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En direct des laboratoires

16 juillet 2015

Une nouvelle espèce prometteuse pour la lutte biologique contre les ravageurs de maïs

Comprendre le fonctionnement de l’atmosphère terrestre vers la fin de la dernière ère glaciaire peut aider à anticiper les changements climatiques futurs. En analysant les sédiments issus d’une tourbière du Sud de la Terre de Feu, une équipe internationale de géochimistes et de paléoclimatologues, parmi lesquels des chercheurs du Laboratoire d'écologie fonctionnelle et environnement (ECOLAB – CNRS / Université Toulouse 3 / INP Toulouse), a pu déterminer avec précision l’évolution des dépôts de poussières durant cette période charnière comprise entre 16 000 et 11 000 ans avant le présent1. L’étude publiée le 1er  juillet 2015 dans Scientific Reports révèle qu’au moment où s’achevait la dernière période glaciaire, l’intensification du régime des vents dominants de l’hémisphère sud avait favorisé le transport de grandes quantités de poussières dans l’atmosphère. Ces travaux confirment ainsi les relations intimes entre circulation atmosphérique et évolution globale du climat.

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16 juillet 2015

Une nouvelle espèce prometteuse pour la lutte biologique contre les ravageurs de maïs

Présente dans toute l’Afrique subsaharienne, Cotesia sesamiae est une petite guêpe parasitoïde qui se reproduit en pondant ses œufs dans des chenilles de papillons. A partir de l’analyse génétique de centaines de ces insectes collectés sur une vingtaine d’espèces de chenilles hôtes, une équipe internationale a montré que la population de Cotesia sesamiae qui infecte plus particulièrement les chenilles de la sésamie du maïs (Sesamia nonagrioides) constitue en fait une espèce à part entière. Cette découverte publiée le 7 juillet 2015 dans Evolutionary Applications laisse entrevoir de nouvelles perspectives dans le domaine de la lutte biologique contre les ravageurs des cultures céréalières.  

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23 juin 2015

La bilharziose gagne l'Europe

La schistosomiase ou bilharziose est une maladie parasitaire négligée (Neglected Tropical Disease - NTD) qui touchait, jusqu’alors les populations des pays en voie de développement en régions tropicales et subtropicales, principalement en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et dans l’est de l’Asie. En raison de son taux élevé de morbidité et du nombre important de personnes infectées (plus de 200 millions dont 85 % en Afrique), la schistosomiase est une priorité pour l'Organisation Mondiale de la Santé. Or, depuis 2011, plusieurs cas ont été signalés en Corse. Dans un article publié le 22 juin 2015 dans le journal The Lancet Infectious Diseases, une équipe européenne composée notamment de chercheurs du laboratoire Interactions Hôtes-Pathogènes-Environnements (IHPE – CNRS/Univ. Perpignan Via Domitia/Ifremer/Univ. Montpellier) attire l’attention sur les leçons qui doivent être tirées de l'émergence de cette maladie parasitaire en Europe.

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23 juin 2015

Dynamique des populations : les immigrants montrent la voie

Qu’est ce qui incite certains individus à se déplacer? Une étude menée par une équipe de la Station d’écologie expérimentale du CNRS à Moulis (SEEM), en Ariège, apporte un nouvel éclairage à ce sujet. Les chercheurs ont analysé les déplacements de groupes de microorganismes parmi lesquels ont été introduits des immigrants issus de populations susceptibles de les accueillir. Ils ont ainsi démontré le rôle de ces immigrants dans la décision de l’organisme unicellulaire de se disperser ou pas. Ces travaux publiés récemment dans Journal of Animal Ecology prouvent que l’information apportée par les immigrants joue un rôle très important dans les mouvements d’individus entre populations.

