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Distinctions, Nominations, Prix 2017

 

 

Daniel Scherman remporte le prix 2017 Emilia Valori de l'Académie des Sciences

 

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Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique dans l’unité de technologies chimiques et biologiques pour la santé à la faculté de pharmacie de Paris

Le prix est décerné à Daniel Scherman dont les principaux travaux ont porté sur la thérapie génique utilisant des plasmides bactériens ou des oligonucléotides de synthèse.
Il s’est notamment illustré par la découverte de procédés puissants d’administration de ces
ADN, via des vecteurs chimiques ou par l’utilisation de forces physiques, en particulier les champs électriques, qui permettent de multiplier par plus de 1 000 fois l’efficacité du transfert de gène.
C’est cette découverte clé de « l’électroporation » qui a permis des développements cliniques importants, concernant la vaccination et le traitement de maladies telles que la dégénérescence maculaire liée à l’âge.

 

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Le trophée Étoiles de l'Europe 2017 : Grennanofilms porté par Redouane Borsali (Cermav) récompensé

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Le projet européen Greenanofilms sous la coordination de Redouane Borsali du Cermav a démarré en 2014. Ce projet a pour objectif la conception de films nano-organisés obtenus par auto-assemblage de glycopolymères sur supports flexibles pour des applications en opto- et bioélectronique de nouvelle génération. Le consortium comprend neuf partenaires européens (cinq universitaires et quatre industriels).

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Le trophée Étoiles de l'Europe 2017 attribué au projet européen PNMR porté par Guido Pintacuda

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Le trophée "Étoiles de l’Europe” valorise les équipes françaises qui ont choisi l’Europe pour développer leurs recherches et s’ouvrir à l’innovation. Il récompense les coordinatrices et coordinateurs de projets européens de recherche et d’innovation, portés par une structure française et dont les travaux ont renforcé l’influence de la France en Europe et à l’international. Le 4 décembre 2017, il récompense notamment le projet "Paramagnetic NMR: Pushing the Envelope of Nuclear Magnetic Resonance Spectroscopy for Paramagnetic Systems" (pNMR, ITN Marie Curie Actions, 2013 - 2016) porté par Guido Pintacuda de l’Institut des sciences analytiques (CNRS/Univ Claude Bernard/ENS Lyon).

Ce projet a permis de construire un réseau européen pour la formation et l’échange scientifiques, centré sur le développement et l'application de nouvelles méthodes en spectroscopie de résonance magnétique nucléaire (RMN) de systèmes contenant des métaux paramagnétiques. Ce réseau européen regroupait 9 groupes de recherche académique et 4 entreprises industrielles. (cf. http://pnmr.eu).

 

La RMN occupe un rôle central parmi l’éventail des techniques analytiques utilisées aujourd’hui pour caractériser la matière à l’échelle atomique. Technique multidisciplinaire, non-invasive, la RMN permet de sonder l’environnement local autour de chaque atome, et peut être appliquée à une large gamme d’échantillons : liquides, solides, tissus biologiques ou petits organismes. Si des analyses de routine sont couramment effectuées dans la recherche académique et industrielle, des avancées récentes en termes de méthodologie et d’instrumentation révolutionnent aujourd’hui cette méthode spectroscopique et accroissent son potentiel pour lever des verrous analytiques clés de portée sociétale. Ce réseau européen a permis d’avancer la réalisation de projets de recherche, de développement et d’innovation dans les domaines de la chimie, de l’énergie et de la santé.
Le programme de formation par la recherche intégrait aussi des cours de formation théorique et des ateliers pratiques, des conférences internationales et des actions de sensibilisation permettant de diffuser les résultats du réseau à la plus grande communauté scientifique et au grand public.

 

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Marc Taillefer reçoit le Grand Prix Emile Jungfleisch 2017

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Le mardi 21 novembre 2017, Marc Taillefer s’est vu remettre le Grand Prix Emile Jungfleisch de l’Académie des Sciences, sous la coupole de l’Institut de France.

Marc Taillefer est directeur de recherche au CNRS à l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier et vice-président exécutif de la Société Chimique de France.

Il est également responsable de l’équipe AM2N (Architectures Moléculaires et Matériaux Nanostructurés) de l’Institut Charles Gerhardt de Montpellier, membre de l’Institut Carnot Chimie Balard Cirimat.

