technologie couche-par-couche est utilisée dans différentes applications dans le domaine des sciences de la vie dont l’ingénierie tissulaire en général, la microencapsulation ou les nanoparticules thérapeutiques. Des applications commerciales issues de cette méthode incluent les revêtements hydrophiles sur des lentilles de contact ou des revêtements anti-coagulants sur des dispositifs médicaux en contact avec le sang.

 

"Mission à Carbone City" reçoit le premier prix des trophées des technologies éducatives 2010

Organisés dans le cadre du salon professionnel de l’éducation « Educatec-Educatice » qui se tient à Paris du 24 au 26 novembre 2010, les Trophées des Technologies éducatives, le numérique au service des territoires, visent à valoriser des initiatives pédagogiques originales portées par les collectivités. « Mission à Carbone City » est un jeu de rôle pédagogique conçu par le pôle de compétitivité Axelera, dont le CNRS est co-fondateur.

Il a reçu le premier prix des trophées des technologies éducatives 2010, dans la catégorie innovation, ce jeudi 25 novembre à Paris. Destiné à favoriser les échanges avec les jeunes autour des défis de la chimie et de l’environnement et à les inciter à s’orienter vers les nombreux métiers de ces deux domaines complémentaires, le jeu de rôle pédagogique «Deviens reporter et enquête sur les défis de la chimie et de l’environnement» sillonne les collèges de la région Rhône-Alpes depuis mars 2010 et ce pendant 4 ans.

 

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Médaille 2010 de la Société de Phytochimie d’Europe pour Richard J Robins

M. Richard Robins s’est vu décerner la médaille de la Société de Phytochimie d’Europe (PSE) en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle au domaine de la phytochimie ainsi qu’à la société elle-même. La cérémonie s’est déroulée le 27 septembre 2010 à Istanbul, Turquie, au cours d’un congrès de la PSE sur les Terpènes. La médaille est décernée à titre exceptionnel par le comité de la société aux personnes qui ont contribué aux avancements notables dans le domaine de la science des plantes. M. Robins est le dixième lauréat depuis 1986.

Directeur de Recherches au CNRS dans l’unité CEISAM (UMR 6230, Nantes), M Robins dirige actuellement un groupe travaillant sur les effets isotopiques et l’origine du fractionnement isotopique dans les produits naturels. Il a obtenu son diplôme de BSc (Oxon) en 1975 puis un Doctorat (Oxon) en 1978. Après avoir travaillé à l’Institute of Food Research (IFR, Norwich, GB) du conseil scientifique britannique (BBSRC), il a été recruté par le CNRS en 1995.

Au cours de son doctorat, Richard Robins a étudié le système digestif des plantes carnivores, notamment Dionaea muscipula, l’attrape-mouche de Venus. Après un post-doctorat dédié à la compréhension des mécanismes d’absorption des acides aminés, il a été recruté à l’IFR dans le cadre d’un projet qui avait pour objectif de manipuler la biosynthèse de produits naturels en culture axénique des plantes. Au cours des ces études, il a développé des méthodes de traçage isotopique appliquées au métabolisme afin de dévoiler des étapes clés des voies de biosynthèse de produits « secondaires », y compris les propriétés des enzymes pertinentes. À Nantes, depuis 1995, son équipe a développé une activité de recherche focalisée sur la quantification de rapports isotopiques en abondance naturelle afin d’élucider les causes de fractionnement isotopique au cours des voies métaboliques et les mécanismes réactionnels enzymatiques qui les engendrent.

Sa production scientifique comprend 150 publications dans des journaux avec comité de lecture, un livre sur les plantes carnivores et de nombreuses présentations à divers congrès. En 1991 il a fondé le journal scientifique Transgenic Research.

M Robins a participé activement à la vie de la Société de Phytochimie d’Europe, comme secrétaire des manifestations (1991-96), puis comme Vice-Chairman et Chairman (2000-06).

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Présentation de la médaille à M. Richard Robins (à droite) par le Professeur Wieslaw Oleszek.

© Richard Robins

 

« Prix 2010 de la meilleure thèse de la Fondation d’entreprise EADS » pour Verena Schnitzler

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Le 6 Décembre 2010 à la Cité des Sciences et de l’Industrie seront remis les « Prix de la meilleure thèse de la Fondation d’entreprise EADS » dans cinq domaines scientifiques dont la Physique-Chimie. La lauréate de ce dernier, Verena Schnitzler, a développé et optimisé au sein des laboratoires académiques de l’Université de Nantes CEISAM et LIOAD un système médical injectable par chirurgie mini-invasive pour la prévention de la fracture du col du fémur ostéoporotique, sous la direction de Bruno Bujoli et Jean-Michel Bouler. Elle a également assuré l’industrialisation de ce dispositif au sein de la société Graftys qui finançait sa thèse CIFRE. Il s’agit d’un biomatériau à base de phosphate de calcium combiné à un médicament anti-ostéoporotique de type bisphosphonate.

A l’issue de sa thèse, Verena Schnitzler a été embauchée en tant que responsable de la R&D Graftys. Elle est à présent l’interlocutrice principale des partenaires académiques, pour tout ce qui touche aux projets de recherche développés conjointement avec Graftys.
La connaissance scientifique très détaillée de ce dispositif médical a convaincu un certain nombre de leaders de l’industrie orthopédique de l’intérêt de cette technologie, qui étudient la possibilité d’un partenariat exclusif.

Ciomme l’a souligné le Président du jury de thèse de Verena Schnitzler lors de sa conclusion, le travail réalisé dans cette thèse, même s’il était à vocation industrielle avec une application identifiée, a été effectué avec une très grande rigueur scientifique faisant appel à des approches très originales. Le Président a ainsi estimé que c’était une caractéristique rare parmi les thèses CIFRE ou financées sur fonds industriels, dénotant ainsi un partenariat public – industrie très équilibré et enrichissant pour les deux parties.

 

2010 : un prix international de l'Electromichal Society pour Dominique Guyomard

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Le prix international 2010 de la recherche de la division batteries de l’ECS (Electrochemical Society) a été attribué à Dominique Guyomard, directeur de recherche au CNRS et responsable de l’équipe stockage et transformation électrochimiques de l’énergie de l’Institut des Matériaux Jean Rouxel à Nantes. Ce prix lui a été remis lors du 218eme congrès bi-annuel de l’ECS à Las Vegas, USA, en octobre 2010. Il récompense "une recherche hautement innovante sur les accumulateurs au lithium, la production de connaissances précieuses sur les matériaux d’électrodes, et le développement de nouvelles approches" et correspond au travail de toute l’équipe batteries initiée il y a une vingtaine d’années à l’IMN. Ce prix n’a pas été remis à un français depuis 1999, année où il était attribué à Claude Delmas (ICMCB Bordeaux).

Co-auteur de 170 publications et de 18 brevets, Dominique Guyomard a donné 55 conférences invitées dans des colloques internationaux. Il a reçu précédemment le “2007 International Battery Materials Association Research Award” et le Prix Theurlot, Durand-Claye, Darracq et Coron-Thévenet de l’Académie des Sciences de Paris en 2008.

 

Claude Lecomte reçoit le  5è Prix Max Perutz de l'Association Européenne de Cristallographie

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La communauté scientifique européenne de Cristallographie vient de décerner au Professeur Claude Lecomte, Directeur de l Institut Jean Barriol et   du Laboratoire de Cristallographie, Résonance magnétique et Modélisation  le Prix Max Perutz, du nom du cristallographe découvreur de la structure atomique de l hemoglobine, resultat qui a conduit a l attribution du Prix Nobel de Chimie en 1962.

Cette distinction , créée en 2001, récompense ses travaux de cristallographie à haute résolution qui permettent de déterminer précisément la structure atomique et   électronique des matériaux et molécules ainsi que leurs propriétés vibrationnelles. Un de ses resultats majeurs a été d étendre ces études de structure électronique à celles des protéines .

 

Le prix d'instrumentation de la division de Chimie Physique de la Société Française de Physique et de la Société Chimique de France récompense Christophe Peycheran

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Christophe PECHEYRAN, du Laboratoire de Chimie Analytique Bio Inorganique et Environnement (CNRS / Université de Pau et des Pays de l’Adour), vient de recevoir ce prix pour les développements et applications de l’ablation laser en régime femtoseconde, haute cadence de tir (10 kHz) et balayage rapide du faisceau, mis au point pour l’analyse directe des éléments traces par spectrométrie ICPMS.

L’analyse des éléments traces dans les solides est une préoccupation grandissante dans de nombreux secteurs industriels et de l’environnement. En réponse à cette pression, l’ablation laser couplée à une détection par spectrométrie de masse à plasma induit (AL/ICP-MS) se positionne comme un outil de choix de par les nombreux avantages qu’elle présente : analyse directe, grande sensibilité, résolution spatiale à l’échelle micrométrique. Cependant, les lasers utilisés à ces fins délivrent des impulsions nanosecondes suffisamment longues pour générer des effets thermiques dans l’échantillon. Ceci se traduit par une évaporation sélective des éléments et la formation de grosses particules difficilement atomisables dans le plasma ICP altérant ainsi la justesse des analyses.

