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En direct des laboratoires

 

23 novembre 2017

L’innovation, des cellules aux sociétés

Une innovation est souvent un changement imprévisible, qualitatif à une structure ou un processus qui génère un gain en efficacité, production, ou aussi la création ou l’élargissement d’une niche. Des exemples spectaculaires en biologie incluent l’évolution de la multi-cellularité, des yeux et de la vision complexe, et de la photosynthèse. Mais l’innovation est aussi un phénomène fondamental dans l’évolution culturelle et dans les changements technologiques. Existe-t-il des principes généraux en biologie, et ceux-ci s'appliquent-ils à l'innovation dans la culture et la technologie ? C’est ce à quoi tentent de répondre des chercheurs du CNRS et d’instituts de recherche chiliens, américains et suisses.

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23 novembre 2017

Marine animal forests: the ecology of benthic biodiversity hotspots

Dans ce livre récemment publié, le concept de forêts animales est introduit dans le but d'unifier la description de certains des écosystèmes benthiques les plus importants du monde. L'objectif de ce livre est de fournir un large aperçu des écosystèmes benthiques marins dominés par les animaux sessiles, en stimulant les chercheurs à aller au-delà du particularisme de leur système d’étude vers une approche holistique et interdisciplinaire, en se focalisant sur l’analogie avec des concepts développés en écologie terrestre et dans d’autres domaines de recherche.

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14 novembre 2017

« Loup y es-tu » ? De l’utilisation d’un réseau d’observateurs pour modéliser la dynamique de colonisation du loup en France

Les grands prédateurs recolonisent leur aire de répartition originelle dans une grande partie de l’Europe, retour qui s’accompagne d’interactions croissantes avec les activités humaines et notamment l’élevage. En France, le loup gris (Canis lupus) est de retour depuis le début des années 1990 en provenance d’Italie. Comprendre la dynamique de colonisation du loup peut permettre de mesurer plus finement son statut de conservation et de mieux cibler les zones potentiellement conflictuelles en lien avec les attaques sur les troupeaux. Toutefois, modéliser la distribution du loup (et des grands carnivores en général) présente une difficulté méthodologique majeure : du fait de sa mobilité sur de vastes domaines vitaux, de sa discrétion et de sa faible densité, il est possible de ne pas détecter l’espèce dans certaines zones et d’en conclure, à tort, que le loup en est absent – on parle de faux négatifs.

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7 novembre 2017

Le climat se réchauffe, les Alpes verdissent

Une étude menée au Laboratoire d’Ecologie Alpine en partenariat avec le Parc National des Ecrins montre que les hautes montagnes de l’Oisans sont aujourd’hui davantage recouvertes de végétation qu’elles ne l’étaient il y a trente ans1. C’est l’utilisation d’images satellites de haute résolution qui a permis de déceler cette tendance au verdissement dans les secteurs d’altitude du parc national. On connaissait déjà le verdissement de la zone arctique mais c’est la première fois qu’une étude détaillée indique qu’un phénomène semblable est à l’œuvre dans les Alpes françaises.

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27 octobre 2017

Les tourbières, des réservoirs à carbone… imperturbables

Qu’elles soient exposées au vent froid de Suède ou au soleil d’Italie, les tourbières – des milieux humides riches en matière organique – ne changent pas leur mode de fonctionnement et, au final, stockent toujours autant de carbone. C’est en étudiant les communautés végétales de 56 tourbières d’Europe, et leur évolution en fonction du climat, qu’une équipe de chercheurs européens incluant le CNRS et l’Université de Toulouse en sont arrivés à cette conclusion. Un constat qui laisserait à penser que les tourbières demeureraient de bons réservoirs à carbone, même en cas de réchauffement climatique. Leurs résultats ont été publiés dans le journal Nature Communications.

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26 octobre 2017

Un dinosaure végétarien avec des dents qui coupent comme des ciseaux

Une équipe franco-belge vient de décrire un nouveau fossile de dinosaure herbivore rhabdodontidé mis au jour à Velaux-La Bastide Neuve dans les Bouches-du-Rhône. Les dents de Matheronodon provincialis à la morphologie unique opéraient à la manière de ciseaux pour couper les plantes avant ingestion. Son régime alimentaire était sans doute spécialisé sur des feuilles coriaces des premiers palmiers. Cette étude vient de paraître dans la revue Scientific Reports du groupe Nature.

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20 octobre 2017 - Communiqué CNRS Provence et Corse

Inauguration de l’ASTROIDES

Dans le cadre de ses missions de recherche, d’enseignement et d’observation, l’OSU Institut Pythéas (AMU/CNRS/IRD) réalise des opérations quotidiennes en mer le long du littoral marseillais et alentours, entre le Cap Couronne et le Bec de l’Aigle. Afin de pouvoir mener à bien ces sorties en mer, l’utilisation d’un bateau dédié spécifiquement aux études côtières s’avère indispensable. Le CNRS vient donc d’acquérir l’ASTROIDES pour les équipes de l’OSU Institut Pythéas. Ce navire sera inauguré à l’Institut national de plongée professionnelle, Port de la Pointe rouge, à Marseille lundi 23 octobre 2017 à 16h.

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20 octobre 2017

Du mercure marin dans les lacs de montagne pyrénéens

Le mercure marin ayant pour origine la nourriture utilisée en pisciculture peut se retrouver dans les lacs de haute montagne alevinés en truites élevées en plaine. C’est que vient de publier une équipe pluridisciplinaire toulousaine (CNRS-Université de Toulouse) associée à un biogéochimiste de l’IPREM (CNRS-Université de Pau) dans la revue Scientific Report. Ces résultats s’appuient sur des traceurs isotopiques qui ont permis de reconstruire l’histoire écologique individuelle de chaque truite ainsi que les processus ayant conduit à l’intégration du mercure dans leurs tissus.

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12 octobre 2017

Choisir son habitat favorise l’adaptation des organismes aux changements environnementaux

Les changements environnementaux à l’œuvre actuellement ont déjà des effets sur de nombreux organismes. Déterminer si les espèces peuvent s’adapter aux changements de leur environnement et, le cas échéant, à quelle vitesse elles peuvent le faire, représente un défi scientifique majeur. La théorie classique considère que l’adaptation, le processus de sélection des individus les mieux adaptés à leur environnement, est limitée par la dispersion, le processus par lesquels les organismes se séparent géographiquement d'une population d'origine et colonisent de nouveaux habitats, car ces déplacements homogénéisent les populations. Or ces déplacements ne sont pas nécessairement aléatoires : les individus peuvent préférentiellement disperser vers les habitats qui leur conviennent le mieux. Des chercheurs de la Station d’Ecologie Théorique et Expérimentale de Moulis en Ariège (CNRS/Université Paul Sabatier Toulouse III), et des Universités de Louvain-la-Neuve et Gand (Belgique) ont démontré dans une étude publiée récemment dans la revue Nature Ecology and Evolution l’importance de ce comportement – le choix d’habitat – dans l’adaptation des populations face à une augmentation de température.

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12 octobre 2017 - Alerte presse

Les anciens tsunamis en Méditerranée, mythe ou réalité ?

De nos jours, environ 130 millions de personnes vivent sur le pourtour de la Méditerranée, une zone qui peut être touchée par des tsunamis et des tempêtes. Or, il est très difficile de distinguer les deux dans les archives géologiques. Déterminer la fréquence passée de ces deux types d’événement en Méditerranée, tel a été l’objectif d’une équipe de chercheurs du CNRS, des universités Paul-Sabatier Toulouse III et Aix-Marseille (France), de l’université d'Exeter (Royaume-Uni) et de l’université de New South Wales (Australie). Pour cela, elle a examiné les dépôts de 135 événements considérés comme des « tsunamis » dans des archives sédimentaires issues du pourtour méditerranéen depuis 4500 ans. Les scientifiques les ont ensuite comparés aux données existant sur les tempêtes pour cette même période en Méditerranée. Dans les deux cas, ils ont constaté que les événements se déroulaient tous les 1500 ans environ. Observant une correspondance entre des événements interprétés comme étant des « tsunamis » et des fortes tempêtes, ils sont arrivés à la conclusion que près de 90% de ces « tsunamis » sont en fait des périodes de fortes tempêtes. De plus, ces résultats suggèrent que la plupart de ces événements intenses sont liés à un refroidissement du climat dans l'hémisphère Nord. Publiés le 11 octobre 2017 dans la revue Science Advances, ils peuvent avoir des répercussions pour la gestion des risques côtiers.