 

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Jessica Rodriguez, une jeune chimiste distinguée à Shangaï

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Jessica Rodriguez a été pré-selectionnée parmi les candidat(e)s au prix de thèse Reaxys. Elle fait partie des 10 dossiers retenus et présentera ses travaux en fin de semaine à Shangaï. Une première reconnaissance internationale venant couronner trois ans de recherche en chimie biologique. Désormais post-doctorante à Toulouse, au  laboratoire Laboratoire hétérochimie fondamentale et appliquée (LHFA), cette brillante scientifique s’attaque désormais à une autre thématique aussi prometteuse : la chimie de l’or.

Lorsqu’elle se dirige cette semaine vers le Soleil Levant, Jessica a du mal à dormir durant les 11 heures de vol. Et il y a de quoi ! Le Prix de thèse Reaxys, qui récompense doctorants ou docteurs menant des recherches originales et innovantes, est très réputé dans le milieu de la chimie. « C'est une grande fierté d’avoir été sélectionnée parmi les finalistes, confie-t-elle, c’est un prix d'une telle renommée internationale, on y retrouve les chercheurs des meilleures universités du monde ! ». Cette année les dix participants retenus dont elle fait partie bénéficient d’ores et déjà d’un accès illimité au contenu de Reaxys Chimie, une base de données numérique de référence. Mais surtout, ils sont invités à présenter leurs travaux au Symposium du Prix PhD Reaxys, qui se déroulera les 19 et 20 octobre 2017à Shangaï. Ce grand oral de chimie ne distinguera à la fin que trois thèses également, les meilleures. « Je suis un peu stressée avant cette présentation car je pense qu'il est vraiment difficile d'obtenir ce prix, mais j'essaierai de faire de mon mieux pour présenter et défendre mon travail. » Un travail de trois ans mené chez elle, en Espagne, dans le groupe du Prof Mascareñas. Son sujet de thèse : « Le développement de nouveaux peptides pour le contrôle supramoléculaire de l'internalisation cellulaire et la reconnaissance sélective de l'ADN. »  Les acides nucléiques (ARN, ADN) jouent un rôle clé dans la transmission de l'information génétique.  Aussi les altérations de leur activité sont à l'origine de nombreuses maladies, dont le cancer. Mais aujourd’hui, les scientifiques développent des acides synthétiques capables d'interagir avec des séquences d'ADN spécifiques. Les travaux de Jessica, que ce prix vient justement couronner, laissent entrevoir de grandes avancées : « à très long terme cela pourrait nous aider à en savoir plus sur certaines tumeurs et essayer de les arrêter ou même de les guérir. »

Ruée vers l’or catalytique

Après la thèse, Jessica a effectué un virage scientifique qui l’a fait passer du vivant au minéral. Et par n’importe lequel : l’or ! Désormais à Toulouse, au Laboratoire hétérochimie fondamentale et appliquée (LHFA), ses recherches portent plus précisément  sur « La synthèse de complexes d'or (III) pour de nouveaux procédés catalytiques ». C’est dans les années 80 que les chimistes découvrent certaines propriétés remarquables du « roi des métaux » : il s’avère en effet capable d’accélérer une réaction chimique. Aujourd’hui les catalyseurs métalliques sont indispensables en chimie, et notamment dans l’industrie : « les carburants, les engrais pour l'agriculture, les médicaments tels que l'ibuprofène, les cosmétiques ou les énergies alternatives sont quelques-uns des produits nécessitant une catalyse », rappelle Jessica. Certes, il existe de nombreux autres métaux efficaces, mais « contrairement à ce que les gens croient, l'or est moins cher que d'autres catalyseurs métalliques comme le platine ou le rhodium ». Et puis de très faible quantités suffisent pour démarrer une réaction (quelques mg). Autres propriétés : l'or présente une réactivité et une sélectivité très différentes des autres métaux, ce qui diversifie les réactions possibles.Le travail de Jessica consiste donc à rechercher « la stabilisation des composés d'or à haut degré d'oxydation, l'or (III) ». L'objectif est d'étudier de nouvelles réactions catalytiques pour développer de nouvelles applications. En médecine, par exemple, l’or suscite de grands espoirs. Non toxiques pour l'organisme, et de par sa capacité à se lier spécifiquement avec des protéines, les complexes d'or peuvent cibler les cellules cancéreuses. De nouvelles thérapies prometteuses en perspective !