En intégrant une source laser à impulsions brèves (femtoseconde) et à haute cadence de tir (Amplitude Systèmes/Novalase Sa) associée à un scanner galvanométrique 2D, nous avons pu proposer une approche différente. En premier lieu, la durée d’impulsion très courte permet de limiter considérablement les effets thermiques améliorant ainsi la justesse d’analyse. Par ailleurs la cadence de tir portée à 10000 Hz (contre 10-20 Hz avec les sources conventionnelles) combinée au balayage rapide du faisceau à la surface de l’échantillon est un aspect fondamental du concept car il permet par exemple d’augmenter la sensibilité du couplage LA/ICPMS (en concentrant temporellement le volume d’échantillon introduit dans le spectromètre), de mettre en œuvre une quantification par dilution isotopique directement dans la cellule d’ablation ou d’ablater les échantillons selon des trajectoires complexes en 2 dimensions. Cette technique a d’ores et déjà été mise à profit pour la détection en ultra traces de metalloproteines, la lutte contre la prolifération nucléaire, la détermination de traceurs inorganiques dans des huiles brutes et kérogènes, la datation de l’expulsion des huiles dans des réservoirs pétroliers, l’étude de la migration des poissons…

 

Le "2010 RSC Frankland Award" récompense Sylviane Sabo-Etienne

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Sylviane Sabo-Etienne est Directrice de Recherche au CNRS et responsable de l’équipe « Architecture Organométallique et Catalyse » au Laboratoire de Chimie de coordination (LCC ), unité propre du CNRS à Toulouse. Née en 1956, elle est recrutée Attachée de Recherche au CNRS au LCC en 1980, après sa thèse de 3ème cycle (liaisons M-H et M-C des groupes 4 et 5) à l’Université Paul Sabatier sous la direction de feu Danièle Gervais. Elle passe son Doctorat d’Etat en 1984 qui porte sur la chimie de complexes hétérobimétalliques (effets coopératifs pour des métaux d’oxophilie différente). En 1985, elle rejoint l’Université de Bretagne Occidentale à Brest comme Chargée de Recherche dans l’équipe d’Hervé des Abbayes et s’intéresse à des processus de carbonylation en chimie du fer. En 1989, elle obtient une bourse NSF-CNRS pour développer à l’Université de Chapel Hill (USA), en collaboration avec Maurice Brookhart, des travaux sur la dimérisation d’acrylates catalysée au rhodium. Une nouvelle mutation lui permet de rejoindre l’équipe de Bruno Chaudret au LCC avec qui elle collaborera sur la chimie des polyhydrures. Elle est promue Directrice de Recherche 2ème classe en 1997 et 1ère classe en 2009.

Son activité se situe à l’interface de la chimie de coordination, de la chimie organométallique et de la catalyse, avec un intérêt tout particulier pour la chimie des complexes « sigma »et une synergie importante entre expérience et théorie. Cette activité l’a conduite à identifier le rôle majeur des interactions secondaires et à proposer pour les "late transition metals" un mécanisme général (σ-CAM) ayant des implications importantes en catalyse. Actuellement, en collaboration avec les 3 permanents de son équipe (Gilles Alcaraz, Sébastien Bontemps et Mary Grellier), elle s’intéresse à l’élaboration de complexes présentant des modes de coordination non usuels et à des études mécanistiques pour des applications en catalyse. Les thèmes actuellement développés concernent des études fondamentales de processus de transfert d’hydrogène comme modèles pour le stockage de l’hydrogène et pour l’hydrofonctionnalisation catalytique : l’activation de boranes, de silanes, du dihydrogène et du dioxyde de carbone, ainsi que l’élaboration de ligands polyfonctionnels sont au centre de ses recherches.

Ces travaux de nature fondamentale en chimie organométallique des hydrures, des silanes, et de la métathèse des liaisons sigma, lui ont valu l’attribution du prix Frankland 2010 de la Royal Society of Chemistry (RSC).

 

Le Prix Yves Rocard 2010 de la Société française de physique pour des chercheurs Nancéens

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Le prix Yves Rocard 2010 de la Société Française de Physique  récompense un transfert de technologie réussi entre un laboratoire de recherche et une entreprise. Il  est décerné cette année à :
Michel Hehn de l’ex-Laboratoire de Physique des Matériaux de Nancy
Alain Shuhl de l’ex-Laboratoire de Physique des Milieux Ionisés et Applications, aujourd'hui à  l'Université de Grenoble
Patrick Alnot, brutalement disparu en septembre 2009, de l’ex- Laboratoire de Physique des Matériaux.

Christophe Nicot, directeur de Midi Pyrénées Innovation, agence régionale de l'innovation en Midi Pyrénées

Christophe Duret, SNR Roulements

En 2000 se crée une Equipe de Recherche Technologique (ERT) dédiée à l'étude des nanostructures métalliques réunissant le Laboratoire de Physique des Matériaux et le Laboratoire de Physique des Milieux Ionisés et Applications, deux unités mixtes de recherche aujourd'hui fusionnées au sein de l'Institut Jean Lamour de Nancy.
L'objectif était double : explorer de nouveaux champs d'études fondamentales tout en contribuant à la réalisation de nouvelles applications concrètes.
Une collaboration s'est engagée avec la Société SNR ROULEMENTS, précurseur dans le domaine mécatronique, avec ses travaux sur les capteurs, le traitement du signal, et ses applications dans l'automobile. Ce partenariat a abouti à l'invention d'une nouvelle technologie brevetée par SNR : le Capteur Magnétique à effet tunnel,
capteur magnétique de 3ème génération utilisé dans l'automobile.

Ce prix rend hommage au Professeur Patrick Alnot, responsable de l'ERT "centre de conception de microsystèmes et microcapteurs magnétiques et acoustiques" brutalement disparu en septembre 2009. C'est avec une émotion toute particulière pour la communauté scientifique que le prix Yves Rocard de la Société Française de Physique a étéremis le 1er juin 2010.

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Thomas Zemb, lauréat du prix HUMBOLDT - GAY LUSSAC 2009

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Le prix Humboldt-Gay Lussac 2009 est attribué à 3 scientifiques français(1), parmi lesquels Thomas ZEMB, directeur de recherches au CEA (Direction des sciences de la matière) et actuel Directeur de l’Institut de Chimie Séparative de Marcoule (Gard).

Il récompense ainsi les travaux de Thomas ZEMB en chimie des colloïdes et en sonochimie, et sa contribution au renforcement des liens de coopération scientifique entre l'Allemagne et la France. Né en 1953, Thomas ZEMB est diplômé en physique nucléaire, docteur en biophysique et en physico-chimie colloïdale. Lauréat à ce jour de plusieurs prix et distinctions scientifiques, il est l’auteur de plus
de 200 publications internationales et professeur à l’Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires.

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Isabelle Rico-Lattes reçoit le prix Chéreau-Lavet

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Le 9ème Prix de l’ingénieur-inventeur Chéreau-Lavet (1)  a été décerné le 18 Janvier 2010, à Isabelle Rico-Lattes, directrice de recherche au CNRS, chimiste spécialiste de l’auto-organisation des molécules amphiphiles. Destiné aux ingénieurs et scientifiques ayant réalisé de grandes innovations, ce prix récompense la lauréate pour ses découvertes sur les formulations thérapeutiques « bioactives ». Le prix Chéreau-Lavet est attribué pour la première fois à une femme qui, avec plus de trente brevets à son actif, a su tout au long de sa carrière  allier recherche fondamentale, innovation et valorisation industrielle.

Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure, Isabelle Rico-Lattes reçoit la Médaille d’argent du CNRS en 2006. Elle coordonne par ailleurs le programme interdisciplinaire « Chimie pour le développement durable » du CNRS. Ses recherches visent à développer une nouvelle forme de formulations thérapeutiques auxquelles elle a donné le nom de « bioactives ». Il s’agit d’imaginer des principes actifs amphiphiles  qui vont ensuite s’auto-formuler conduisant ainsi spécifiquement à une activité thérapeutique fonction de la cible et de son environnement biologique. Plusieurs  brevets portant sur ce nouveau concept ont été déposés  et deux formulations bioactives sont maintenant commercialisées : l’Oxane HD® (en partenariat avec la Société Bausch and Lomb), destiné au traitement des décollements de rétine majeurs, et le TriXéra+® (en partenariat avec les laboratoires Pierre Fabre Dermocosmétiques), destiné au traitement des allergies cutanées, et notamment de l’eczéma. Ces travaux, récompensés aujourd’hui, marquent une réelle avancée technologique et sont commercialement reconnus au niveau international.

 

(1) Ce prix a été crée par Marius Lavet, inventeur du système du « mouvement à quartz » appliquée à l’horlogerie qui souhaitait ainsi encourager et valoriser l’activité inventive des ingénieurs français. www.mariuslavet.org

 

Grand Prix 2010 de la Fondation de la Maison de la chimie

Lors de sa réunion du 3 février 2010 au siège de la Fondation de la Maison de la Chimie à Paris, le jury international du Grand Prix de la Fondation de la Maison de la Chimie a attribué le Grand Prix 2010, de manière conjointe, à deux chercheurs pour l’ensemble de leur œuvre scientifique, qui bénéficie d’une large notoriété internationale.

  • Jean M. J. Frechet, professeur à l’Université de California-Berkeley aux États-Unis, spécialiste de la chimie des polymères organiques et des macromolécules fonctionnelles, avec un très large spectre d’applications allant de l’électronique à l’immunothérapie
  • Gérard Férey, professeur émérite à l’Université de Versailles, spécialiste de la physico-chimie des solides et des matériaux inorganiques ou hybrides organiques-inorganiques, notamment les solides poreux qui offrent une grande variété de propriétés et d’usages potentiels

 

Le Prof. Dr. Hartmut Herrmann reçoit le prix Gay-Lussac Humboldt 2009

Le Prof. Dr. Hartmut Herrmann (né en 1961) est directeur de l’Institut Leibniz de Leipzig sur la troposphère et professeur de chimie atmosphérique à l’Université de Leipzig.

Spécialiste de l’analyse des réactions chimiques de l’atmosphère à l’interface entre sciences chimiques et géosciences, Hartmut Herrmann a fortement contribué au développement de la coopération entre le CNRS et la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG) dans le domaine de la chimie atmosphérique.
Sa candidature était présentée par l’Institut de recherche sur la catalyse et l’environnement du CNRS et de l’université de Lyon 1. Les projets de recherche qu’il mènera avec cet Institut comme avec le Laboratoire inter-universitaire des systèmes atmosphériques bénéficieront à la promotion des travaux dans ce domaine complexe de la chimie de l’environnement.

 

Médaille Copernic 2009

La médaille Copernic 2009, la plus haute distinction scientifique remise par l’Académie Polonaise des Sciences (PAN), a été attribuée à  Claudine Kieda, directrice de recherche au CNRS, Centre de biophysique moléculaire (CNRS, Orléans).