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10 juin 2015

L’origine symbiotique d’une bactérie pathogène révélée

La fièvre Q est une maladie infectieuse provoquée par Coxiella burnetii, une bactérie de la famille des légionnelles. Alors que nos connaissances sur cette pathologie très contagieuse ont largement progressé ces dernières années, l’origine de l’agent infectieux demeurait jusqu’alors mystérieuse. En passant au crible de l’analyse génétique près de 60 espèces de tiques, des chercheurs ont identifié des dizaines de nouvelles souches de Coxiella vivant en symbiose avec ces arthropodes. Ces travaux publiés le 15 mai dernier dans PLOS Pathogens ont par ailleurs permis de montrer que l’agent responsable de la fièvre Q est apparenté à certains de ces microorganismes symbiotiques.

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29 mai 2015

L’Agroécologie, ou comment améliorer le rendement des cultures en favorisant la biodiversité

C’est une étude qui devrait fortement intéresser les agriculteurs, actuellement confrontés à un double défi : trouver des solutions pour contrer les effets du réchauffement climatique - qui menacent par exemple de faire chuter le rendement de leurs cultures en cas de sécheresse -  et tendre vers « l’agroécologie », une agriculture plus respectueuse de l’environnement, limitant entre autres, l’usage d’engrais. Or pour la première fois, une équipe du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE - CNRS / Université de Montpellier / Université Montpellier 3 / EPHE), en collaboration avec des chercheurs de l’INRA, démontrent qu’il est possible de répondre à ce double défi… en favorisant la biodiversité dans les parcelles cultivées ! Les détails ont été publiés dans la revue Nature Plants.

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26 mai 2015

MEOP : un portail international pour accéder aux données océanographiques collectées par des animaux marins

Afin de déterminer si, et à quelles vitesses,  l'océan mondial se réchauffe et les calottes glaciaires Antarctique et du Groenland fondent il est nécessaire de disposer, et d’accéder, à un réseau de mesure exhaustif. Les animaux marins plongeurs constituent aujourd'hui une composante essentielle du système d’observation de l’Océan Mondial en collectant des données océanographiques dans des régions difficiles d’accès tout particulièrement dans les régions polaires. Avec le portail MEOP, issu d’une collaboration internationale, ces données deviennent à compter du 1er juin 2015 facilement accessibles et utilisables et cela à un moment où un nombre croissant de travaux étudient d’une part les changements océanographiques affectant les océans polaires et d’autre part le rôle de ces océans dans la régulation du climat de notre planète.

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11 mai 2015

L’histoire de l’invasion du frelon asiatique revisitée par la génétique

Arrivé en France il y a plus de dix ans, le frelon à pattes jaunes ou frelon asiatique (Vespa velutina) a colonisé une grande partie du territoire métropolitain. En comparant les caractéristiques génétiques de ces populations envahissantes à celles de populations issues de la zone d’origine du frelon asiatique,des scientifiques sont parvenus à reconstruire l’histoire de son introduction en France. Ces travaux publiés le 24 mars dans la revue Biological invasions ont également permis d’identifier des facteurs biologiques susceptibles d’expliquer le succès fulgurant de son invasion.

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11 mai 2015

Fragmentation des écosystèmes : ses effets seront pires que prévus

La fragmentation d’un écosystème naturel consiste en la division du paysage (bois, plaines, forêts…) en fragments plus petits et isolés, séparés par des paysages transformés par l'homme (champs agricoles, villes, canaux...). Une étude à grande échelle menée par un consortium international de chercheurs, comprenant Jean Clobert de la Station d’Ecologie Expérimentale du CNRS à Moulis, révèle que ce processus est une véritable bombe à retardement. Ces travaux montrent que la division des habitats naturels aura des effets négatifs à long terme non prévus jusque-là, non seulement sur la biodiversité des écosystèmes, mais aussi sur leur fonctionnement. Contrairement à ce que pensaient les biologistes jusqu’à maintenant, les conséquences les plus visibles des fragmentations en cours ne seront détectables que dans 15-20 ans…

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20 avril 2015

Les parures : un traceur de la néolithisation de l’Europe

Une publication dans Plos One d'une équipe de chercheurs bordelais et américains sur la complexité des échanges entre les populations européennes à un moment clef de l’histoire de ce continent.