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12 octobre 2017

Traitement des eaux usées en zones humides artificielles : vers une sélection des espèces végétales adaptées pour la métaremédiation

Une équipe dirigée par Abdelhak El Amrani (ECOBIO) en collaboration avec des chercheurs américains publie en octobre 2017 dans la revue Journal of Environmental Management un article fondé sur huit ans d’étude en site pilote (Temacine, Algérie). L'objectif était d’améliorer le traitement et la réutilisation des eaux usées des zones humides artificielles en utilisant les plantes et le microbiome de leur rhizosphère (définie comme la zone située à proximité des racines). Ces huit ans d’étude révèlent que les monocotylédones ont été sélectionnées au cours de l’évolution pour supporter de fortes pollutions en zone humide en comparaison aux dicotylédones. Ces résultats trouvent des applications en métaremédiation.

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6 octobre 2017

Evolution : mise en évidence des mécanismes de spéciations grâce aux escargots du Malawi

Comment de nouvelles espèces apparaissent ? Quels sont les évènements qui précèdent et entraînent la divergence génétique d’une population ? Quels sont les moteurs de l’évolution ? Ces questions sont complexes et il est souvent impossible d’y répondre pour un groupe taxonomique donné, faute de validation scientifique. Néanmoins, Bert Van Bocxlaer, paléobiologiste au laboratoire Évolution, Écologie et Paléontologie(CNRS/Université de Lille), a réussi à obtenir certains éléments de réponse en étudiant les escargots qui peuplent le lac Malawi. Ces gastéropodes endémiques, dont l’histoire évolutive a débuté relativement récemment et qui ne comptent que quelques espèces, ont en effet permis de retracer, avec une rare précision, la succession d’évènements qui ont conduit à l’apparition de quatre groupes distincts d’individus. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society le 13/09/2017.

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4 octobre 2017 - Alerte presse MNHN

Découverte en écologie tropicale : des chauves-souris frugivores jouent un rôle essentiel dans la pollinisation des arbres fruitiers en Asie du Sud-Est

Une équipe internationale associant des chercheurs de l’Unité de recherche « Mécanismes adaptatifs et évolution » du Muséum national d’Histoire naturelle et du CNRS publie dans la revue Ecology and Evolution une étude sur la pollinisation de l’arbre durian en Asie du Sud-Est par des chauves-souris frugivores, les roussettes des îles (Pteropus hypomelanus). Cette découverte fût possible grâce à l’installation d’appareils disposés dans la couronne des arbres en fleurs sur l’île de Tioman (Malaisie) recueillant des images et vidéos inédites.

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20 septembre 2017

Sandra Lavorel remporte le Marsh Award for Ecology

Sandra Lavorel, Directeur de recherche au Laboratoire d’écologie alpine – LECA (Univ Savoie Mont Blanc/CNRS/Univ Grenoble Alpes) a vu ses travaux récompensés par le Marsh Award for Ecology 2017 par la British Ecological Society (BES).

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15 septembre 2017

Se plonger dans la vie sociale des requins, une affaire d'échelle spatiale

Dans un article publié cette semaine dans la revue Royal Society Open Science, le Dr Johann
Mourier en post-doctorat au CRIOBE, et en collaboration avec Macquarie University en Australie, a utilisé l’approche des réseaux sociaux pour étudier les interactions sociales chez le requin de Port-
Jackson, une espèce de requin endémique de l’Australie qui forme de grandes agrégations lors de
la période de reproduction. “Un des points intéressants de cette étude est que nous avons pu montrer pour la première fois que lors de ces rassemblements annuels, ces petits requins benthiques montraient de fortes affinités pour certains individus ” nous confie le Dr Johann Mourier, premier auteur de cette étude. “Les grandes agrégations lors de la période de reproduction représentent une collection non-aléatoire d’individus. Ces requins choisissent les individus avec qui
ils préfèrent échanger”.

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8 septembre 2017

Une histoire de coeur : bases génétiques d’une maladie touchant le cachalot pygmée

Les études portant sur les causes de maladies complexes incluent rarement des populations naturelles d’animaux non domestiqués, bien que ces comparaisons fournissent des parallèles intéressants avec les organismes modèles utilisés en sciences biomédicales. La cardiomyopathie est une maladie cardiaque affectant plusieurs espèces de mammifères dont l'homme, le chat, le chien et certaines baleines. Une étude publiée récemment dans la revue Genome s’est intéressée aux bases génétiques de cette maladie chez le cachalot pygmée, en dépistant des mutations affectant la fonction de protéines cardiaques. Cette étude menée par deux chercheurs en collaboration entre le laboratoire LIENSs (CNRS / Université de la Rochelle), l’Université de Louisiane à Lafayette et le Southeast Fisheries Science Center aux Etats-Unis a révélé que, chez le cachalot pygmée, la cause de cette maladie est probablement multi-factorielle comme observé chez l’homme.

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1er septembre 2017

Première datation uranium-plomb en Europe sur l’un des plus vieux sites préhistoriques de France par une équipe de chercheurs internationale

La datation par la méthode uranium-plomb (U-Pb) des stalagmites de la grotte du Vallonnet à Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes, France) a permis de donner un âge de 1,2-1,1 Ma aux niveaux archéologiques du site qui ont livré des outils taillés et des restes de grands mammifères dont certains présentent des traces de découpe, attestant la présence des homininés à cette époque dans le sud de l’Europe. Cette étude a été menée par le Laboratoire Cultures et Environnements Préhistoire, Antiquité, Moyen-Age (CEPAM, CNRS, Université Côte d’Azur, Nice), en collaboration avec le Laboratoire High-Precision Mass Spectrometry and Environment Change (HISPEC) de Taipei (Taiwan ROC), le Laboratoire  Isotope Geochemistry de l’Université de Melbourne (Australie), le Laboratoire Géoazur (CNRS, OCA, IRD, Université Côte d’Azur), le Département de Préhistoire (HNHP, CNRS/MNHN, IPH) et le Musée de Préhistoire Régionale de Menton. Les résultats sont publiés le 30 août 2017 dans la revue Scientific Reports.

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1er aout 2017

Madagascar, illustration inédite de la mondialisation génétique

La mondialisation n’est pas un phénomène récent, et le peuple malgache en est la preuve vivante. Un article publié dans PNAS lève le voile sur les origines génétiques de la population de Madagascar au travers d’une étude internationale menée sur 10 ans, qui a mobilisé pas moins de 3000 participants et des chercheurs d’horizons variés (CNRS , INSERM, ICMAA, Institut de Civilisations d’Antananarivo ) afin de mieux comprendre les origines des habitants de l’île. Parmi les résultats les plus marquants figurent la création d’une cartographie et d’une banque de données inédites sur les gènes du peuple malgache, révélant notamment que ce dernier a été au carrefour d’influences génétiques majoritairement asiatiques et africaines. Un grand pas vers une meilleure compréhension de la physiopathologie de la population malgache et des adaptations physiologiques lors de la confrontation à un nouvel environnement.

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1er aout 2017

Vers des réseaux d’habitats multi-espèces robustes aux changements globaux

Sélectionner les futures aires protégées en combinant critères de qualité et de connectivité de l’habitat pour de multiples espèces pourrait permettre de mieux conserver la biodiversité sous la pression des changements climatiques et des changements d’usage des sols. C’est ce que démontre une étude menée par un chercheur du CNRS et ses collègues de l’Université McGill et de l’Université du Québec en Outaouais (Canada) sur la région du grand-Montréal et publiée dans Conservation Biology.

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27 juillet 2017- CNRS innovation

Introduction en bourse de la société Valbiotis, spécialiste en produits de nutrition-santé à base d'extraits de plantes

Présents aux côtés de Valbiotis depuis sa création en 2014, des chercheurs du Laboratoire Littoral environnement et sociétés participent au développement de cinq produits de nutrition-santé à base d'extraits de plantes.

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25 juillet 2017

Changements climatiques : la mortalité des oryctéropes menace les écosystèmes africains

Les oryctéropes sont des mammifères africains menacés par les changements climatiques. En collaboration avec une équipe de l’Université du Witwatersrand (Afrique du Sud), nous avons enregistré en continu la température interne et l’activité d’oryctéropes dans le Kalahari. Après un été particulièrement sec et chaud, nombreux sont retrouvés morts sur le site d’étude après avoir développé une profonde hétérothermie et inversé leur rythme d’activité (de nocturne à diurne). L’aridification des habitats semble très préjudiciable aux populations d’oryctéropes. Compte tenu de leur rôle en tant qu’ « ingénieur des écosystèmes », leur disparition est une grande menace pour la biodiversité conclut l’article publié dans Biology Letters.

