CNRS : Centre National de la Recherche Scientifique
Liens utiles CNRSLe CNRSAnnuairesMots-Clefs du CNRSAutres sites
Accueil  Environnement et développement durable - Centre National de la recherche scientifiqueAccueil  Institut écologie et développement - Centre National de la recherche scientifique
  Accueil > Espace communication > En direct des laboratoires

sur ce site :

En direct des laboratoires

20 avril 2015

Les parures : un traceur de la néolithisation de l’Europe

Une publication dans Plos One d'une équipe de chercheurs bordelais et américains sur la complexité des échanges entre les populations européennes à un moment clef de l’histoire de ce continent.

En savoir plus

 

16 avril 2015 - alerte presse

Biennale de Venise 2015 : des chercheurs font se mouvoir des arbres au rythme de leur sève

Des arbres évoluant au milieu du public, au rythme de leur physiologie et des conditions météorologiques : c’est l’étonnant projet auquel ont participé des chercheurs du CNRS et de l’université de Toulouse dans le cadre de « Rêvolutions », une installation de l’artiste Céleste Boursier-Mougenot. Celle-ci a été choisie pour représenter la France1 à la Biennale d’art contemporain de Venise 2015 qui ouvrira ses portes le 9 mai prochain.

En savoir plus

 

9 avril 2015

L’impact environnemental d’une ancienne cité gauloise pour la première fois décrypté

Situé près de Clermont-Ferrand, l’oppidum1 de Corent fut la capitale des Arvernes, puissant peuple gaulois du Massif central. Si les campagnes de fouilles menées ces dernières années permettent de mieux cerner l’occupation spatiale et chronologique de ce territoire occupé par l’homme au moins depuis le troisième millénaire av. J-C, l’influence de ces premières structures urbaines sur le milieu naturel est encore peu documentée. En croisant l’analyse de grains de pollen prélevés à la fois dans une zone humide située au sein de l’ancienne cité des Arvernes et dans des niveaux archéologiques du site, une équipe pluridisciplinaire est parvenue à retracer son impact environnemental au fil de son histoire. Ses résultats2 ont été publiés le 8 avril 2015 dans la revue Plos One.

En savoir plus

 

9 avril 2015

L’australopithèque Little Foot a 3 670 000 ans

Des chercheurs d’institutions américaines, canadiennes, sud-africaines, et françaises publient cette semaine dans la revue Nature la datation de Little Foot. Découvert au nord-ouest de Johannesburg, au cœur du berceau de l’Humanité, dans la grotte de Silberberg (Sterkfontein), ce squelette presque complet d’un australopithèque est exceptionnel. Treize années ont été nécessaires à l’équipe de Ron Clarke (université de Witwatersrand, Afrique du Sud) pour dégager Little Foot (ou StW 573) de sa gangue rocheuse, des millions d’années après sa mort.

En savoir plus

 

30 mars 2015

Les sédiments du lac Igaliku témoignent de l’histoire pastorale du Groenland

Ayant analysé les sédiments du lac Igaliku (sud-ouest du Groenland), des chercheurs du laboratoire Chrono-environnement (Université de Franche-Comté / CNRS) et de l’Institut des sciences de la Terre d’Orléans (ISTO, Université d’Orléans / CNRS / BRGM) ont pu mettre en évidence l’existence de deux périodes d’élevage intensif d’herbivores dans cette région : la civilisation Vikings au Moyen-Âge et à partir des années 1920, quand les danois ont mis en place un élevage majoritairement constitué d’ovins.

En savoir plus

 

30 mars 2015

L’évolution « récente » des grands dauphins mieux comprise

Dans l’Atlantique Nord-est, coexistent deux types de grands dauphins : les « côtiers », qui vivent dans des eaux peu profondes (moins de 40 m.) ; et les « pélagiques », localisés majoritairement dans des zones plus profondes. Qu’est-ce qui a mené à l’apparition de ces deux écotypes, fortement différenciés génétiquement ? : Un changement environnemental majeur, assez récent dans l’histoire de la Terre… C’est ce que répond une étude publiée récemment dans la revue Proceedings of the Royal Society B-Biological Sciences, par des chercheurs du Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CNRS/Université de La Rochelle), du laboratoire Littoral, Environnement et Sociétés (CNRS/Université de La Rochelle), de l’UMS Pelagis (CNRS/Université La Rochelle), du Groupe d’Etude des Cétacés du Cotentin et de l’Université de Groningen.