Pour l’instant, c’est son sujet de thèse qui préoccupe Jessica dans l’avion, celui qu’il faudra défendre à Shangaï fin de semaine pour espérer figurer parmi les trois vainqueurs. Soulever un beau trophée tout doré vendredi serait un véritable tremplin pour sa carrière. Mais quelle qu’en soit l’issue, la chimiste espagnole se montre déjà satisfaite de sa sélection : « Ce n'est pas seulement le prix qui compte mais le fait d’avoir déjà rejoint le Reaxys Prize Club où se trouvent certains des chimistes les plus remarquables du monde, et de savoir que je pourrai les rencontrer et discuter avec eux de nos travaux. »

 

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Jean-Marie Tarascon, Spécialiste du stockage de l'énergie couronné du Samson award : une reconnaissance internationale

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Le 3 octobre, le gouvernement israélien a décerné le Samson  award 2017 à Jean-Marie Tarascon, Professeur au Collège de France, directeur du réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie (RS2E) du CNRS. Avec Jens Nielsen, Professeur en biologie à l’université de Chalemers*, il est un des deux lauréats du prix israélien le plus important dédié à l’innovation. Après la médaille  de l’Innovation du CNRS décernée cette même année, Jean-Marie Tarascon se voit ainsi récompensé à l’international pour l’ensemble de ses travaux sur les batteries. Dernièrement, avec son équipe, il a levé le voile sur le rôle des ions oxygènes dans l’autonomie remarquable d’une nouvelle catégorie de matériaux pour batterie**.

Au cours de ces 30 dernières années, ses travaux ont couvert un large spectre du stockage de l’énergie avec un fort impact à l’étranger. Il est notamment impliqué dans de nombreuses collaborations sur des sujets comme l’auto-réparation, les batteries sodium-ion ou encore l’électrocatalyse. Sa carrière, commencée aux Etats-Unis, l’a ouvert à la collaboration entre recherche publique/privée ; une recherche poussée aux frontières de l’interdisciplinarité. Il s’est ainsi attaché à la fois à la recherche fondamentale et appliquée sur des sujets allant de l’analyse en temps réel des réactions chimiques au cœur des batteries à l’amélioration de l’éco-compatibilité des matériaux utilisés dans ces mêmes dispositifs tout en étant l’inventeur de la batterie plastique à ions  lithium.

Le « Eric and Sheila Samson Prime Minister’s Prize for Innovation in Alternative Fuels for transportation » récompense chaque année deux chercheurs pour leur contribution scientifique innovante, susceptible de conduire au développement d’énergies alternatives aux carburants fossiles pour le transport. Institué par le gouvernement israélien et un couple d’entrepreneurs philanthropes, Eric et Sheila Samson, ce prix de l’innovation est l’un des plus dotés au monde. Le Samson award compte parmi ses précédents lauréats de grands noms tels que Michael Graetzel (cellules photovoltaïques à colorant) , John Goodenough (cathodes pour batteries Li-ion) et Mercouri Kanatzidis  (Thermoèlectriques).


*Récompensé pour ses travaux sur la production de biocarburants par des levures.

** Des travaux fondamentaux publiés dans Science et Nature Materials.

 

Georges Hadziioannou élu membre de la National academy of engineering

 

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La U.S. National academy of engineering (NAE) a élu 22 nouveaux membres étrangers parmi lesquels figure Georges Hadziioannou, Professeur de chimie et enseignant-chercheur au Laboratoire de chimie des polymères organiques (CNRS – Bordeaux INP – Université de Bordeaux) . L'élection en tant que membre de la NAE est l'une des plus hautes distinctions accordées aux ingénieurs. Seuls 10% de ses membres sont étrangers.

