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Distinctions, Nominations, Prix 2017

 

 

Jessica Rodriguez, une jeune chimiste distinguée à Shangaï

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Jessica Rodriguez a été pré-selectionnée parmi les candidat(e)s au prix de thèse Reaxys. Elle fait partie des 10 dossiers retenus et présentera ses travaux en fin de semaine à Shangaï. Une première reconnaissance internationale venant couronner trois ans de recherche en chimie biologique. Désormais post-doctorante à Toulouse, au  laboratoire Laboratoire hétérochimie fondamentale et appliquée (LHFA), cette brillante scientifique s’attaque désormais à une autre thématique aussi prometteuse : la chimie de l’or.

Lorsqu’elle se dirige cette semaine vers le Soleil Levant, Jessica a du mal à dormir durant les 11 heures de vol. Et il y a de quoi ! Le Prix de thèse Reaxys, qui récompense doctorants ou docteurs menant des recherches originales et innovantes, est très réputé dans le milieu de la chimie. « C'est une grande fierté d’avoir été sélectionnée parmi les finalistes, confie-t-elle, c’est un prix d'une telle renommée internationale, on y retrouve les chercheurs des meilleures universités du monde ! ». Cette année les dix participants retenus dont elle fait partie bénéficient d’ores et déjà d’un accès illimité au contenu de Reaxys Chimie, une base de données numérique de référence. Mais surtout, ils sont invités à présenter leurs travaux au Symposium du Prix PhD Reaxys, qui se déroulera les 19 et 20 octobre 2017à Shangaï. Ce grand oral de chimie ne distinguera à la fin que trois thèses également, les meilleures. « Je suis un peu stressée avant cette présentation car je pense qu'il est vraiment difficile d'obtenir ce prix, mais j'essaierai de faire de mon mieux pour présenter et défendre mon travail. » Un travail de trois ans mené chez elle, en Espagne, dans le groupe du Prof Mascareñas. Son sujet de thèse : « Le développement de nouveaux peptides pour le contrôle supramoléculaire de l'internalisation cellulaire et la reconnaissance sélective de l'ADN. »  Les acides nucléiques (ARN, ADN) jouent un rôle clé dans la transmission de l'information génétique.  Aussi les altérations de leur activité sont à l'origine de nombreuses maladies, dont le cancer. Mais aujourd’hui, les scientifiques développent des acides synthétiques capables d'interagir avec des séquences d'ADN spécifiques. Les travaux de Jessica, que ce prix vient justement couronner, laissent entrevoir de grandes avancées : « à très long terme cela pourrait nous aider à en savoir plus sur certaines tumeurs et essayer de les arrêter ou même de les guérir. »

Ruée vers l’or catalytique

Après la thèse, Jessica a effectué un virage scientifique qui l’a fait passer du vivant au minéral. Et par n’importe lequel : l’or ! Désormais à Toulouse, au Laboratoire hétérochimie fondamentale et appliquée (LHFA), ses recherches portent plus précisément  sur « La synthèse de complexes d'or (III) pour de nouveaux procédés catalytiques ». C’est dans les années 80 que les chimistes découvrent certaines propriétés remarquables du « roi des métaux » : il s’avère en effet capable d’accélérer une réaction chimique. Aujourd’hui les catalyseurs métalliques sont indispensables en chimie, et notamment dans l’industrie : « les carburants, les engrais pour l'agriculture, les médicaments tels que l'ibuprofène, les cosmétiques ou les énergies alternatives sont quelques-uns des produits nécessitant une catalyse », rappelle Jessica. Certes, il existe de nombreux autres métaux efficaces, mais « contrairement à ce que les gens croient, l'or est moins cher que d'autres catalyseurs métalliques comme le platine ou le rhodium ». Et puis de très faible quantités suffisent pour démarrer une réaction (quelques mg). Autres propriétés : l'or présente une réactivité et une sélectivité très différentes des autres métaux, ce qui diversifie les réactions possibles.Le travail de Jessica consiste donc à rechercher « la stabilisation des composés d'or à haut degré d'oxydation, l'or (III) ». L'objectif est d'étudier de nouvelles réactions catalytiques pour développer de nouvelles applications. En médecine, par exemple, l’or suscite de grands espoirs. Non toxiques pour l'organisme, et de par sa capacité à se lier spécifiquement avec des protéines, les complexes d'or peuvent cibler les cellules cancéreuses. De nouvelles thérapies prometteuses en perspective !