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25 juillet 2017

Datation 14C inédite des améliorations climatiques glaciaires en Europe continentale grâce aux granules de vers de terre !

La chronologie de nombreux sols et couches de pergélisol développés dans la grande plaine européenne a été établie récemment par une équipe pluridisciplinaire française dans les dépôts éoliens, ou loess, du site de référence de Nussloch (vallée du Rhin, Allemagne). La qualité des âges obtenus par un protocole innovant utilisant les granules de vers de terre a permis pour la première fois la distinction chronologique de tous les horizons de ce site et leur corrélation avec tous les épisodes de réchauffement climatique abrupt, ou interstades, identifiés au Groenland entre -47 000 et -20 000 ans. Quelques couches de pergélisol surnuméraires reflètent en outre l’impact de faibles oscillations climatiques entre -27 000 et -20 000 ans, sans équivalents dans les carottes de glace du Groenland. Ces résultats publiés récemment PNAS révèlent la haute sensibilité des environnements loessiques aux changements climatiques glaciaires ainsi qu’une dynamique climatique plus complexe aux moyennes qu’aux hautes latitudes pendant la phase la plus froide de la dernière glaciation.

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25 juillet 2017

Premier cas d’un changement culturel permettant aux hommes modernes du Middle Stone Age africain de s’adapter à des changements environnementaux

Les données de la paléoanthropologie et de la génétique s’accordent sur le fait que notre espèce trouve son origine en Afrique il y a environ 200 000 ans. Nos connaissances restent toutefois encore limitées sur les mécanismes en jeu dans le développement des comportements modernes par cette espèce et la possible influence de changements climatiques sur ce processus. Une équipe internationale réunissant des préhistoriens, des paléoclimatologues et des modélisateurs du climat du CNRS (1) et de l’EPHE (2), ainsi que des chercheurs norvégiens, américains et sud-africains vient de montrer que les hommes modernes vivant en Afrique australe entre 66 000 et 58 000 ont développé des innovations qui leur ont permis d’élargir significativement, dans un période de forte aridification, les environnements qu’ils exploitaient. Publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, cette étude identifie le premier cas d’un changement culturel permettant aux hommes modernes du Middle Stone Age africain de s’adapter à des changements environnementaux avec des innovations culturelles. Selon les chercheurs, cette flexibilité culturelle pourrait être l’une des clés du succès de plusieurs membres du genre Homo.

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24 juillet 2017

La théorie dominante sur l'évolution des chromosomes sexuels remise en cause

L’évolution des chromosomes sexuels n’aurait-elle aucun lien avec les différences entre mâles et femelles ? C'est ce que suggère les résultats d'une étude menée par une équipe du Laboratoire Ecologie systématique évolution (ESE, CNRS / Université Paris Sud / AgroParisTech) d'Orsay. En se focalisant sur les chromosomes impliqués dans le déterminisme de type sexuel chez différents champignons du genre Microbotryum, les chercheurs ont constaté que ceux-ci avaient subi des vagues successives de suppressions de recombinaisons au fil de l'évolution. Or chez ces champignons, les chromosomes assurant le déterminisme de type sexuel ne sont en aucun cas impliqués dans la différenciation entre mâles et femelles. Ces résultats publiés dans PNAS en juin dernier sous-tendent donc que d'autres mécanismes seraient impliqués dans la différenciation des chromosomes sexuels.

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11 juillet 2017

Comme un parfum de suricate

Les bactéries sont partout : dans notre environnement, sur notre peau, et dans notre système digestif. Le rôle de ce microbiote dans l’écologie et l’évolution de l'hôte suscite un intérêt croissant, aidé par l’avènement des techniques de séquençage haut-débit. Parmi leurs divers rôles, nombre de bactéries peuvent produire des composés odorants, et pourraient donc ainsi jouer un rôle primordial dans la communication sociale des animaux. Des chercheurs du laboratoire Evolution & Diversité Biologique (EDB, CNRS / Université Toulouse III / ENSFEA / IRD) de Toulouse et de l'université de Duke (Caroline du Nord, USA) ont étudié le lien entre les odeurs des suricates et leurs bactéries. Ces travaux publiés dans la revue Scientific Reports révèlent que les bactéries des sécrétions odorantes de la glande anale pourraient être responsables de la production d'odeurs, en particulier des signaux olfactifs permettant de reconnaître les membres du groupe social.

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6 juillet 2017

Des forêts mélangées pour atténuer l’impact du changement climatique

La décomposition des litières est un processus clé du fonctionnement des écosystèmes car elle régule le recyclage de la matière organique et la remise à disposition des éléments nutritifs. Le changement climatique entraîne des sécheresses accrues qui conduisent à un ralentissement de la décomposition des litières et donc de la remise à disposition au sol du carbone et de l’azote. Cependant la présence de plusieurs espèces végétales dans la litière atténue significativement l’impact négatif du changement climatique sur cette décomposition. C’est ce qu’a pu démontrer une équipe de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale (IMBE) sur le site expérimental de l’O3HP (Oak Observatory at OHP ) dans un article paru dans la revue Journal of Ecology.

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5 juillet 2017

L'origine d'un ancien peuple nomade d'Eurasie révélée par la génétique

Au premier millénaire avant J.-C., les Scythes régnaient sur un vaste territoire qui s'étendait de l'Ukraine aux montagnes de l'Altaï, dans le sud-est de la Russie. Alors que les fouilles archéologiques effectuées tout au long du XXe siècle ont permis de révéler la richesse culturelle de ce peuple nomade, son origine restait en revanche relativement mystérieuse. Une étude menée par une équipe de l'Institut de biologie évolutive de l'Université Johannes Gutenberg de Mayence, en Allemagne, à laquelle se sont associés des chercheurs du laboratoire Eco-anthropologie et Ethnobiologie, apporte à ce sujet de nouveaux éléments. Grâce à l'analyse génétique de restes humains provenant de sites funéraires disséminés à travers toute la steppe eurasienne, les scientifiques ont pu démonter que la culture Scythe est issue de la fusion, au cours de l'âge du Fer, de deux foyers de peuplement indépendants et distants de plus de 3000 kilomètres. Ces résultats ont été publiés dans la revue Nature Communications.

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5 juillet 2017

La biodiversité est-elle nécessaire à sa propre genèse ?

Alors qu’il est admis que la biodiversité (nombre d’espèces) a un effet inhibiteur sur sa propre diversification, une étude, publiée dans Nature Communications et issue d’une collaboration entre des laboratoires de l'INRA et du CNRS, montre le contraire par un travail de modélisation : la diversité favorise parfois la diversification. Ce travail permet d’expliquer des résultats expérimentaux mal compris, et suggère que les extinctions actuelles d’espèces posent aussi un problème à long terme.

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28 juin 2017 - Institut de Chimie

Un nouveau pas sur le chemin des origines de la vie

Une grande partie des travaux sur les origines de la vie se concentre sur les premières traces de vie bactérienne, avec pour objectif de découvrir comment s’est formé le plus vieil ancêtre commun : un organisme dont sont issues l’ensemble des espèces vivant sur terre. Des chercheurs du Laboratoire de réactivité de surface (CNRS/Sorbonne Universités), du Laboratoire d'archéologie moléculaire et structurale (CNRS/Sorbonne Universités),  et de L’Institut de systématique, évolution, biodiversité (CNRS/MNHN/Sorbonne Universités), sont parvenus à synthétiser des molécules précurseurs de l’ARN, molécule biologique présente chez tous les êtres vivants, dans un système reproduisant l’environnement géochimique de la terre primitive. Ces travaux sont publiés dans la revue Angewandte Chemie International Edition.

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27 juin 2017

Les organismes rétrécissent avec le réchauffement climatique ! Quelles conséquences pour leur survie ?

Un des effets principaux du réchauffement climatique est de réduire la taille des organismes à sang froid tels que les insectes, les poissons et les bactéries. Cependant les conséquences écologiques de ces changements de taille sont encore mal connues. Des chercheurs du Laboratoire Évolution et Diversité Biologique de Toulouse , de République Tchèque) et de Suède ont pu analyser les conséquences à long terme de la diminution de taille des organismes à sang froid sur la survie de leurs populations et sur le fonctionnement des chaines alimentaires. Ils démontrent que le rétrécissement des organismes peut augmenter la survie des organismes et de leurs populations et donc atténuer les conséquences écologiques du réchauffement climatique sur les écosystèmes. Ces résultats publiés dans la revue Ecology Letters  le 24 mai 2017 soulignent la nécessité de considérer les réponses phénotypiques des organismes à la température pour mieux comprendre et anticiper les effets du changement climatique sur la biodiversité.

