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En direct des laboratoires

 

21 février 2018

La psychologie positive peut réduire l’anxiété des doctorants français associée à l’incertitude de leur futur

Les études sur la santé mentale au travail des doctorants réalisées à l’étranger décrivent une situation alarmante. Qu’en est-il en France ? Un travail réalisé avec les doctorants en biologie à l’Université Lyon 1, une des plus grosses universités françaises, montre qu’environ un doctorant sur deux souffre de troubles psycho-sociaux. Une intervention en psychologie positive auprès de ces doctorants montre son utilité pour améliorer leur qualité de vie au travail.

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15 février 2018

Au Sahel, la brousse tigrée victime de la baisse des précipitations

Une équipe de l'Observatoire Midi-Pyrénées (OMP) comprenant des chercheurs des laboratoires Ecologie fonctionnelle et environnement (ECOLAB, CNRS, INP Toulouse, UPS) et Géosciences environnement Toulouse (GET, CNRS, IRD, UPS, CNES) a démontré le rôle majeur joué par la baisse des précipitations au nord-est du Mali pendant 3 décennies sur le dépérissement de la brousse tigrée, formation végétale boisée emblématique de la région sahélienne. Ces travaux ont été publié dans la revue Global Change Biology.

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14 février 2018 - Alerte presse

Diminuer la taille des parcelles pour favoriser les pollinisateurs

L’agriculture intensive est l’une des principales causes de l’actuelle crise de la biodiversité, qui touche notamment les insectes pollinisateurs pourtant indispensables à la production de certains aliments. Une équipe internationale impliquant des chercheurs du CNRS et de l’Inra vient de démontrer qu’un paysage agricole fait de parcelles plus petites augmente l’abondance des pollinisateurs, et par conséquent le transport de pollen et le succès reproducteur des plantes (nombre de graines produites). L’explication est simple : lorsque la taille des parcelles diminue, la densité de bordures de champs augmente mécaniquement, ce qui crée des sortes de corridors, favorables au déplacement des insectes pollinisateurs. De manière contre-intuitive, l’étude montre aussi qu’une plus grande diversité de cultures n’est pas forcément favorable aux pollinisateurs. Ces résultats sont basés sur des observations recueillies dans le cadre du projet Farmland dans 229 parcelles de 94 paysages agricoles dans quatre pays (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni), par des scientifiques de 15 laboratoires.

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14 février 2018 - Alerte presse

Cartographie mondiale des « caméléons » du plancton

Les cyanobactéries du genre Synechococcus sont omniprésentes dans les mers du globe et contribuent fortement à la chaine alimentaire marine et au cycle du carbone. Certaines de ces cyanobactéries sont capables de changer de couleur pour s’adapter aux variations de leur milieu, mais les chercheurs ignoraient jusqu’à présent la localisation et l’abondance de ces « caméléons » du plancton. Des chercheurs du CNRS et du CEA et leurs collaborateurs internationaux montrent que ces cyanobactéries capables de modifier leur pigmentation sont globalement les plus abondantes des océans (environ 40 % des Synechococcus) et plus nombreuses en profondeur et aux hautes latitudes. Cette capacité d’adaptation est un atout important pour un organisme planctonique qui est transporté par les courants dans des zones où la couleur de l’eau varie ce qui leur permet de continuer à fournir de l’énergie à l’ensemble du réseau trophique. Cette découverte est une avancée majeure dans la connaissance de ces organismes qui s’avèrent être d’excellents biomarqueurs du changement climatique.

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9 février 2018

Semer plusieurs cultures est bénéfique pour la biodiversité et favorise la reproduction du grand hamster

Une étude menée par l’IPHC1 (CNRS / Université de Strasbourg) sur 76 enclos protégés des prédateurs et semés de maïs, de blé ou d’un mixte de maïs, blé, tournesol et luzerne, révèle que la monoculture est défavorable au grand hamster, et réduit la diversité et l’abondance des invertébrés, dont certains indispensables au fonctionnement des sols et à la pollinisation. Ces résultats, publiés en février 2018 dans la revue scientifique Oecologia, renforcent les travaux menés par les agriculteurs en collaboration avec la CAA et l’ONCFS dans le cadre du projet LIFE+ Alister.

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31 janvier 2018

Réconcilier Pasteur et Darwin pour contrôler les maladies infectieuses

La combinaison de l’histoire des sciences et de la biologie illustre comment la réconciliation entre les domaines de la biologie dérivés des travaux de Louis Pasteur et Charles Darwin ouvre des pistes prometteuses pour le contrôle des maladies infectieuses.