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Damien Hudry, lauréat 2009 du prix de la meilleure thèse en physique et science des matériaux de la Fondation EADS

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Damien Hudry a effectué ses recherches à l’Institut des matériaux Jean Rouxel (CNRS/Université Nantes) et au CEA de Marcoule sous les directions respectives de Philippe Deniard et de  Florence Bart. Soutenue le 2 octobre 2008, sa thèse était consacrée au "Prétraitement pyrochimique de flux chlorés chargés en produits de fission : mécanismes conduisant à l'obtention de phases cristallines en milieux chlorures fondus ».

Les travaux de Damien HUDRY offrent de nouvelles perspectives pour un conditionnement spécifique de combustibles irradiés qui ne peuvent suivre la filière classique de la vitrification. Il s'inscrivent dans le futur pour le développement des systèmes nucléaires de 4ème génération (les réacteurs EPR actuellement en construction appartiennent à la 3eme).

Damien Hudry a reçu son prix, d’un montant de 5000€, le 19 octobre dernier au Musée des Arts et Métiers à Paris. Il est actuellement en stage post-doctoral à Karlsruhe, en Allemagne.

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Alexandre Geissler, « Best Paper Award for Young Researchers »

Alexandre Geissler, doctorant à l’Institut de Sciences des Matériaux de Mulhouse (IS2M - CNRS/ Université de Haute-Alscace, Mulhouse)) au sein de l’équipe surfaces et interfaces complexes-adhésion dirigée par Marie-France Vallat, s’est vu attribuer le Best Award Paper for Young Researchers lors du 19th international Symposium on Plasma Chemistry –ISPC 19. Ce colloque, qui s’est tenu à Bochum (Allemagne) du 24 au 31 Juillet 2009, réunit tous les deux ans près de 700 chercheurs et met en relief les avancées significatives dans le domaine des plasmas.

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Ce prix distingue le travail de thèse d’Alexandre qui porte sur le développement de nouveaux types de matériaux adaptatifs, sensibles à l’élongation, pour des applications potentielles dans le domaine des bio-sensors, du biomédical (relargage de principes actifs, pansements…). Ce travail est le résultat d’une collaboration fructueuse entre l’IS2M et des laboratoires strasbourgeois : l’Institut Charles Sadron (Pierre Schaaf – codirecteur de la thèse) et l’INSERM (Jean-Claude Voegel et Joseph Hemmerlé). La stratégie développée consiste en la fonctionnalisation d’un support élastique de polydiméthylsiloxane par polymérisation plasma. La densité des groupements réactifs et les propriétés de surface de ces matériaux sont contrôlables en fonction du taux d’élongation. Ce concept a été appliqué dans le cadre de la thèse afin d’induire l’adsorption de protéines sur le support sous l’effet d’une sollicitation mécanique. Ces travaux sont dans la continuité des recherches développées par Vincent Roucoules (co-encadrant du travail d’Alexandre et enseignant-chercheur à l’UHA) et visant à concevoir de nouveaux matériaux adaptatifs en utilisant la chimie du plasma. Cet enseignant –chercheur avait également été récompensé lors du 18th International Symposium on Plasma Chemistry –ISPC 18 en 2007 au Japon.

 

Prix de l’Académie des sciences en chimie : lauréats 2009

Grand prix Emilia Valori : Gero Decher, professeur à l’Université Strasbourg 1, responsable de l’équipe Multicouches de polyélectrolytes, Institut Charles Sadron (CNRS, Strasbourg)

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Grand prix de l’Institut français du pétrole : Ludwik Leibler, professeur à l’ESPCI, directeur du laboratoire Matière molle et chimie (CNRS/ESPCI)

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Prix Grammaticakis-Neuman : Sylvie Derenne, directeur de recherche au CNRS, laboratoire de Biogéochimie et écologie des milieux continentaux à l'Université Pierre et Marie Curie (Universités Paris 6 et 12/CNRS/ENS Paris/IRD Marseille)

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Prix Charles Dhéré et Médaille Berthelot : Jean-Jacques Girerd, professeur à l’Université Paris 11, Institut de chimie moléculaire et des matériaux d’Orsay (Université Paris 11/CNRS)

 

Prix Langevin : Azzedine Bousseksou, directeur de recherche au CNRS, laboratoire de Chimie de coordination (CNRS, Toulouse)

 

Prix Paul Pascal : Pascal Le Floch, directeur de recherche au CNRS, directeur du laboratoire Hétéroéléments et coordination (École polytechnique/CNRS, Palaiseau)

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Prix Ivan Peychès : Bruno Bureau, professeur à l’université de Rennes I, laboratoire des Sciences chimiques de Rennes (CNRS/Université Rennes 1/ENSCR/Insa Rennes)

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Janine Cossy, Ludwik Leibler et Clément Sanchez, lauréats des Grands prix de la SCF

La Société chimique de France vient d’attribuer le Grand prix Achille Le Bel à Janine Cossy, professeure à l’ESPCI, directrice de l’unité Synthèse organique et modélisation par apprentissage (CNRS/ESPCI, Paris). Le Grand prix Pierre Süe a été décerné conjointement à Ludwik Leibler, directeur de recherche au CNRS, directeur du laboratoire Matière molle et chimie (CNRS/ESPCI, Paris) et Clément Sanchez, directeur de recherche au CNRS, directeur du laboratoire de Chimie de la matière condensée de Paris (CNRS/Université Paris 6). En 2008, ce Grand prix avait récompensé les travaux de Jean Roncali, directeur de recherche au CNRS, laboratoire d’Ingénierie moléculaire d’Angers.

 

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Janine Cossy fait ses études à Reims et passe son doctorat en 1979 sous la direction du professeur Pète. De 1980 à 1982, elle effectue son stage post doctoral à Madison dans le Wisconsin (Pr. Trost). Chargée puis directeur de recherches au CNRS, à Reims jusqu’en 1990, elle rejoint l’ESPCI à Paris où elle est professeure depuis 1991. Ses travaux de grande qualité couvrent de nombreux secteurs : les synthèses multi étapes de produits naturels, synthèses de macrolactones, méthodes régio, stéreo, chimio sélectives. Les objectifs sont des produits biologiquement actifs, anticancéreux, antifongiques, neurophysiologiques, antibiotiques. Elle a aussi travaillé dans le domaine de la photochimie, les réactions de radicaux, les synthèses organo métalliques et les synthèses énantiosélectives. Coauteur de 315 publications référencées, auteur de 7 chapitres d’ouvrages, de 4 livres et de 12 brevets, elle a donné de nombreuses conférences dont 41 dans des congrès internationaux. Elle est ou a été, par ailleurs, membre du comité éditorial d’une dizaine de journaux scientifiques (New Journal of Chemistry, Tetrahedron et Tetrahedron Letter, Synlet…). Médaille d’argent du CNRS en 1997, Prix Jungfleish de l’Académie en 1996, Novartis lecturer en 2000 et 2006, JPS Fellow en 2009. Elle a participé à plusieurs conseils et comités dont le Comité national du CNRS. Consultante auprès de Rhône-Poulenc puis de Rhodia et L’Oréal, elle est cocréatrice de deux jeunes entreprises, CDP Innovation et Acanthe Biotech. Enfin, de 1998 à 2006, elle a été vice-présidente puis présidente de la division de Chimie organique de la SCF.

 

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Ludwik Leibler a été présenté par la division de Chimie Industrielle.
Agé de 58 ans, directeur de recherche au CNRS et professeur associé à l’ESPCI, directeur de l’unité mixte CNRS- ESPCI.
Carrière également un peu atypique : études en Pologne, Maîtrise en 1973, doctorat à Varsovie en 1976, puis Maître assistant à Varsovie jusqu’à son stage post doctoral en 1977 au Collège de France (avec P-G.de Gennes).
Il reste en France à Saclay puis en 1979 rejoint le CNRS à Strasbourg au CRM jusqu’en 1982, date à laquelle il part un an à San Diego. Il regagne Strasbourg puis Paris à l’ESPCI, comme directeur de recherche en 1985.

En 1996 le CNRS le soutient dans une aventure industrielle, celle d’une unité mixte Atofina–CNRS à Levallois-Perret qu’il mène à bien jusqu’à la fermeture du site et prolonge à l’ESPCI jusqu’en 2003. Depuis 2004 il dirige l'UMR7167 Matière Molle et chimie entre le CNRS et l’ESPCI.
Spécialiste des copolymères, autant physicien que chimiste, il a modélisé l’adhésion des polymères. Il a aussi travaillé sur l’extrusion réactive, la chimie supramoléculaire, et, plus récemment, découvert les propriétés réparatrices des polymères et les caoutchoucs auto-cicatrisants.

Brillant, inventif, soucieux des applications industrielles, il est coauteur de plus de 150 publications, de 35 brevets et a donné plus de 150 conférences invitées dans des congrès internationaux. Médaille d’argent du CNRS en 1989, Prix IBM la même année. Il a été distingué par le prix de la Division Polymères de l’American Physical Society en 2006 et par celui de l’American Chemical Society en 2007.

 

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Clément Sanchez est actuellement directeur du Laboratoire de Chimie de la Matière Condensée (UPMC/CNRS/ ENSCP/Collège de France). Spécialiste des méthodes sol-gel, dites de « chimie douce », il enrichit le domaine par sa culture et ses connaissances en chimie organique et lance les matériaux « hybrides » mêlant réseau organique et réseau minéral. Ses résultats touchant à la méso organisation d’oxydes sur des interfaces organiques organisées, aux nouveaux matériaux hybrides nano et mésostructurés, aux structures organisées et hiérarchisées, ont débouché sur de nombreuses applications, grâce aux études des propriétés optiques, électriques et mécaniques de ces nouvelles familles d’objets. Coauteur de plus de 400 publications référencées, il a donné près de 250 conférences invitées dont plus de 100 dans des colloques internationaux. Ses travaux ont également donné lieu à 42 brevets. Médaille d’argent du CNRS en 1995, il a également reçu le prix de la division de chimie du solide l’année précédente. Il a été récompensé en 1988 par le prix IBM «Sciences des Matériaux», en 2000 par le Prix Yvan Pueches de l’Académie des Sciences, en 2007 par la société chimique espagnole Prix Catalan-Sabatier et en 2008 par le prix Gay-Lussac :Von Humbolt. Membre de la SCF, il a participé à de nombreuses commissions et comités, dont le Comité national du CNRS et organisé plusieurs colloques sur la chimie des matériaux hybrides et des nanomatéraiux en France, en Europe et aux États-Unis.

