Infrastructures de recherche

Grâce à leurs performances exceptionnelles, les infrastructures de recherche partagées par les scientifiques permettent de mener des avancées remarquables dans de nombreux domaines. Le CNRS joue un rôle de premier plan dans la mise en oeuvre et le pilotage de ces outils, tant au niveau national qu’international.

Des instruments au service de la communauté scientifique

Le CNRS gère en collaboration avec ses partenaires français, européens et internationaux, quelques 80 infrastructures et très grandes infrastructures de recherche (IR et TGIR) au bénéfice de l’ensemble de la communauté scientifique. Ainsi, des chercheurs de toutes les disciplines ont-ils accès, dans des environnements de très haut niveau, aux équipements les plus performants pour mener des recherches de grande ampleur dans des domaines de pointe.

Les TGIR sont des lieux de dépassement de la connaissance et de fabrication de la société du futur.
Gabriel Chardin, président du comité TGIR

Lire l’interview de Gabriel Chardin

Des formes très variées

Les instruments remarquables, comme les télescopes, les accélérateurs, les synchrotrons, etc., répartis sur un ou plusieurs sites, sont emblématiques. Mais des ressources scientifiques de premier ordre (collections, archives ou bibliothèques) peuvent également constituer d’importantes infrastructures de recherche. Certaines plateformes (bases de données, systèmes informatiques et réseaux de communication) adoptent une forme virtuelle, alors que d’autres sont constituées de réseaux d’observation ou de réseaux humains (cohortes, experts).
 

 

Une répartition internationale

Du fait de la diversité des domaines de recherche ou en fonction des collaborations, les infrastructures de recherche auxquelles le CNRS contribue sont réparties dans le monde entier. Si la majeure partie de ces outils est située en France et ailleurs en Europe, d’autres sont installés sur le continent américain, en Afrique et jusqu’en Antarctique.
 

Quatre types d’infrastructures

L’ampleur des enjeux scientifiques et technologiques, ainsi que les coûts de construction et d’exploitation de ces infrastructures, requièrent une collaboration et des moyens humains et financiers importants, très souvent internationaux. Le ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation distingue quatre types d’infrastructures selon leur caractère national ou international, leur mode de gouvernance et leur soutien budgétaire :

  • les organisations internationales (OI) fondées sur une convention intergouvernementale,
  • les très grandes infrastructures de recherche (TGIR) relevant d’une stratégie gouvernementale,
  • les infrastructures de recherche (IR) mises en oeuvre directement par le CNRS et ses partenaires,
  • les projets n’ayant pas encore atteint leur pleine maturité.

Un pilotage transversal

Pour piloter les TGIR, le CNRS s’est doté d’une organisation transversale. Un comité TGIR, rattaché à la direction générale déléguée à la science, élabore la stratégie scientifique de l’organisme en concertation avec les instituts. Pour accomplir sa mission, le comité bénéficie de l’appui de la cellule TGIR de la direction générale déléguée aux ressources.

Des feuilles de route nationale et européenne

La programmation des TGIR du CNRS est liée aux feuilles de route du ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation, et de l’European Strategy Forum on Research Infrastructures (ESFRI).

  • La feuille de route nationale est un outil de pilotage stratégique du gouvernement remis à jour tous les deux ans selon un processus impliquant les alliances, les organismes ou établissements tutelles.
  • À travers sa roadmap, l’ESFRI planifie la stratégie européenne de financement des infrastructures de recherche dans le cadre de l’espace européen de la recherche. Le CNRS accompagne les projets ESFRI en lien avec sa propre programmation.