CNRS : Centre National de la Recherche Scientifique
Liens utiles CNRSLe CNRSAnnuairesMots-Clefs du CNRSAutres sites
Accueil  Environnement et développement durable - Centre National de la recherche scientifiqueAccueil  Institut écologie et développement - Centre National de la recherche scientifique
  Accueil > Espace communication > En direct des laboratoires

sur ce site :

En direct des laboratoires

 

8 août 2018

Les coraux font de la photosynthèse ! (grâce à la symbiose…)

Les coraux bâtisseurs de récif vivent dans des eaux tropicales plutôt pauvres en nutriments.  Mais ils tirent leur énergie d’une petite algue unicellulaire, Symbiodinium, qui vit en symbiose dans leurs tissus et leur apporte, par la photosynthèse, les nutriments qui leur sont nécessaires. La comparaison des génomes de Symbiodinium avec des algues non-symbiotiques révèle l’existence de tout un ensemble de gènes qui leur ont permis de s’adapter à la symbiose. Cette étude, qui permet notamment de mieux comprendre les processus à l’œuvre lors du blanchissement des coraux, a été réalisée par des chercheurs du CRIOBE (CNRS/ EPHE / Université de Perpignan Via Domitia) en collaboration avec des scientifiques australiens et du KAUST et vient d’être publié dans la revue Communications Biology.

En savoir plus

 

 

6 août 2018 - Alerte presse

La beauté ne fait pas tout chez les poissons tropicaux

Les poissons tropicaux les moins attractifs ont une richesse fonctionnelle en moyenne 33 % supérieureà celle des poissons considérés comme les plus beaux, selon une étude menée par des écologues du CNRS, de l’université de Montpellier, d’Andromède Océanologie et du Centre universitaire de Mayotte. Notre perception de la beauté du vivant peut ainsi biaiser notre perception de la diversité écologique. Cette étude nous interpelle sur nos motivations à préserver la biodiversité. Publiée dans Scientific Reports le 6 août 2018, elle a reçu un financement du CNRS1 et de la Fondation de France.

En savoir plus

 

 

2 août 2018 - Alerte presse

De l’efficacité des aires marines protégées

Bonne nouvelle : le nombre d’aires marines protégées est en constante augmentation depuis la Convention sur la diversité biologique, dont le plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020 a fixé un objectif de 10 % de zones sous ce statut d'ici 2020. Mais la grande majorité des zones nouvellement établies permettent l'extraction de ressources : il s’agit d’aires partiellement protégées dont l’efficacité demeurait floue jusqu’à présent. Une équipe franco-portugaise, impliquant Joachim Claudet, chercheur CNRS1, s’est intéressée à cette question : les scientifiques ont réalisé la première méta-analyse globale des aires de protection partielle, regroupées par niveaux de protection2, afin d'évaluer leur efficacité écologique. Premier résultat : les zones fortement et modérément protégées présentent une biomasse et une abondance d'espèces de poissons commerciaux plus élevées que celles faiblement réglementées dont la performance diffère peu ou pas des territoires non protégés. De plus, les zones modérément réglementées ne sont efficaces écologiquement qu’en présence d'une aire adjacente intégralement protégée. Selon les auteurs, des usages limités et bien réglementés dans les zones de protection partielle ainsi que la présence d'une aire adjacente intégralement protégée sont fondamentaux pour conférer des avantages écologiques à ces territoires.

En savoir plus

 

 

31 juillet 2018

Une mémoire de poisson rouge

De nombreuses espèces de poissons de récifs coralliens ont d’excellentes capacités cognitives et sont capables d’apprendre et de retenir des informations importantes telles que l’identité de leurs prédateurs. Ces capacités de mémoire peuvent-elles être affectées par des conditions environnementales altérées par l’Homme ? Et si oui, comment ? C’est à ces questions que répond l’étude réalisée par une équipe de chercheurs du CRIOBE (D. Lecchini & F. Bertucci) publiée dans Chemosphere. Les scientifiques ont mis en évidence l’effet négatif d’un pesticide largement utilisé dans les régions tropicales, le chlorpyrifos, sur la mémoire de jeunes poissons coralliens à reconnaitre l’odeur des prédateurs.

En savoir plus

 

 

31 juillet 2018

Le génome du lièvre ibérique garde la mémoire d’un « fantôme » du passé

Une étude internationale menée au CIBIO/InBio (Portugal) et à l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier (Université de Montpellier / CNRS / EPHE / IRD), parue dans la prestigieuse revue Genome Biology, montre que le lièvre ibérique possède de nombreux fragments de génome du lièvre variable, une espèce arctique pourtant non présente dans la péninsule ibérique. Certains de ces fragments ont même envahi les populations ibériques. L’étude explique comment et pourquoi de tels envahissements ont pu se produire, illustrant les conséquences positives et négatives possibles de l’hybridation interspécifique.

En savoir plus

 

 

31 juillet 2018

L’homme continue malgré lui à aider le frelon asiatique

La modélisation de l’expansion européenne du frelon asiatique par les équipes de l’URZF (INRA) et de l’IRBI (UMR CNRS-Université de Tours)montre que la rapidité de celle-ci sur certains territoires est encore liée à des transports accidentels par l’homme. L’étude publiée dans International Journal of Pest Management démontre donc l’importance de mettre en place des moyens de contrôle de ce frelon invasif, notamment sur des îles méditerranéennes où la pression touristique est importante.

En savoir plus

 

 

30 juillet 2018 - Alerte presse

Lézards vs. ouragan : la sélection naturelle à l’œuvre

C’est dans le cadre d’un programme d’éradication des rats qu’une collaboration franco-américaine incluant des chercheurs du CNRS et du MNHN s’est rendu, à l’été 2017 sur les îles britanniques de Turques-et-Caïques (Caraïbes) pour y étudier la population de lézards, Anolis scriptus. Leur étude prend un tout autre tournant lorsque surviennent les ouragans Irma et Maria quelques semaines après leur séjour. Emportés par les vents violents, les lézards ne firent pas long feu à l’exception de quelques chanceux à l’anatomie particulière. Les scientifiques revenus sur place remarquèrent que les survivants avaient notamment des membres antérieurs plus longs et des coussinets adhésifs plus larges sous leurs doigts, leur permettant de s’agripper aux branches. Leurs membres postérieurs étaient également plus courts et ainsi moins en proie aux vents. Ces résultats seront publiés dans Nature, le 25 Juillet 2018.

En savoir plus

 

 

19 juillet 2018

Décrypter les génomes pour comprendre la formation des espèces

La nature et la chronologie des changements génétiques conduisant à la naissance de nouvelles espèces demeurent mal connues. Le séquençage de génomes complets donne dorénavant accès à de nouvelles informations qui permettent de traduire les variations des séquences d’ADN en un livre de l’histoire des espèces. C’est ce type d’approche, publié dans la revue Nature Communications, qu’a développé une équipe de l’ISEM en collaboration avec l’unité MARBEC, pour reconstituer l’histoire de la spéciation chez une espèce de poisson marin, le bar européen.