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16 avril 2015 - alerte presse

Biennale de Venise 2015 : des chercheurs font se mouvoir des arbres au rythme de leur sève

Des arbres évoluant au milieu du public, au rythme de leur physiologie et des conditions météorologiques : c’est l’étonnant projet auquel ont participé des chercheurs du CNRS et de l’université de Toulouse dans le cadre de « Rêvolutions », une installation de l’artiste Céleste Boursier-Mougenot. Celle-ci a été choisie pour représenter la France1 à la Biennale d’art contemporain de Venise 2015 qui ouvrira ses portes le 9 mai prochain.

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9 avril 2015

L’impact environnemental d’une ancienne cité gauloise pour la première fois décrypté

Situé près de Clermont-Ferrand, l’oppidum1 de Corent fut la capitale des Arvernes, puissant peuple gaulois du Massif central. Si les campagnes de fouilles menées ces dernières années permettent de mieux cerner l’occupation spatiale et chronologique de ce territoire occupé par l’homme au moins depuis le troisième millénaire av. J-C, l’influence de ces premières structures urbaines sur le milieu naturel est encore peu documentée. En croisant l’analyse de grains de pollen prélevés à la fois dans une zone humide située au sein de l’ancienne cité des Arvernes et dans des niveaux archéologiques du site, une équipe pluridisciplinaire est parvenue à retracer son impact environnemental au fil de son histoire. Ses résultats2 ont été publiés le 8 avril 2015 dans la revue Plos One.

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9 avril 2015

L’australopithèque Little Foot a 3 670 000 ans

Des chercheurs d’institutions américaines, canadiennes, sud-africaines, et françaises publient cette semaine dans la revue Nature la datation de Little Foot. Découvert au nord-ouest de Johannesburg, au cœur du berceau de l’Humanité, dans la grotte de Silberberg (Sterkfontein), ce squelette presque complet d’un australopithèque est exceptionnel. Treize années ont été nécessaires à l’équipe de Ron Clarke (université de Witwatersrand, Afrique du Sud) pour dégager Little Foot (ou StW 573) de sa gangue rocheuse, des millions d’années après sa mort.

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30 mars 2015

Les sédiments du lac Igaliku témoignent de l’histoire pastorale du Groenland

Ayant analysé les sédiments du lac Igaliku (sud-ouest du Groenland), des chercheurs du laboratoire Chrono-environnement (Université de Franche-Comté / CNRS) et de l’Institut des sciences de la Terre d’Orléans (ISTO, Université d’Orléans / CNRS / BRGM) ont pu mettre en évidence l’existence de deux périodes d’élevage intensif d’herbivores dans cette région : la civilisation Vikings au Moyen-Âge et à partir des années 1920, quand les danois ont mis en place un élevage majoritairement constitué d’ovins.

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30 mars 2015

L’évolution « récente » des grands dauphins mieux comprise

Dans l’Atlantique Nord-est, coexistent deux types de grands dauphins : les « côtiers », qui vivent dans des eaux peu profondes (moins de 40 m.) ; et les « pélagiques », localisés majoritairement dans des zones plus profondes. Qu’est-ce qui a mené à l’apparition de ces deux écotypes, fortement différenciés génétiquement ? : Un changement environnemental majeur, assez récent dans l’histoire de la Terre… C’est ce que répond une étude publiée récemment dans la revue Proceedings of the Royal Society B-Biological Sciences, par des chercheurs du Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CNRS/Université de La Rochelle), du laboratoire Littoral, Environnement et Sociétés (CNRS/Université de La Rochelle), de l’UMS Pelagis (CNRS/Université La Rochelle), du Groupe d’Etude des Cétacés du Cotentin et de l’Université de Groningen.

