Création d’un Comité parité-égalité

CNRS

La place des femmes progresse au CNRS mais la parité et l’égalité restent un horizon lointain. Attirer plus de jeunes femmes vers les carrières scientifiques ou encore accélérer l’évolution vers la parité dans toutes les disciplines scientifiques sont les objectifs du président-directeur général Antoine Petit. Il a chargé un nouveau comité parité-égalité de proposer de nouvelles actions pour concrétiser cette ambition.

Le CNRS compte en 2018 plus de 31 000 personnels dont 43 % de femmes. Si la parité est atteinte pour la catégorie des ingénieurs et techniciens avec 50% de personnel féminin1, la catégorie des chercheurs souffre encore d’un retard. Cette dernière est en effet composée de seulement 34 % de femmes. Une donnée qui note certes une amélioration sur la dernière décennie (en 1999, on comptait 30,1 % chercheuses au CNRS), mais qui indique un progrès lent, la parité étant atteinte à l’an 2088 en suivant ce rythme. Si le vivier des chercheuses est au cœur des problématiques relevant de la parité dans le recherche, des thématiques telles que la réussite des candidates au concours, leur accès à des postes de direction et la ségrégation professionnelle entre les branches d’activité des ingénieurs et techniciens sont tout aussi importantes et au cœur de la politique de parité et d’égalité au CNRS.

Ce constat d’une lente amélioration est unanime. Le président-directeur général Antoine Petit, souhaite ainsi des propositions d’actions concrètes, afin d’accélérer l’évolution vers la parité et vers des carrières égales pour les chercheuses. Une évaluation des politiques mises en place permettra de mesurer l’impact de ces mesures généralisées à l’ensemble du CNRS.

Pour répondre à cet objectif, Antoine Petit a demandé la création d’un comité parité-égalité, dont il a fixé les orientations lors de son installation le 28 juin. Le comité a toute liberté pour explorer des solutions pratiques et formuler rapidement des propositions, déjà éprouvées ou novatrices. Le collège de direction du CNRS sera saisi de ces recommandations pour donner force exécutive à celles qui seront retenues.

Le comité parité-égalité est composé de 18 membres (neuf femmes et neuf hommes) aux profils variés, dont 15 nommées par les directeurs des instituts du CNRS, ainsi que le Directeur des ressources humaines et deux représentants de la Mission pour la place des femmes qui assurent la coordination et le secrétariat du comité.

Il est co-présidé par Martina Knoop, déléguée scientifique à l’Institut de physique et par Emmanuel Royer, directeur adjoint scientifique à l’Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions. 

L’expertise collective du comité, réunissant des membres aux compétences et connaissances de domaines variées, donnera lieu à des recommandations plus adaptées aux réalités spécifiques à chaque terrain de recherche (laboratoire, instituts…). Enfin, à travers les membres du comité, les instituts seront directement impliqués dans l’application des recommandations et permettront de témoigner de leur effectivité auprès des agents.  

Ce comité vient ainsi compléter et renforcer le dispositif du CNRS en faveur de la parité et de l’égalité professionnelle, qui comprend déjà la Mission pour la place des femmes au CNRS (dont le rôle est d’assurer l’élaboration et le suivi du plan d’action pour la parité ainsi que de coordonner sa mise en œuvre) et son réseau de correspondants égalité dans toutes les délégations régionales.

 

  • 1. Malgré leur raréfaction progressive dans les grades les plus élevés et une grande disparité selon les branches d'activités