En savoir plus

 

 

12 juillet 2018 - Alerte presse

Out of Africa : nos origines multiples

La chasse commerciale à la baleine, jusqu’ici considérée comme ayant commencé avec les baleiniers basques vers 1 000 après J.-C., a entrainé la disparition des baleines franches (Eubalaena glacialis) et des baleines grises (Eschrichtius robustus) dans l'Atlantique Nord-Est. Une équipe internationale, impliquant des chercheuses du CNRS et de l’université de Montpellier1, a utilisé de nouvelles techniques d’analyses moléculaires pour étudier des os de baleines provenant de sites archéologiques d’usines romaines de salage de poisson dans le détroit de Gibraltar. L’équipe a montré qu'il y a 2 000 ans, des baleines grises et des baleines franches étaient présentes en Méditerranée, probablement pour s’y reproduire. Cette découverte, publiée le 11 juillet 2018 dans Proceedings of the Royal Society of London B, élargit considérablement l'aire de répartition historique connue de ces deux populations de baleines et soulève la possibilité qu'une industrie baleinière romaine oubliée ait contribué à leur disparition.

En savoir plus

 

 

11 juillet 2018 - Alerte presse

Les Romains chassaient-ils la baleine en Méditerranée ?

La chasse commerciale à la baleine, jusqu’ici considérée comme ayant commencé avec les baleiniers basques vers 1 000 après J.-C., a entrainé la disparition des baleines franches (Eubalaena glacialis) et des baleines grises (Eschrichtius robustus) dans l'Atlantique Nord-Est. Une équipe internationale, impliquant des chercheuses du CNRS et de l’université de Montpellier1, a utilisé de nouvelles techniques d’analyses moléculaires pour étudier des os de baleines provenant de sites archéologiques d’usines romaines de salage de poisson dans le détroit de Gibraltar. L’équipe a montré qu'il y a 2 000 ans, des baleines grises et des baleines franches étaient présentes en Méditerranée, probablement pour s’y reproduire. Cette découverte, publiée le 11 juillet 2018 dans Proceedings of the Royal Society of London B, élargit considérablement l'aire de répartition historique connue de ces deux populations de baleines et soulève la possibilité qu'une industrie baleinière romaine oubliée ait contribué à leur disparition.

En savoir plus

 

 

10 juillet 2018

Les artistes de l’art Levantin : étaient-ils des bergers ? Identification de caséine dans les pigments levantins par des technologies omiques.

Le laboratoire TRACES (CNRS/EHESS/Univ. Toulouse Jean Jaurès/Ministère de la culture) et des chercheurs de l’Université de Valence (Espagne) ont appliqué pour la première fois des technologies omiques, fondées sur des analyses d’ADN et de protéines, pour identifier des agents organiques et les communautés bactériennes dans les pigments des peintures de l’art rupestre Levantin. Les résultats de cette recherche, publiés dans Scientific Reports of Nature, fournissent des arguments importants pour repenser la chronologie de ces peintures préhistoriques.

En savoir plus

 

 

 

6 juillet 2018 - Alerte presse

L’Homme et la chèvre, histoire de la domestication

Domestiqués depuis 10 500 ans au Proche et au Moyen-Orient, les chèvres étaient encore le sujet de bien des mystères quant à leur domestication jusqu’à ce qu’une collaboration internationale de paléogénéticiens et d’archéozoologues impliquant des chercheurs du CNRS, du MNHN et de l’UGA1 étudient les origines de 83 chèvres préhistoriques. Les scientifiques ont démontré que plusieurs foyers de domestication de chèvres provenant de trois lignées différentes ont coexisté, en parallèle, dans le Croissant fertile, réfutant l’idée d’un noyau unique. Les données récoltées révèlent que cette domestication a modelé le génome de la chèvre par des sélections portant sur la couleur du poil, la productivité laitière, la stature ou encore les capacités de reproduction. Ces résultats seront publiés dans Science, le 6 juillet 2018.

En savoir plus

 

 

29 juin 2018

Les parasites en font voir de toutes les couleurs aux animaux

Prendre en compte la variabilité naturelle de coloration des animaux pourrait permettre de mieux prédire leurs réponses face aux agents pathogènes. C’est ce que révèle une étude récente menée par des chercheurs du laboratoire Evolution et Diversité Biologique (EDB, CNRS / Université Toulouse III Paul Sabatier / IRD), en collaboration avec des chercheurs de la Station d’Ecologie Théorique et Expérimentale de Moulis (SETE, CNRS / Université Toulouse III Paul Sabatier), de l’Université de McGill et de Sorbonne Universités. Ces résultats sont parus dans la revue Proceedings of the Royal Society, le 30 mai 2018.

En savoir plus

 

 

28 juin 2018

Les oiseaux à guano du Pérou sensibles à l’accessibilité de leurs proies et à la pêche industrielle à l’anchois

Les populations d’oiseaux marins au Pérou sont en partie régulées par l’accessibilité à leur proie principale, l’anchois péruvien, et par les prélèvements d’anchois effectués par la pêche industrielle. C’est ce que révèle une étude à long terme (près de 50 ans) dirigée par des laboratoires de l’Institut de Recherche pour le Développement, du Centre National de la Recherche Scientifique, de l’Instituto del Mar del Perú et de l’Universidad Nacional Federico Villarreal, et publiée dans Ecography. Ces résultats pourraient contribuer à mieux gérer la pêche dans l’écosystème marin de Humboldt en tenant compte des besoins des oiseaux et de la variabilité climatique.

En savoir plus

 

 

28 juin 2018 - CNRS innovation

NatIncontrol développe des solutions naturelles pour protéger les plantes contre les insectes ravageurs

L'Institut d'écologie et des sciences de l'environnement de Paris et la société SBM Company ont créé le laboratoire commun NatIncontrol pour développer des substances et des microorganismes de biocontrôle des insectes qui ravagent les cultures.

 

En savoir plus

 

 

28 juin 2018

Un rôle inattendu des premiers microorganismes continentaux dans la fertilisation des océans primitifs

L'azote est un bloc élémentaire de la composition des molécules du vivant telles que l’ADN et les protéines. Caractériser le fonctionnement primitif du cycle de l’azote terrestre est un enjeu fondamental pour comprendre l’évolution de la biosphère depuis plus de 3 milliards d’années. Une équipe internationale impliquant le laboratoire Biogéosciences UMR6282, (CNRS, Université Bourgogne Franche-Comté), et le laboratoire School of Life Sciences (Arizona State University), a étudié l’impact d’un scenario de colonisation précoce des continents Précambriens par des croûtes biologiques du sol (biocrusts), communautés modernes dominées par les cyanobactéries qui colonisent les zones arides. Les auteurs proposent qu’à l’instar des emblématiques stromatolites en milieu marin, les biocrusts sont de bons analogues des communautés microbiennes continentales anciennes. L’analyse des résultats démontre que l’activité des biocrusts, même sur une petite fraction des surfaces continentales durant le Précambrien, aurait permis l’ensemencement des océans primitifs en azote. Cette découverte suggère que les bactéries continentales ont pu jouer un rôle fondamental au Précambrien, dont il faudra tenir compte, dans les reconstructions des cycles biogéochimiques anciens.