En savoir plus

 

30 mars 2015

Une approche inédite fondée sur la datation par luminescence apporte un nouvel éclairage sur le site paléolithique de la Ferrassie

Coordonné par Guillaume Guérin de l’Institut de recherche sur les archéomatériaux - IRAMAT (CNRS/Université technique Belfort-Montbéliard/Université Bordeaux Montaigne/Université d'Orléans), un nouveau projet interdisciplinaire* a été lancé sur une partie du site paléolithique de La Ferrassie laissée intacte lors des fouilles antérieures. L'un des objectifs était de fournir des informations chronologiques pour la séquence des niveaux archéologiques et d'y replacer les squelettes mis au jour par Louis Capitan et Denis Peyrony au début des années 1900. Ce travail a pu être mené à bien grâce au concours de chercheurs des laboratoires PACEA (CNRS/Université de Bordeaux/Ministère de la culture et de la communication), TRACES (CNRS/Université Toulouse Jean Jaurès/Ministère de la culture et de la communication) et HNHP (CNRS/MNHN/Université de Perpignan).

En savoir plus

 

27 mars 2015

Comment une petite orchidée trompe des mouches drosophiles ?

Ne se trouvant qu’à la Réunion, dans la forêt humide de basse altitude, l’orchidée Gastrodia similis n’a rien à voir avec ses exubérantes cousines qui décorent nos maisons : large de quelques centimètres seulement, sa fleur est très discrète. A cause peut-être de cette discrétion, les stratégies de reproduction de G. similis  n’étaient pas connues. On en sait désormais plus grâce à des travaux publiés en ligne le 20 février 2015 dans la revue New Phytologist par une équipe internationale comprenant des chercheurs du laboratoire Évolution, génomes, comportement et écologie (CNRS/Université Paris-Sud/IRD) et de l’Université de La Réunion. L’étude révèle - entre autres - un fait étonnant : pour assurer sa pollinisation, G. similis triche avec une espèce particulière de mouche, la drosophile Scaptodrosophila bangi.

En savoir plus

 

19 mars 2015 - Alerte presse

Déclin du puits de carbone amazonien lié à une surmortalité des arbres 

L’Amazonie est en train de perdre sa capacité à absorber le dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique, principal gaz à effet de serre. C’est le résultat d’un inventaire colossal : le suivi, sur une trentaine d’années, de la biomasse contenue dans 321 parcelles de forêt amazonienne. Il révèle que le taux de mortalité des arbres a augmenté de plus d’un tiers depuis le milieu des années 1980, diminuant la capacité de stockage du CO2 par la forêt tropicale. L’étude implique presque 100 chercheurs du réseau Rainfor1 sous la direction de l’université de Leeds, dont des chercheurs français du Cirad, du CNRS et de l’Inra, collaborant au sein du Labex CEBA.

En savoir plus

 

17 mars 2015

Le bruit des villes pourrait affecter la capacité des moineaux à être de bons parents

Trafic routier, sonneries de téléphone, klaxons, bruit de chantiers ou d’usines, cris humains, aboiements… : les villes sont le siège d’un brouhaha quasi omniprésent qui nuit à de nombreux animaux. Jusqu’ici, plusieurs études avaient montré que cette pollution sonore anthropique (liée aux activités humaines) perturbait la communication vocale des oiseaux. Une nouvelle étude menée sur des moineaux au Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CNRS / Université de La Rochelle), suggère que le bruit urbain aurait un autre effet négatif important, peu étudié jusque-là : il pourrait aussi affecter la capacité des volatiles à bien s’occuper de leurs petits. Les détails ont été publiés récemment dans la revue Behavioral Ecology.

