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En direct des laboratoires

 

22 mai 2017 - Communiqué de presse

La chimie du futur passe par les plantes

Elles se nomment Noccaeacaerulescens, Iberis intermedia, ou encore Anthyllis vulneraria. Ces plantes très spéciales ont une particularité : elles sont capables d’extraire les métaux lourds contenus dans le sol. Dès 2011, à Saint-Laurent-le-Minier, les « folies végétales » de Claude Grison ont démontré qu’elles pouvaient, à elles seules, réhabiliter un sol mis à mal par des siècles d’exploitation minière.
Depuis, des plantes voisines, ont été utilisées en Crête, Nouvelle-Calédonie, Gabon, ou encore en Chine. Partout, les plantes sélectionnées par le laboratoire de Chimie bio-inspirée et d'Innovations écologiques (ChimEco, CNRS/Université de Montpellier), ont permis d’extraire, de sols  riches en zinc, plomb, cadmium, cuivre, manganèse, nickel ou palladium, les métaux qui y sont disséminés.

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22 mai 2017

Dans les choux ou dans les roses ? Le déterminisme du sexe chez le corail rouge

Le corail rouge est une espèce emblématique de Méditerranée dont les populations sont affectées par la hausse des températures. Une étude génomique a mis en évidence chez cette espèce à sexes séparés, un déterminisme génétique du sexe de type XY / XX. Il s'agit de la première démonstration d'un tel déterminisme chez les animaux non bilatériens et un nouvel exemple d'évolution indépendante de chromosomes sexuels. Ces résultats ont permis la mise au point d'une méthode de sexage moléculaire.

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22 mai 2017

Les plastiques dans les océans sont des radeaux pour les microorganismes

La plastisphère, nommé en 2014 par des chercheurs américains, est le biofilm que se développe sur les débris de plastique. Les débris de plastique offrent un effet un support particulier au développement d’organismes. Ils perdurent dans l’environnement bien plus longtemps que le bois flotté par exemple, et vont être transportés sur des milliers de kilomètres carrés. Transportés par les courants, les plastiques peuvent déplacer à des milliers de kilomètres des espèces potentiellement exotiques ou nuisibles, pouvant ainsi perturber gravement les écosystèmes.

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18 mai 2017

Le génome de Biomphalaria glabrata est décrypté : une étape clé pour avancer dans la lutte contre la bilharziose

Des chercheurs viennent de décrypter le génome d’un escargot d’eau douce, le mollusque Biomphalaria glabrata et cela pourrait révolutionner la recherche sur la 2e maladie parasitaire mondiale : la Bilharziose. Cet escargot est le vecteur du parasite Schistosoma mansoni, responsable de cette maladie. Ce dernier se multiplie dans le mollusque et y acquiert ses capacités infestantes pour l’homme. La caractérisation de ce génome permettra de développer de nouvelles stratégies de lutte basées sur l’interruption du cycle de transmission.

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15 mai 2017

Une drosophile invasive résiste aux attaques de ses ennemis naturels grâce à une étonnante stratégie de médication

Originaire d'Asie du Sud-Est, Drosophila suzukii est devenue en l'espace de quelques années un ravageur majeur des cultures fruitières dans plusieurs pays du globe. En Europe et aux Etats-Unis, les méthodes de lutte biologique basées sur l'utilisation de guêpes parasitoïdes contre cette petite mouche se sont révélées jusqu'ici inefficaces. Des chercheurs du Laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive (LBBE, CNRS / Université Claude Bernard Lyon 1 / VetAgro Sup) de Villeurbanne et de l'Unité Ecologie et Dynamiques des Systèmes Anthropisés (EDYSAN, CNRS / Université de Picardie Jules Verne) d'Amiens, viennent de découvrir l'un des moyens de résistance de D. suzukii contre les attaques des parasitoïdes. Dans une étude publiée dans Scientific Reports, ces chercheurs ont montré que des femelles D. suzukii déposaient leurs œufs sur une plante diffusant un insecticide naturel afin d’offrir une meilleure protection de leur progéniture face aux parasitoïdes. Cette stratégie de médication transgénérationnelle pourrait expliquer en partie le succès de l'invasion de l'espèce en Europe.

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11 mai 2017 - Actualité CNRS-INSB

Reconstitution de l'évolution de l'architecture des mousses, reliques des premières plantes terrestres

Une collaboration internationale impliquant l'Institut Français de Pondichéry et l'Institut de Systématique, évolution et biodiversité, a permis de retracer les étapes de l'évolution de l'architecture d'un des plus grands et anciens groupes de plantes terrestres: les mousses. A l'aide des spécimens conservés dans les herbiers des Museum Nationaux d'Histoire Naturelle, les chercheurs montrent comment, à partir de formes simples et peu ramifiées, les mousses se sont progressivement complexifiées et diversifiées pour ressembler à des plumes ou des arbres miniatures. Ces travaux ont été publiés le 4 mai 2017 dans la revue New Phytologist.