En savoir plus

 

 

12 juin 2018

L’homme, une espèce cancérigène pour la faune sauvage ?

Une étude menée en collaboration entre le CNRS, les Etats-Unis (Arizona State University et Louisiana State University) et l’Australie (Deakin University) publiée dans Nature Ecology and Evolution suggère que les activités humaines pourraient conduire à une augmentation des taux de cancer dans la faune sauvage. Ainsi, l’espèce humaine pourrait être définie comme une espèce cancérigène avec des conséquences majeures sur le fonctionnement des écosystèmes.

En savoir plus

 

 

12 juin 2018 - Brève INSU

La grande oxygénation de l’atmosphère terrestre revisitée

Pour comprendre quand, comment et à quelle vitesse l’oxygène est devenu un composant de notre atmosphère entre environ 2,5 et 2,2 milliards d’années, une équipe internationale1 a étudié la systématique des quatre isotopes du soufre dans plus de 700 mètres de dépôts sédimentaires australiens. Les résultats obtenus montrent que l’oxygénation de la planète a commencé bien plus tôt que traditionnellement admis et que son enregistrement n’a pas été synchrone d’un continent à l’autre (Australie, Afrique du Sud, Amérique du Nord) mais étalé dans le temps sur presque 300 millions d’années. Ce décalage apparent reflète un effet local lié à l’altération en conditions oxydantes de surfaces continentales plus anciennes.

En savoir plus

 

 

12 juin 2018

Sur les traces du Rhinopithèque de Biet

Une étude a documenté la distribution des indices du très rare Rhinopithèque de Biet, une espèce de primate endémique et en danger, dans la forêt de montagne de XiangGuQing, Yunnan, Chine, entre 2500 et 4130 m d'altitude. Publiée dans Mammalia et sélectionnée dans Science Discoveries, elle a été conduite dans le cadre du GDRI « Ecosystem health and environmental disease ecology », et est issue d’une coopération entre des chercheurs chinois du laboratoire « Wildlife management and Ecosystem Health » de l’Université des Finances et de l’Economie du Yunnan et du laboratoire Chrono-environnement de l’Université de Franche-Comté/CNRS.

En savoir plus

 

 

11 juin 2018

Les albatros sont les oiseaux les plus contaminés par le mercure

Le mercure est présent à des concentrations alarmantes chez l’ensemble des albatros à l’échelle mondiale. C’est ce que révèle une étude exhaustive dirigée par le Centre d'Etudes Biologiques de Chizé et le laboratoire Littoral, Environnement et Sociétés, et publiée dans Environmental Pollution. L’augmentation des émissions anthropiques de mercure constitue une menace de plus pour ces géants des mers déjà affectés par la mortalité liée aux pêcheries, les maladies infectieuses et les prédateurs introduits.

En savoir plus

 

 

6 juin 2018

Des sédiments révèlent l’histoire de l'exploitation minière et métallurgique dans les Balkans de l’âge de Bronze à la révolution industrielle

Les Balkans sont comme le berceau de l'exploitation des ressources en minéraux et de la métallurgie en Europe. En analysant un enregistrement géochimique continu et à haute résolution provenant de sédiments d'une tourbière de l'ouest de la Serbie, des chercheurs de la Northumbria University (Royaume-Uni), de l’Académie des Sciences de Roumanie, et de l’ISEM (CNRS, Université Montpellier) montrent que le signal de pollution anthropique au plomb n’a cessé de croître depuis l'âge du bronze. De plus, cette augmentation est régulière tout au long des périodes Romaines et Byzantines et jusqu'à la période Médiévale. Ces travaux sont parus dans la revue PNAS.

En savoir plus

 

 

1er juin 2018

Extraire les longues séquences dupliquées des génomes: ASGART, un outil simple, flexible, rapide, et open-source

Les variations de structures entre génomes sont générées par des échanges de matériel génétique entre longues séquences dupliquées. Elles sont largement sous-estimées, alors qu'elles affectent des gènes impliqués dans des fonctions fondamentales pour l’évolution de notre espèce, telles que la fertilité, la cognition, ou les sens (olfaction, audition, etc.). ASGART est un nouvel algorithme qui permet d’extraire, d’analyser et de visualiser ces duplications pour des génomes complets. Comparé aux outils existants, il est économe tant en utilisation CPU (Central Processing Unit) qu’en mémoire, ouvrant la voie à des études de génomique comparative ambitieuses et plus ‘vertes’. Cette étude comparative menée par des chercheur.e.s du laboratoire Anthropologie moléculaire et imagerie de synthèse (AMIS –  CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier) et de l’Institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT – CNRS/Toulouse INP/Université Toulouse Capitole/Université Toulouse Jean Jaurès/Université Toulouse III – Paul Sabatier) a été publiée dans la revue Bioinformatics.

En savoir plus

 

 

1er juin 2018 - Alerte presse

Trahi par son intestin : aperçu de l’écologie d’un poisson du Crétacé

Quand les méthodes classiques utilisées en paléontologie ne suffisent plus, des techniques comme la fluorescence de rayons X permettent l’étude approfondie de fossiles anciens. Grâce à cette technologie, des chercheurs1 du CNRS, de l’Université d’Oxford et du synchrotron SOLEIL sont entrés dans l’intimité de l’intestin fossilisé d’un poisson du groupe des acanthomorphes qui comprend par exemple les thons, morues et perches d’aujourd’hui (ainsi que 16 000 autres espèces). Ce fossile retrouvé au Maroc était dans un état de conservation remarquable. Ce résultat, publié le 31 mai 2018 dans la revue Scientific Reports, précise l’écologie de ces poissons à nageoires épineuses lors de leur apparition au Crétacé, il y a 100 millions d’années. Alors qu’à cette époque les acanthomorphes étaient connus comme étant marins, carnivores ou omnivores, les données collectées indiquent un poisson vivant en eau douce au long intestin, preuve d’un régime herbivore. Une telle diversité des niches écologiques occupées par ce groupe est une des clés de leur diversification et de leur évolution.

En savoir plus

 

 

30 mai 2018

Décryptage du chemin évolutif de l’agent du paludisme le plus meurtrier

L’itinéraire de l’évolution du parasite humain le plus virulent, Plasmodium falciparum responsable du paludisme, vient d’être révélé. Il appartient à la famille des agents paludéens nommés Laverania qui infectent uniquement l’homme et les grands singes africains, chimpanzés et gorilles. Un travail publié le 21 Mai 2018 dans la revue Nature Microbiology, fruit d’une collaboration entre chercheurs du CNRS, de l’Institut de Recherches pour le Développement, du Wellcome Sanger Institute (U.K.) et du Centre International de la Recherche Médicale (Gabon), montre que l’émergence de ce parasite spécifique à l’homme est plus récente que l’on ne le pensait.