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27 juin 2017 - Alerte presse MNHN

Des fouilles en Guadeloupe révèlent l'impact de l'Homme sur un lézard endémique

L’impact des sociétés humaines sur l’environnement est le facteur principal de la sixième crise d’extinction de masse que nous connaissons aujourd’hui. Mais ces extinctions sont-elles les seules manifestations de l’influence humaine sur la faune ? Pour répondre à cette question une étude a été menée par une équipe multidisciplinaire de chercheurs du Muséum et du CNRS , portant sur l’évolution morphologique, durant les derniers 40 000 ans, d’un lézard insulaire considéré comme peu affecté par les activités humaines, l’anolis de Marie-Galante (Anolis ferreus). Les analyses ont porté sur l’étude morphologique et morphométrique de près de 30 000 ossements fossiles d’Anolis, et notamment sur la mandibule.

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27 juin 2017

La Relation Invariabilité – Aire pour soutenir la science de la conservation

Une faible abondance peut être dramatique pour une espèce menacée ; un faible niveau d’offre d'un service écosystémique peut avoir des conséquences néfastes pour le bien-être humain. La probabilité de faibles valeurs augmente avec la variabilité temporelle, d’où l’importance de cette dernière. On savait que la stabilité temporelle d’une population ou d’un écosystème devait augmenter avec l'échelle spatiale. Mais cette relation n’avait jamais été explicitée. Des chercheurs de la Station d'Ecologie Théorique et Expérimentale (CNRS et Université Paul Sabatier) et leurs collaborateurs internationaux décrivent pour la première fois la Relation Invariabilité – Aire (Invariability-Area Relationship, ou IAR). L’article, récemment publié dans Nature Communications, établit une relation théorique et l’applique à des données de production végétale et de communautés d'oiseaux. Cette relation pourrait aider à prédire les effets de la perte d'habitat sur des populations vulnérables et sur des services écosystémiques.

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27 juin 2017

L’effort de pêche dans le lagon de Moorea cartographié

Dans les pêcheries artisanales, l'échec des stratégies de gestion de la ressource à atteindre des objectifs de durabilité -sociale, environnementale et économique-  est souvent lié au manque d'informations fiables sur la distribution spatiale de l'effort de pêche et la faible capacité ou le manque d'opportunité des acteurs concernés, en l’occurrence les pêcheurs, à influencer le processus décisionnel. Une nouvelle approche développée par des chercheurs du Centre de recherches insulaires et observatoire de l'environnement (CRIOBE – CNRS/EPHE/UPVD) et publiée dans PLoS ONE, propose ainsi de répondre simultanément à ces problèmes en intégrant des approches « participatives » aux approches « socio-économiques » au sein d’un cadre de décision adaptable suivant le contexte local.

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23 juin 2017

Les plantes au rythme des saisons.

Ce guide d’observation phénologique propose aux chercheurs, aux étudiants, aux professionnels de l’environnement et aux simples citoyens les clés pour observer les cycles vitaux de 79 espèces végétales communes.

 

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16 juin 2017 - Alerte presse CNRS

L'origine de la biodiversité en Nouvelle-Calédonie plus récente qu’on ne le croyait

La Nouvelle-Calédonie a longtemps été considérée comme une île continentale ayant emporté sa biodiversité avec elle en se séparant du supercontinent Gondwana il y a plus de 80 millions d’années. Travaillant sur le sujet depuis plus de dix ans, une équipe de recherche de l’Institut de systématique, évolution, biodiversité vient de montrer que la Nouvelle-Calédonie est en réalité une ancienne île océanique repeuplée massivement après son émersion.

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16 juin 2017

Jamais seul de Marc-André Selosse - Actes Sud

Marc-André Selosse de l'Institut de Systématique, Evolution, Biodiversité vient de publier Jamais Seul : ces microbes qui contruisent les plantes, les animaux et les civilisations aux éditions Actes Sud.

 

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9 juin 2017

Qui se ressemble s’assemble... dans différents microhabitats : étonnante diversité des papillons mimétiques amazoniens

En Amazonie, de nombreux papillons, appartenant parfois à des familles très distantes, ont convergé vers des motifs colorés similaires qui indiquent aux prédateurs qu’ils sont impropres à la consommation. Or, malgré une forte sélection pour la convergence, on observe localement une étonnante diversité de motifs colorés.

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1er juin 2017 - Alerte presse

Augmenter les zones protégées de 5% pourrait tripler l’efficacité de la protection de la biodiversité

Une augmentation de seulement 5% de la taille des zones protégées dans le monde aurait une influence fortement positive sur la biodiversité globale comme le démontre une étude menée par deux chercheurs du CNRS et un chercheur de l’Université de Yale (Etats-Unis) sur la préservation des mammifères et des oiseaux.

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22 mai 2017 - Communiqué de presse

La chimie du futur passe par les plantes

Elle s’était déjà signalée dans une technique innovante de dépollution des sols par les plantes. L’équipe de Claude Grison, professeur à l’UM, s’illustre aujourd’hui par l’invention de
« l’écocatalyse » : un procédé révolutionnaire qui ouvre à la chimie verte des horizons nouveaux.

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22 mai 2017

Dans les choux ou dans les roses ? Le déterminisme du sexe chez le corail rouge

Le corail rouge est une espèce emblématique de Méditerranée dont les populations sont affectées par la hausse des températures. Une étude génomique menée par l’Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale a mis en évidence chez cette espèce à sexes séparés, un déterminisme génétique du sexe de type XY / XX. Il s'agit de la première démonstration d'un tel déterminisme chez les animaux non bilatériens et un nouvel exemple d'évolution indépendante de chromosomes sexuels. Ces résultats ont permis la mise au point d'une méthode de sexage moléculaire.

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22 mai 2017

Les plastiques dans les océans sont des radeaux pour les microorganismes

La plastisphère, nommé en 2014 par des chercheurs américains, est le biofilm que se développe sur les débris de plastique. Les débris de plastique offrent un effet un support particulier au développement d’organismes. Ils perdurent dans l’environnement bien plus longtemps que le bois flotté par exemple, et vont être transportés sur des milliers de kilomètres carrés. Transportés par les courants, les plastiques peuvent déplacer à des milliers de kilomètres des espèces potentiellement exotiques ou nuisibles, pouvant ainsi perturber gravement les écosystèmes.

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18 mai 2017

Le génome de Biomphalaria glabrata est décrypté : une étape clé pour avancer dans la lutte contre la bilharziose

En décryptant le génome d’un escargot d’eau douce nommé Biomphalaria glabrata, des chercheurs de Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale apportent de nouvelles données dans la recherche sur la bilharziose. Cette maladie parasitaire, la deuxième mondiale, est transmise par le parasite Schistosoma mansoni via l’escargot Biomphalaria glabrata. C’est en se multipliant dans ce mollusque, que le parasite acquiert ses capacités infestantes pour l’homme. La caractérisation de ce génome permettra de développer de nouvelles stratégies de lutte basées sur l’interruption du cycle de transmission.

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15 mai 2017

Une drosophile invasive résiste aux attaques de ses ennemis naturels grâce à une étonnante stratégie de médication

Originaire d'Asie du Sud-Est, Drosophila suzukii est devenue en l'espace de quelques années un ravageur majeur des cultures fruitières dans plusieurs pays du globe. En Europe et aux Etats-Unis, les méthodes de lutte biologique basées sur l'utilisation de guêpes parasitoïdes contre cette petite mouche se sont révélées jusqu'ici inefficaces. Des chercheurs du Laboratoire de biométrie et biologie evolutive de Villeurbanne et de l'unité Ecologie et dynamiques des systèmes anthropisés d'Amiens, viennent de découvrir l'un des moyens de résistance de D. suzukii contre les attaques des parasitoïdes. Leur étude, publiée dans Scientific Reports, a montré que des femelles D. suzukii déposaient leurs œufs sur une plante diffusant un insecticide naturel afin d’offrir une meilleure protection de leur progéniture face aux parasitoïdes. Cette stratégie de médication transgénérationnelle pourrait expliquer en partie le succès de l'invasion de l'espèce en Europe.

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11 mai 2017 - Actualité CNRS-INSB

Reconstitution de l'évolution de l'architecture des mousses, reliques des premières plantes terrestres

Une collaboration internationale impliquant l'Institut Français de Pondichéry et l'Institut de Systématique, évolution et biodiversité, a permis de retracer les étapes de l'évolution de l'architecture d'un des plus grands et anciens groupes de plantes terrestres: les mousses. A l'aide des spécimens conservés dans les herbiers des Museum Nationaux d'Histoire Naturelle, les chercheurs montrent comment, à partir de formes simples et peu ramifiées, les mousses se sont progressivement complexifiées et diversifiées pour ressembler à des plumes ou des arbres miniatures. Ces travaux ont été publiés le 4 mai 2017 dans la revue New Phytologist.