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11 mai 2017

La diversité des plantes maximise le fonctionnement des écosystèmes

Pour mieux comprendre les liens existant entre le fonctionnement des écosystèmes et la biodiversité une équipe internationale composée notamment de chercheurs du Centre d'études biologiques de Chizé (CEBC-CNRS/Univ. La Rochelle) vient de quantifier pour la première fois combien de diversité végétale est nécessaire au fonctionnement des écosystèmes terrestres. Cette étude conduite au sein des écosystèmes secs de la planète sur les cinq continents (incluant des steppes continentales, des maquis méditerranéens, des savanes, des forêts sèches, mais aussi des déserts) est publiée le 18 avril 2017 dans Nature Ecology and Evolution.

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11 mai 2017

Vers une meilleure prédiction de la structure des peuplements de poissons des récifs coralliens

La théorie de la biogéographie des îles (TBI) permet d'étudier la richesse spécifique des écosystèmes insulaires. Ce modèle présente toutefois l'inconvénient de ne pas tenir compte de la taille ou du niveau trophique des espèces concernées alors qu'ils influencent leur distribution à large échelle. Afin de prendre en considération ces deux paramètres, des chercheurs du Centre pour la biodiversité marine, l'exploitation et la conservation (MARBEC, CNRS / Université de Montpellier / IRD / Ifremer) de Montpellier ont développé avec l'aide de scientifiques canadiens une nouvelle  théorie allométrique et trophique de la biogéographie des îles (TATBI). Dans une étude publiée récemment dans Ecology Letters, l'équipe a démontré que la TATBI offrait une meilleure prédiction que la TBI concernant la structure des peuplements de poissons des récifs coralliens. Ce nouveau modèle théorique semble mieux à même d'analyser l'impact du changement climatique sur la taille des individus qui composent ces assemblages de poissons tropicaux.

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09 mai 2017 - Actualité CNRS-INSB

Introductions indépendantes et hybridations ont façonné l’histoire du maïs cultivé

Des chercheurs de l’unité de Génétique quantitative et évolution-Le Moulon, lèvent le voile sur l’histoire encore mal connue du maïs européen. Grâce à l’analyse de génomes, ils révèlent deux voies d’introduction indépendantes sur le continent, avec de nombreuses adaptations aux conditions environnementales. En Amérique du Nord comme en Europe, les hybridations répétées entre variétés issues d’introductions indépendantes ont contribué à l'émergence de variétés adaptées aux moyennes latitudes. Cette étude a été publiée le 16 mars 2017 dans la revue PLoS Genetics.

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09 mai 2017

Les évènements climatiques extrêmes renforcent la sélection naturelle

Au travers de l’augmentation des températures ou des évènements climatiques extrêmes, le changement climatique altère invariablement de nombreux habitats. Dans une étude publiée dans Philosophical Transaction of the Royal Society : B, des chercheurs du CNRS ont montré en collaboration avec l’Université de Sherbrooke, que la sélection naturelle est renforcée par le nombre de journées extrêmement chaudes subies par les oiseaux. Indépendamment des températures moyennes mensuelles, la force de la sélection naturelle est multipliée par deux lorsque 20% des nichées subissent une journée extrêmement chaude. Moteur de l’évolution darwinienne, la sélection naturelle se retrouve donc altérée par le changement climatique qui devient un acteur à part entière de l’évolution des espèces.

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05 mai 2017

Les petites populations font de gros génomes

Pourquoi les tailles de génomes varient-elles si fortement d'une espèce à une autre ? Pour s'attaquer à cette question difficile, des chercheurs du Laboratoire d'écologie des hydrosystèmes naturels et anthropisés (LEHNA - CNRS / Université Lyon 1/ ENTPE) et du laboratoire biométrie et biologie évolutive (LBBE, CNRS / Université Lyon 1) et de l’Université de Copenhague, ont étudié les génomes d'espèces qui ont colonisé un habitat unique : le milieu souterrain. Publié dans la revue Genome Research, les chercheurs ont montré que suite à la colonisation du milieu souterrain, la baisse des tailles de population conduit à une diminution de l'efficacité de la sélection naturelle à lutter contre les éléments répétés et envahissants du génome. In fine, les tailles de génome dépendent bien des tailles de population.

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05 mai 2017

La Bibliothèque du Vivant : une référence génomique pour les espèces

Bibliothèque du Vivant (BdV) est un appel à projets financé par le CNRS, l'INRA et le MNHN de 2011 et 2013 et qui a bénéficié du support technique du Génoscope pour le séquençage massif de l’ADN. BdV avait pour objectif de soutenir et d’accompagner cent équipes françaises portant des projets d’étude de la biodiversité. Il voulait accélérer le séquençage massif de gènes, ou partie de gènes d’organismes pluricellulaires appartenant à différents groupes taxinomiques (plantes, champignons, vertébrés, insectes etc.) pour compléter une bibliothèque de codes-barres ADN de référence pour le vivant et ainsi accéder à phylogénie moléculaires de ces organismes. Des travaux issus de ce programme font l’objet d’un volume spécial "DNA library of life" (2017) publié dans la revue European Journal of Taxonomy.