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30 mars 2015

Une approche inédite fondée sur la datation par luminescence apporte un nouvel éclairage sur le site paléolithique de la Ferrassie

Coordonné par Guillaume Guérin de l’Institut de recherche sur les archéomatériaux - IRAMAT (CNRS/Université technique Belfort-Montbéliard/Université Bordeaux Montaigne/Université d'Orléans), un nouveau projet interdisciplinaire* a été lancé sur une partie du site paléolithique de La Ferrassie laissée intacte lors des fouilles antérieures. L'un des objectifs était de fournir des informations chronologiques pour la séquence des niveaux archéologiques et d'y replacer les squelettes mis au jour par Louis Capitan et Denis Peyrony au début des années 1900. Ce travail a pu être mené à bien grâce au concours de chercheurs des laboratoires PACEA (CNRS/Université de Bordeaux/Ministère de la culture et de la communication), TRACES (CNRS/Université Toulouse Jean Jaurès/Ministère de la culture et de la communication) et HNHP (CNRS/MNHN/Université de Perpignan).

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27 mars 2015

Comment une petite orchidée trompe des mouches drosophiles ?

Ne se trouvant qu’à la Réunion, dans la forêt humide de basse altitude, l’orchidée Gastrodia similis n’a rien à voir avec ses exubérantes cousines qui décorent nos maisons : large de quelques centimètres seulement, sa fleur est très discrète. A cause peut-être de cette discrétion, les stratégies de reproduction de G. similis  n’étaient pas connues. On en sait désormais plus grâce à des travaux publiés en ligne le 20 février 2015 dans la revue New Phytologist par une équipe internationale comprenant des chercheurs du laboratoire Évolution, génomes, comportement et écologie (CNRS/Université Paris-Sud/IRD) et de l’Université de La Réunion. L’étude révèle - entre autres - un fait étonnant : pour assurer sa pollinisation, G. similis triche avec une espèce particulière de mouche, la drosophile Scaptodrosophila bangi.

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19 mars 2015 - Alerte presse

Déclin du puits de carbone amazonien lié à une surmortalité des arbres 

L’Amazonie est en train de perdre sa capacité à absorber le dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique, principal gaz à effet de serre. C’est le résultat d’un inventaire colossal : le suivi, sur une trentaine d’années, de la biomasse contenue dans 321 parcelles de forêt amazonienne. Il révèle que le taux de mortalité des arbres a augmenté de plus d’un tiers depuis le milieu des années 1980, diminuant la capacité de stockage du CO2 par la forêt tropicale. L’étude implique presque 100 chercheurs du réseau Rainfor1 sous la direction de l’université de Leeds, dont des chercheurs français du Cirad, du CNRS et de l’Inra, collaborant au sein du Labex CEBA.

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17 mars 2015

Le bruit des villes pourrait affecter la capacité des moineaux à être de bons parents

Trafic routier, sonneries de téléphone, klaxons, bruit de chantiers ou d’usines, cris humains, aboiements… : les villes sont le siège d’un brouhaha quasi omniprésent qui nuit à de nombreux animaux. Jusqu’ici, plusieurs études avaient montré que cette pollution sonore anthropique (liée aux activités humaines) perturbait la communication vocale des oiseaux. Une nouvelle étude menée sur des moineaux au Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CNRS / Université de La Rochelle), suggère que le bruit urbain aurait un autre effet négatif important, peu étudié jusque-là : il pourrait aussi affecter la capacité des volatiles à bien s’occuper de leurs petits. Les détails ont été publiés récemment dans la revue Behavioral Ecology.

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17 mars 2015

Quand les poissons tropicaux étendent leur niche climatique à la Méditerranée

Depuis l'ouverture du canal de Suez en 1869, de nombreuses espèces de poissons du bassin Indo-Pacifique ont envahi la Méditerranée. Un tiers d’entre elles ont colonisé des eaux plus froides que leur bassin d'origine étendant ainsi leur niche climatique. Ces résultats suggèrent que les expansions d'espèces en milieu marin face au réchauffement climatique sont aujourd'hui encore sous-estimées. Fruit du travail de recherche d’une équipe internationale composée notamment de scientifiques du Centre de recherche insulaire et observatoire de l'environnement (CRIOBE – CNRS/Université de Perpignan/EPHE), cette étude est à la Une du numéro de mars 2015 de la revue Ecology Letters.