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11 mai 2017

La diversité des plantes maximise le fonctionnement des écosystèmes

Pour mieux comprendre les liens existant entre le fonctionnement des écosystèmes et la biodiversité, une équipe internationale composée notamment de chercheurs du Centre d'études biologiques de Chizé, vient de déterminer pour la première fois la quantité de diversité végétalenécessaire au fonctionnement des écosystèmes terrestres. Publiée le 18 avril 2017 dans Nature Ecology and Evolution, cette étude a été conduite au sein des écosystèmes secs de la planète sur les cinq continents (incluant des steppes continentales, des maquis méditerranéens, des savanes, des forêts sèches, mais aussi des déserts).

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11 mai 2017

Vers une meilleure prédiction de la structure des peuplements de poissons des récifs coralliens

La théorie de la biogéographie des îles (TBI) permet d'étudier la richesse spécifique des écosystèmes insulaires. Ce modèle présente toutefois l'inconvénient de ne pas tenir compte de la taille ou du niveau trophique des espèces concernées alors qu'ils influencent leur distribution à large échelle. Afin de prendre en considération ces deux paramètres, des chercheurs du Centre pour la biodiversité marine, l'exploitation et la conservation de Montpellier ont développé, avec l'aide de scientifiques canadiens, une nouvelle théorie allométrique et trophique de la biogéographie des îles (TATBI). Dans une étude publiée récemment dans Ecology Letters, l'équipe a démontré que la TATBI offrait une meilleure prédiction que la TBI concernant la structure des peuplements de poissons des récifs coralliens. Ce nouveau modèle théorique semble mieux à même d'analyser l'impact du changement climatique sur la taille des individus qui composent ces assemblages de poissons tropicaux.

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09 mai 2017 - Actualité CNRS-INSB

Introductions indépendantes et hybridations ont façonné l’histoire du maïs cultivé

Des chercheurs de l’unité de Génétique quantitative et évolution-Le Moulon, lèvent le voile sur l’histoire encore mal connue du maïs européen. Grâce à l’analyse de génomes, ils révèlent deux voies d’introduction indépendantes sur le continent, avec de nombreuses adaptations aux conditions environnementales. En Amérique du Nord comme en Europe, les hybridations répétées entre variétés issues d’introductions indépendantes ont contribué à l'émergence de variétés adaptées aux moyennes latitudes. Cette étude a été publiée le 16 mars 2017 dans la revue PLoS Genetics.

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09 mai 2017

Les évènements climatiques extrêmes renforcent la sélection naturelle

Au travers de l’augmentation des températures ou des évènements climatiques extrêmes, le changement climatique altère invariablement de nombreux habitats. Dans une étude publiée dans Philosophical Transaction of the Royal Society : B, des chercheurs du CNRS ont montré en collaboration avec l’Université de Sherbrooke, que la sélection naturelle est renforcée par le nombre de journées extrêmement chaudes subies par les oiseaux. Indépendamment des températures moyennes mensuelles, la force de la sélection naturelle est multipliée par deux lorsque 20% des nichées subissent une journée extrêmement chaude. Moteur de l’évolution darwinienne, la sélection naturelle se retrouve donc altérée par le changement climatique qui devient un acteur à part entière de l’évolution des espèces.

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05 mai 2017

Les petites populations font de gros génomes

Pourquoi les tailles de génomes varient-elles si fortement d'une espèce à une autre ? Pour s'attaquer à cette question difficile, des chercheurs du Laboratoire d'écologie des hydrosystèmes naturels et anthropisés (LEHNA - CNRS / Université Lyon 1/ ENTPE) et du laboratoire biométrie et biologie évolutive (LBBE, CNRS / Université Lyon 1) et de l’Université de Copenhague, ont étudié les génomes d'espèces qui ont colonisé un habitat unique : le milieu souterrain. Publié dans la revue Genome Research, les chercheurs ont montré que suite à la colonisation du milieu souterrain, la baisse des tailles de population conduit à une diminution de l'efficacité de la sélection naturelle à lutter contre les éléments répétés et envahissants du génome. In fine, les tailles de génome dépendent bien des tailles de population.

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05 mai 2017

La Bibliothèque du Vivant : une référence génomique pour les espèces

Bibliothèque du Vivant (BdV) est un appel à projets financé par le CNRS, l'INRA et le MNHN de 2011 et 2013 et qui a bénéficié du support technique du Génoscope pour le séquençage massif de l’ADN. BdV avait pour objectif de soutenir et d’accompagner cent équipes françaises portant des projets d’étude de la biodiversité. Il voulait accélérer le séquençage massif de gènes, ou partie de gènes d’organismes pluricellulaires appartenant à différents groupes taxinomiques (plantes, champignons, vertébrés, insectes etc.) pour compléter une bibliothèque de codes-barres ADN de référence pour le vivant et ainsi accéder à phylogénie moléculaires de ces organismes. Des travaux issus de ce programme font l’objet d’un volume spécial "DNA library of life" (2017) publié dans la revue European Journal of Taxonomy.

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05 mai 2017

Erosion de la diversité d’insectes : conséquence de l’élévation du niveau de la Méditerranée depuis 7000 ans

La menace que représente la remontée du niveau marin dans les décennies à venir est connue depuis longtemps. Pour en évaluer les possibles impacts sur la biodiversité des écosystèmes littoraux, des chercheurs de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (IMBE, CNRS/AMU/Université d'Avignon/IRD) ont analysé les changements de communautés d’insectes fossiles en réponse aux fluctuations du niveau marin depuis 7000 ans. Ces travaux, publiés dans la revue Biodiversity and Conservation, suggèrent que 60% de la faune de coléoptères de la zone humide étudiée a localement disparu à cause de l’augmentation de la salinité.

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03 mai 2017

La composition minérale des sols d'altitude fait barrage à l'avancée des arbres

Pour tenter de savoir pourquoi les arbres ne poussent pas au-delà d'une certaine altitude sur toutes les montagnes de la planète, une équipe internationale coordonnée par le professeur David Wardle de l'Université d’Umea (Suède), dans laquelle figuraient des chercheurs du Laboratoire d’Ecologie Alpine de Grenoble (LECA, CNRS / Université Joseph Fourier / Université de Savoie), a mené une enquête inédite sur sept massifs montagneux situés en zone tempérée. A l'appui d'analyses effectuées dans les sols de chacun de ces écosystèmes, de part et d'autre de la limite supérieure des arbres, les chercheurs ont constaté que le rapport entre la quantité d'azote et de phosphore présent dans le sol y était identique à la frontière entre forêt et prairies d'altitudes. Ces travaux publiés fin janvier dans Nature renforcent l'hypothèse selon laquelle l'extension des arbres en altitude serait davantage influencée par la modification de la composition minérale des sols que par l'élévation de température résultant du changement climatique.

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24 avril 2017

L’ADN ancien au secours d’espèces en voie de disparition : retracer leur évolution pour mieux les conserver 

La paléogénétique peut reconstituer la diversité génétique passée des espèces en voie de disparition. Dans un article publié récemment par PLOS ONE, des chercheurs du CNRS, en collaboration avec de nombreux archéozoologues de multiples pays, ont reconstruit la distribution passée des ânes sauvages asiatiques depuis la fin du Pléistocène, de la France à la Mongolie, liant ainsi les populations disparues et les populations modernes fragmentées et menacées. En permettant la reconstruction de la répartition géographique et temporelle des espèces et en affinant la taxonomie, la paléogénétique écologique peut ainsi procurer des clés essentielles pour choisir les mesures à prendre pour protéger les espèces en voie d’extinction et ainsi guider les stratégies de conservation.

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24 avril 2017

Les bouleversements terrestres façonnent la répartition des espèces animales

Les naturalistes ont pressenti, dès le XIXe siècle, que les continents étaient découpés en de vastes écozones au sein desquelles les communautés animales partageaient les mêmes caractéristiques évolutives. Dans un article publié récemment dans Nature Ecology & Evolution, trois chercheurs du Laboratoire d’Écologie Alpine de Grenoble (LECA, CNRS / Université de Grenoble Alpes / Université Savoir Mont-Blanc) expliquent pour la première fois l'origine de ces grandes régions biogéographiques. A l'appui de modèles mathématiques, ces travaux démontrent que leur existence résulte à la fois du mouvement des plaques tectoniques, de d’élévation des montagnes et des changements de température associés à ces bouleversements. L'étude révèle ainsi l'origine principalement géologique des frontières qui séparent désormais les groupes de mammifères, d’oiseaux et d’amphibiens à travers les continents du globe.