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05 mai 2017

Erosion de la diversité d’insectes : conséquence de l’élévation du niveau de la Méditerranée depuis 7000 ans

La menace que représente la remontée du niveau marin dans les décennies à venir est connue depuis longtemps. Pour en évaluer les possibles impacts sur la biodiversité des écosystèmes littoraux, des chercheurs de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (IMBE, CNRS/AMU/Université d'Avignon/IRD) ont analysé les changements de communautés d’insectes fossiles en réponse aux fluctuations du niveau marin depuis 7000 ans. Ces travaux, publiés dans la revue Biodiversity and Conservation, suggèrent que 60% de la faune de coléoptères de la zone humide étudiée a localement disparu à cause de l’augmentation de la salinité.

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03 mai 2017

La composition minérale des sols d'altitude fait barrage à l'avancée des arbres

Pour tenter de savoir pourquoi les arbres ne poussent pas au-delà d'une certaine altitude sur toutes les montagnes de la planète, une équipe internationale coordonnée par le professeur David Wardle de l'Université d’Umea (Suède), dans laquelle figuraient des chercheurs du Laboratoire d’Ecologie Alpine de Grenoble (LECA, CNRS / Université Joseph Fourier / Université de Savoie), a mené une enquête inédite sur sept massifs montagneux situés en zone tempérée. A l'appui d'analyses effectuées dans les sols de chacun de ces écosystèmes, de part et d'autre de la limite supérieure des arbres, les chercheurs ont constaté que le rapport entre la quantité d'azote et de phosphore présent dans le sol y était identique à la frontière entre forêt et prairies d'altitudes. Ces travaux publiés fin janvier dans Nature renforcent l'hypothèse selon laquelle l'extension des arbres en altitude serait davantage influencée par la modification de la composition minérale des sols que par l'élévation de température résultant du changement climatique.

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24 avril 2017

L’ADN ancien au secours d’espèces en voie de disparition : retracer leur évolution pour mieux les conserver 

La paléogénétique peut reconstituer la diversité génétique passée des espèces en voie de disparition. Dans un article publié récemment par PLOS ONE, des chercheurs du CNRS, en collaboration avec de nombreux archéozoologues de multiples pays, ont reconstruit la distribution passée des ânes sauvages asiatiques depuis la fin du Pléistocène, de la France à la Mongolie, liant ainsi les populations disparues et les populations modernes fragmentées et menacées. En permettant la reconstruction de la répartition géographique et temporelle des espèces et en affinant la taxonomie, la paléogénétique écologique peut ainsi procurer des clés essentielles pour choisir les mesures à prendre pour protéger les espèces en voie d’extinction et ainsi guider les stratégies de conservation.

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24 avril 2017

Les bouleversements terrestres façonnent la répartition des espèces animales

Les naturalistes ont pressenti, dès le XIXe siècle, que les continents étaient découpés en de vastes écozones au sein desquelles les communautés animales partageaient les mêmes caractéristiques évolutives. Dans un article publié récemment dans Nature Ecology & Evolution, trois chercheurs du Laboratoire d’Écologie Alpine de Grenoble (LECA, CNRS / Université de Grenoble Alpes / Université Savoir Mont-Blanc) expliquent pour la première fois l'origine de ces grandes régions biogéographiques. A l'appui de modèles mathématiques, ces travaux démontrent que leur existence résulte à la fois du mouvement des plaques tectoniques, de d’élévation des montagnes et des changements de température associés à ces bouleversements. L'étude révèle ainsi l'origine principalement géologique des frontières qui séparent désormais les groupes de mammifères, d’oiseaux et d’amphibiens à travers les continents du globe.

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5 avril 2017

Comprendre l’organisation spatiale de la végétation pour surveiller la dégradation des écosystèmes arides

L’éventuelle dégradation d’un écosystème aride peut se mesurer par la structuration spatiale de la végétation, d’après des travaux de chercheurs du CNRS et d’équipes espagnole et suisse. Cet indicateur, publié récemment dans Nature in Ecologie et Evolution, permet d’envisager la mise en place d’outils de surveillance dans le cadre des changements globaux.

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4 avril 2017

Lorsque le climat se refroidit l'évolution des espèces s'accélère

La manière dont les bouleversements climatiques influencent la morphologie des espèces demeure encore largement méconnue. Dans une étude publiée début avril dans le journal PNAS, deux chercheurs de l'Institut de Biologie de l'École Normale Supérieure de Paris (IBENS, CNRS / ENS Paris / Inserm) se sont intéressés au rôle du climat sur la vitesse d'évolution de la masse corporelle des oiseaux et des mammifères au cours des 80 derniers millions d'années. A l'aide d'un nouveau modèle d'évolution phénotypique les scientifiques ont pu évaluer, tout au long de cette période, l'évolution de la taille des espèces de ces deux classes d'animaux en fonction de la température. Ils ont alors constaté, contre toute attente, que le taux d'évolution de la masse corporelle des mammifères et des oiseaux avait été plus élevé lors des périodes climatiques froides. Ces travaux démontrent la pertinence de ce type de méthodologie pour tester l’effet des variations environnementales passées sur les vitesses d’évolution des espèces.