En savoir plus

 

17 mars 2015

Quand les poissons tropicaux étendent leur niche climatique à la Méditerranée

Depuis l'ouverture du canal de Suez en 1869, de nombreuses espèces de poissons du bassin Indo-Pacifique ont envahi la Méditerranée. Un tiers d’entre elles ont colonisé des eaux plus froides que leur bassin d'origine étendant ainsi leur niche climatique. Ces résultats suggèrent que les expansions d'espèces en milieu marin face au réchauffement climatique sont aujourd'hui encore sous-estimées. Fruit du travail de recherche d’une équipe internationale composée notamment de scientifiques du Centre de recherche insulaire et observatoire de l'environnement (CRIOBE – CNRS/Université de Perpignan/EPHE), cette étude est à la Une du numéro de mars 2015 de la revue Ecology Letters.

En savoir plus

 

16 mars 2015

Des vestiges médiévaux à l’origine de véritables îlots de biodiversité au sein des forêts actuelles

Dans le livre The world without us (Le monde sans nous), le journaliste américain Alan Weisman décrit l’évolution progressive de la flore et de la faune après la disparition de l’humanité. L’auteur explique notamment qu'en l’espace de quelques siècles les villes retourneraient à l'état de forêts. Deux chercheurs de l’unité Ecologie et dynamique des systèmes anthropisés (Edysan - CNRS / Univ. de Picardie Jules Verne) ont voulu tester rétrospectivement cette hypothèse. Ils ont pour cela recherché l’impact des mottes castrales sur la végétation de certaines zones forestières actuelles. Leurs travaux publiés le 10 février dans la revue Ecosystems révèlent que ces habitats édifiés à l’époque médiévale influencent encore la structure des communautés végétales et la fertilité des sols qui y sont associés des siècles après leur abandon.

En savoir plus

 

13 mars 2015 - Actu INRA

Le frelon asiatique attiré par les odeurs de la ruche

Apparu en 2004 en France, le frelon à pattes jaunes ou frelon asiatique, représente une menace pour l’apiculture mais aussi pour la biodiversité, notamment celle des insectes pollinisateurs. Considéré comme envahissant, il représente un sérieux prédateur pour l’abeille domestique. Les populations d’abeilles, en déclin partout dans le monde, sont fragilisées par les attaques de ce prédateur apparu récemment. Les unités Evolution Génomes Comportement Ecologie (EGCE - CNRS / Univ. Paris Sud / IRD), Biogéosciences (CNRS / Univ. de Bourgogne) et Santé et Agroécologie du Vignoble (SAVE) de l’Inra étudient les bases olfactives du comportement du frelon asiatique afin de comprendre les modes d’orientation de ce prédateur mais aussi de développer des stratégies de lutte ou de piégeage efficaces. Les premiers résultats de cette étude sur l’orientation olfactive ont été publiés dans la revue Plos One le 30 décembre 2014.

En savoir plus

 

4 mars 2015 - Alerte presse

La tuberculose humaine est antérieure à la domestication animale au Proche-Orient

Une équipe internationale coordonnée par des chercheurs de l’EPHE et du CNRS1 vient d’identifier les squelettes humains les plus anciens attestant de l’existence de la tuberculose humaine à des périodes antérieures à la domestication animale. Différentes analyses (biomoléculaires et imagerie 3D) ont confirmé la présence de plusieurs cas de tuberculose humaine parmi les individus retrouvés dans les niveaux anciens du site néolithique de Dja'de-El-Mughara en Syrie.

En savoir plus

 

2 mars 2015

Un surprenant mode de transmission de Wolbachia identifié chez les termites

Les Wolbachia sont des bactéries infectant les cellules de nombreux insectes. Pour la première fois, des scientifiques français issus de l’Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris (IEES – CNRS / UPMC / IRD / UPEC / INRA), du laboratoire Ecologie, systématique et évolution (ESE – CNRS / Université Paris-Sud / AgroParisTech) et du laboratoire Évolution, génomes, comportement et écologie (EGCE – CNRS / Université Paris-Sud / IRD) ont étudié la dynamique d’infection de ce microorganisme chez plusieurs colonies de termites Cubitermes subarquatus, une espèce qui peuple les forêts du Gabon. Leurs travaux publiés le 11 février dans la revue Plos One montrent que les ¾ de la caste des soldats immatures sont infectés par Wolbachia. Un tel niveau de contamination implique une transmission des bactéries par échanges trophiques entre individus, facilitant ainsi leur diffusion dans les colonies de termites.

En savoir plus

 

février 2015

Un MALLABAR pour étudier l’écologie chimique marine !