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16 mars 2015

Des vestiges médiévaux à l’origine de véritables îlots de biodiversité au sein des forêts actuelles

Dans le livre The world without us (Le monde sans nous), le journaliste américain Alan Weisman décrit l’évolution progressive de la flore et de la faune après la disparition de l’humanité. L’auteur explique notamment qu'en l’espace de quelques siècles les villes retourneraient à l'état de forêts. Deux chercheurs de l’unité Ecologie et dynamique des systèmes anthropisés (Edysan - CNRS / Univ. de Picardie Jules Verne) ont voulu tester rétrospectivement cette hypothèse. Ils ont pour cela recherché l’impact des mottes castrales sur la végétation de certaines zones forestières actuelles. Leurs travaux publiés le 10 février dans la revue Ecosystems révèlent que ces habitats édifiés à l’époque médiévale influencent encore la structure des communautés végétales et la fertilité des sols qui y sont associés des siècles après leur abandon.

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13 mars 2015 - Actu INRA

Le frelon asiatique attiré par les odeurs de la ruche

Apparu en 2004 en France, le frelon à pattes jaunes ou frelon asiatique, représente une menace pour l’apiculture mais aussi pour la biodiversité, notamment celle des insectes pollinisateurs. Considéré comme envahissant, il représente un sérieux prédateur pour l’abeille domestique. Les populations d’abeilles, en déclin partout dans le monde, sont fragilisées par les attaques de ce prédateur apparu récemment. Les unités Evolution Génomes Comportement Ecologie (EGCE - CNRS / Univ. Paris Sud / IRD), Biogéosciences (CNRS / Univ. de Bourgogne) et Santé et Agroécologie du Vignoble (SAVE) de l’Inra étudient les bases olfactives du comportement du frelon asiatique afin de comprendre les modes d’orientation de ce prédateur mais aussi de développer des stratégies de lutte ou de piégeage efficaces. Les premiers résultats de cette étude sur l’orientation olfactive ont été publiés dans la revue Plos One le 30 décembre 2014.

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4 mars 2015 - Alerte presse

La tuberculose humaine est antérieure à la domestication animale au Proche-Orient

Une équipe internationale coordonnée par des chercheurs de l’EPHE et du CNRS1 vient d’identifier les squelettes humains les plus anciens attestant de l’existence de la tuberculose humaine à des périodes antérieures à la domestication animale. Différentes analyses (biomoléculaires et imagerie 3D) ont confirmé la présence de plusieurs cas de tuberculose humaine parmi les individus retrouvés dans les niveaux anciens du site néolithique de Dja'de-El-Mughara en Syrie.

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2 mars 2015

Un surprenant mode de transmission de Wolbachia identifié chez les termites

Les Wolbachia sont des bactéries infectant les cellules de nombreux insectes. Pour la première fois, des scientifiques français issus de l’Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris (IEES – CNRS / UPMC / IRD / UPEC / INRA), du laboratoire Ecologie, systématique et évolution (ESE – CNRS / Université Paris-Sud / AgroParisTech) et du laboratoire Évolution, génomes, comportement et écologie (EGCE – CNRS / Université Paris-Sud / IRD) ont étudié la dynamique d’infection de ce microorganisme chez plusieurs colonies de termites Cubitermes subarquatus, une espèce qui peuple les forêts du Gabon. Leurs travaux publiés le 11 février dans la revue Plos One montrent que les ¾ de la caste des soldats immatures sont infectés par Wolbachia. Un tel niveau de contamination implique une transmission des bactéries par échanges trophiques entre individus, facilitant ainsi leur diffusion dans les colonies de termites.

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février 2015

Un MALLABAR pour étudier l’écologie chimique marine !