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3 avril 2017

La régulation ultradienne de la température corporelle : un nouveau mécanisme d’économie d’énergie chez les oiseaux face aux contraintes environnementales

Par opposition aux animaux ectothermes, dont la température corporelle suit celle du milieu extérieur, les animaux endothermes (mammifères et oiseaux) maintiennent leur température corporelle à des valeurs élevées grâce à une forte production de chaleur interne. Cette thermorégulation s'avère toutefois très coûteuse énergétiquement, ce qui explique pourquoi les oiseaux et mammifères peuvent connaître dans certains cas des variations de leur température interne, phénomène appelé « hétérothermie ». Si la régulation de la température interne à l'échelle de la saison (rythme infradien : hibernation par exemple) ou de 24 heures (rythme circadien : sommeil par exemple) est bien connue, il n'en va pas de même de la thermorégulation ultradienne - à l'échelle de l'heure -, laquelle reste peu étudiée. C'est sur celle-ci que s'est penchée une équipe incluant des chercheurs du CNRS travaillant à l'université de Lyon. Les résultats de l'étude, publiés dans la revue Proceeding of the Royal Society B, montrent que les oiseaux exposés à des stress multiples (froid et jeûne alimentaire) réduisent les variations ultradiennes de leur température corporelle. Ce phénomène jusqu’alors inconnu permettrait aux oiseaux acclimatés au froid de réduire le coût énergétique de la thermorégulation en période de fortes contraintes environnementales.

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28 mars 2017

L’histoire évolutive des espèces de Plasmodium précisée par la génomique

Depuis plusieurs années le génome de Plasmodium falciparum, principal agent responsable du paludisme,est scruté avec attention par la communauté scientifique. Ses cousins P. ovale et P. malariae restaient pour leur part peu étudiés sur le plan génétique bien qu’ils sont à l’origine de 5% des cas de paludisme dans le monde. Grâce au séquençage complet du génome de ces deux espèces, une équipe du Centre Sanger de Cambridge (Royaume-Uni), à laquelle se sont associés des chercheurs du Laboratoire Maladies infectieuses et vecteurs : écologie, génétique, évolution et contrôle de Montpellier (Mivegec, CNRS / Université de Montpellier / IRD), a pu établir pour la première fois le cheminement évolutif des représentants du genre Plasmodium affectant l’homme et d’autres mammifères tels que les grands singes. L’étude publiée dans Nature en janvier dernier, tend par ailleurs à montrer qu’unepart importante des génomes de P. malariae et P. ovale sont impliqués dans les processus d’infection des cellules humaines.

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28 mars 2017

La souris a colonisé nos maisons il y a 15 000 ans

L’impact de l’activité humaine sur la biodiversité est un phénomène écologique global qui touche quasiment tous les écosystèmes de notre planète. Mais les premières étapes de l’impact d’Homo sapiens sur son écologie demeurent mal connues et nécessitent une exploration fine du registre paléontologique et archéologique. En collaboration avec des collègues de l’université d’Haïfa et de Jérusalem, des chercheurs du Muséum et du CNRS ont voulu savoir si, dans la trajectoire vers l’agriculture, la sédentarisation des sociétés de chasseurs cueilleurs au Proche Orient au cours du Paléolithique supérieur avait pu être le véritable catalyseur de l’émergence du commensalisme de la souris, plusieurs millénaires avant l’adoption du mode de vie agricole. Les résultats de cette étude ont été publiés dans les PNAS le 27 mars 2017.

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22 mars 2017

Une meilleure compréhension de la reproduction de l’olivier

La connaissance du mode de reproduction de l’olivier a connu récemment une avancée importante grâce à  l'étude d'une espèce proche, la filaire. Chez la filaire, comme chez l’olivier, le risque d’incompatibilité entre le polinisateur et les stigmates d’une plante est de l’ordre d’une chance sur deux. Cette découverte sur la reproduction de l’olivier pourrait expliquer les faibles rendements de certains vergers, d’après des travaux de chercheurs du CNRS, de l’université de Lille et d’équipes italiennes et marocaine, publiés récemment dans Evol Appl.