En savoir plus

 

 

30 mai 2018

Usage des bois ronds dans la construction traditionnelle en Guyane : des chercheurs documentent un savoir des communautés palikur

Les techniques de construction traditionnelle de Guyane ont depuis longtemps montré leur efficacité, en termes de qualité des matériaux forestiers choisis et de performances bioclimatiques. C’est sur le premier aspect que nous nous attardons aujourd’hui, en référence à un article scientifique publié récemment dans la revue internationale Journal of Ethnobiology and ethnomedicine. Cette publication est l’œuvre commune de chercheurs en sciences du bois de l’UMR EcoFoG et de chercheurs en ethnologie de l’USR LEEISA, qui se sont associés dans le cadre d’un travail remarquablement interdisciplinaire.

En savoir plus

 

 

29 mai 2018

Mettre les poissons d’Amazonie en bouteille, c’est (presque) possible !

La Guyane Française abrite près de 400 espèces de poissons d’eau douce, soit cinq fois plus que la France métropolitaine. Inventorier cette biodiversité a toujours été tâche ardue pour les chercheurs qui ont souvent fait appel à des techniques de capture destructives telles que des filets qui blessent les poissons. Une équipe de chercheurs du laboratoire Évolution et Diversité Biologique (EDB, CNRS / Univ. Toulouse III Paul Sabatier / IRD), du LECA (CNRS / Université de Grenoble / Université de Savoie Mont-Blanc), du laboratoire SPYGEN (Le Bourget du Lac) et du bureau d’étude HYDRECO (Kourou) vient de montrer que les poissons des cours d’eau de Guyane peuvent être inventoriés en collectant leur ADN se trouvant en suspension dans l’eau des rivières. Il n’est donc plus nécessaire de capturer les poissons pour en faire l’inventaire, ce qui ouvre de nombreuses possibilités de recherche sur les poissons et de nouvelles voies pour la gestion de l’environnement en milieu tropical. Ces résultats sont publiés dans la revue Molecular Ecology Resources parue le 16 mai.

En savoir plus

 

 

24 mai 2018

Les aires protégées de plus en plus cernées par les pollutions lumineuses

Une étude menée par des chercheurs du laboratoire LETG-Nantes et publiée dans la revue Biological Conservation, montre qu’en 20 ans les pollutions lumineuses nocturnes épargnent en partie les aires protégées mais qu’elles se concentrent de plus en plus autour d’elles, formant de véritables auréoles lumineuses. Les aires protégées, clés de voûte des mesures de protection de la nature, constituent donc les derniers remparts face à l’anthropisation massive de notre planète mais elles ressemblent de plus en plus à des confettis de nature au milieu de paysages toujours plus dominés par l’Homme.

En savoir plus

 

 

22 mai 2018

Evolution répétée, ou convergence, de chromosomes sexuels dans un groupe de champignons

Une étude menée en collaboration entre le CNRS, les Universités Paris Sud et Lyon, les Etats Unis et l’Allemagne et publiée dans Nature Communications a mis en évidence un très grand nombre d’évolutions indépendantes de chromosomes sexuels dans un groupe de champignons. Des comparaisons de génomes ont révélé des évolutions différentes ayant toutes mené à des chromosomes privés de recombinaison et impliqués dans la compatibilité sexuelle. Une forte sélection peut donc reproduire plusieurs fois des caractères similaires par des trajectoires évolutives différentes et ainsi rendre l’évolution répétable, voire prédictible.

En savoir plus

 

 

22 mai 2018

Une arme de chasse vieille de 23 000 ans retrouvée sur le site des Prés de Laure (Var, France)

L’étude des armes préhistoriques dépend de la nature des découvertes archéologiques et de notre capacité à les reconstituer au moyen d’analyses technologiques, fonctionnelles et expérimentales. La découverte des fragments d’une pointe en os associée à 11 barbelures en silex apporte un éclairage inédit sur la façon dont nos ancêtres chasseurs-cueilleurs concevaient leurs armes il y a 23 000 ans. Une étude pilotée par le CNRS et l’Université de Liège et publiée dans la revue Journal of Archaeological Science.

En savoir plus

 

 

18 mai 2018

Il y a 8000 ans : la transmission de l’information et les réseaux sociaux au cœur de l’histoire culturelle européenne

La diffusion rapide des technologies agricoles en Méditerranée occidentale il y a 8000 ans soulève des questions sur les mécanismes qui ont conduit au développement de réseaux de contacts intensifs et de larges voies de circulation établis entre les communautés néolithiques originaires du Proche-Orient qui arrivent en Europe.

 


 

En savoir plus

 

 

17 mai 2018

Les lapins : principaux agents de changement écologique sur l’île de Kerguelen

Pour la première fois, l’histoire détaillée de l’introduction d’un mammifère a pu être reconstituée en l’absence d’observation directe. Une étude publiée dans Science Advances par une équipe internationale composée de chercheurs du CNRS et des universités de Milan, Savoie Mont-Blanc, Grenoble Alpes et Bergen qui a étudié l’ADN contenu dans des sédiments de lac montre que l’introduction du lapin à Kerguelen a provoqué en quelques années une profonde mutation du couvert végétal et une intense crise érosive. Si le niveau d’érosion s’est depuis stabilisé, le paysage actuel est en grande partie hérité de cette perturbation, montrant que l’introduction d’espèces dans des milieux isolés provoque des changements à la fois rapides et durables.

En savoir plus

 

 

17 mai 2018

Décryptage des saisons de fructification d’une forêt amazonienne en Guyane

Une alimentation en fruit diversifiée, régulière et abondante des animaux disséminateurs de graines est essentielle pour une bonne régénération et le stockage de carbone des forêts tropicales. En utilisant un nouveau modèle bayésien hiérarchique, une équipe internationale associant des chercheurs du MNHN, du CNRS et du Smithsonian Tropical Research Institutea montré que les périodes de fructification et les quantités de fruits produites sont extrêmement variables au cours d’une décennie ; les espèces les plus irrégulières en durée de fructification étant également les plus variables en termes de production de graines.

En savoir plus

 

 

17 mai 2018

Le génome des mammifères porte les traces de leur passé insectivore du temps des dinosaures

Grâce à la génomique, il est aujourd’hui possible d’en savoir plus sur le régime alimentaire des mammifères qui vivaient sur Terre au temps des dinosaures, il y a 100 millions d’années. Des chercheurs du CNRS à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier1 et de l’Université de Californie à Berkeley se sont intéressés au gène CHIA qui permet de produire la chitinase, une enzyme capable de dégrader la chitine composant les carapaces des insectes. Ce gène était déjà connu pour être présent chez l’Homme. En étudiant 107 espèces de mammifères actuels2, les scientifiques ont découvert que leur génome conservait les traces de l’histoire évolutive de CHIA. Existant probablement en 5 versions, ce gène a traversé les âges en s’inactivant petit à petit lorsque les mammifères délaissèrent progressivement le régime insectivore après la disparition des dinosaures. Cette étude, publiée le 16 mai 2018 dans Science Advances, démontre que l’humain comme le rhinocéros ou le dauphin a conservé dans son génome des « fossiles moléculaires » hérités d’un lointain ancêtre commun qui côtoyait les dinosaures et mangeait essentiellement des insectes.