 

Patrick Couvreur, lauréat du prix Galien Recherche 2009

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© H Raguet / CNRS Photothèque

Figure emblématique des nanotechnologies médicales, Patrick Couvreur, directeur de l’unité « Physico-chimie, pharmacotechnie et biopharmacie » (CNRS/Université Paris-Sud, Chatenay-Malabry) vient de se voir décerner le prix Galien Recherche 2009. Ce prix récompense ses travaux sur la squalénisation, une technologie de rupture qui constitue une véritable avancée dans la vectorisation des médicaments.

 

Biopharmacien, Patrick Couvreur a été le premier, avec son équipe, à introduire le concept de vecteur nanoparticulaire biodégradable pour l’administration de molécules pharmacologiquement actives. Ses recherches ont débouché sur la mise au point d’un médicament anticancéreux actuellement testé en clinique (phaseII/III) et la création d’une start-up, entrée en bourse en 2005, la société Bioalliance.

Son invention la plus récente porte sur la squalénisation. Le squalène est un lipide naturel, précurseur dans la biosynthèse du cholestérol, très répandu dans le monde végétal et animal et notamment dans la peau humaine. Patrick Couvreur et son équipe ont eu l’idée de tirer partie de la dynamique moléculaire très flexible et compacte du squalène pour obtenir des nanoparticules et de le coupler à des analogues nucléosidiques à activité anticancéreuse ou antivirale. La « squalénisation » a conduit à des molécules beaucoup plus actives qui s’auto-assemblent spontanément sous forme de nanoparticules en milieu aqueux, permettant une administration par voie intraveineuse.

L’élargissement de cette technique à des macromolécules nucléosidiques est en cours de recherche et pourrait avoir des applications exceptionnelles en thérapie génique. La squalénisation constitue donc une véritable innovation thérapeutique permettant de faire des nanoparticules avec le médicament lui-même. Elle a conduit à la création d’une nouvelle entreprise, la société Medsqual, qui développe les nanomédicaments issus de cette nouvelle technologie.

Les travaux de Patrick Couvreur ont fait l’objet de plusieurs centaines de publications, de 45 brevets et ont été récompensés par de nombreux prix. Il a été nommé récemment à la chaire « d’innovations technologiques » du Collège de France (2009-2010).

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Pierre Braunstein, lauréat français 2009 du prix Descartes-Huygens

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Pierre Braunstein, directeur de recherche au CNRS, membre de l’Académie des sciences, vient de recevoir à Amsterdam le prix Descartes-Huygens décerné par la Royal Netherlands Academy of Arts and Sciences. Depuis plus de 30 ans, il est un acteur de premier plan dans le domaine de la chimie inorganique et organométallique. Il a notamment été le premier à synthétiser des clusters polymétalliques, petites particules métalliques dont le cœur est entouré de ligands organiques.

 

Né le 4 octobre 1947, Pierre Braunstein obtient son doctorat en 1974 à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg. Il est actuellement directeur du Laboratoire de chimie de coordination dans cette même université. Pierre Braunstein a consacré ses recherches à la chimie de synthèse pour comprendre et mieux contrôler la chimie moléculaire fondamentale et appliquée des métaux de transition, démarche qui s'appuie sur la synergie des interactions entre ligands et métaux. Ceci l’a conduit à mettre au point la synthèse de nombreux ligands originaux multifonctionnels qui permettent de contrôler la réactivité (activité, sélectivité) des métaux dans un très grand nombre de réactions chimiques, stoechiométriques et catalytiques, et à créer des molécules complexes, les clusters moléculaires, dont le coeur polymétallique peut adopter des structures fascinantes. Ainsi furent crées et caractérisées pour la première fois de nombreuses liaisons chimiques directes entre métaux chimiquement différents (liaisons métal-métal).

Pierre Braunstein a développé le concept d’hémilabilité qui décrit des interactions ligand/métal dynamiques, et fortement contribué à l’émergence du concept d'alliage moléculaire qui est maintenant à la base de la préparation contrôlée de nanoparticules bimétalliques à propriétés physiques ou chimiques originales. Pierre Braunstein a réussi à créer des ponts entre domaines a priori isolés les uns des autres, comme l’utilisation des clusters moléculaires en catalyse hétérogène dès 1981 ou dans le cas d’une chimie bimétallique du silicium très originale. La conversion du gaz carbonique en lactones, molécules organiques à haute valeur ajoutée, pour laquelle il s’est basé sur le premier complexe métallique permettant la fixation réversible du CO2 à température et pression ambiantes par formation de liaison carbone-carbone, la carbonylation des dérivés organiques nitrés en isocyanates, le couplage déshydrogénant des stannanes, le transfert d’hydrogène des alcools aux cétones, la cooligomérisation oléfines/CO et éthylène/oléfines fonctionnelles illustrent les applications de ses travaux fondamentaux alors que d’autres réalisations furent développées avec l’Institut français du pétrole (IFP), comme l’oligomérisation catalytique des oléfines et l’activation des alcanes.

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La chimie française honorée par le Prix ENI de la protection de l’environnement

Gérard Férey

L’ENI, 6ème compagnie pétrolière du monde, décerne chaque année trois grands prix internationaux pour récompenser des chercheurs ou des institutions pour des contributions scientifiques remarquables dans le domaine de l’énergie et de l’environnement. C’est au titre de cette dernière catégorie que le jury de ce Prix, composé de personnalités internationales de très haut niveau (incluant deux Prix Nobel) vient de désigner comme lauréat 2009 notre collègue Gérard Férey (Institut Lavoisier, UMR CNRS 8180, Université de Versailles), pour ses travaux sur la séquestration massive du CO2 et l’explication de ce phénomène. Ces travaux ont déjà été récompensés par les prix des Sociétés chimiques japonaise et espagnole en 2008, et le Muetterties Award de l’Université de Berkeley en 2009.

MILs (Matériaux de l’Institut Lavoisier)

Les matériaux poreux créés par son équipe (les MILs pour Matériaux de l’Institut Lavoisier) ont le pouvoir de capturer à température ambiante des quantités importantes de dioxyde de carbone (400 volumes de CO2 par volume de produit). Ces performances, deux fois supérieures à celles des meilleurs matériaux connus, sont dues à l’existence dans le réseau de cages très spacieuses (20.000Å3) qui peuvent accueillir et retenir les molécules de CO2, participant ainsi à la lutte contre la pollution. Les travaux actuels de Gérard Férey et de son équipe visent à augmenter encore la taille de ces pores, et un article à paraître dans Angewandte Chemie en 2009 fait état de pores d’un volume de 38.000Å3.

plusPour en savoir plus :

  • Langmuir 2008, 24, 7245 ;
  • Advanced Mater. 2007, 19, 2246;
  • Science 2005. 319, 2040

Trois chimistes français lauréats 2008 de la Royal Society of Chemistry

La Royal Society of Chemistry vient d’attribuer ses récompenses pour l’année 2008. Parmi les lauréats, Bruno Chaudret, directeur de recherche au CNRS et membre de l’Académie des sciences, se voit décerner le prix Sir Geoffrey Wilkinson, en reconnaissance de ses recherches exceptionnelles sur la synthèse de nanoparticules à partir de précurseurs organométalliques et pour ses travaux sur le métal dihydrogéné et les complexes de la même famille.

Deux autres chimistes français sont également récompensés : Guy Bertrand, directeur de l’Unité mixte internationale UCR – CNRS Joint Research Chemistry Laboratory, reçoit le Nyholm Prize for Inorganic Chemistry pour ses travaux remarquables sur la chimie des liaisons phosphore-phosphore et la chimie des carbènes stables et de leurs complexes et Michel Che, Laboratoire de réactivité de surface (CNRS/Université Paris 6), est lauréat du Centenary Prize pour ses investigations pionnières sur la réactivité des surfaces et la catalyse hétérogène.

plusEn savoir plus sur

BertrandrcsChaudretrcsChe

**Guy Bertrand ********************* Bruno Chaudret *********************** Michel Che******

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Multicouches multi-citées

decher

Gero Decher, directeur adjoint de l’Institut Charles Sadron peut être fier : son article paru dans Science en 1997(1) vient de dépasser les 2 800 citations dans des revues internationales de référence et est le plus cité, dans le domaine de la chimie, parmi toutes les publications parues dans Science ou Nature ces dix dernières années ; un très beau record le plaçant à la 8ème place des publications les plus citées en chimie toutes revues confondues. Il est ainsi le seul français depuis ces dix dernières années à figurer parmi « le top 10 » des articles les plus cités au monde dans ce domaine.

Consacrée à une nouvelle technique d’assemblage de matériaux nanocomposites développée à l’Institut Charles Sadron (CNRS / Université Louis Pasteur), cette publication reste plus que jamais d’actualité : la technique, basée sur des interactions intermoléculaires attractives, principalement électrostatiques, s’est révélée fiable, bon marché et respectueuse de l’environnement. Elle permet de construire couche par couche des films multimatériaux nano-organisés tout en contrôlant l’épaisseur, la composition chimique et les fonctionnalités chimiques. Par cette méthode, différents matériaux, des polymères conjugués, des pigments, des protéines, ou bien encore des particules inorganiques telles la laponite (une argile) peuvent ainsi être combinés. Ces « nanoassemblages » permettent ainsi de créer des matériaux dotés de nouvelles propriétés issues de ces combinaisons subtiles. Les domaines d’application sont variés allant des biomatériaux à l’élaboration de matériaux de revêtement anticorrosion ou antireflet ou encore de nanoparticules pour le diagnostic ou le traitement médical.

(1) Fuzzy nanoassemblies: toward layered polymeric multicomposites, Gero Decher, Science, 29 août 1997.