 

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Les médailles de bronze 2017 du CNRS en chimie

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Clémence Allain
Chercheuse en chimie de synthèse et photophysique, Laboratoire Photophysique et photochimie supramoléculaires et macromoléculaires (PPSM), CNRS/ENS Paris-Saclay

Clémence Allain s'intéresse aux s-tétrazines, des composés organiques fluorescents parmi les plus petits qui soient, et à leurs propriétés photophysiques et électrochimiques. Après un doctorat en chimie organique à l'université Pierre et Marie Curie - Collège de France, des stages postdoctoraux en France puis en Angleterre, Clémence Allain intègre en 2010 le laboratoire de Photophysique et photochimie supramoléculaires et macromoléculaires. Dès lors, elle s'applique à valoriser les dérivés de s-tétrazines, qui sont la spécialité de l'équipe qu'elle rejoint. Elle s'attache à intégrer ces molécules dans des matériaux électro-actifs et/ou photo-actifs à forte valeur ajoutée, avec à la clé, de potentielles applications dans la conception de dispositifs d'affichage ou la détection et la quantification de polluants. Ces travaux ont été valorisés par de nombreuses publications et trois brevets, dont l'un a abouti au développement d'un produit commercialisé : un révélateur d'empreintes utilisé en criminologie. Aujourd'hui, Clémence Allain porte un nouveau projet : élaborer des matériaux fluorescents, stimulables mécaniquement, pour concevoir des sondes locales, capables de mesurer en temps réel les forces issues de la contraction des réseaux d'actine présents dans les cellules vivantes. Un projet original et ambitieux pour lequel elle vient d'obtenir une bourse ERC Starting Grant du Conseil européen de la recherche.

Sara Cavaliere
Maître de conférences en chimie et sciences des matériaux, Institut de chimie moléculaire et des matériaux - Institut Charles Gerhardt Montpellier (ICGM) – CNRS / Université de Montpellier / ENSC Montpellier, Montpellier

Les travaux de Sara Cavaliere visent à élaborer des nanomatériaux capables d'améliorer les dispositifs de conversion de l'énergie, tels que les piles à combustible, transformant l'énergie d'une réaction chimique en courant électrique. Après un master de chimie à l'université de Milan, un doctorat à l'Institut Lavoisier de Versailles et un postdoctorat à l'université de Fribourg, Sara Cavaliere occupe un poste d'attachée temporaire d'enseignement et de recherche à l'université de Lyon. C'est là qu'elle débute ses recherches sur la fabrication de nanofibres dotées de propriétés magnétiques, à partir du procédé de filage électrostatique. Maître de conférences à l'université de Montpellier depuis 2009, elle continue d'explorer cette méthode pour développer des matériaux performants et durables, au cœur des piles à combustible. Soutenus dès 2013 par une bourse ERC Starting Grant du Conseil européen de la recherche et valorisés par deux brevets d'invention, les travaux de Sara Cavaliere lui octroient aujourd'hui une renommée internationale. Auteure de nombreuses publications, membre de comités de rédaction de plusieurs revues scientifiques, la jeune chimiste est aussi à l'origine du premier congrès international Electrospinning for energy, organisé en 2016. Elle a été nommée membre junior de l'Institut universitaire de France (au 1er octobre 2017) pour cinq ans.

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Arnaud Gautier
Maître de conférences en chémobiologie, Laboratoire Processus d'activation sélectif par transfert d'énergie uni-électronique ou radiatif (PASTEUR), CNRS / ENS / UPMC
Département de chimie de l'École normale supérieure, Paris

Arnaud Gautier s'est fixé un défi : repousser les limites de l'imagerie pour améliorer la compréhension des processus intervenant dans les cellules vivantes, à l'échelle cellulaire, moléculaire et systémique. À la suite de stages postdoctoraux, qu'il effectue à l'École polytechnique fédérale de Lausanne et au Laboratoire de biologie moléculaire du Medical Research Council à Cambridge, Arnaud Gautier intègre le département de chimie de l'École normale supérieure de Paris comme maître de conférences. Parallèlement à sa mission d'enseignement, le jeune chimiste poursuit son projet de recherche : développer des outils chimiques innovants, notamment des méthodes de marquage des molécules, pour explorer de plus près les mécanismes biologiques. C'est ainsi qu'il met récemment au point une protéine dotée d'une fluorescence réversible, qui fonctionne comme un « interrupteur » et permet d'envisager l'observation de processus complexes impliquant un grand nombre d'acteurs, avec une précision inégalée. Inédits, ces travaux lui ont valu de décrocher le prestigieux financement ERC Consolidator Grant du Conseil européen de la recherche. Arnaud Gautier mène ainsi une dynamique activité d'enseignement, de recherche et de valorisation, qui lui confère une large reconnaissance, tant au niveau national qu'international.