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22 mars 2017

Découverte de tablettes gravées vieilles de 14 000 ans

La fouille menée depuis 2013 dans l’abri du Rocher de l’Impératrice est à l’origine de découvertes archéologiques majeures, tant au niveau régional qu’à l’échelle européenne. Au-delà de l’intérêt scientifique de ce site, il constitue un patrimoine inestimable. Il aura fallu attendre une trentaine d’année entre la découverte du site par Michel Le Goffic et sa fouille, rendue possible par l’acquisition de ce terrain à l’environnement riche par le Conseil départemental du Finistère. Menée dans le cadre des travaux de recherche de Nicolas Naudinot, enseignant-chercheur préhistorien (Université Côte d’Azur, CNRS, CEPAM), cette opération est financée par le Conseil départemental du Finistère et la DRAC-SRA Bretagne. La commune de Plougastel-Daoulas soutient également le programme, notamment en logeant l’équipe pour la durée de l’opération et en fournissant une aide logistique très précieuse.

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21 mars 2017 - Alerte presse

Forêts tropicales : une diversité insoupçonnée d’organismes unicellulaires complexes

Les forêts tropicales possèdent une diversité insoupçonnée d’organismes unicellulaires eucaryotes (ou protistes). C’est ce que révèle une équipe internationale menée par l’université de Kaiserslautern et incluant des océanographes de la station biologique de Roscoff (CNRS/UPMC), qui ont apporté leur savoir-faire issu des expéditions Tara Océans. Selon ces résultats, les protistes sont bien plus diversifiés que les champignons, les plantes et les animaux y compris les insectes et constitueraient donc potentiellement le plus grand réservoir d’espèce de notre biosphère. Les espèces de protistes dévoilées s’apparentent en grande partie à des parasites apicomplexes, connus pour infecter les insectes, les oiseaux et d’autres animaux. Ceux-ci pourraient contraindre la taille des populations animales et donc permettre l’extraordinaire diversification des espèces observée aujourd’hui dans ces sanctuaires de biodiversité que sont les forêts tropicales. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature Ecology & Evolution le 20 mars 2017.

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17 mars 2017

L'urbanisation affecte la croissance du moineau domestique

Pour les organismes vivants, l’urbanisation est synonyme de multiples contraintes par rapport au milieu rural. La conséquence est une biodiversité urbaine appauvrie, même si un petit nombre d'espèces s'est adapté. Chez les oiseaux, certaines espèces inféodées au milieu urbain semblent pourtant en déclin. C’est notamment le cas du moineau domestique (Passer domesticus), dont les populations ont chuté de 64 % en Europe depuis les années 1980. Les causes restant mystérieuses, une équipe de chercheurs du CNRS, du Centre d’études biologiques de Chizé et au Muséum national d’Histoire naturelle a mené une étude pour évaluer dans quelle mesure la « qualité » des individus varie entre moineaux ruraux et urbains, en se basant sur des données concernant leurs plumes et leur morphologie. Ces données, collectées sur 30 sites de France métropolitaine par les bagueurs bénévoles du Centre de recherches sur la biologie des populations d’oiseaux, font de ce programme un bel exemple de sciences participatives. Les résultats, publiés dans la revue Landscape and Urban Planning, démontrent que les moineaux domestiques sont d’autant plus petits qu’ils vivent dans un milieu fortement urbanisé, et que la qualité du plumage des juvéniles est fortement altérée en milieu urbain.
Des études supplémentaires sont désormais nécessaires afin de déterminer quels sont les facteurs de stress liés en milieu urbain qui affectent le plus l'espèce.

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17 mars 2017

Les mammifères vivent en majorité plus longtemps en captivité

Il est couramment admis que les animaux vivent plus longtemps en captivité qu'à l'état sauvage. Famine, conditions climatiques extrêmes, prédation et compétition intra- et interspécifiques… les risques de mortalité prématurée dans la nature sont élevés. Pour autant, les rares études menées jusqu'à présent ne permettaient qu'une vision parcellaire, car elles se concentraient sur une espèce en particulier. Les récents travaux d’une équipe européenne composée de plusieurs chercheurs CNRS du Laboratoire de biométrie et biologie évolutive (LBBE – CNRS/Univ. Claude Bernard/Vetagro Sup), publiés dans la revue Scientific Reports, sont les premiers réalisés à large échelle. Portant sur 59 espèces de mammifères répartis en 8 ordres (Artiodactyles, Périssodactyles, Carnivores, Primates, Lagomorphes, Rongeurs, Diprotodontes et Scandentiens), ils viennent confirmer que l'espérance de vie est supérieure en zoo pour 84 % des espèces de mammifères étudiées.

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16 mars 2017 - Alerte presse

Les requins s’organisent en un réseau social robuste au prélèvement

Depuis le début des années 2000, de nombreuses études démontrent les conséquences de la pollution sonore générée par le trafic routier sur la biodiversité. Leur intérêt pour ce type de perturbation est assez récent, alors que l'on sait depuis longtemps que l'exposition sonore influence fortement la santé humaine et qu'en France la première loi relative à la lutte contre le bruit date du 31 décembre 1992. Pour autant, la quasi-totalité de ces études s'est focalisée sur les effets néfastes des nuisances sonores sur la communication acoustique, et donc sur les espèces animales utilisant les signaux sonores pour interagir. Si le « brouillage » de cette communication peut être lourd de conséquences pour l'espèce concernée (en termes de reproduction, etc.), une récente étude menée sur la Rainette verte par les chercheurs du Laboratoire d’écologie des hydrosystèmes naturels et anthropisés (LEHNA – CNRS/ENTPE/Univ. Claude Bernard Lyon 1), publiée dans la revue Conservation Biology, vient de prouver que c'est plus largement l’état sanitaire des animaux qui est affecté par les perturbations sonores.