Contact :
Gero Decher
03 88 41 40 66
decher@ics.u-strasbg.fr

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Prix de l'Académie des Sciences en chimie : lauréats 2008

 

 

 

 

 

Prix du Commissariat à l'énergie atomique (CEA)

Prix annuel fondé par le Commissariat à l'énergie atomique et destiné à récompenser l'auteur ou les auteurs français d'une découverte scientifique ou technique importante.

Lauréats 2008 : Jean Riess, ancien professeur à l’université de Nice et de San Diego en Californie, Paul Rigny, ancien directeur du Laboratoire du de Chimie Physique et de Séparation Isotopique au CEA et Alain Tressaud, directeur de Recherche au CNRS, laboratoire de Chimie du solide, puis à l’Institut de chimie de la matière condensée à Bordeaux.

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Prix Émile Jungfleisch

À partir de 2008 : Prix annuel destiné à récompenser un scientifique ayant effectué des travaux dans un laboratoire français et à son équipe dans le domaine de la chimie organique et/ou de la biochimie. Ce prix pourra exceptionnellement être partagé.

Lauréat 2008 : Jean-Pierre Majoral, directeur de recherche émérite au CNRS, laboratoire de chimie de coordination de Toulouse.

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Prix fondé par l'État

Prix annuel, institué par la Convention nationale (loi du 3 brumaire an IV sur l'organisation de l'instruction publique) et inscrit au budget de l'État. Depuis 1997, le prix est quadriennal alternativement pour les quatre disciplines suivantes : mathématique, physique, chimie, biologie animale et végétale.

Lauréat 2008 : Anny Jutand, directeur de recherche au CNRS, École normale supérieure de Paris.

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Prix Grammaticakis-Neuman

Prix annuel alternatif destiné à récompenser le meilleur travail de chimie organique une année et le meilleur travail de spectrochimie une autre année.

Lauréat 2008 : Jean-Pierre Desvergnes, directeur de recherche au CNRS, Institut des sciences moléculaires à l’université de Bordeaux I à Talence.

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Prix du Dr et de Mme Henri Labbé

Prix récompensant des travaux de chimie biologique.

Lauréat 2008 : Jean Bernadou, professeur à l’Université Paul Sabatier à Toulouse, laboratoire de Chimie de coordination du CNRS.

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Prix Jecker, Cahours, P.M. de la Charlonie, Houzeau et J.B. Dumas

Prix quadriennal de chimie à titre d'encouragement à des jeunes

Lauréat 2008 : Ivan Huc, directeur de recherche au CNRS, Institut européen de chimie et biologie à Pessac.

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Prix Paul Pascal

Prix annuel destiné à encourager ou récompenser un chercheur ou éventuellement un groupe de chercheurs poursuivant des recherches en chimie physique.

Lauréat 2008 : Philippe Sautet, directeur de recherche au CNRS, École normale supérieure de Lyon.

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Prix Philippe A. Guye

Prix biennal décerné à un travail dans le domaine de la chimie physique.

Lauréat 2008 : Patrick Batail, directeur de recherche au CNRS, laboratoire de Chimie et ingénierie moléculaire à l’université d’Angers.

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Prix Theurlot, A. Durand-Claye, Alexandre Darracq et Coron-Thévenet (1868 - 1917 - 1928 - 1991)

Prix quadriennal décerné pour des travaux scientifiques, de préférence expérimentaux, ayant amené des progrès significatifs d'intérêt public en science ou dans l'industrie de préférence dans les domaines de l'instrumentation, de l'énergie ou de la locomotion.

Lauréat 2008 : Dominique Guyomard, directeur de recherches au CNRS, Institut des matériaux Jean Rouxel de Nantes.

 

Le « Japan Carbon Award for Innovative Research” décerné à une chimiste française

Claire Herold, chargée de recherche au CNRS, a reçu le “Japan Carbon Award for Innovative Research” lors du congrès mondial « Carbon 2008 » qui s’est tenu à Nagano (Japon) en juillet 2008. Ce prix récompense les travaux de l’équipe « Intercalation dans les matériaux carbonés de basse dimensionnalité » du Laboratoire de chimie du solide minéral (CNRS/Université Nancy 1/Université Metz, Vandoeuvre-les-Nancy) dans le domaine des composés d’intercalation du graphite. Les méthodes de synthèse originales qui ont été mises au point ont permis de préparer de nouveaux composés utilisant le lithium comme vecteur d’intercalation. Ces composés purs présentent des propriétés d’un grand intérêt scientifique : anisotropie, ordre magnétique, supraconductivité.

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La chimie française honorée par le Japon

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© F. Vrignaud/CNRS Photothèque

La Société Chimique du Japon vient de décider de décerner son Grand Prix 2008 (le ‘Lecture Award’)à Gérard Férey, professeur à l'Institut Lavoisier (unité mixte CNRS-université de Versailles Saint Quentin-en-Yvelines), pour l'ensemble de ses travaux sur les solides poreux inorganiques et hybrides organique-inorganique, l’explication de leur genèse comme leurs applications. Il est le second français à recevoir cette distinction depuis sa création il y a quarante ans.

Après le Grand Prix IFP de l’Académie des Sciences (2000), le Prix Alexander von Humboldt en Allemagne (2004) et deux ‘Lecture Awards’ décernés par les départements de chimie de deux universités américaines en 2007 (Université du Texas, College Station) et 2008 (Université d’Arizona, Tempe), c’est maintenant l’Asie qui distingue les travaux de Gérard Férey et de son groupe.

Les solides poreux cristallisés qu’ils ont créés (les MIL [pour Matériaux de l’Institut Lavoisier]) non seulement possèdent actuellement plusieurs records du monde, que ce soit en termes de volumes de pores ou de surface spécifique, mais certains sont déjà produits industriellement pour leurs applications dans les domaines de l’énergie (stockage de l’hydrogène), du développement durable (incarcération de CO2) et de la santé (relarguage retard de médicaments).

 

Trois chimistes du CNRS, lauréats de la bourse « jeunes chercheurs » de l’ERC

Suite à son premier appel à projets, le Conseil européen de la recherche (ERC) vient de sélectionner 300 jeunes chercheurs en Europe parmi lesquels 29 lauréats du CNRS. Ils recevront chacun une bourse de plus de 1 million d’euros pour développer leurs travaux pendant cinq ans. Trois chimistes du CNRS ont vu leur projet retenu : Erik Dujardin, Nathan D. McClenaghan et Christian Serre.

 

Erik Dujardin – Projet Comosyel (systèmes moléculaires complexes pour la nanoélectronique et la nanoplasmonique)

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Erik DUJARDIN, né en 1971, est chargé de recherche au CNRS dans le groupe NanoSciences du Centre d’élaboration de matériaux et d’études structurales (CEMES - CNRS, Toulouse). Ingénieur physico-chimiste de l’ESPCI, il obtient un doctorat au NEC Research Institute (Princeton, Etats-Unis) pour ses travaux sur les propriétés de nouveaux matériaux graphitiques (nanotubes, graphène). Il poursuit ses recherches à l’Université de Bristol (Grande-Bretagne) qu’il consacre à la biominéralisation et à l'auto-assemblage bio-dirigé de nanofils métalliques. En France, il rejoint le laboratoire d’électronique moléculaire du CEA puis intègre le CEMES où il met en place quatre thématiques : l'électronique monomoléculaire à base de graphène, la nanoplasmonique de chaînes de colloïdes d'or ; la manipulation de gouttelettes sub-micrométriques et la chimie des nanomatériaux bio-inspirée. Il a publié 45 articles et chapitres de livre.

Le projet COMOSYEL porte sur le développement de nouveaux systèmes de traitement de l'information électronique ou optique à l'échelle moléculaire. Il s’agit de combiner l'approche microélectronique classique destinée à optimiser des composants élémentaires à fonction simple (interrupteur, transistor…) avec des systèmes naturels très complexes (cellule, cerveau, groupe social, …) dont l’efficacité est bien supérieure à l'accumulation de celle de leurs éléments constitutifs. L’idée est de les assembler ensuite en une architecture permettant un traitement de l'information beaucoup plus performant. En électronique, le projet cherchera ainsi à réaliser un calculateur moléculaire en graphène, ce feuillet monoatomique de carbone dont l'empilement constitue le graphite de la mine de crayon. En optique, l'organisation spontanée de nanoparticules métalliques cristallines en réseaux de chaines permettra de confiner et router la lumière dans des fils nanométriques vers des molécules individuelles. Cette approche pourrait mener à un nouveau concept de traitement de l'information optique et à des biocapteurs très sensibles. Elle nécessitera en outre de poursuivre le travail de fond sur les méthodes de synthèse et de manipulation de nano-objets et d'auto-assemblage de structures complexes, ce qui sera tenté en prenant des systèmes biologiques performants comme modèles.

Contact : Erik Dujardin
T 05 62 25 78 38 – erik.dujardin@cemes.fr

 

Nathan D. McClenaghan – Projet « Commotion »

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Nathan D. McClenaghan est chargé de recherche au CNRS au sein du groupe Nanostructures organiques de l’Institut des sciences moléculaires (CNRS/Universités Bordeaux 1 et 4, ENSCP Bordeaux). Ce britannique, né le 16 novembre 1973 à Castlereagh (Irlande du Nord), est titulaire d’un Ph.D en photochimie supramoléculaire organique de la « Queen’s University of Belfast ». Il effectue un premier stage postdoctoral en photochimie inorganique en Italie puis un second au Laboratoire de chimie organique et inorganique (CNRS/Université Bordeaux 1) sur les fullerènes autoassemblés. Ses travaux actuels sont consacrés à la synthèse et à l’étude des nanomachines « bioinspirées » et des processus photochimiques et photophysiques au sein d’architectures supramoléculaires. Il est co-auteur de 30 publications dont 3 chapitres de livres.