Camelia Matei Ghimbeu
Chercheuse en science des matériaux, Institut de science des matériaux de Mulhouse (IS2M) – CNRS / Université de Haute-Alsace, Mulhouse

Les matériaux carbonés sont à la base de nombreuses applications industrielles, de l'aéronautique à la dépollution de l'eau, en passant par les dispositifs de stockage de l'énergie comme les batteries. Les travaux de Camelia Matei Ghimbeu contribuent à en mettre au point la prochaine génération. À la suite d'un doctorat européen, elle rejoint le groupe Carbone et Matériaux hybrides de l'Institut de science des matériaux de Mulhouse (IS2M) pour deux stages postdoctoraux, puis intègre le CNRS en 2011. Son projet de recherche vise à développer des matériaux carbonés ou hybrides, aux propriétés contrôlées par des voies de synthèse inédites et dont l'impact environnemental et le coût de fabrication sont réduits. Le développement de ces matériaux plus performants implique également une recherche sur la compréhension de leurs mécanismes de formation et la mise au point de techniques de caractérisations spécifiques aux matériaux carbonés. Son dernier succès : une électrode de batterie Li-ions ou Na-ions utilisant un matériau hybride carboné, développé en partenariat avec le réseau sur le stockage électrochimique de l'énergie (RS2E). Auteure de nombreux articles publiés dans des revues à fort impact et d'un brevet d'invention, Camelia Matei Ghimbeu bénéficie aujourd'hui d'un rayonnement international, grâce à la qualité de ses résultats et à la diversité de ses collaborations.

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Matthieu Raynal
Chercheur en chimie supramoléculaire, Institut parisien de chimie moléculaire (IPCM) – CNRS / Université Pierre et Marie Curie, Paris

Matthieu Raynal étudie les structures supramoléculaires, formées par l'association de molécules complémentaires, et leur intérêt pour la catalyse, un processus qui permet d'accélérer ou de privilégier une réaction chimique. Après une thèse au Laboratoire de chimie de coordination à l'université de Strasbourg, Matthieu Raynal effectue un postdoctorat au Laboratoire de chimie des polymères, puis à l'Institut Català d'Investigació Química à Tarragone (Espagne). C'est là qu'il se penche sur la catalyse supramoléculaire. Recruté en 2012 à l'Institut parisien de chimie moléculaire, Matthieu Raynal se consacre depuis à l'étude de ce processus. Son expertise : utiliser des structures supramoléculaires comme plateformes modulables et réversibles pour la catalyse. Le chimiste a contribué, entre autres avancées, à la mise au point d'hélices chirales supramoléculaires servant de support à des catalyseurs asymétriques opérant avec une quantité faible d'agent chiral. Grâce aux propriétés particulières de ces hélices, la sélectivité du catalyseur peut aussi être inversée au cours de la réaction chimique. Impliqué dans plusieurs projets nationaux et internationaux (projets ANR), ce jeune chercheur bénéficie d'ores et déjà d'une forte reconnaissance dans son domaine ; en témoignent ses multiples publications, l'une d'entre elles ayant même été mise en avant dans Nature Nanotechnology.

Sébastien Ulrich
Chercheur en chimie, Institut des biomolécules Max Mousseron (IBMM) – CNRS / ENSC Montpellier / Université de Montpellier, Montpellier

À l'interface entre la chimie et la biochimie, les travaux de Sébastien Ulrich visent à développer des structures supramoléculaires d'intérêt biologique et médical, par l'exploitation de processus d'auto-assemblage de systèmes de reconnaissance multivalents. Sébastien Ulrich effectue son doctorat à Strasbourg, sous la direction du spécialiste de la chimie supramoléculaire, Jean-Marie Lehn. Le jeune chimiste réalise ses stages postdoctoraux à Oxford, puis à Stanford en tant que lauréat du programme Fulbright, et s'oriente alors vers la biochimie. Depuis 2012, il poursuit son projet de recherche au sein de l'Institut des biomolécules Max Mousseron de Montpellier. Il s'appuie sur des combinaisons de réactions chimiques simples et efficaces pour générer des nanostructures auto-assemblées, présentant un intérêt pour la biologie médicale ou la pharmacologie. C'est le cas de nano-vecteurs dynamiques et adaptables, capables d'acheminer un médicament à sa cible. Ambitieux et novateurs, les travaux de Sébastien Ulrich bénéficient déjà d'une forte reconnaissance. Pour preuve : les financements obtenus par le chercheur (Agence nationale de la recherche, programme Hubert Curien, LabEx CheMISyst, Ligue contre le cancer), ses publications dans des revues à fort impact et sa fonction d'éditeur associé du journal RSC Advances de la Royal Society of Chemistry.