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9 mars 2017

La pollution sonore générée par le trafic routier affecte l’état sanitaire des animaux

Depuis le début des années 2000, de nombreuses études démontrent les conséquences de la pollution sonore générée par le trafic routier sur la biodiversité. Leur intérêt pour ce type de perturbation est assez récent, alors que l'on sait depuis longtemps que l'exposition sonore influence fortement la santé humaine et qu'en France la première loi relative à la lutte contre le bruit date du 31 décembre 1992. Pour autant, la quasi-totalité de ces études s'est focalisée sur les effets néfastes des nuisances sonores sur la communication acoustique, et donc sur les espèces animales utilisant les signaux sonores pour interagir. Si le « brouillage » de cette communication peut être lourd de conséquences pour l'espèce concernée (en termes de reproduction, etc.), une récente étude menée sur la Rainette verte par les chercheurs du Laboratoire d’écologie des hydrosystèmes naturels et anthropisés (LEHNA – CNRS/ENTPE/Univ. Claude Bernard Lyon 1), publiée dans la revue Conservation Biology, vient de prouver que c'est plus largement l’état sanitaire des animaux qui est affecté par les perturbations sonores.

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9 mars 2017

Les recettes de l’art Levantin en partie dévoilées

Les peintures rupestres en lien avec cette forme d’art préhistorique localisée dans l’est de l’Espagne conservaient jusqu’ici une part de mystère quant aux techniques employées pour les réaliser. Dans une étude publiée récemment dans la revue PLOS ONE1, une équipe constituée d’archéologues de l’Unité Travaux et Recherches Archéologiques sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés (TRACES, CNRS / Université Toulouse Jean Jaurès / Ministère de la culture et de la communication) et de l’Université de Valence (Espagne) apportent de nouveaux éléments à ce sujet. En combinant l’analyse physico-chimique, la paléobotanique et l’archéologie expérimentale, les chercheurs ont en effet démontré que les peintures de l’abri sous roche de Les Dogues, dans la province de Castellón, étaient constituées d’un mélange de charbon de bois provenant de plantes diverses et d’une ou plusieurs substances agglutinantes. Cette démarche scientifique inédite offre de nouvelles perspectives dans la compréhension du savoir-faire associé à la préparation des pigments levantins et la possibilité d’obtenir leur datation par le radiocarbone.

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8 mars 2017

Le pâturage des pelouses subalpines préserve leur biodiversité

Certaines de nos activités émettent de grandes quantités d’azote oxydées (NOx) ou réduites (NHx) susceptibles de perturber le fonctionnement des milieux naturels. Dans les prairies subalpines1 des Pyrénées, cela se traduit par un apport excessif d’éléments azotés. Pour la première fois, des chercheurs du Laboratoire Évolution et Diversité Biologique de Toulouse (EDB, CNRS / Université Toulouse III - Paul Sabatier / ENSFA / IRD), du Centre d'Etudes Spatiales de la BIOsphère (CESBIO, CNRS / CNES / Université Toulouse III - Paul Sabatier / IRD)du laboratoire Biodiversité Gènes et Communautés (BIOGECO, INRA / Université de Bordeaux) et de l’Instituto Pirenaico de Ecología (Espagne) ont pu analyser les conséquences à long terme des dépôts azotés sur la biodiversité végétale de ces écosystèmes2.Alors que les scientifiques s’attendaient à une diminution du nombre d’espèces avec l’accroissement des dépôts azotés, ils ont au contraire constaté son augmentation. Dans ces zones d’alpage très pâturées, la consommation par les herbivores des plantes qui bénéficient de l’enrichissement du sol en azote semble expliquer cette contradiction. L’étude, qui s’est également intéressée à l’impact du réchauffement climatique sur ces milieux naturels, a été publiée en janvier dernier dans Journal of Ecology.

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1 mars 2017 - Alerte presse

Après la plus grande extinction de tous les temps, des fossiles exceptionnels dévoilent une biodiversité inattendue

A la fin de l’ère primaire, la plus grande extinction de tous les temps rayait de la carte 90% des espèces alors existantes. On considère habituellement que les cinq premiers millions d’années suivant cette crise furent caractérisés par une biodiversité extrêmement faible. Cependant, un nouveau gisement paléontologique situé près de Paris, Idaho (USA) lève le voile sur une diversité d’êtres vivants aussi spectaculaire qu’inattendue moins de 1,5 million d’années après la crise, questionnant la validité d’un tel scénario. Publiée le 15 février dans la revue Science Advances, cette découverte a été réalisée par une équipe internationale (France, USA, Suisse, Pays de Galles, Suède et Luxembourg) coordonnée par Arnaud Brayard, chercheur CNRS au laboratoire Biogéosciences (CNRS/Université de Bourgogne) et impliquant cinq laboratoires français.