Le 22 janvier 2015, l’Institut Méditerranéen de Biodiversité  et d’Ecologie marine et continentale (IMBE) de l’Institut Pythéas (CNRS, IRD, Université d’Aix-Marseille) a inauguré le plateau MALLABAR, une nouvelle plateforme mutualisée dédiée à l’étude de l’écologie chimique marine installée à la Station Marine d'Endoume. Un outil exceptionnel qui va notamment permettre aux chercheurs de comprendre comment les conséquences du changement climatique sur telle ou telle espèce pourraient avoir des répercussions sur l’ensemble d’un écosystème marin.  L’installation de ce plateau unique en France dans un laboratoire d’écologie a pu être réalisée dans le cadre d'une collaboration scientifique pérenne avec deux autres équipes des Universités de Nice (Institut de Chimie de Nice) et de Toulon (MAPIEM), et grâce aux soutiens de la Région PACA, du CNRS, de l'ANR (SecPrime²) et de la Fondation TOTAL.

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17 février 2015

Outarde houbara : l’âge du père influence la croissance de sa descendance

S’il ne fait plus de doute que le succès reproducteur des mâles de nombreuses espèces diminue avec l’âge1, quel est l’impact de cette altération sur leur progéniture ? Pour tenter de répondre à cette question, une équipe réunissant notamment des chercheurs de l’Unité Biogéosciences (CNRS/Université de Bourgogne) et du Centre d'Ecologie et des Sciences de la Conservation – CESCO (CNRS/MNHN/UPMC) a étudié l’impact de l’âge parental sur la croissance des descendants de l’Outarde houbara, une espèce d’oiseaux terrestre. Leurs résultats publiés le 3 février dans la revue Nature Communications montrent, sans équivoque, que l’âge du père affecte le taux d’éclosion des œufs puis la croissance des jeunes durant leur premier mois de vie.

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16 février 2015

Chez les singes aussi, les individus les plus intelligents forment les réseaux sociaux les plus efficaces

Avec le développement de Facebook et Twitter, la notion de réseau social s’est largement démocratisée. Pour les éthologues, un réseau social est un ensemble de liens entre différents individus d’un groupe humain ou animal, qui interagissent pour s’échanger des informations, ou communiquer dans le cadre de la recherche de nourriture ou de la reproduction. Un tel réseau est d’autant plus efficace (ou « optimal », ou « efficient ») qu’une information s’y déplaçant, transite entre tous les individus avec le minimum de connexions possible entre ces individus. Jusque là, les chercheurs avaient décrit une telle « efficience » surtout pour les réseaux de communications et de transports humains. Mais jamais personne n’avait étudié l’optimalité de réseaux sociaux chez d’autres animaux. C’est désormais chose faite, grâce à une équipe internationale comprenant des éthologues de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien qui a analysé plusieurs espèces de singes. Ces travaux ont été publiés récemment dans la revue Scientific Reports.

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16 février 2015 - alerte presse

Un virus transforme les coccinelles en zombies au profit d’une guêpe parasitoïde

Un exemple original de manipulation comportementale chez une guêpe parasitoïde et son hôte la coccinelle maculée a été étudié par une équipe de chercheurs du CNRS, de l’IRD et des universités de Perpignan, Montpellier et Montréal1,2 : la guêpe incite la coccinelle à se comporter en « garde du corps » de sa larve. Un changement de comportement qui intervient alors que la larve n’est plus en contact direct avec son hôte.

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16 février 2015

Comment mieux protéger les récifs coralliens du réchauffement océanique ?

Comment protéger les récifs coralliens du phénomène destructeur de blanchissement lié au réchauffement climatique ? Etablir des réserves marines dans les zones où ils se situent ne suffit pas ; il faut aussi - et surtout - veiller à ce que ces édifices aient une structure initiale complexe avec beaucoup de coraux juvéniles, et qu’ils se trouvent dans une eau peu polluée et assez profonde. Voilà en substance, l’important message délivré par une étude réalisée par une équipe internationale, comprenant David Mouillot du Centre pour la biodiversité marine, l'exploitation et la conservation. Publiés récemment dans la revue Nature, ces travaux devraient aider les gestionnaires de récifs coralliens à mieux prédire la réponse de ces systèmes au réchauffement océanique et à augmenter leur chance de résilience.