 

Le projet « Commotion » s’intéresse à la communication entre molécules par analogie avec ce qui existe dans le vivant. L’objectif est de connecter et mettre en réseau des composants moléculaires dans lesquels des molécules fonctionnelles, photo-/électroactives par exemple, peuvent communiquer entre elles en solution et dans les milieux organisés. Des systèmes supramoléculaires de complexités différentes vont être synthétisés et étudiés ; ils seront basés sur le photocontrôle ionique pour produire des composants moléculaires du futur multi-connectés ou opérant en parallèle. Ces composants seront activés par la lumière et fonctionneront sur des échelles de temps biologiques (millisecondes) ou très courtes (picosecondes-nanosecondes). Les édifices moléculaires envisagés iront des systèmes bistables aux réseaux moléculaires et dispositifs hybrides, et devraient permettre le photocontrôle d’architectures biologiques membranaires. Ce projet multidisciplinaire réunira des expertises diverses : synthèse ; fluorescence; matériaux organiques auto-assemblés ; RMN dynamique ; spectroscopies ultrarapides.

Contact : Nathan D. McClenaghan
Tél : 05 40 00 33 21
Courriel : n.mc-clenaghan@ism.u-bordeaux1.fr

 

Christian Serre – Projet BioMOFs (applications biologiques de solides nanoporeux hybrides cristallisés)

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Christian Serre, âgé de 37 ans, est chargé de recherche au CNRS au sein du groupe Microporeux de l’Institut Lavoisier (CNRS/Université Versailles Saint Quentin-en-Yvelines, Versailles). Ingénieur de l’ESPCI, il est titulaire d’un doctorat en chimie inorganique. Il effectue son stage post-doctoral à Princeton (Etats-Unis), au sein de l’unité mixte CNRS/Rhodia où il poursuit des recherches sur la synthèse et la caractérisation de matériaux microporeux hybrides inorganiques-organiques. Il est l’auteur de 75 publications dans des revues scientifiques internationales. Quatre d’entre elles ont été citées plus de 100 fois. Sa publication dans Science en 2005 est celle qui a été la plus citée en chimie dans le monde en 2007. Le CNRS lui a décerné la médaille de bronze en 2006.

Le projet BioMOFs concerne l’utilisation de solides MOFs (Metal-Organic-Frameworks), des composés poreux hybrides inorganiques cristallisés, pour des applications à caractère biologique telles que la libération contrôlée de médicaments. L’avantage est de permettre une libération de la dose requise de manière prolongée et contrôlée dans le temps par une administration unique. La recherche actuelle est focalisée principalement sur l’utilisation de matrices organiques (polymères) ou inorganiques (silice poreuse). L’idée est d’associer les deux approches avec des solides MOFs à large taille de pores. Les premiers résultats obtenus avec les composés poreux MIL-100 et MIL-101 (MIL : Matériaux Institut Lavoisier) lors de l’encapsulation de l’Ibuprofène sont remarquables. Ils montrent l’adsorption de près de 1.4 g de médicament par gramme de solide poreux et une libération en conditions physiologiques qui reste active entre trois et six jours. Le but du projet est d’étudier sur le plan fondamental des interactions entre MOFs à base d’éléments métalliques biocompatibles (fer, zinc…) et des molécules biologiques telles que des médicaments, des toxines ou des aminoacides…

Contact : Christian Serre
Tél : 01 39 25 43 05
Courriel : serre@chimie.uvsq.fr

 

Pour en savoir plus sur les 29 lauréats du CNRS et sur l’ERC :

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1270.htm

 

Médailles de bronze du CNRS 2007

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La médaille de bronze récompense le premier travail d'un chercheur qui fait de lui un spécialiste de talent dans son domaine. 6 médailles ont été remises cette année à de jeunes chercheurs du département :

 

 

  • Rachid BAATI, CR1 au Laboratoire de Synthèse Bioorganique – Institut Gilbert LAUSTRIAT (Strasbourg)

Il développe en parallèle quatre axes de recherche :

Chimie organométallique du chrome(III)
Rachid Baati étudie la chimie des vinylidènes carbénoïdes de chrome(III) pour la découverte de nouvelles méthodes de formation de liaison C-C.

Synthèse totale de produits naturels à activité biologique
Dans ce domaine est actuellement développée, selon une approche biomimétique, la préparation de la Triptolide, molécule à activité anticancéreuse.

Chimie Bioorganique : développement de sondes pour l'étude d'interaction protéine-protéine
De telles sondes ont été préparées à partir de l'isothiocyanate de fluorescéïne. La formation des complexes ternaires sonde bifonctionnelle / Ni2+ / protéine taguée a été ensuite démontrée. A terme est envisagée la caractérisation par FRET (Transfert d'Energie par Résonance de type Förster) de l'interaction entre deux protéines porteuses de fluorophores respectivement donneur et accepteur.

Nanotechnologies : empreintes moléculaires et nanotubes de carbone
Ce travail concerne la préparation d'empreintes moléculaires mimant des nanoréacteurs pour des réactions de glycosylation sélectives avec des sucres non protégés. Des nanosphères (20-200 nm) imprimées en surface ont été obtenues par polymérisation en mini-émulsion et visualisées par Microscopie Electronique à Transmission. Ce concept a été appliqué à l'impression d'un monosaccharide dérivé du glucose.

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  • Martin BRINKMANN, CR1 à l’Institut Charles Sadron (Strasbourg)

Les thématiques principales de ses recherches portent sur :
- l'étude des processus fondamentaux de croissance de matériaux moléculaires en films minces ;
- l’utilisation de la structure semi-cristalline des polymères, c’est-à-dire l’alternance périodique de lamelles cristallines et de zones interlamellaires amorphes, comme vecteur de nanostructuration de surfaces polymères ;
- la caractérisation structurale de systèmes nanostructurés à base d’entités conjuguées (PPV, C60, poly(thiophène)).
Ainsi, M. Brinkmann a développé une méthode originale d’élaboration de Surfaces Polymères Orientées et Nanostructurées (SPONs) qui possèdent de nombreux avantages par rapport aux méthodes existantes (température, durée et coût de fabrication).

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  • Carole DUBOC, CR1 au Département de Chimie Moléculaire (Grenoble)

Sa principale activité de recherche vise à explorer les propriétés électroniques de complexes de métaux de transition et de radicaux à l’aide d’une technique encore peu répandue dans le domaine de la chimie mais particulièrement puissante, la Résonance Paramagnétique Electronique à haut champ et à haute fréquence. Plus particulièrement, son travail, réalisé au Laboratoire des Champs Magnétiques de Grenoble, a pour but d’établir des corrélations magnéto-structurales dans le cas des complexes du manganèse, modèles de sites actifs de métalloenzymes. Elle a pour perspectives d'étendre ses projets à l’élaboration de systèmes bio-inspirés pour activer le CO au département de chimie moléculaire de Grenoble.

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  • Gwilherm EVANO, CR2 à l’Institut Lavoisier (Versailles)

Il développe la chimie  des hétérocycles azotés énantiopurs à partir d’acides aminés.
Il a ainsi réalisé la synthèse de plusieurs alcaloïdes quinolizidiniques ou cyclopeptidiques. Pour ces synthèses, il a été mis au point de nouveaux outils méthodologiques d’un intérêt général pour la communauté des chimistes organiciens. Sa récente synthèse de la Paliurine F est un exemple de synthèse totale d’un composé complexe qui fait appel à la méthodologie originale qu’il a développée.

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  • Yann LE GODEC, CR1 à l’Institut de Minéralogie et de physique des milieux condensés (Paris)

Son activité de recherche concerne l’utilisation des techniques de diffraction pour l’étude, in situ, de synthèses de matériaux sous haute pression et haute température (matériaux ultra-durs BN et Al-B-N, supraconducteurs BaVS3 et CaC6).
Ses perspectives concernent la synthèse de nouveaux oxydes et sulfures de métaux de transition, et de nouveaux nanomatériaux unidimensionnels confinés (nanotubes de carbone remplis).

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  • Vincent VIVIER, CR1 au Laboratoire Interfaces et Systèmes Electrochimiques (Ivry)

Vincent Vivier est un spécialiste en microscopie électrochimique à balayage. Les thèmes de recherche qu’il aborde concernent la caractérisation des processus de corrosion à l’échelle locale (sur le fer, les bronzes et les alliages de magnésium), et la mise en oeuvre de mesures locales au niveau des interfaces solide/liquide et liquide/gaz.
Vincent Vivier souhaite étendre son activité à la caractérisation de processus de corrosion par mesures locales avec couplage à la micro-spectrométrie Raman, et à la réalisation de capteurs spécifiques pour les mesures locales (capteurs pH, électrodes spécifiques au Cl¯).

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suiteLes lauréats des années précédentes

 

Médailles d'argent du CNRS 2007

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La Médaille d'argent du CNRS distingue des chercheurs, au début de leur ascension, mais déjà reconnus sur le plan national et international pour l'originalité , la qualité et l'importance de leurs travaux. 2 médailles ont été remises cette année à des chercheurs du département :

 

  • Philippe SAUTET, DR1 au Laboratoire de Chimie de l’ENS (Lyon)

    Philippe Sautet développe une thématique originale sur les applications de la chimie théorique à la catalyse. Plus précisément,  son activité couvre un large champ de méthodes théoriques comme la chimie quantique, les simulations de dynamique moléculaire et les méthodes de Monte Carlo.