Pour l’instant, c’est son sujet de thèse qui préoccupe Jessica dans l’avion, celui qu’il faudra défendre à Shangaï fin de semaine pour espérer figurer parmi les trois vainqueurs. Soulever un beau trophée tout doré vendredi serait un véritable tremplin pour sa carrière. Mais quelle qu’en soit l’issue, la chimiste espagnole se montre déjà satisfaite de sa sélection : « Ce n'est pas seulement le prix qui compte mais le fait d’avoir déjà rejoint le Reaxys Prize Club où se trouvent certains des chimistes les plus remarquables du monde, et de savoir que je pourrai les rencontrer et discuter avec eux de nos travaux. »

 

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Jean-Marie Tarascon, Spécialiste du stockage de l'énergie couronné du Samson award : une reconnaissance internationale

tarascon

 

Le 3 octobre, le gouvernement israélien a décerné le Samson  award 2017 à Jean-Marie Tarascon, Professeur au Collège de France, directeur du réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie (RS2E) du CNRS. Avec Jens Nielsen, Professeur en biologie à l’université de Chalemers*, il est un des deux lauréats du prix israélien le plus important dédié à l’innovation. Après la médaille  de l’Innovation du CNRS décernée cette même année, Jean-Marie Tarascon se voit ainsi récompensé à l’international pour l’ensemble de ses travaux sur les batteries. Dernièrement, avec son équipe, il a levé le voile sur le rôle des ions oxygènes dans l’autonomie remarquable d’une nouvelle catégorie de matériaux pour batterie**.

Au cours de ces 30 dernières années, ses travaux ont couvert un large spectre du stockage de l’énergie avec un fort impact à l’étranger. Il est notamment impliqué dans de nombreuses collaborations sur des sujets comme l’auto-réparation, les batteries sodium-ion ou encore l’électrocatalyse. Sa carrière, commencée aux Etats-Unis, l’a ouvert à la collaboration entre recherche publique/privée ; une recherche poussée aux frontières de l’interdisciplinarité. Il s’est ainsi attaché à la fois à la recherche fondamentale et appliquée sur des sujets allant de l’analyse en temps réel des réactions chimiques au cœur des batteries à l’amélioration de l’éco-compatibilité des matériaux utilisés dans ces mêmes dispositifs tout en étant l’inventeur de la batterie plastique à ions  lithium.

Le « Eric and Sheila Samson Prime Minister’s Prize for Innovation in Alternative Fuels for transportation » récompense chaque année deux chercheurs pour leur contribution scientifique innovante, susceptible de conduire au développement d’énergies alternatives aux carburants fossiles pour le transport. Institué par le gouvernement israélien et un couple d’entrepreneurs philanthropes, Eric et Sheila Samson, ce prix de l’innovation est l’un des plus dotés au monde. Le Samson award compte parmi ses précédents lauréats de grands noms tels que Michael Graetzel (cellules photovoltaïques à colorant) , John Goodenough (cathodes pour batteries Li-ion) et Mercouri Kanatzidis  (Thermoèlectriques).


*Récompensé pour ses travaux sur la production de biocarburants par des levures.

** Des travaux fondamentaux publiés dans Science et Nature Materials.

 

Georges Hadziioannou élu membre de la National academy of engineering

 

hadziioannou NAE 2017

 

La U.S. National academy of engineering (NAE) a élu 22 nouveaux membres étrangers parmi lesquels figure Georges Hadziioannou, Professeur de chimie et enseignant-chercheur au Laboratoire de chimie des polymères organiques (CNRS – Bordeaux INP – Université de Bordeaux) . L'élection en tant que membre de la NAE est l'une des plus hautes distinctions accordées aux ingénieurs. Seuls 10% de ses membres sont étrangers.

 

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Marc Simon élu Fellow de l'American physical society
division Atomic, molecular & optical physics

 

marc Simon

 

Marc Simon est élu Fellow de l'American physical society, division Atomic, molecular & optical physics pour ses contributions scientifiques, notamment pour la mise en place de dispositifs expérimentaux d'émission X, de photoémission et de coïncidences des moments vectoriels dans le domaine des rayons X tendres utilisés au synchrotron.

Cette distinction internationale de l'American physical society, remise par les pairs, récompense les contributions exceptionnelles dans le domaine de la physique, que ce soit en recherche fondamentale, appliquée ou dans l'enseignement.

 

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