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Marc Simon élu Fellow de l'American physical society
division Atomic, molecular & optical physics

 

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Marc Simon est élu Fellow de l'American physical society, division Atomic, molecular & optical physics pour ses contributions scientifiques, notamment pour la mise en place de dispositifs expérimentaux d'émission X, de photoémission et de coïncidences des moments vectoriels dans le domaine des rayons X tendres utilisés au synchrotron.

Cette distinction internationale de l'American physical society, remise par les pairs, récompense les contributions exceptionnelles dans le domaine de la physique, que ce soit en recherche fondamentale, appliquée ou dans l'enseignement.

 

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Les médailles d'argent 2017 du CNRS en chimie

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Hélène Budzinski
Chercheuse en chimie analytique et chimie de l'environnement, Unité Environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux (EPOC), CNRS / Université de Bordeaux, Pessac

Pesticides, hydrocarbures, résidus de polychlorobiphényles et de dioxines, Hélène Budzinski traque sans relâche ces micropolluants dans les cours d'eau et les océans du monde entier. Après une thèse en lien avec l'exploitation pétrolière, la jeune chimiste intègre en 1993 le CNRS, où elle réoriente ses travaux vers l'éco-toxicologie. Au début des années 2000, elle est l'un des tout premiers scientifiques à s'intéresser aux composés pharmaceutiques en tant que potentiels polluants des milieux aquatiques. Elle figure parmi les pionniers de l'étude des polluants dits « émergents », qui regroupent également les perturbateurs endocriniens, les plastifiants, les cosmétiques, etc. Hélène Budzinski est aujourd'hui un des chefs de file, nationaux et internationaux, incontestés de ce domaine d'expertise, qui s'appuie entre autres sur la spectrométrie de masse pour détecter des molécules souvent présentes à l'état de trace. Entrée en 2011 au sein de l'unité de recherche Environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux de Bordeaux, la chercheuse anime l'équipe Physico et toxico-chimie de l'environnement. Depuis plus de 5 ans, elle codirige par ailleurs le Labex Cote, qui vise à décrypter les réponses des écosystèmes aux changements induits par l'homme.

Louis Fensterbank
Chercheur en chimie organique, Institut parisien de chimie moléculaire (IPCM), CNRS / Université Pierre et Marie Curie, Paris

Figurant parmi les leaders mondiaux de la chimie radicalaire, Louis Fensterbank a su orienter avec talent cette thématique vers les principes de la chimie verte. Entré au CNRS en 1995 comme chargé de recherche, il est nommé professeur à l'université Pierre et Marie Curie en 2004. Dans l'équipe Méthodes et applications en chimie organique - qu'il supervise au sein de l'Institut parisien de chimie moléculaire - il développe des méthodes de synthèse à partir de la chimie radicalaire ou organométallique. Ses recherches sur la catalyse électrophile organométallique, menées depuis le début des années 2000, ont eu un impact déterminant en chimie organique. Ces dernières années, le chercheur a aussi contribué à l'essor de la catalyse photoredox appliquée à la synthèse organique. Ses travaux les plus récents, associés à une chimie radicalaire plus respectueuse de l'environnement, ont ouvert la voie vers l'étude de nouveaux systèmes redox promouvant par exemple l'oxydation d'anions. Son intérêt constant pour la chimie des hétéroéléments l'a aussi amené à des résultats importants en chimie du soufre et du silicium. Avec près de 200 publications à son actif, Louis Fensterbank a vu son travail récompensé en 2014 par le prix Clavel-Lespiau de l'Académie des sciences. Il a été élu membre junior de l'Institut universitaire de France en 2008 et nommé Fellow of the Royal Society of Chemistry en 2016.

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