    Sa contribution est centrée sur la description quantique de la chimisorption et de la réactivité moléculaire sur des surfaces modèles de catalyseurs. Cette approche comprend à la fois la mise en place de méthodes originales et spécifiques pour l’étude de ces systèmes et un ensemble d’applications ciblées sur la compréhension des phénomènes élémentaires de la catalyse hétérogène.
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  • Samir Zard, DRCE au Laboratoire de Synthèse Organique (Palaiseau)

    Samir Zard est reconnu pour ses travaux dans le domaine de la chimie radicalaire et de la méthodologie de synthèse en chimie organique et chimie des polymères. Il est à l'origine de la découverte de plus de 40 nouvelles réactions et synthèse totale de plusieurs produits naturels.
    Les réactions découvertes par Samir Zard sont très générales. Elles simplifient considérablement diverses opérations synthétiques et permettent d’obtenir des structures difficilement accessibles par d'autres méthodes. Il a également apporté des contributions significatives dans le domaine de la synthèse de composés fluorés, de divers hétérocycles et de polymères à blocs.
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suiteLes lauréats des années précédentes

 

2007 : Clément Sanchez, récompensé par deux prix internationaux pour ses travaux sur les matériaux hybrides

photo sanchez

Deux nouveaux prix internationaux viennent d’être attribués à Clément Sanchez, directeur de recherche au CNRS, directeur du laboratoire de chimie de la matière condensée (CNRS, Université Pierre et Marie Curie – Paris 6, ENSCP, Collège de France) et responsable de la division de nanochimie de C’Nano Ile de France. Il s’agit du prix Catalan-Sabatier de la Spanish Royal Society of Chemistry et du prix pour la recherche Alexander von Humboldt. Ils récompensent ses travaux sur les propriétés physiques et chimiques des nanomatériaux inorganiques et hybrides dont les résultats intéressent les domaines de l’environnement, de l’énergie, de l’optique et de la santé.

Plus précisément, l’activité scientifique de l’équipe qu’il dirige porte sur :

  • la synthèse de matériaux inorganiques ou hybrides organiques/inorganiques à structures hiérarchiques (nano, micro, macro) avec une approche bio-inspirée pour la morphogenèse chimique ;
  • la mise en forme de ces matériaux sous forme de colloïdes, nano-poudres, monolithes, nano-fibres ou films minces ;
  • l’étude de nano-briques modèles (nano-particules d’oxydes, par exemple) et de nano-composites hybrides que l’on peut obtenir à partir de ces nano-briques ;
  • les applications de ces matériaux comme, les revêtements fonctionnels, le transfert d’énergie, les capteurs, le stockage d’informations, la catalyse supportée, etc…

Les succès de Clément Sanchez en chimie des matériaux ont été déjà largement reconnus : Prix IBM pour la science des matériaux (1988), Prix de la Société chimique de France pour la chimie de l’état solide (1994), médaille d’argent du CNRS (1995), prix Yvan Pueches de l’Académie des sciences (2000) et enfin médaille Lavoisier du CEA (2007).

Auteur de plusieurs centaines de publications et de nombreux ouvrages, Clément Sanchez est le premier chercheur français à figurer dans le top 40 des publications en science des matériaux (classement du Web of Science Scientific Indicators). Il fait également partie de la liste des auteurs les plus cités au monde au cours des vingt dernières d’années (http://isihighlycited.com/).

 

2007 : Francesco Di Renzo honoré par l’International Mineralogical Association

Di Renzo

A 53 ans, Francesco Di Renzo, directeur de recherche au CNRS, reçoit un bel hommage pour ses travaux effectués dans les domaines des zéolithes, des matériaux mésoporeux et de la catalyse. En effet, la commission "New Minerals and Mineral Names " de l’International Mineralogical Association (IMA) vient d’attribuer le nom de direnzoite à une zéolithe naturelle dont la structure( * ) a été récemment résolue par E. Galli et A.F. Gualtieri de l’Université de Modène en Italie.
Francesco Di Renzo entre au CNRS à Montpellier en 1988. Il développe des procédés de cristallisation des zéolithes en collaboration avec l’industrie du raffinage. Parallèlement, il assure pendant six ans la présidence du groupe français des zéolithes (GFZ) et occupe le poste de secrétaire de l’International Zeolite Association. L ’excellence de ses travaux dans le domaine des zéolithes, réalisés à l'institut Charles Gerhardt (UMR CNRS-Universités Montpellier 1 et 2-Ecole Nationale Supérieure de Chimie), vient d’être récompensée.

Les zéolithes sont des aluminosilicates cristallins microporeux existant à l’état naturel, ou produites par synthèse. Au-delà de leur intérêt scientifique, les zéolithes ont des propriétés physico-chimiques remarquables  (tamisage moléculaire, échange d’ions, adsorption) qui sont mises à profit dans un très grand nombre d’applications technologiques et industrielles (catalyse, séparation /purification de gaz et de liquides, détergence, agriculture, double vitrage, alimentation animale, …) représentant un marché de plusieurs milliards d’euros par an.

direnzoite

Présents dans les cavités de roches basaltiques (image de gauche) collectées sur le Mont Peylenc, dans le Massif Central, il y a plus de 30 ans, les cristaux de direnzoite (image centrale, cristaux aciculaires de 1-5 µm d’épaisseur et 30-50 µm de longueur) n’ont révélé leur structure cristallographique (image de droite) que récemment, grâce à l’utilisation du rayonnement synchrotron à l’European Synchrotron Radiation Facility de Grenoble.

 

Référence: American Mineralogist ; January 2008 ; v. 93 ; no. 1 ; p. 95-102 ; DOI : 10.2138/am.2008.2666

(*) Composition de la direnzoite : [NaK6MgCa2(Al13Si47O120). 36H2O

 

Prix La Recherche 2007 : les lauréats de la mention « Energie »

lauréats

De gauche à droite sur la photo : Mathieu Salanne,

Natalie Malikova, Christian Simon, Jean-François Dufrêche,

Benjamin Rotenberg, Pierre Turq, Virginie Marry.

Le prix La Recherche 2007, mention « Energie », a été attribué au groupe Liquides ioniques du laboratoire Liquides ioniques et interfaces chargées (LI2C - unité mixte de recherche Université Pierre et Marie Curie Paris VI, CNRS, ESPCI). Il vient d’être remis à Virginie Marry, maître de conférences à l’UPMC, porteur du projet au sein du laboratoire. Ce prix récompense les travaux de cette équipe consacrés à la « modélisation moléculaire pour l’industrie nucléaire du futur ».

Les autres lauréats de l’équipe sont Pierre Turq, professeur à l'UPMC, responsable du groupe, Christian Simon, maître de conférences à l'UPMC, Jean-François Dufrêche, chargé de recherche au CNRS, Natalie Malikova chargée de recherche au CNRS (CEA - Saclay ); Benjamin Rotenberg, qui a préparé sa thèse au laboratoire, et Mathieu Salanne, maître de conférences à l'UPMC.

 

Optimiser les procédés futurs et améliorer les modèles prédictifs
La conception des procédés chimiques industriels modernes peut être grandement accélérée par un travail préparatoire de modélisation moléculaire. Les simulations moléculaires reposent sur la description des interactions entre les atomes constituant la matière par des potentiels ou " champs de force ", capables de reproduire au mieux les propriétés statiques et dynamiques du matériau. L’équipe a utilisé ces simulations dans des domaines-clés de l'industrie nucléaire : la préparation du combustible avant son utilisation pour la production d'électricité, le traitement et le stockage des déchets nucléaires. Les simulations moléculaires ont permis d'une part de décrire de manière systématique des milieux agressifs et toxiques, peu ou pas accessibles par l'expérience (2HF-KF, sels fondus) et d’ouvrir ainsi des voies pour l'optimisation de procédés futurs. D'autre part, en donnant accès au comportement des espèces à l'échelle de l'atome, elles ont permis de mieux comprendre les processus dynamiques au sein des argiles de stockage, et de valider ou améliorer les modèles prédictifs à plus grande échelle.

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Prix de l'Académie des Sciences en chimie : lauréats 2007

 

 

 

 

 

Prix Alexandre Joannidès
Marc Drillon, directeur de recherche au CNRS, Institut de physique et de chimie des matériaux à Strasbourg.
Ce prix annuel est distribué alternativement aux recherches scientifiques, médicales ou autres, que l'Académie juge utiles au bien public et dignes d'encouragement.

Prix Charles Dhéré
Jean Cadet, conseiller scientifique au Commissariat à l’énergie atomique (CEA), département de la matière condensée à Grenoble
Ce prix biennal est décerné pour des travaux de chimie biologie.


Prix Emilia Valori
Alain Van Dorsselaer, directeur de recherche du département des sciences analytiques de l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien à Strasbourg.
Ce prix annuel est attribué à un chercheur ayant apporté une contribution significative dans un domaine scientifique susceptible d'avoir des applications technologiques. Il est décerné alternativement dans les disciplines relevant de la division des sciences mathématiques, sciences de l'univers et leurs applications et dans les disciplines relevant de la division des sciences chimiques, biologiques, médicales, et leurs applications.


Prix Gaz de France
Jean-Marie Herrmann, directeur de recherche au CNRS, Institut de recherches sur la catalyse et l’environnement de Lyon.
Ce prix est décerné à des chercheurs français ou membres de la Communauté européenne et attribué pour des travaux contribuant au progrès des connaissances susceptibles d'avoir à terme une application dans l'industrie du gaz naturel concernant le transport, le stockage, la distribution et les utilisations du gaz naturel.


Prix Grammaticakis-Neuman
Jean-François Nierengarten, directeur de recherche au CNRS, laboratoire de chimie de coordination de Toulouse.
Ce prix annuel récompense alternativement le meilleur travail de chimie organique une année et le meilleur travail de spectrochimie une autre année.


Prix Lamb
Claude Delmas, directeur de recherche au CNRS, Institut de chimie de la matière condensée à Pessac.
Ce prix biennal est décerné dans le but de favoriser les travaux et études concernant la défense nationale de la France.


Prix Langevin
Christian Cros, directeur de recherche au CNRS, Institut de chimie de la matière condensée à l’université Bordeaux 1.
Ce prix a été créé en 1945 à l'initiative de Paul Langevin, en hommage à la mémoire des savants français assassinés par les nazis en 1940-1945.

Prix Paul Pascal
Marc Fourmigue, directeur de recherche au CNRS, université de Rennes.
Ce prix annuel est destiné à encourager ou récompenser un chercheur ou éventuellement un groupe de chercheurs poursuivant des recherches en chimie physique.


Prix Pierre Desnuelle
Bernard Henrissat, directeur de recherche au CNRS, université d’Aix-Marseille à Marseille.
Ce prix quadriennal est destiné à récompenser des travaux en chimie biologique.