En savoir plus

 

 

16 mai 2018

Des pesticides interdits depuis plus de 40 ans continuent d’empoisonner les oiseaux de l’Antarctique

Un pesticide autrefois utilisé en zone tempérée affecte le comportement territorial et réduit la fécondité d’un oiseau antarctique. C'est ce que révèle une étude du Centre d'études biologiques de Chizé (CNRS/Université La Rochelle), du laboratoire Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux (CNRS/Université Bordeaux), de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes et publiée dans Science of the Total Environment. Bien qu’interdits depuis longtemps, ces polluants historiques restent donc toujours une menace, y compris aux pôles.

En savoir plus

 

 

9 mai 2018

La migration des oiseaux, une histoire d’énergie

Les oiseaux migrent pour optimiser la balance entre apport et dépense énergétique, rapporte une étude par Marius Somveille (Université de Oxford), Ana Rodrigues (CNRS) et Andrea Manica (Université de Cambridge), publiée en ligne cette semaine dans la revue Nature Ecology & Evolution. Cette règle s’applique également aux espèces non-migratrices et apporte une explication à la distribution globale de tous les oiseaux.

En savoir plus

 

 

4 mai 2018

Quand des parasites du sexe influencent le microbiote

Les arthropodes peuvent avoir leur reproduction perturbée par des microorganismes intracellulaires qui se transmettent de génération en génération. L’un des plus répandus de ces parasites du sexe est la bactérie du genre Wolbachia, célèbre pour les effets qu’elle induit sur ses hôtes. Chez les cloportes (crustacés isopodes), cette bactérie favorise l’apparition de descendants femelles. Dans l’étude publiée dans Scientific Reports, Jessica Dittmer et Didier Bouchon du laboratoire Ecologie et Biologie des Interactions (Université de Poitiers / CNRS) montrent que la présence de Wolbachia influence la composition du microbiote des hôtes et ce, quel que soit leur environnement. Cette étude souligne l’importance des interactions compétitives entre microorganismes au sein du microbiome.

En savoir plus

 

 

25 avril 2018 - Alerte presse

Chauvet : faire parler les charbons

Les plus anciennes traces de feu attribuées à l’Homme sont datées d’il y a environ 400 000 ans. Des milliers d’années plus tard, 40 000 ans avant notre ère, Homo sapiens maîtrisant désormais cet élément, alla visiter les grottes saisonnièrement. Il laissa alors derrière lui les traces de son passage : les peintures rupestres. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la grotte Chauvet est le témoin immuable des premiers instants de l’art pariétal. Une étude impliquant plusieurs chercheurs du CNRS1 s’intéresse aujourd’hui aux charbons de bois laissés par les Hommes de l’Aurignacien (37 000 – 33 500 av. notre ère) et du Gravettien (31 000 – 28 000 av. notre ère) qui fréquentèrent le site Chauvet-Pont d’Arc. Sur les 171 échantillons étudiés par les scientifiques, tous sauf un sont issus de pins. La présence de ces conifères témoigne d’un climat froid et sec mais également d’un paysage steppique rythmé par des bosquets de pin, de bouleau ou de genévrier. Le pin permettait de générer de grandes flammes à la faveur desquelles les artistes de la Préhistoire purent peindre sur les parois alors éclairées de la grotte. Parmi les foyers identifiés dans la grotte, une partie était dévolue uniquement à la production de charbon de pin dont ils se servirent pour la réalisation des fresques.

En savoir plus

 

 

25 avril 2018

Le changement climatique renforce la sensibilité du fonctionnement des écosystèmes forestiers à la diversité en espèces d’arbres

Le changement climatique affecte le fonctionnement des écosystèmes directement à travers les impacts sur la physiologie des organismes, mais il a également un impact indirect à travers les changements dans la composition et la diversité des communautés. Pour la première fois, une étude publiée dans Scientific Reports par des chercheurs du CNRS, de l'Institute of Terrestrial Ecosystems de Zürich, de l'Université de Freiburg et de l'INRA a quantifié l’importance relative de ces effets directs et indirects par simulations, sur un gradient climatique de forêts tempérées européennes. Les résultats montrent que les effets indirects liés au changement de composition des communautés ont été largement sous-estimés jusqu’ici.

En savoir plus

 

 

24 avril 2018

Chirurgie sur le crâne d’une vache du Néolithique, premier acte vétérinaire ou expérimentation sur l’animal ?

L'analyse d'un crâne presque complet d'une vache provenant du site néolithique de Champ-Durand (3400-3000 avant J.-C.), Vendée, amène à penser qu'il a subi une chirurgie crânienne, selon une étude publiée dans Scientific Reports par Fernando Ramirez Rozzi (CNRS) et Alain Froment (IRD). Les auteurs suggèrent que les résultats fournissent la preuve qu’un acte vétérinaire ou une expérimentation chirurgicale sur un animal avant de passer à l’homme existe depuis le Néolithique.

En savoir plus

 

 

20 avril 2018

Diversification de trois mammifères emblématiques de Sulawesi

L'île de Sulawesi en Indonésie présente une diversité unique d'espèces animales et végétales qui fascine les biologistes depuis Alfred Wallace. A l’aide d’une approche pluridisciplinaire combinant reconstructions géologiques et paléogéographiques, analyses génétiques et morphométriques il est apparu que la diversification des trois plus grands mammifères de Sulawesi : le Babiroussa, l’Anoa et le sanglier des Célèbes s’était faite de manière synchrone et pouvait être mise en relation avec la formation de l’île. Cette étude parue dans la revue Royal Society Proceedings B le 11 avril 2018 est le fruit d’une collaboration entre des chercheurs de 32 institutions internationales, dont celle du CNRS.

En savoir plus

 

 

13 avril 2018 - Alerte presse

L’extinction paradoxale des animaux les plus charismatiques

Un herbivore marin est capable de dégrader des composés complexes issus des algues. Des chercheurs de la Station Biologique de Roscoff ont montré la présence d’un microbiote digestif dominant et stable dans le temps chez l’ormeau européen, quelle que soit le type d’algue ingéré. Ces travaux, menés en collaboration avec une écloserie d’ormeaux, sont parus dans la revue Microbiome le 27 Mars 2018. Ils visent à développer les connaissances sur l’utilisation des grandes algues comme fourrage pour l’élevage d’ormeaux.