Le 22 janvier 2015, l’Institut Méditerranéen de Biodiversité  et d’Ecologie marine et continentale (IMBE) de l’Institut Pythéas (CNRS, IRD, Université d’Aix-Marseille) a inauguré le plateau MALLABAR, une nouvelle plateforme mutualisée dédiée à l’étude de l’écologie chimique marine installée à la Station Marine d'Endoume. Un outil exceptionnel qui va notamment permettre aux chercheurs de comprendre comment les conséquences du changement climatique sur telle ou telle espèce pourraient avoir des répercussions sur l’ensemble d’un écosystème marin.  L’installation de ce plateau unique en France dans un laboratoire d’écologie a pu être réalisée dans le cadre d'une collaboration scientifique pérenne avec deux autres équipes des Universités de Nice (Institut de Chimie de Nice) et de Toulon (MAPIEM), et grâce aux soutiens de la Région PACA, du CNRS, de l'ANR (SecPrime²) et de la Fondation TOTAL.

En savoir plus

 

17 février 2015

Outarde houbara : l’âge du père influence la croissance de sa descendance

S’il ne fait plus de doute que le succès reproducteur des mâles de nombreuses espèces diminue avec l’âge1, quel est l’impact de cette altération sur leur progéniture ? Pour tenter de répondre à cette question, une équipe réunissant notamment des chercheurs de l’Unité Biogéosciences (CNRS/Université de Bourgogne) et du Centre d'Ecologie et des Sciences de la Conservation – CESCO (CNRS/MNHN/UPMC) a étudié l’impact de l’âge parental sur la croissance des descendants de l’Outarde houbara, une espèce d’oiseaux terrestre. Leurs résultats publiés le 3 février dans la revue Nature Communications montrent, sans équivoque, que l’âge du père affecte le taux d’éclosion des œufs puis la croissance des jeunes durant leur premier mois de vie.

En savoir plus

 

16 février 2015

Chez les singes aussi, les individus les plus intelligents forment les réseaux sociaux les plus efficaces

Avec le développement de Facebook et Twitter, la notion de réseau social s’est largement démocratisée. Pour les éthologues, un réseau social est un ensemble de liens entre différents individus d’un groupe humain ou animal, qui interagissent pour s’échanger des informations, ou communiquer dans le cadre de la recherche de nourriture ou de la reproduction. Un tel réseau est d’autant plus efficace (ou « optimal », ou « efficient ») qu’une information s’y déplaçant, transite entre tous les individus avec le minimum de connexions possible entre ces individus. Jusque là, les chercheurs avaient décrit une telle « efficience » surtout pour les réseaux de communications et de transports humains. Mais jamais personne n’avait étudié l’optimalité de réseaux sociaux chez d’autres animaux. C’est désormais chose faite, grâce à une équipe internationale comprenant des éthologues de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien qui a analysé plusieurs espèces de singes. Ces travaux ont été publiés récemment dans la revue Scientific Reports.

En savoir plus

 

16 février 2015 - alerte presse

Un virus transforme les coccinelles en zombies au profit d’une guêpe parasitoïde

Un exemple original de manipulation comportementale chez une guêpe parasitoïde et son hôte la coccinelle maculée a été étudié par une équipe de chercheurs du CNRS, de l’IRD et des universités de Perpignan, Montpellier et Montréal1,2 : la guêpe incite la coccinelle à se comporter en « garde du corps » de sa larve. Un changement de comportement qui intervient alors que la larve n’est plus en contact direct avec son hôte.

En savoir plus

 

16 février 2015

Comment mieux protéger les récifs coralliens du réchauffement océanique ?

Comment protéger les récifs coralliens du phénomène destructeur de blanchissement lié au réchauffement climatique ? Etablir des réserves marines dans les zones où ils se situent ne suffit pas ; il faut aussi - et surtout - veiller à ce que ces édifices aient une structure initiale complexe avec beaucoup de coraux juvéniles, et qu’ils se trouvent dans une eau peu polluée et assez profonde. Voilà en substance, l’important message délivré par une étude réalisée par une équipe internationale, comprenant David Mouillot du Centre pour la biodiversité marine, l'exploitation et la conservation. Publiés récemment dans la revue Nature, ces travaux devraient aider les gestionnaires de récifs coralliens à mieux prédire la réponse de ces systèmes au réchauffement océanique et à augmenter leur chance de résilience.