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29 janvier 2018 - Alerte presse

A la recherche les dents néandertaliennes confondues

Découvrir des fossiles humains du Pléistocène est toujours exceptionnel. Une équipe internationale a identifié pour la première fois à Marillac – Les Pradelles (Charente) des dents néandertaliennes partiellement digérées par des grands carnivores, résultats qui viennent d’être publiés dans le vol 28 de la revue Paleo.  Suite à leur ingestion, la morphologie de ces dents est modifiée : elles ressemblent alors à des dents de lait de bovidés ou de cervidés. Cela ouvre donc de réelles perspectives de découvertes dans tous les sites plio-pléistocènes qui ont été fréquentés par de tels prédateurs.

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29 janvier 2018

Notre maison brûle et nous regardons ailleurs : le sous-traitement médiatique de la crise de biodiversité ?

La crise actuelle de biodiversité ne touche pas le grand public. Une étude franco-canadienne publiée dans Frontiers in Ecology and Evolution a mesuré l’écart de traitement dans la presse de deux enjeux environnementaux majeurs : la perte de biodiversité et le changement climatique. La couverture médiatique du changement climatique est jusqu’à huit fois supérieure à celle de la perte de biodiversité, et ce, malgré une faible différence dans la production de littérature scientifique et le financement de la recherche.

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23 janvier 2018 - CNRS Innovation

Chercheurs et industriels échangent leur vision sur l'hygiène du 21e siècle

Des scientifiques du CNRS et des entreprises du secteur de l’hygiène, membres de l’AFISE (Association des industries de la détergence, de l’entretien, et des produits d’hygiène industrielle), se sont rencontrés pour un colloque prospectif. L’objectif : faire émerger de nouvelles solutions en matière d’hygiène domestique et industrielle. Retour sur les temps forts de cette journée.

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22 janvier 2018

Recherche scientifique : limiter la « crise de reproductibilité »

La science est actuellement confrontée à une « crise de reproductibilité » car les résultats de nombreuses expériences s’avèrent non répétables. Pour répondre à ce défi crucial dans le contexte de la recherche en écologie, la même expérience a été répétée dans 14 laboratoires de 5 pays européens. Cet effort international, piloté par des chercheurs du CNRS en collaboration avec l’ENS, AgroSup Dijon, l’INRA et l’IRD, a montré qu’il est possible de réduire la variabilité inter-laboratoire des résultats par l’introduction contrôlée de diversités génétiques parmi les organismes expérimentaux.

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19 janvier 2018

La conversion rapide des bois coulés en source d’énergie chimiosynthétique

Dans les profondeurs marines, les bactéries transforment en quelques semaines seulement le bois en une nourriture abondante, via la chimiosynthèse. Grâce à  un dispositif expérimental unique déployé à 500 mètres de profondeur, les chercheurs du LECOB ont révélé que les microorganismes pionniers utilisent le soufre comme vecteur d’énergie pour restituer à la surface du bois les ressources piégées dans la matrice ligneuse, avant que les bivalves foreurs ne propagent ce processus au coeur du bois.

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19 janvier 2018

Penser et évaluer les multiples contributions de la nature aux  sociétés

La dégradation de la biodiversité et des écosystèmes remet en cause le bien-être des sociétés. La revue Science publie un article signé par 30 experts du monde entier de l’IPBES, afin de promulguer un nouveau concept d’évaluation, les contributions de la nature aux sociétés, fondé sur la pluralité des savoirs et des valeurs. Ce concept considère la nature, non pas comme un service, mais comme un lien à nourrir entre les hommes et la nature. L’IPBES, Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémique, a pour rôle d’informer ses 128 pays membres sur l’état de la nature  (de même que le GIEC pour le climat), en vue de penser des politiques globales et régionales appropriées.

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18 janvier 2018

Même dans les profondeurs de la mer, il y a des saisons !

Dans la mer, la zone mésopélagique, située entre 200 et 400 m de profondeur, est une zone de pénombre qui s'intercale entre la couche illuminée de surface et l'obscurité totale des grandes profondeurs. Généralement éloigné de la côte, cet habitat semi-profond est d'un accès difficile, de sorte que les organismes qui lui sont inféodés sont très mal connus. Les chercheurs du Laboratoire d'Océanographie de Villefranche-sur-Mer, grâce au suivi hebdomadaire d'un site mésopélagique de proximité, ont pu mettre en évidence l'existence de nouveaux microorganismes spécifiques de cet habitat, chacun possédant des cycles d'abondance saisonniers distincts, et similaires à ceux des organismes connus de la couche superficielle.

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