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30 janvier 2015

Un système visuel original découvert chez une espèce de lézard européen

Le lézard vivipare est un reptile de la famille des Lacertidae relativement commun en France. Une équipe associant des biologistes de l'Institut d'écologie et des sciences de l'environnement de Paris et de l'Université de Cornell, aux Etats-Unis, vient de montrer que cette espèce disposait d’un système visuel sensible aux rayonnements proches de l’infrarouge. Extrêmement rare chez les vertébrés terrestres, un tel système visuel permettrait au lézard vivipare de mieux discriminer des subtiles variations de coloration arborées par ses congénères. Ces travaux publiés en décembre dans The Journal of Experimental Biology suggèrent que cette étonnante caractéristique aurait co-évolué en même temps que les signaux colorés connus pour être impliqués dans les interactions sociales.

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20 janvier 2015

Mesurer l’impact des nanotubes de carbone dans l’environnement

Avec l’utilisation toujours croissante des nanotubes de carbone dans l’industrie, la question de leur impact écologique se pose. Mais notre environnement, naturellement riche en carbone, rend la détection de nanotubes très délicate. Des chercheurs du Centre interuniversitaire de recherche et d'ingénierie des matériaux (CIRIMAT – CNRS / Université Toulouse III – Paul Sabatier / Institut national polytechnique de Toulouse), du Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (LAAS-CNRS) et du Laboratoire d’écologie fonctionnelle et environnement (EcoLab - CNRS / Université Toulouse III – Paul Sabatier / Institut national polytechnique de Toulouse) ont mis au point une technique permettant de mesurer la quantité de nanotubes de carbone (NTC) présents dans des larves d'amphibiens après exposition.

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20 janvier 2015

Quand l'écologie statistique fait progresser les connaissances scientifiques

L'écologie statistique s’intéresse au développement et à l’application de méthodes et d’outils statistiques à même de répondre aux besoins de l’écologie et de la biologie évolutive. Un article publié le 24 décembre 2014 dans la revue Biology Letters par une équipe de scientifiques réunissant de nombreux chercheurs du CNRS, fait le point sur les dernières avancées dans ce domaine. S'appuyant sur les travaux présentés lors des quatre dernières Conférences internationales en écologie statistique, dont la dernière s'est tenue à Montpellier début juillet 2014, cet article témoigne de l'évolution mais aussi de l'essor qu'a connu la discipline au cours de ces dernières années. L'étude formalise par ailleurs les efforts de la communauté scientifique française en écologie statistique désormais structurée au travers du Groupement de Recherche Ecologie Statistique, créé il y a tout juste un an.

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19 janvier 2015

Fonte des glaces de l’Arctique : la surprenante adaptation du mergule nain

A cause du réchauffement planétaire en cours, les glaces de l’océan Arctique fondent à vue d’œil... Leur disparition induira-t-elle fatalement l’extinction des animaux qui en dépendent pour leur alimentation, comme le craignent de nombreux scientifiques ? Pas forcément, indique une étude menée par des chercheurs du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive et du laboratoire LIttoral environnement et sociétés, et réalisée sur l’oiseau de mer mergule nain (Alle alle) vivant dans l’Archipel François-Joseph, à l'extrême nord de la Russie. Publiés en ligne le lundi 12 janvier dans la revue Global Change Biology, ces travaux montrent en effet, qu’en l’absence de glace de mer le mergule nain est capable d’une surprenante adaptation, lui permettant de s’alimenter ailleurs.