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28 février 2017

L’environnement influence le risque de cancer chez les animaux

Alors que les dégradations de l’environnement sont désormais connues pour accentuer le risque de certains cancers chez l’Homme qu’en est-il des autres animaux ? Dans une étude publiée récemment dans Ecology Letters, deux chercheurs de l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier (ISEM, CNRS / Université de Montpellier / IRD / EPHE) ont constaté que les populations d’espèces vivant dans des environnements très éloignés de leurs conditions naturelles étaient elles aussi davantage sujettes au cancer. En poursuivant leurs investigations chez l’Homme à partir d’un modèle mathématique, les scientifiques ont ensuite pu estimer le risque de cancer chez nos lointains ancêtres. Alors que celui-ci atteint aujourd’hui 40%, il devait être inférieur à 10% chez les premiers chasseurs cueilleurs. Ces résultats nous éclairent sur la manière dont les variations naturelles de l'environnement et l'activité humaine affectent le risque de cancer dans l’ensemble du règne animal.

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15 février 2017

Un nouveau modèle prédit que la Polynésie française sera un refuge climatique pour la survie des récifs coralliens dans le futur

Les nouvelles projections climatiques sur les récifs coralliens de notre planète montrent les récifs qui seront affectés par un blanchissement annuel, un stress qui est considéré comme le plus dramatique pour la survie même des récifs.

Ces projections hautes-résolutions, basées sur les nouveaux modèles climatiques, prédisent où et quand on peut attendre des blanchissements coralliens. Ces prédictions montrent ainsi que les récifs de Taiwan et ceux autours des archipels de Turks et Cocos seront les premier à sibir des blanchissements annuels récurrents. D’autres récifs, tels que ceux des côtes de Bahrain, du Chili ou de Polynésie, seront affectés par des blanchissements annuels récurrents plusieurs dizaines d’années plus tard si l’on se fie aux travaux publiés récemment dans Nature Scientific Reports.

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31 janvier 2017

L’impasse évolutive de l’autofécondation se précise

Certaines pratiques contemporaines comme la pêche ou l’agriculture peuvent aider les archéologues à interpréter des vestiges anciens associés à des activités similaires. C’est ce qu’est parvenue à démontrer une équipe internationale réunissant notamment des chercheurs du Centre d’Ecologie Evolutive et Fonctionnelle de Montpellier ( CEFE, CNRS / Université de Montpellier / Université Paul Valéry Montpellier / EPHE ), de l’Institut de Recherche pour le Développement  et du Muséum National d’Histoire Naturelle en étudiant le fonctionnement d’une pêcherie d’Afrique australe. Leurs travaux publiés en décembre dernier dans la revue PNAS ont permis d’établir un parallèle avec les vestiges de barrages à poissons précolombiens découvert en 2000 par un archéologue américain. Cette étude comparée révèle que dans un contexte environnemental et social similaire, deux peuples éloignés à la fois dans l’espace et le temps sont capables de développer une méthode de pêche durable étonnamment similaire.

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31 janvier 2017

Les surprenantes capacités auditives d’un lépidoptère révélées

Certaines pratiques contemporaines comme la pêche ou l’agriculture peuvent aider les archéologues à interpréter des vestiges anciens associés à des activités similaires. C’est ce qu’est parvenue à démontrer une équipe internationale réunissant notamment des chercheurs du Centre d’Ecologie Evolutive et Fonctionnelle de Montpellier ( CEFE, CNRS / Université de Montpellier / Université Paul Valéry Montpellier / EPHE ), de l’Institut de Recherche pour le Développement  et du Muséum National d’Histoire Naturelle en étudiant le fonctionnement d’une pêcherie d’Afrique australe. Leurs travaux publiés en décembre dernier dans la revue PNAS ont permis d’établir un parallèle avec les vestiges de barrages à poissons précolombiens découvert en 2000 par un archéologue américain. Cette étude comparée révèle que dans un contexte environnemental et social similaire, deux peuples éloignés à la fois dans l’espace et le temps sont capables de développer une méthode de pêche durable étonnamment similaire.