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5 avril 2017

Comprendre l’organisation spatiale de la végétation pour surveiller la dégradation des écosystèmes arides

L’éventuelle dégradation d’un écosystème aride peut se mesurer par la structuration spatiale de la végétation, d’après des travaux de chercheurs du CNRS et d’équipes espagnole et suisse. Cet indicateur, publié récemment dans Nature in Ecologie et Evolution, permet d’envisager la mise en place d’outils de surveillance dans le cadre des changements globaux.

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4 avril 2017

Lorsque le climat se refroidit l'évolution des espèces s'accélère

La manière dont les bouleversements climatiques influencent la morphologie des espèces demeure encore largement méconnue. Dans une étude publiée début avril dans le journal PNAS, deux chercheurs de l'Institut de Biologie de l'École Normale Supérieure de Paris (IBENS, CNRS / ENS Paris / Inserm) se sont intéressés au rôle du climat sur la vitesse d'évolution de la masse corporelle des oiseaux et des mammifères au cours des 80 derniers millions d'années. A l'aide d'un nouveau modèle d'évolution phénotypique les scientifiques ont pu évaluer, tout au long de cette période, l'évolution de la taille des espèces de ces deux classes d'animaux en fonction de la température. Ils ont alors constaté, contre toute attente, que le taux d'évolution de la masse corporelle des mammifères et des oiseaux avait été plus élevé lors des périodes climatiques froides. Ces travaux démontrent la pertinence de ce type de méthodologie pour tester l’effet des variations environnementales passées sur les vitesses d’évolution des espèces.

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3 avril 2017

La régulation ultradienne de la température corporelle : un nouveau mécanisme d’économie d’énergie chez les oiseaux face aux contraintes environnementales

Par opposition aux animaux ectothermes, dont la température corporelle suit celle du milieu extérieur, les animaux endothermes (mammifères et oiseaux) maintiennent leur température corporelle à des valeurs élevées grâce à une forte production de chaleur interne. Cette thermorégulation s'avère toutefois très coûteuse énergétiquement, ce qui explique pourquoi les oiseaux et mammifères peuvent connaître dans certains cas des variations de leur température interne, phénomène appelé « hétérothermie ». Si la régulation de la température interne à l'échelle de la saison (rythme infradien : hibernation par exemple) ou de 24 heures (rythme circadien : sommeil par exemple) est bien connue, il n'en va pas de même de la thermorégulation ultradienne - à l'échelle de l'heure -, laquelle reste peu étudiée. C'est sur celle-ci que s'est penchée une équipe incluant des chercheurs du CNRS travaillant à l'université de Lyon. Les résultats de l'étude, publiés dans la revue Proceeding of the Royal Society B, montrent que les oiseaux exposés à des stress multiples (froid et jeûne alimentaire) réduisent les variations ultradiennes de leur température corporelle. Ce phénomène jusqu’alors inconnu permettrait aux oiseaux acclimatés au froid de réduire le coût énergétique de la thermorégulation en période de fortes contraintes environnementales.

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28 mars 2017

L’histoire évolutive des espèces de Plasmodium précisée par la génomique

Depuis plusieurs années le génome de Plasmodium falciparum, principal agent responsable du paludisme,est scruté avec attention par la communauté scientifique. Ses cousins P. ovale et P. malariae restaient pour leur part peu étudiés sur le plan génétique bien qu’ils sont à l’origine de 5% des cas de paludisme dans le monde. Grâce au séquençage complet du génome de ces deux espèces, une équipe du Centre Sanger de Cambridge (Royaume-Uni), à laquelle se sont associés des chercheurs du Laboratoire Maladies infectieuses et vecteurs : écologie, génétique, évolution et contrôle de Montpellier (Mivegec, CNRS / Université de Montpellier / IRD), a pu établir pour la première fois le cheminement évolutif des représentants du genre Plasmodium affectant l’homme et d’autres mammifères tels que les grands singes. L’étude publiée dans Nature en janvier dernier, tend par ailleurs à montrer qu’unepart importante des génomes de P. malariae et P. ovale sont impliqués dans les processus d’infection des cellules humaines.

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28 mars 2017

La souris a colonisé nos maisons il y a 15 000 ans

L’impact de l’activité humaine sur la biodiversité est un phénomène écologique global qui touche quasiment tous les écosystèmes de notre planète. Mais les premières étapes de l’impact d’Homo sapiens sur son écologie demeurent mal connues et nécessitent une exploration fine du registre paléontologique et archéologique. En collaboration avec des collègues de l’université d’Haïfa et de Jérusalem, des chercheurs du Muséum et du CNRS ont voulu savoir si, dans la trajectoire vers l’agriculture, la sédentarisation des sociétés de chasseurs cueilleurs au Proche Orient au cours du Paléolithique supérieur avait pu être le véritable catalyseur de l’émergence du commensalisme de la souris, plusieurs millénaires avant l’adoption du mode de vie agricole. Les résultats de cette étude ont été publiés dans les PNAS le 27 mars 2017.

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22 mars 2017

Une meilleure compréhension de la reproduction de l’olivier

La connaissance du mode de reproduction de l’olivier a connu récemment une avancée importante grâce à  l'étude d'une espèce proche, la filaire. Chez la filaire, comme chez l’olivier, le risque d’incompatibilité entre le polinisateur et les stigmates d’une plante est de l’ordre d’une chance sur deux. Cette découverte sur la reproduction de l’olivier pourrait expliquer les faibles rendements de certains vergers, d’après des travaux de chercheurs du CNRS, de l’université de Lille et d’équipes italiennes et marocaine, publiés récemment dans Evol Appl.

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22 mars 2017

Découverte de tablettes gravées vieilles de 14 000 ans

La fouille menée depuis 2013 dans l’abri du Rocher de l’Impératrice est à l’origine de découvertes archéologiques majeures, tant au niveau régional qu’à l’échelle européenne. Au-delà de l’intérêt scientifique de ce site, il constitue un patrimoine inestimable. Il aura fallu attendre une trentaine d’année entre la découverte du site par Michel Le Goffic et sa fouille, rendue possible par l’acquisition de ce terrain à l’environnement riche par le Conseil départemental du Finistère. Menée dans le cadre des travaux de recherche de Nicolas Naudinot, enseignant-chercheur préhistorien (Université Côte d’Azur, CNRS, CEPAM), cette opération est financée par le Conseil départemental du Finistère et la DRAC-SRA Bretagne. La commune de Plougastel-Daoulas soutient également le programme, notamment en logeant l’équipe pour la durée de l’opération et en fournissant une aide logistique très précieuse.

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21 mars 2017 - Alerte presse

Forêts tropicales : une diversité insoupçonnée d’organismes unicellulaires complexes

Les forêts tropicales possèdent une diversité insoupçonnée d’organismes unicellulaires eucaryotes (ou protistes). C’est ce que révèle une équipe internationale menée par l’université de Kaiserslautern et incluant des océanographes de la station biologique de Roscoff (CNRS/UPMC), qui ont apporté leur savoir-faire issu des expéditions Tara Océans. Selon ces résultats, les protistes sont bien plus diversifiés que les champignons, les plantes et les animaux y compris les insectes et constitueraient donc potentiellement le plus grand réservoir d’espèce de notre biosphère. Les espèces de protistes dévoilées s’apparentent en grande partie à des parasites apicomplexes, connus pour infecter les insectes, les oiseaux et d’autres animaux. Ceux-ci pourraient contraindre la taille des populations animales et donc permettre l’extraordinaire diversification des espèces observée aujourd’hui dans ces sanctuaires de biodiversité que sont les forêts tropicales. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature Ecology & Evolution le 20 mars 2017.