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6 janvier 2015

La diversité : assurance de productivité des forêts

Les changements globaux que connaît actuellement notre planète affectent tous les biomes et induisent de nombreux impacts à tous les niveaux d’organisation, des organismes aux écosystèmes et notamment la composition des communautés végétales. Plus il y a d'espèces, plus la productivité des écosystèmes est stable dans le temps. Si cette hypothèse dite « d'assurance écologique » a été vérifiée expérimentalement pour des prairies, elle est plus difficile à tester pour des forêts avec des arbres aux longévités centenaires. Une équipe internationale composée notamment de chercheurs du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive et de la Station d'écologie expérimentale du CNRS à Moulis a imaginé une alternative. Près de 150 000 simulations basées sur des paramètres réels de forêts européennes ont été réalisées. Ces expériences virtuelles ont confirmé l'effet positif de la diversité des communautés d’arbres sur la stabilité des écosystèmes forestiers. Menés en collaboration avec des chercheurs français, suisses et allemands, ces travaux ont été publiés online le 12 septembre 2014 d'Ecology Letters.

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6 janvier 2015

La sexualité d'une microalgue impactée par son environnement

La reproduction sexuée est l'apanage de l’ensemble des êtres vivants eucaryotes, à l'image d'Emiliania huxleyi, une algue unicellulaire présente dans la plupart des océans du globe. Par l'analyse génétique de 185 souches d'Emiliana provenant de différents écosystèmes marins planctoniques, une équipe internationale, initiée par des scientifiques de la Station biologique de Roscoff et de l’Institut de Microbiologie de la Méditerranée (IMM), a montré que des formes sexuées de l'espèce étaient essentiellement présentes dans des milieux marins compétitifs et variables.En haute mer, où l’environnement est beaucoup plus stable et dilué, les populations semblent en revanche avoir perdu la sexualité de manière irréversible suite à des changements génomiques majeurs.Ces travaux ont été publiés le 2 décembre dans The ISME Journal.

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6 janvier 2015

Bar et loup : deux espèces en une

Le bar (Dicentrarchus labrax), issu de la pêche ou de la pisciculture, est l’un des poissons les plus consommés en France. Jusqu’ici les biologistes savaient que cette « espèce » était constituée de deux populations : le « bar » vivant dans l’Atlantique nord-est et le « loup » de Méditerranée. Un consortium international comprenant six chercheurs de l’Institut de sciences de l’évolution de Montpellier, vient de démontrer que cette double dénomination reflète également une dualité génomique. Le bar et loup ne constituent pas une seule et même espèce mais pas non plus deux espèces  entièrement différentes. Publié le 23 décembre dans la revue Nature Communications, ce résultat est crucial pour la recherche fondamentale sur les mécanismes de formation des espèces. Il est aussi très important pour les programmes de domestication et d’amélioration génétique du bar/loup.

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6 janvier 2015

Les Incas polluaient aussi leur atmosphère

Jusqu’ici les chercheurs pensaient que la pollution de l’air par des activités humaines dans l’hémisphère Sud datait seulement de la période postindustrielle, soit il y a moins d’un siècle. Or une équipe du Laboratoire d’écologie fonctionnelle et environnement  (CNRS / Université de Toulouse), dirigée par François De Vleeschouwer, vient de mettre en évidence qu’en Amérique du Sud, la pollution atmosphérique remonte au moins du temps des Incas, qui ont exploité le cuivre et l’argent dans le sous-sol des Andes jusqu’au début du 16e siècle ! Les chercheurs sont parvenus à cette conclusion en étudiant la chimie des métaux dans une tourbière au Chili. Les détails sont publiés dans la revue PlosOne de fin octobre.

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5 janvier 2015

Pourquoi les poissons osseux dominent les océans ?

Les poissons osseux, avec un squelette ossifié, sont aujourd’hui extrêmement diversifiés. Ce groupe comprend plus de 30 000 espèces : Brochet, thon, anguille, hippocampe…  Il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, il y a 300 millions d’années (Ma), les océans étaient dominés par un autre groupe : les poissons avec un squelette cartilagineux, comme les requins et les raies. Ceux-ci ne représentent désormais plus que 1100 espèces. Pourquoi et quand ont-ils décliné au profit de leurs cousins osseux ? Une grande étude menée par une équipe internationale comprenant le laboratoire Biogéosciences (CNRS / Université de Bourgogne) vient d’apporter une réponse précise à cette question. Les détails sont publiés en ligne dans la revue Biological Reviews.

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