En savoir plus

 

30 janvier 2015

Un système visuel original découvert chez une espèce de lézard européen

Le lézard vivipare est un reptile de la famille des Lacertidae relativement commun en France. Une équipe associant des biologistes de l'Institut d'écologie et des sciences de l'environnement de Paris et de l'Université de Cornell, aux Etats-Unis, vient de montrer que cette espèce disposait d’un système visuel sensible aux rayonnements proches de l’infrarouge. Extrêmement rare chez les vertébrés terrestres, un tel système visuel permettrait au lézard vivipare de mieux discriminer des subtiles variations de coloration arborées par ses congénères. Ces travaux publiés en décembre dans The Journal of Experimental Biology suggèrent que cette étonnante caractéristique aurait co-évolué en même temps que les signaux colorés connus pour être impliqués dans les interactions sociales.

En savoir plus

 

20 janvier 2015

Mesurer l’impact des nanotubes de carbone dans l’environnement

Avec l’utilisation toujours croissante des nanotubes de carbone dans l’industrie, la question de leur impact écologique se pose. Mais notre environnement, naturellement riche en carbone, rend la détection de nanotubes très délicate. Des chercheurs du Centre interuniversitaire de recherche et d'ingénierie des matériaux (CIRIMAT – CNRS / Université Toulouse III – Paul Sabatier / Institut national polytechnique de Toulouse), du Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (LAAS-CNRS) et du Laboratoire d’écologie fonctionnelle et environnement (EcoLab - CNRS / Université Toulouse III – Paul Sabatier / Institut national polytechnique de Toulouse) ont mis au point une technique permettant de mesurer la quantité de nanotubes de carbone (NTC) présents dans des larves d'amphibiens après exposition.

En savoir plus

 

20 janvier 2015

Quand l'écologie statistique fait progresser les connaissances scientifiques

L'écologie statistique s’intéresse au développement et à l’application de méthodes et d’outils statistiques à même de répondre aux besoins de l’écologie et de la biologie évolutive. Un article publié le 24 décembre 2014 dans la revue Biology Letters par une équipe de scientifiques réunissant de nombreux chercheurs du CNRS, fait le point sur les dernières avancées dans ce domaine. S'appuyant sur les travaux présentés lors des quatre dernières Conférences internationales en écologie statistique, dont la dernière s'est tenue à Montpellier début juillet 2014, cet article témoigne de l'évolution mais aussi de l'essor qu'a connu la discipline au cours de ces dernières années. L'étude formalise par ailleurs les efforts de la communauté scientifique française en écologie statistique désormais structurée au travers du Groupement de Recherche Ecologie Statistique, créé il y a tout juste un an.

En savoir plus

 

19 janvier 2015

Fonte des glaces de l’Arctique : la surprenante adaptation du mergule nain

A cause du réchauffement planétaire en cours, les glaces de l’océan Arctique fondent à vue d’œil... Leur disparition induira-t-elle fatalement l’extinction des animaux qui en dépendent pour leur alimentation, comme le craignent de nombreux scientifiques ? Pas forcément, indique une étude menée par des chercheurs du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive et du laboratoire LIttoral environnement et sociétés, et réalisée sur l’oiseau de mer mergule nain (Alle alle) vivant dans l’Archipel François-Joseph, à l'extrême nord de la Russie. Publiés en ligne le lundi 12 janvier dans la revue Global Change Biology, ces travaux montrent en effet, qu’en l’absence de glace de mer le mergule nain est capable d’une surprenante adaptation, lui permettant de s’alimenter ailleurs.