En savoir plus

 

 

9 avril 2018

Le microbiote de l’ormeau : un couteau suisse pour la digestion des grandes algues

Un herbivore marin est capable de dégrader des composés complexes issus des algues. Des chercheurs de la Station Biologique de Roscoff ont montré la présence d’un microbiote digestif dominant et stable dans le temps chez l’ormeau européen, quelle que soit le type d’algue ingéré. Ces travaux, menés en collaboration avec une écloserie d’ormeaux, sont parus dans la revue Microbiome le 27 Mars 2018. Ils visent à développer les connaissances sur l’utilisation des grandes algues comme fourrage pour l’élevage d’ormeaux.

En savoir plus

 

 

5 avril 2018 - Alerte presse

Des fossiles dans les génomes pour dater l’arbre du vivant

Comment reconstituer une chronologie de l’histoire du vivant en l’absence de fossiles ? C’est le problème posé par la plupart des organismes microscopiques, qui ont laissé peu de traces mais représentent pourtant l’essentiel de la biodiversité depuis les origines de la vie. Jusqu’à présent, les scientifiques utilisaient une « horloge moléculaire » basée sur la quantité de mutations accumulées par les gènes1. Des chercheurs du Laboratoire de biométrie et biologie évolutive (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/Vetagro Sup)2 ont mis au point un nouvel outil, complémentaire, en tirant parti de la propension qu’ont les microbes à emprunter des gènes à d’autres organismes. Ces transferts horizontaux de gènes3 sont autant de traces fossiles laissées dans les génomes. Les chercheurs ont pu dater les espèces ancestrales qui les ont intégrés à leur patrimoine génétique, et ce pour des microorganismes des trois domaines du vivant (champignons unicellulaires, cyanobactéries et archées). Ils montrent que ces transferts de gènes entre microbes ont le potentiel de dater l’arbre du vivant au même titre que les fossiles laissés par les plantes ou les animaux. Cette méthode, qui permet d’identifier explicitement les lignées impliquées dans les transferts, pourrait permettre, comme le font les fossiles, de découvrir des groupes d’organismes aujourd’hui disparus.

En savoir plus

 

 

4 avril 2018

Visibilité des femmes dans une des principales conférences internationales en biologie évolutive : des améliorations mais des problèmes demeurent

Une étude s’est intéressée à la visibilité des femmes lors de la conférence annuelle de la Society for Molecular Biology and Evolution (SMBE), une des principales conférences internationales en biologie évolutive, et a constaté une augmentation annuelle du nombre de présentations orales données par des femmes depuis 2001. Cependant ces dernières posent nettement moins de questions aux orateurs et oratrices que les hommes. Cette étude, publiée dans la revue Genome Biology and Evolution, appelle à réfléchir à ces différences de comportement ainsi qu’à de nouvelles mesures pour accroitre la visibilité des femmes.

En savoir plus

 

 

29 mars 2018

One Health. Ambitions, défis et difficultés d’une approche incontournable pour la santé

La recrudescence des maladies infectieuses et non-infectieuses nous amène à reconsidérer notre vision de la santé humaine et à l’appréhender dans la complexité de ses interactions avec la santé animale et végétale ainsi que celle des écosystèmes. Le concept One Health « une seule santé » est né de ce constat il y a déjà dix ans. Cependant, son application effective est entravée d’une part par un manque d’interdisciplinarité entre médecine humaine/vétérinaire et sciences de l’écologie, de l’environnement et de l’évolution, et à d’autre part par des intérêts contradictoires entre secteurs d’activité (industrie, agronomie, santé). Savoir relever les défis de la mise en pratique de ce concept est devenu incontournable pour préserver le bien universel qu’est la Santé. Des chercheurs du CNRS et de ses instituts partenaires1 se sont réunis pour réfléchir à cette question à la suite des journées prospectives de l’INEE (CNRS). Le fruit de cette réflexion collective a donné lieu à article récemment paru dans un numéro spécial de la revue Frontiers in Veterinary Science dédiée au concept One Health.

En savoir plus

 

 

29 mars 2018

Le comportement individuel influence les interactions sociales chez un prédateur solitaire en situation de compétition alimentaire

Les intéractions sociales entre animaux influencent la structure de leurs populations. L'étude de ce phénomène chez des espèces prédatrices permet de décrypter des phénomènes écologiques à plus grande échelle, comme par exemple la variation spatiale de la pression de prédation. Or, nous savons peu de choses sur les intéractions sociales entre prédateurs solitaires. Outre le fait qu'elles n'intéragissent que rarement, ces espèces sont difficilement observables par l'homme. Pour contourner ce problème, une équipe CNRS et EPHE du CRIOBE a développé un système original pour quantifier les interactions sociales au sein de regroupements artificiels de requins citron (Negaprion acutidens). L'étude vient ponctuer le suivi à long-terme des requins citron, entrepris par le laboratoire depuis plus de dix ans. Publiée le 28 mars 2018 dans le journal Proceedings of the Royal Society B, elle montre que le comportement individuel des requins, et non pas leurs attributs morphologiques, joue un rôle prépondérant dans l'organisation du groupe.

En savoir plus

 

 

27 mars 2018

Sélection naturelle et histoire démographique : quelles conséquences pour la santé ?

Les fluctuations démographiques ont-elles changé le nombre et la sévérité des mutations génétiques portées par les populations humaines ? Dans un article publié dans Nature Ecology and Evolution, une équipe de chercheurs du laboratoire de Génétique Evolutive Humaine (CNRS/Institut Pasteur) a montré comment les évènements démographiques associés aux modes de vie des chasseurs-cueilleurs et des agriculteurs d’Afrique Centrale ont influencé la façon dont opère la sélection naturelle.

En savoir plus

 

 

23 mars 2018

Le génome de cinq néandertaliens tardifs donne un nouvel aperçu de l’histoire du peuplement néandertalien

Des avancées méthodologiques liées à l'extraction de l'ADN fossile humain ont permis aux chercheurs de l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutionniste de Leipzig, en Allemagne, de séquencer les génomes de cinq Néandertaliens datés entre 39 000 et 47 000 ans, représentant les derniers Néandertaliens d’Eurasie. Cette étude réalisée en collaboration avec des chercheurs de différentes institutions internationales, dont celle du CNRS, en France, a fourni les preuves d'un renouvellement probable de la population de Néandertaliens dans le Caucase ou en Europe vers la fin de leur histoire. Ces Néandertaliens tardifs sont tous plus étroitement apparentés aux Néandertaliens qui ont contribué à l'ADN des ancêtres des hommes modernes actuels qu’à un Néandertalien de l'Altaï précédemment séquencé.