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17 mars 2017

L'urbanisation affecte la croissance du moineau domestique

Pour les organismes vivants, l’urbanisation est synonyme de multiples contraintes par rapport au milieu rural. La conséquence est une biodiversité urbaine appauvrie, même si un petit nombre d'espèces s'est adapté. Chez les oiseaux, certaines espèces inféodées au milieu urbain semblent pourtant en déclin. C’est notamment le cas du moineau domestique (Passer domesticus), dont les populations ont chuté de 64 % en Europe depuis les années 1980. Les causes restant mystérieuses, une équipe de chercheurs du CNRS, du Centre d’études biologiques de Chizé et au Muséum national d’Histoire naturelle a mené une étude pour évaluer dans quelle mesure la « qualité » des individus varie entre moineaux ruraux et urbains, en se basant sur des données concernant leurs plumes et leur morphologie. Ces données, collectées sur 30 sites de France métropolitaine par les bagueurs bénévoles du Centre de recherches sur la biologie des populations d’oiseaux, font de ce programme un bel exemple de sciences participatives. Les résultats, publiés dans la revue Landscape and Urban Planning, démontrent que les moineaux domestiques sont d’autant plus petits qu’ils vivent dans un milieu fortement urbanisé, et que la qualité du plumage des juvéniles est fortement altérée en milieu urbain.
Des études supplémentaires sont désormais nécessaires afin de déterminer quels sont les facteurs de stress liés en milieu urbain qui affectent le plus l'espèce.

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17 mars 2017

Les mammifères vivent en majorité plus longtemps en captivité

Il est couramment admis que les animaux vivent plus longtemps en captivité qu'à l'état sauvage. Famine, conditions climatiques extrêmes, prédation et compétition intra- et interspécifiques… les risques de mortalité prématurée dans la nature sont élevés. Pour autant, les rares études menées jusqu'à présent ne permettaient qu'une vision parcellaire, car elles se concentraient sur une espèce en particulier. Les récents travaux d’une équipe européenne composée de plusieurs chercheurs CNRS du Laboratoire de biométrie et biologie évolutive (LBBE – CNRS/Univ. Claude Bernard/Vetagro Sup), publiés dans la revue Scientific Reports, sont les premiers réalisés à large échelle. Portant sur 59 espèces de mammifères répartis en 8 ordres (Artiodactyles, Périssodactyles, Carnivores, Primates, Lagomorphes, Rongeurs, Diprotodontes et Scandentiens), ils viennent confirmer que l'espérance de vie est supérieure en zoo pour 84 % des espèces de mammifères étudiées.

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16 mars 2017 - Alerte presse

Les requins s’organisent en un réseau social robuste au prélèvement

Depuis le début des années 2000, de nombreuses études démontrent les conséquences de la pollution sonore générée par le trafic routier sur la biodiversité. Leur intérêt pour ce type de perturbation est assez récent, alors que l'on sait depuis longtemps que l'exposition sonore influence fortement la santé humaine et qu'en France la première loi relative à la lutte contre le bruit date du 31 décembre 1992. Pour autant, la quasi-totalité de ces études s'est focalisée sur les effets néfastes des nuisances sonores sur la communication acoustique, et donc sur les espèces animales utilisant les signaux sonores pour interagir. Si le « brouillage » de cette communication peut être lourd de conséquences pour l'espèce concernée (en termes de reproduction, etc.), une récente étude menée sur la Rainette verte par les chercheurs du Laboratoire d’écologie des hydrosystèmes naturels et anthropisés (LEHNA – CNRS/ENTPE/Univ. Claude Bernard Lyon 1), publiée dans la revue Conservation Biology, vient de prouver que c'est plus largement l’état sanitaire des animaux qui est affecté par les perturbations sonores.

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9 mars 2017

La pollution sonore générée par le trafic routier affecte l’état sanitaire des animaux

Depuis le début des années 2000, de nombreuses études démontrent les conséquences de la pollution sonore générée par le trafic routier sur la biodiversité. Leur intérêt pour ce type de perturbation est assez récent, alors que l'on sait depuis longtemps que l'exposition sonore influence fortement la santé humaine et qu'en France la première loi relative à la lutte contre le bruit date du 31 décembre 1992. Pour autant, la quasi-totalité de ces études s'est focalisée sur les effets néfastes des nuisances sonores sur la communication acoustique, et donc sur les espèces animales utilisant les signaux sonores pour interagir. Si le « brouillage » de cette communication peut être lourd de conséquences pour l'espèce concernée (en termes de reproduction, etc.), une récente étude menée sur la Rainette verte par les chercheurs du Laboratoire d’écologie des hydrosystèmes naturels et anthropisés (LEHNA – CNRS/ENTPE/Univ. Claude Bernard Lyon 1), publiée dans la revue Conservation Biology, vient de prouver que c'est plus largement l’état sanitaire des animaux qui est affecté par les perturbations sonores.

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9 mars 2017

Les recettes de l’art Levantin en partie dévoilées

Les peintures rupestres en lien avec cette forme d’art préhistorique localisée dans l’est de l’Espagne conservaient jusqu’ici une part de mystère quant aux techniques employées pour les réaliser. Dans une étude publiée récemment dans la revue PLOS ONE1, une équipe constituée d’archéologues de l’Unité Travaux et Recherches Archéologiques sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés (TRACES, CNRS / Université Toulouse Jean Jaurès / Ministère de la culture et de la communication) et de l’Université de Valence (Espagne) apportent de nouveaux éléments à ce sujet. En combinant l’analyse physico-chimique, la paléobotanique et l’archéologie expérimentale, les chercheurs ont en effet démontré que les peintures de l’abri sous roche de Les Dogues, dans la province de Castellón, étaient constituées d’un mélange de charbon de bois provenant de plantes diverses et d’une ou plusieurs substances agglutinantes. Cette démarche scientifique inédite offre de nouvelles perspectives dans la compréhension du savoir-faire associé à la préparation des pigments levantins et la possibilité d’obtenir leur datation par le radiocarbone.

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8 mars 2017

Le pâturage des pelouses subalpines préserve leur biodiversité

Certaines de nos activités émettent de grandes quantités d’azote oxydées (NOx) ou réduites (NHx) susceptibles de perturber le fonctionnement des milieux naturels. Dans les prairies subalpines1 des Pyrénées, cela se traduit par un apport excessif d’éléments azotés. Pour la première fois, des chercheurs du Laboratoire Évolution et Diversité Biologique de Toulouse (EDB, CNRS / Université Toulouse III - Paul Sabatier / ENSFA / IRD), du Centre d'Etudes Spatiales de la BIOsphère (CESBIO, CNRS / CNES / Université Toulouse III - Paul Sabatier / IRD)du laboratoire Biodiversité Gènes et Communautés (BIOGECO, INRA / Université de Bordeaux) et de l’Instituto Pirenaico de Ecología (Espagne) ont pu analyser les conséquences à long terme des dépôts azotés sur la biodiversité végétale de ces écosystèmes2.Alors que les scientifiques s’attendaient à une diminution du nombre d’espèces avec l’accroissement des dépôts azotés, ils ont au contraire constaté son augmentation. Dans ces zones d’alpage très pâturées, la consommation par les herbivores des plantes qui bénéficient de l’enrichissement du sol en azote semble expliquer cette contradiction. L’étude, qui s’est également intéressée à l’impact du réchauffement climatique sur ces milieux naturels, a été publiée en janvier dernier dans Journal of Ecology.

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1 mars 2017 - Alerte presse

Après la plus grande extinction de tous les temps, des fossiles exceptionnels dévoilent une biodiversité inattendue

A la fin de l’ère primaire, la plus grande extinction de tous les temps rayait de la carte 90% des espèces alors existantes. On considère habituellement que les cinq premiers millions d’années suivant cette crise furent caractérisés par une biodiversité extrêmement faible. Cependant, un nouveau gisement paléontologique situé près de Paris, Idaho (USA) lève le voile sur une diversité d’êtres vivants aussi spectaculaire qu’inattendue moins de 1,5 million d’années après la crise, questionnant la validité d’un tel scénario. Publiée le 15 février dans la revue Science Advances, cette découverte a été réalisée par une équipe internationale (France, USA, Suisse, Pays de Galles, Suède et Luxembourg) coordonnée par Arnaud Brayard, chercheur CNRS au laboratoire Biogéosciences (CNRS/Université de Bourgogne) et impliquant cinq laboratoires français.

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28 février 2017

L’environnement influence le risque de cancer chez les animaux

Alors que les dégradations de l’environnement sont désormais connues pour accentuer le risque de certains cancers chez l’Homme qu’en est-il des autres animaux ? Dans une étude publiée récemment dans Ecology Letters, deux chercheurs de l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier (ISEM, CNRS / Université de Montpellier / IRD / EPHE) ont constaté que les populations d’espèces vivant dans des environnements très éloignés de leurs conditions naturelles étaient elles aussi davantage sujettes au cancer. En poursuivant leurs investigations chez l’Homme à partir d’un modèle mathématique, les scientifiques ont ensuite pu estimer le risque de cancer chez nos lointains ancêtres. Alors que celui-ci atteint aujourd’hui 40%, il devait être inférieur à 10% chez les premiers chasseurs cueilleurs. Ces résultats nous éclairent sur la manière dont les variations naturelles de l'environnement et l'activité humaine affectent le risque de cancer dans l’ensemble du règne animal.