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30 janvier 2017

Une pêcherie durable atteste de la construction culturelle de niche

Certaines pratiques contemporaines comme la pêche ou l’agriculture peuvent aider les archéologues à interpréter des vestiges anciens associés à des activités similaires. C’est ce qu’est parvenue à démontrer une équipe internationale réunissant notamment des chercheurs du Centre d’Ecologie Evolutive et Fonctionnelle de Montpellier ( CEFE, CNRS / Université de Montpellier / Université Paul Valéry Montpellier / EPHE ), de l’Institut de Recherche pour le Développement  et du Muséum National d’Histoire Naturelle en étudiant le fonctionnement d’une pêcherie d’Afrique australe. Leurs travaux publiés en décembre dernier dans la revue PNAS ont permis d’établir un parallèle avec les vestiges de barrages à poissons précolombiens découvert en 2000 par un archéologue américain. Cette étude comparée révèle que dans un contexte environnemental et social similaire, deux peuples éloignés à la fois dans l’espace et le temps sont capables de développer une méthode de pêche durable étonnamment similaire.

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26 janvier 2017 - Alerte presse

Reproduire la formation de la matière organique dans le système solaire primitif

Reproduire en laboratoire la formation de la matière organique, c’est le défi réalisé par des chercheurs de l’IMPMC (CNRS/MNHN/UPMC/IRD) et du laboratoire METIS (CNRS/UPMC/EPHE) . Ils ont fractionné le plus simple des hydrocarbures, le méthane gazeux, en plusieurs petits morceaux et ils ont obtenu des dépôts de carbone dont l’arrangement des atomes et la composition isotopique sont identiques à ceux des grains organiques des météorites carbonées. Cette expérience ouvre pour la première fois une piste expérimentale pour interpréter la composition isotopique en hydrogène de ces météorites qui présente une « anomalie », une signature caractéristique, dont l’origine est toujours incomprise. Elle permet également de reproduire l’environnement qui prévalait dans le disque protoplanétaire, où le rayonnement ultraviolet du jeune soleil entrainait la fragmentation du méthane. Ces travaux sont publiés le 16 janvier 2017 dans PNAS.

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26 janvier 2017

Les antibiotiques favorisent le jeu de dupe de certaines bactéries

La coopération est une stratégie adoptée par bon nombre d’espèces. Les individus qui génèrent des ressources utilisées par toute la communauté doivent cependant faire face à des tricheurs qui profitent du produit de la coopération sans participer à sa production. Dans une étude publiée récemment dans la revue PNAS, une équipe de l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier ( ISEM, CNRS / Université de Montpellier) s’est intéressée à l’influence d’un antibiotique sur la dynamique d’une population de bactéries composée de tricheurs et de coopérateurs. Après avoir constaté que la part de tricheurs augmentait plus vite en présence d’antibiotiques, les scientifiques ont pu démontrer, à l’appui d’un modèle théorique, que les coopérateurs étaient en fait plus « sensibles » aux antibiotiques que les tricheurs. Ces travaux contribuent à souligner le rôle crucial de l’environnement dans les interactions entre espèces au sein des écosystèmes naturels.

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17 janvier 2017

Une bactérie détermine le sexe chez le cloporte

Parce qu’il conditionne le développement mâle ou femelle des individus, le déterminisme sexuel s’avère fondamental pour bon nombre d’espèces. Une équipe du Laboratoire Ecologie et Biologie des Interactions (EBI, CNRS/ Université de Poitiers) de Poitiers, s’est intéressée de plus près à ce mécanisme chez le cloporte commun (Armadillidium vulgare), un crustacé terrestre très courant sous nos latitudes. En comparant le génome de représentants de l’espèce à celui de la bactérie Wolbachia, connue pour vivre en symbiose avec cet organisme, les chercheurs ont constaté que le transfert de fragments génétiques bactériens dans le génome du cloporte avait abouti à l'évolution d'un nouveau chromosome sexuel déterminant le sexe femelle. Cette étude, publiée récemment dans la revue PNAS, démontre ainsi pour la première fois que le transfert horizontal de gènes peut être à l’origine du déterminisme sexuel chez certaines espèces.

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3 janvier 2017

Une protéine redox de l'œuf qui déverrouille le noyau du spermatozoïde

Le noyau du spermatozoïde est verrouillé dans un état chromatinien ultracompact incompatible avec la formation du zygote. L’équipe de Benjamin Loppin au laboratoire de Biométrie et de biologie évolutive, a élucidé le mécanisme qui permet son déverrouillage à la fécondation. Ces travaux réalisés grâce à l’étude d’un mutant de drosophile isolé il y a près de 25 ans, ont été publiés le 23 novembre 2016 dans la revue Nature Communications.

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2 janvier 2017

Une plongée vertigineuse dans la diversité du monde vivant

L’ensemble des liens de parenté entre espèces forme ce que l’on appelle l’« arbre de la vie. » En raison du nombre considérable d’espèces connues – plusieurs millions –, la représentation de cet arbre constitue un véritable défi. Damien de Vienne, au Laboratoire de Biométrie évolutive de Lyon, propose un outil interactif et intuitif, Lifemap, qui permet de se « promener » dans l’arbre de la vie, et d'en visualiser les niveaux hiérarchiques et les relations entre espèces. Cette étude a été publiée le 22 décembre 2016 dans la revue PLoS Biology.

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