En savoir plus

 

6 janvier 2015

La diversité : assurance de productivité des forêts

Les changements globaux que connaît actuellement notre planète affectent tous les biomes et induisent de nombreux impacts à tous les niveaux d’organisation, des organismes aux écosystèmes et notamment la composition des communautés végétales. Plus il y a d'espèces, plus la productivité des écosystèmes est stable dans le temps. Si cette hypothèse dite « d'assurance écologique » a été vérifiée expérimentalement pour des prairies, elle est plus difficile à tester pour des forêts avec des arbres aux longévités centenaires. Une équipe internationale composée notamment de chercheurs du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive et de la Station d'écologie expérimentale du CNRS à Moulis a imaginé une alternative. Près de 150 000 simulations basées sur des paramètres réels de forêts européennes ont été réalisées. Ces expériences virtuelles ont confirmé l'effet positif de la diversité des communautés d’arbres sur la stabilité des écosystèmes forestiers. Menés en collaboration avec des chercheurs français, suisses et allemands, ces travaux ont été publiés online le 12 septembre 2014 d'Ecology Letters.

En savoir plus

 

6 janvier 2015

La sexualité d'une microalgue impactée par son environnement

La reproduction sexuée est l'apanage de l’ensemble des êtres vivants eucaryotes, à l'image d'Emiliania huxleyi, une algue unicellulaire présente dans la plupart des océans du globe. Par l'analyse génétique de 185 souches d'Emiliana provenant de différents écosystèmes marins planctoniques, une équipe internationale, initiée par des scientifiques de la Station biologique de Roscoff et de l’Institut de Microbiologie de la Méditerranée (IMM), a montré que des formes sexuées de l'espèce étaient essentiellement présentes dans des milieux marins compétitifs et variables.En haute mer, où l’environnement est beaucoup plus stable et dilué, les populations semblent en revanche avoir perdu la sexualité de manière irréversible suite à des changements génomiques majeurs.Ces travaux ont été publiés le 2 décembre dans The ISME Journal.

En savoir plus

 

6 janvier 2015

Bar et loup : deux espèces en une

Le bar (Dicentrarchus labrax), issu de la pêche ou de la pisciculture, est l’un des poissons les plus consommés en France. Jusqu’ici les biologistes savaient que cette « espèce » était constituée de deux populations : le « bar » vivant dans l’Atlantique nord-est et le « loup » de Méditerranée. Un consortium international comprenant six chercheurs de l’Institut de sciences de l’évolution de Montpellier, vient de démontrer que cette double dénomination reflète également une dualité génomique. Le bar et loup ne constituent pas une seule et même espèce mais pas non plus deux espèces  entièrement différentes. Publié le 23 décembre dans la revue Nature Communications, ce résultat est crucial pour la recherche fondamentale sur les mécanismes de formation des espèces. Il est aussi très important pour les programmes de domestication et d’amélioration génétique du bar/loup.

En savoir plus

 

6 janvier 2015

Les Incas polluaient aussi leur atmosphère

Jusqu’ici les chercheurs pensaient que la pollution de l’air par des activités humaines dans l’hémisphère Sud datait seulement de la période postindustrielle, soit il y a moins d’un siècle. Or une équipe du Laboratoire d’écologie fonctionnelle et environnement  (CNRS / Université de Toulouse), dirigée par François De Vleeschouwer, vient de mettre en évidence qu’en Amérique du Sud, la pollution atmosphérique remonte au moins du temps des Incas, qui ont exploité le cuivre et l’argent dans le sous-sol des Andes jusqu’au début du 16e siècle ! Les chercheurs sont parvenus à cette conclusion en étudiant la chimie des métaux dans une tourbière au Chili. Les détails sont publiés dans la revue PlosOne de fin octobre.

En savoir plus

 

5 janvier 2015

Pourquoi les poissons osseux dominent les océans ?

Les poissons osseux, avec un squelette ossifié, sont aujourd’hui extrêmement diversifiés. Ce groupe comprend plus de 30 000 espèces : Brochet, thon, anguille, hippocampe…  Il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, il y a 300 millions d’années (Ma), les océans étaient dominés par un autre groupe : les poissons avec un squelette cartilagineux, comme les requins et les raies. Ceux-ci ne représentent désormais plus que 1100 espèces. Pourquoi et quand ont-ils décliné au profit de leurs cousins osseux ? Une grande étude menée par une équipe internationale comprenant le laboratoire Biogéosciences (CNRS / Université de Bourgogne) vient d’apporter une réponse précise à cette question. Les détails sont publiés en ligne dans la revue Biological Reviews.

En savoir plus

 

 

 

Accueil du Sitecontactimprimer Plan du sitecredits