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15 février 2017

Un nouveau modèle prédit que la Polynésie française sera un refuge climatique pour la survie des récifs coralliens dans le futur

Les nouvelles projections climatiques sur les récifs coralliens de notre planète montrent les récifs qui seront affectés par un blanchissement annuel, un stress qui est considéré comme le plus dramatique pour la survie même des récifs.

Ces projections hautes-résolutions, basées sur les nouveaux modèles climatiques, prédisent où et quand on peut attendre des blanchissements coralliens. Ces prédictions montrent ainsi que les récifs de Taiwan et ceux autours des archipels de Turks et Cocos seront les premier à sibir des blanchissements annuels récurrents. D’autres récifs, tels que ceux des côtes de Bahrain, du Chili ou de Polynésie, seront affectés par des blanchissements annuels récurrents plusieurs dizaines d’années plus tard si l’on se fie aux travaux publiés récemment dans Nature Scientific Reports.

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31 janvier 2017

L’impasse évolutive de l’autofécondation se précise

Certaines pratiques contemporaines comme la pêche ou l’agriculture peuvent aider les archéologues à interpréter des vestiges anciens associés à des activités similaires. C’est ce qu’est parvenue à démontrer une équipe internationale réunissant notamment des chercheurs du Centre d’Ecologie Evolutive et Fonctionnelle de Montpellier ( CEFE, CNRS / Université de Montpellier / Université Paul Valéry Montpellier / EPHE ), de l’Institut de Recherche pour le Développement  et du Muséum National d’Histoire Naturelle en étudiant le fonctionnement d’une pêcherie d’Afrique australe. Leurs travaux publiés en décembre dernier dans la revue PNAS ont permis d’établir un parallèle avec les vestiges de barrages à poissons précolombiens découvert en 2000 par un archéologue américain. Cette étude comparée révèle que dans un contexte environnemental et social similaire, deux peuples éloignés à la fois dans l’espace et le temps sont capables de développer une méthode de pêche durable étonnamment similaire.

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31 janvier 2017

Les surprenantes capacités auditives d’un lépidoptère révélées

Certaines pratiques contemporaines comme la pêche ou l’agriculture peuvent aider les archéologues à interpréter des vestiges anciens associés à des activités similaires. C’est ce qu’est parvenue à démontrer une équipe internationale réunissant notamment des chercheurs du Centre d’Ecologie Evolutive et Fonctionnelle de Montpellier ( CEFE, CNRS / Université de Montpellier / Université Paul Valéry Montpellier / EPHE ), de l’Institut de Recherche pour le Développement  et du Muséum National d’Histoire Naturelle en étudiant le fonctionnement d’une pêcherie d’Afrique australe. Leurs travaux publiés en décembre dernier dans la revue PNAS ont permis d’établir un parallèle avec les vestiges de barrages à poissons précolombiens découvert en 2000 par un archéologue américain. Cette étude comparée révèle que dans un contexte environnemental et social similaire, deux peuples éloignés à la fois dans l’espace et le temps sont capables de développer une méthode de pêche durable étonnamment similaire.

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30 janvier 2017

Une pêcherie durable atteste de la construction culturelle de niche

Certaines pratiques contemporaines comme la pêche ou l’agriculture peuvent aider les archéologues à interpréter des vestiges anciens associés à des activités similaires. C’est ce qu’est parvenue à démontrer une équipe internationale réunissant notamment des chercheurs du Centre d’Ecologie Evolutive et Fonctionnelle de Montpellier ( CEFE, CNRS / Université de Montpellier / Université Paul Valéry Montpellier / EPHE ), de l’Institut de Recherche pour le Développement  et du Muséum National d’Histoire Naturelle en étudiant le fonctionnement d’une pêcherie d’Afrique australe. Leurs travaux publiés en décembre dernier dans la revue PNAS ont permis d’établir un parallèle avec les vestiges de barrages à poissons précolombiens découvert en 2000 par un archéologue américain. Cette étude comparée révèle que dans un contexte environnemental et social similaire, deux peuples éloignés à la fois dans l’espace et le temps sont capables de développer une méthode de pêche durable étonnamment similaire.

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26 janvier 2017 - Alerte presse

Reproduire la formation de la matière organique dans le système solaire primitif

Reproduire en laboratoire la formation de la matière organique, c’est le défi réalisé par des chercheurs de l’IMPMC (CNRS/MNHN/UPMC/IRD) et du laboratoire METIS (CNRS/UPMC/EPHE) . Ils ont fractionné le plus simple des hydrocarbures, le méthane gazeux, en plusieurs petits morceaux et ils ont obtenu des dépôts de carbone dont l’arrangement des atomes et la composition isotopique sont identiques à ceux des grains organiques des météorites carbonées. Cette expérience ouvre pour la première fois une piste expérimentale pour interpréter la composition isotopique en hydrogène de ces météorites qui présente une « anomalie », une signature caractéristique, dont l’origine est toujours incomprise. Elle permet également de reproduire l’environnement qui prévalait dans le disque protoplanétaire, où le rayonnement ultraviolet du jeune soleil entrainait la fragmentation du méthane. Ces travaux sont publiés le 16 janvier 2017 dans PNAS.

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26 janvier 2017

Les antibiotiques favorisent le jeu de dupe de certaines bactéries

La coopération est une stratégie adoptée par bon nombre d’espèces. Les individus qui génèrent des ressources utilisées par toute la communauté doivent cependant faire face à des tricheurs qui profitent du produit de la coopération sans participer à sa production. Dans une étude publiée récemment dans la revue PNAS, une équipe de l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier ( ISEM, CNRS / Université de Montpellier) s’est intéressée à l’influence d’un antibiotique sur la dynamique d’une population de bactéries composée de tricheurs et de coopérateurs. Après avoir constaté que la part de tricheurs augmentait plus vite en présence d’antibiotiques, les scientifiques ont pu démontrer, à l’appui d’un modèle théorique, que les coopérateurs étaient en fait plus « sensibles » aux antibiotiques que les tricheurs. Ces travaux contribuent à souligner le rôle crucial de l’environnement dans les interactions entre espèces au sein des écosystèmes naturels.

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17 janvier 2017

Une bactérie détermine le sexe chez le cloporte

Parce qu’il conditionne le développement mâle ou femelle des individus, le déterminisme sexuel s’avère fondamental pour bon nombre d’espèces. Une équipe du Laboratoire Ecologie et Biologie des Interactions (EBI, CNRS/ Université de Poitiers) de Poitiers, s’est intéressée de plus près à ce mécanisme chez le cloporte commun (Armadillidium vulgare), un crustacé terrestre très courant sous nos latitudes. En comparant le génome de représentants de l’espèce à celui de la bactérie Wolbachia, connue pour vivre en symbiose avec cet organisme, les chercheurs ont constaté que le transfert de fragments génétiques bactériens dans le génome du cloporte avait abouti à l'évolution d'un nouveau chromosome sexuel déterminant le sexe femelle. Cette étude, publiée récemment dans la revue PNAS, démontre ainsi pour la première fois que le transfert horizontal de gènes peut être à l’origine du déterminisme sexuel chez certaines espèces.

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3 janvier 2017

Une protéine redox de l'œuf qui déverrouille le noyau du spermatozoïde

Le noyau du spermatozoïde est verrouillé dans un état chromatinien ultracompact incompatible avec la formation du zygote. L’équipe de Benjamin Loppin au laboratoire de Biométrie et de biologie évolutive, a élucidé le mécanisme qui permet son déverrouillage à la fécondation. Ces travaux réalisés grâce à l’étude d’un mutant de drosophile isolé il y a près de 25 ans, ont été publiés le 23 novembre 2016 dans la revue Nature Communications.

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2 janvier 2017

Une plongée vertigineuse dans la diversité du monde vivant

L’ensemble des liens de parenté entre espèces forme ce que l’on appelle l’« arbre de la vie. » En raison du nombre considérable d’espèces connues – plusieurs millions –, la représentation de cet arbre constitue un véritable défi. Damien de Vienne, au Laboratoire de Biométrie évolutive de Lyon, propose un outil interactif et intuitif, Lifemap, qui permet de se « promener » dans l’arbre de la vie, et d'en visualiser les niveaux hiérarchiques et les relations entre espèces. Cette étude a été publiée le 22 décembre 2016 dans la revue PLoS Biology.

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