En savoir plus

 

 

16 mars 2018 - Alerte presse

Évolution humaine : des comportements modernes plus anciens que prévu

Entre 295 000 et 320 000 ans avant le présent, les homininés qui ont fréquenté le bassin de Olorgesailie (Kenya)produisaient déjà des pointes en pierre, modifiées pour être utilisées comme pointes de sagaies, transportaient, sur de grandes distances (de 25 à 60 km), des roches volcaniques pouvant être taillées, chassaient de nombreuses espèces (y compris des petites proies), collectaient et travaillaient des roches riches en fer, probablement pour en extraire de la poudre d’ocre. C’est ce que vient de démontrer une équipe internationaleà laquelle a participé Francesco d’Errico, chercheur du CNRS au laboratoire Pacea (CNRS/Université de Bordeaux/Ministère de la Culture), dans une étude publiée le 15 mars 2018 par Science. Ces éléments, retrouvés pour la première fois ensemble et dans une telle quantité, suggèrent que les ancêtres des hommes modernes avaient développé des innovations clés et une cognition moderne dès les premières phases du Middle Stone Age.

En savoir plus

 

 

9 mars 2018

Les rythmes d'accumulation du carbone dans les mangroves quantifiés sur plus de 60 ans

On savait que les mangroves stockent de grandes quantités de carbone organique (CO) dans leur végétation et dans leur sol. Les taux d’accumulation du CO au cours du développement de cet écosystème restaient à évaluer pour mieux cerner leur rôle dans le cycle du « carbone bleu ». Une équipe composée notamment de chercheurs et chercheuse toulousain.e.s du laboratoire Ecologie fonctionnelle et environnement (EcoLab – CNRS / Toulouse INP / UT3 Paul Sabatier) et du laboratoire Géosciences environnement Toulouse (CNRS / CNES / IRD / UT3 Paul Sabatier) vient de quantifier précisément ces taux d’accumulation depuis la naissance de l’écosystème, jusqu’à la maturité et la senescence forestière. Les travaux publiés dans la revue Global Change Biology le 23 février 2018 démontrent que le stockage du CO par la biomasse végétale décroit rapidement pendant les premières phases du développement forestier.

En savoir plus

 

 

5 mars 2018

Diatomées pico- et nano-planctoniques : une importance sous-estimée dans les cycles biogéochimiques océaniques

Les diatomées sont l'un des principaux groupes de producteurs primaires des océans, responsables chaque année d’environ 20 % du CO2 fixé par photosynthèse sur Terre. Si dans les modèles biogéochimiques, elles sont généralement assimilées au microphytoplancton (20-200 µm), il existe de nombreuses diatomées appartenant au nano- (2-20 μm) voire au pico- (< 2 μm) phytoplancton. En raison de leur très petite taille, elles sont difficiles à détecter par les méthodes classiques d’observation et sont très mal caractérisées. Au cours de la campagne DeWeX-MERMEX dans le nord-ouest de la Méditerranée, une équipe de chercheurs a mis en évidence une floraison printanière massive en 2013 de la plus petite diatomée connue (Minidiscus). En parallèle, l’analyse des données de métagénomique acquises au cours de l'opération Tara Oceans leur a permis de révéler une présence significative à l'échelle mondiale, et largement sous-estimée jusqu’à présent, de ces petites diatomées. Les chercheurs ont aussi démontré que ces espèces pouvaient être exportées rapidement vers les zones méso- et bathypélagiques sous forme d’agrégats et que des diatomées pico- et nanoplanctoniques pouvaient ainsi localement contribuer à la pompe biologique tout en alimentant également la boucle microbienne.

En savoir plus

 

 

2 mars 2018

Preuve de sélection adaptative chez l’humain au cours du dernier millénaire

L’espèce humaine continue-t-elle d’évoluer ? S’il est admis que les forces évolutives ont façonné le génome humain et ont influencé de façon majeure la physiologie et les pathologies actuelles de notre espèce, l’existence de pressions de sélection influençant actuellement le génome humain est beaucoup plus contesté. Dans un article publié dans Nature Communications, une équipe composée notamment de chercheur.e.s toulousain.e.s du laboratoire d’Anthropologie moléculaire et imagerie de synthèse (AMIS, CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier) a montré comment les forces évolutives ont modelé le génome des populations malgaches au cours des derniers siècles.

En savoir plus

 

 

27 février 2018 - Alerte presse

Les manchots royaux bientôt sur le chemin de l’exil

Une des premières réponses adaptatives sur le court terme des espèces aux changements rapides de leur environnement est de changer d’habitat et donc de changer leur répartition sur la planète. Cependant, une étude menée sur le manchot royal par les chercheurs Céline Le Bohec et Robin Cristofari, de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien (CNRS / Université de Strasbourg) et du Centre Scientifique de Monaco, et publiée dans Nature Climate Change, révèle que cette capacité des espèces à émigrer et s’établir dans de nouveaux habitats est intimement liée à la fragmentation de leurs écosystèmes, fragmentation qui peut être d’origine naturelle ou anthropique.

En savoir plus

 

 

21 février 2018

La psychologie positive peut réduire l’anxiété des doctorants français associée à l’incertitude de leur futur

Les études sur la santé mentale au travail des doctorants réalisées à l’étranger décrivent une situation alarmante. Qu’en est-il en France ? Un travail réalisé avec les doctorants en biologie à l’Université Lyon 1, une des plus grosses universités françaises, montre qu’environ un doctorant sur deux souffre de troubles psycho-sociaux. Une intervention en psychologie positive auprès de ces doctorants montre son utilité pour améliorer leur qualité de vie au travail.

En savoir plus

 

 

15 février 2018

Au Sahel, la brousse tigrée victime de la baisse des précipitations

Une équipe de l'Observatoire Midi-Pyrénées (OMP) comprenant des chercheurs des laboratoires Ecologie fonctionnelle et environnement (ECOLAB, CNRS, INP Toulouse, UPS) et Géosciences environnement Toulouse (GET, CNRS, IRD, UPS, CNES) a démontré le rôle majeur joué par la baisse des précipitations au nord-est du Mali pendant 3 décennies sur le dépérissement de la brousse tigrée, formation végétale boisée emblématique de la région sahélienne. Ces travaux ont été publié dans la revue Global Change Biology.

En savoir plus

 

 

14 février 2018 - Alerte presse

Diminuer la taille des parcelles pour favoriser les pollinisateurs

L’agriculture intensive est l’une des principales causes de l’actuelle crise de la biodiversité, qui touche notamment les insectes pollinisateurs pourtant indispensables à la production de certains aliments. Une équipe internationale impliquant des chercheurs du CNRS et de l’Inra vient de démontrer qu’un paysage agricole fait de parcelles plus petites augmente l’abondance des pollinisateurs, et par conséquent le transport de pollen et le succès reproducteur des plantes (nombre de graines produites). L’explication est simple : lorsque la taille des parcelles diminue, la densité de bordures de champs augmente mécaniquement, ce qui crée des sortes de corridors, favorables au déplacement des insectes pollinisateurs. De manière contre-intuitive, l’étude montre aussi qu’une plus grande diversité de cultures n’est pas forcément favorable aux pollinisateurs. Ces résultats sont basés sur des observations recueillies dans le cadre du projet Farmland dans 229 parcelles de 94 paysages agricoles dans quatre pays (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni), par des scientifiques de 15 laboratoires.