 

Geochemical Society (USA) : prix du meilleur article 2006

Le Prix du meilleur article 2006 (Best Paper Award 2006)a été décerné par la Geochemical Society à une contribution du Laboratoire de Géochimie Bioorganique (UMR CNRS de l'Institut de Chimie de Strasbourg), en collaboration avec le Département de Géologie de l'ETH de Zurich.

L'article* retenu est paru dans le journal " Science" en tant que" Research Article". Sa parution était accompagnée d'une "Perspective" proposée par John Hayes, membre de l'American National Academy of Sciences. Cet article avait fait l'objet d'un communiqué de presse du CNRS (voir le communiqué), d'un article dans CNRS international magazine (lire l'article) et dans l'Actualité Chimique (télécharger l'article)

Le travail porte sur l'élucidation de réactions d'hydrogénation de la matière organique par des sulfures lors des premiers stades de la formation des sédiments, une étape-clé dans le cycle global du carbone et dans le processus de formation du pétrole.

(*) Y. Hebting, P. Schaeffer, A. Behrens, P. Adam, G. Schmitt, P. Schneckenburger, S.M. Bernasconi and P. Albrecht, Biomarker Evolution for a Major Preservation Pathway of Sedimentary Organic Carbon
Science, 312, 1627-1631 (2006).

 

Prix jeune chercheur 2007 de l’Académie mexicaine des sciences

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Jaime Sanchez Valente, anciennement doctorant à l’Institut de recherche sur la catalyse du CNRS à Lyon (devenu Ircelyon), vient de se voir attribuer le prix du meilleur jeune chercheur 2007, dans la catégorie Ingéniérie et technologie, de l’Académie mexicaine des sciences. Actuellement chercheur à l’Institut mexicain du pétrole, Jaime Sanchez Valente a poursuivi ses études pendant quatre ans à l’IRC de Lyon, sous la direction de François Figueras, directeur de recherche émérite au CNRS. Ce prix va lui être prochainement remis par le président de la République mexicaine. Il récompense ses travaux sur les hydrocalcites qui ont conduit à l’industrialisation d’additifs permettant de piéger les oxydes de soufre (SOx). L’enjeu est important puisqu’il intéresse l’industrie pétrolière, au Mexique notamment, où le pétrole contient une forte teneur en soufre. Les hydrocalcites introduites dans les additifs permettront aux raffineries de pétrole de réduire leurs rejets d’acide sulfurique, pour le plus grand bien des riverains.

 

 

 

 

Vincent Roucoules, « Best Paper Award for Young Researchers »

Vincent Roucoules, enseignant-chercheur à l’Institut de chimie des surfaces et interfaces de Mulhouse (ICSIM – CNRS) (équipe "adhésion"), s’est vu attribuer le Best Paper Award for Young Resarchers lors du 18th International Symposium on Plasma Chemistry – ISPC 18, qui s’est tenu à Kyoto (Japon), du 26 au 31 août 2007. Il distingue sa communication sur une nouvelle stratégie de traitement de surface par polymérisation plasma, destinée à atteindre des propriétés réversibles d’adhésion, basées sur la thermoréversibilité des liaisons chimiques mises en jeu à l’interface entre deux matériaux. L’objectif est de faciliter le recyclage des assemblages adhésifs de différents substrats.

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ACS Award in Polymer Chemistry 2007

Ludwik Leibler, directeur de recherche au CNRS et professeur à l’Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles (ESPCI) de Paris est lauréat du « Polymer Chemistry Award 2007 » décerné chaque année par l'American Chemical Society. Cette distinction fait l’objet d’un article dans le journal « Chemical and Engineering news ».

 

Sir Edward Frankland Prize Lectureship

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Ce prix, décerné chaque année par la Royal Society of Chemistry(RSC), sera remis à Odile Eisenstein le 22 Janvier 2007, à l’occasion d’une journée scientifique organisée à Montpellier par la RSC et la Société française de Chimie. Il récompense Odile Eisenstein pour ses travaux originaux en chimie théorique, qui on permis de progresser considérablement dans la compréhension de la structure électronique et de la réactivité de complexes inorganiques et organométalliques.

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suiteTélécharger la brochure de la journée du 22 janvier 2007 (PDF)

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Prix de la Fondation scientifique franco-taiwanaise 2006

Le prix de la Fondation scientifique franco-taiwanaise a été décerné conjointement au Professeur Serge LEFRANT, Directeur de l’Institut des Matériaux Jean Rouxel de l’Université de Nantes et au Professeur Chain-Hsu HSU, doyen associé de la faculté des sciences de l’Université nationale de Chiao Tung.

Créé en 1999, il est destiné à récompenser annuellement, en liaison avec l’Académie des sciences, deux chercheurs français et taiwanais ayant travaillé en collaboration depuis plusieurs années. Les lauréats 2006 sont deux éminents spécialistes de la science des matériaux, et notamment des propriétés optiques et optoélectroniques de matériaux tels que les polymères luminescents, les cristaux liquides, les nanoparticules, les nanotubes ou les oxydes ferroélectriques.

 

Høst Madsen Medal 2007

Le Professeur Patrick Couvreur, directeur du Laboratoire de Physico-Chimie, Pharmacotechnie,  Biopharmacie de l’université Paris-Sud a reçu en 2006 la « Høst Madsen Medal 2007 ». Le dernier français à avoir obtenu cette distinction en 1980 est le professeur R. Paris.
Ce prix scientifique international, distribué tous les 2 ans par l’International Pharmaceutical Federation, est l’un des plus prestigieux dans le domaine de la Pharmacie et du Médicament.

Les recherches de Patrick COUVREUR et de son équipe concernent principalement la vectorisation des médicaments. Il a été le premier à introduire le concept de vecteur nanoparticulaire biodégradable pour l'administration de molécules pharmacologiquement actives. Ces recherches ont débouché, dans le domaine du cancer, à proposer un nouveau médicament, actuellement testé en clinique (phase II/III).

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Tajima Prize 2006

Le Tajima Prize 2006, décerné par l'International Society of Electrochemistry (ISE), a été attribué à Monsieur Alain Walcarius, directeur de recherche au Laboratoire de Chimie Physique et Microbiologie pour l’Environnement. Ce prix récompense les résultats scientifiques de jeunes électrochimistes âgés de moins de 40 ans.

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Prix EURYI de l'ESF (European Science Foundation) 2006

Nicolas MANO, récemment recruté au CNRS comme CR1, vient d'obtenir le prix EURYI de l'ESF (European Science Foundation) pour son projet de Biopiles qu'il développe actuellement au Centre de recherche Paul-Pascal (CRPP - UPR8641) à Pessac. Sa candidature avait été soumise à l'ESF par le CNRS.
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Médailles de bronze du CNRS 2006

 

La médaille de bronze récompense le premier travail d'un chercheur qui fait de lui un spécialiste de talent dans son domaine. 6 médailles ont été remises cette année à de jeunes chercheurs du département :

 

  • Franck D'AGOSTO, section 11 :

    Les recherches menées par Monsieur Franck d’Agosto, CR1 au Laboratoire de Chimie et Procédés de Polymérisation (Villeurbanne), concernent les domaines de la synthèse de copolymères à blocs dérivés d’oléfines et de monomères polaires. Il a développé une technique se synthèse originale de systèmes de polymérisation mixtes et d’élaboration de polymères fonctionnels d’architecture bien définie par polymérisation radicalaire contrôlée. Deux brevets ont été déposés avec la Société BioMérieux.

  • Véronique MICHELET, section 12

    Melle Véronique Michelet, CR1 au Laboratoire de synthèse sélective organique et produit naturel (Paris), met au point de nouvelles méthodes catalytiques en milieu organique ou aqueux. Elle synthétise de nouveaux ligands, caractérise leurs applications et travaille également à leur recyclage. Pour cela, elle invente de nouvelles méthodes de catalyse organo-métallique dans le but de synthétiser des molécules naturelles bio-actives.

  • Frédéric KANOUFI, section 13

    Les travaux de Monsieur Frédéric Kanoufi, CR1 au Laboratoire Environnement et Chimie Analytique (Paris), concernent  l’électrochimie moléculaire et le développement de la microscopie électrochimique pour la fonctionnalisation des surfaces, notamment  les surfaces fluorées comme le Téflon. Il a développé une méthode originale de fonctionnalisation, basée sur l’emploi de techniques de micro-électrochimie (microscopie électrochimique ou SECM), techniques qu’il a introduit dans son laboratoire.

  • Karine COSTUAS RENOUARD, section 14

    Les travaux de recherche de Madame Karine Costuas, CR1 au Laboratoire des Sciences chimiques de Rennes, sont principalement consacrés à l’étude de l’arrangement géométrique et de la structure électronique de composés organométalliques à l’aide de calculs de mécanique quantique (DFT). Elle étudie des complexes de métaux de transition organométalliques, mono− ou di−nucléaires (homo et hetero), présentant, dans de nombreux cas, un intérêt potentiel pour des applications en électronique ou opto-physique moléculaire.

  • Christian SERRE, section 15

    Monsieur Christian Serre, CR1 à l’Institut Lavoisier de Versailles, développe une activité de recherche sur les matériaux poreux hybrides inorganiques-organiques à base de métaux de transition 3d ou de terres-rares. Son activité de recherche se distingue notamment par la synthèse d’un très grand nombre de nouvelles phases, grâce à la mise en œuvre de nouvelles voies de synthèse.

  • Paola ARIMONDO, section 16

    L'activité de recherche de Madame Paola Arimondo, CR1 au Laboratoire des Acides nucléiques : dynamique, ciblage, et fonctions biologiques (Paris), est située à l'interface de la chimie et de la biologie, avec la synthèse et la caractérisation de nouveaux agents antitumoraux. Elle étudie plus particulièrement la possibilité de diriger in vitro et in vivo des agents antitumoraux vers un site spécifique sur l'ADN en associant ces agents à des ligands de l'ADN spécifique de séquence. Elle a ainsi couplé, entre autres, des oligonucléotides formant des triple-hélices à des inhibiteurs de topoisomérase I dérivés de la Rébeccamycine ou de la Camptothécine.

 

suiteLes lauréats des années précédentes

 

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