En savoir plus

 

 

14 février 2018 - Alerte presse

Cartographie mondiale des « caméléons » du plancton

Les cyanobactéries du genre Synechococcus sont omniprésentes dans les mers du globe et contribuent fortement à la chaine alimentaire marine et au cycle du carbone. Certaines de ces cyanobactéries sont capables de changer de couleur pour s’adapter aux variations de leur milieu, mais les chercheurs ignoraient jusqu’à présent la localisation et l’abondance de ces « caméléons » du plancton. Des chercheurs du CNRS et du CEA et leurs collaborateurs internationaux montrent que ces cyanobactéries capables de modifier leur pigmentation sont globalement les plus abondantes des océans (environ 40 % des Synechococcus) et plus nombreuses en profondeur et aux hautes latitudes. Cette capacité d’adaptation est un atout important pour un organisme planctonique qui est transporté par les courants dans des zones où la couleur de l’eau varie ce qui leur permet de continuer à fournir de l’énergie à l’ensemble du réseau trophique. Cette découverte est une avancée majeure dans la connaissance de ces organismes qui s’avèrent être d’excellents biomarqueurs du changement climatique.

En savoir plus

 

 

9 février 2018

Semer plusieurs cultures est bénéfique pour la biodiversité et favorise la reproduction du grand hamster

Une étude menée par l’IPHC1 (CNRS / Université de Strasbourg) sur 76 enclos protégés des prédateurs et semés de maïs, de blé ou d’un mixte de maïs, blé, tournesol et luzerne, révèle que la monoculture est défavorable au grand hamster, et réduit la diversité et l’abondance des invertébrés, dont certains indispensables au fonctionnement des sols et à la pollinisation. Ces résultats, publiés en février 2018 dans la revue scientifique Oecologia, renforcent les travaux menés par les agriculteurs en collaboration avec la CAA et l’ONCFS dans le cadre du projet LIFE+ Alister.

En savoir plus

 

 

31 janvier 2018

Réconcilier Pasteur et Darwin pour contrôler les maladies infectieuses

La combinaison de l’histoire des sciences et de la biologie illustre comment la réconciliation entre les domaines de la biologie dérivés des travaux de Louis Pasteur et Charles Darwin ouvre des pistes prometteuses pour le contrôle des maladies infectieuses.

En savoir plus

 

 

29 janvier 2018 - Alerte presse

A la recherche les dents néandertaliennes confondues

Découvrir des fossiles humains du Pléistocène est toujours exceptionnel. Une équipe internationale a identifié pour la première fois à Marillac – Les Pradelles (Charente) des dents néandertaliennes partiellement digérées par des grands carnivores, résultats qui viennent d’être publiés dans le vol 28 de la revue Paleo.  Suite à leur ingestion, la morphologie de ces dents est modifiée : elles ressemblent alors à des dents de lait de bovidés ou de cervidés. Cela ouvre donc de réelles perspectives de découvertes dans tous les sites plio-pléistocènes qui ont été fréquentés par de tels prédateurs.

En savoir plus

 

 

29 janvier 2018

Notre maison brûle et nous regardons ailleurs : le sous-traitement médiatique de la crise de biodiversité ?

La crise actuelle de biodiversité ne touche pas le grand public. Une étude franco-canadienne publiée dans Frontiers in Ecology and Evolution a mesuré l’écart de traitement dans la presse de deux enjeux environnementaux majeurs : la perte de biodiversité et le changement climatique. La couverture médiatique du changement climatique est jusqu’à huit fois supérieure à celle de la perte de biodiversité, et ce, malgré une faible différence dans la production de littérature scientifique et le financement de la recherche.

En savoir plus

 

 

23 janvier 2018 - CNRS Innovation

Chercheurs et industriels échangent leur vision sur l'hygiène du 21e siècle

Des scientifiques du CNRS et des entreprises du secteur de l’hygiène, membres de l’AFISE (Association des industries de la détergence, de l’entretien, et des produits d’hygiène industrielle), se sont rencontrés pour un colloque prospectif. L’objectif : faire émerger de nouvelles solutions en matière d’hygiène domestique et industrielle. Retour sur les temps forts de cette journée.

En savoir plus

 

 

22 janvier 2018

Recherche scientifique : limiter la « crise de reproductibilité »

La science est actuellement confrontée à une « crise de reproductibilité » car les résultats de nombreuses expériences s’avèrent non répétables. Pour répondre à ce défi crucial dans le contexte de la recherche en écologie, la même expérience a été répétée dans 14 laboratoires de 5 pays européens. Cet effort international, piloté par des chercheurs du CNRS en collaboration avec l’ENS, AgroSup Dijon, l’INRA et l’IRD, a montré qu’il est possible de réduire la variabilité inter-laboratoire des résultats par l’introduction contrôlée de diversités génétiques parmi les organismes expérimentaux.

En savoir plus

 

 

19 janvier 2018

La conversion rapide des bois coulés en source d’énergie chimiosynthétique

Dans les profondeurs marines, les bactéries transforment en quelques semaines seulement le bois en une nourriture abondante, via la chimiosynthèse. Grâce à  un dispositif expérimental unique déployé à 500 mètres de profondeur, les chercheurs du LECOB ont révélé que les microorganismes pionniers utilisent le soufre comme vecteur d’énergie pour restituer à la surface du bois les ressources piégées dans la matrice ligneuse, avant que les bivalves foreurs ne propagent ce processus au coeur du bois.

En savoir plus

 

 

19 janvier 2018

Penser et évaluer les multiples contributions de la nature aux  sociétés

La dégradation de la biodiversité et des écosystèmes remet en cause le bien-être des sociétés. La revue Science publie un article signé par 30 experts du monde entier de l’IPBES, afin de promulguer un nouveau concept d’évaluation, les contributions de la nature aux sociétés, fondé sur la pluralité des savoirs et des valeurs. Ce concept considère la nature, non pas comme un service, mais comme un lien à nourrir entre les hommes et la nature. L’IPBES, Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémique, a pour rôle d’informer ses 128 pays membres sur l’état de la nature  (de même que le GIEC pour le climat), en vue de penser des politiques globales et régionales appropriées.

En savoir plus

 

 

18 janvier 2018

Même dans les profondeurs de la mer, il y a des saisons !

Dans la mer, la zone mésopélagique, située entre 200 et 400 m de profondeur, est une zone de pénombre qui s'intercale entre la couche illuminée de surface et l'obscurité totale des grandes profondeurs. Généralement éloigné de la côte, cet habitat semi-profond est d'un accès difficile, de sorte que les organismes qui lui sont inféodés sont très mal connus. Les chercheurs du Laboratoire d'Océanographie de Villefranche-sur-Mer, grâce au suivi hebdomadaire d'un site mésopélagique de proximité, ont pu mettre en évidence l'existence de nouveaux microorganismes spécifiques de cet habitat, chacun possédant des cycles d'abondance saisonniers distincts, et similaires à ceux des organismes connus de la couche superficielle.

En savoir plus

 

 

 

Accueil du Sitecontactimprimer Plan du sitecredits