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En direct des laboratoires

 

26 avril 2016

Un gène « clé » pour la transmission du chromosome Y

Chez l’homme, les chromosomes X et Y sont transmis avec la même probabilité et, au final, il naît autant de filles que de garçons. Mais chez certaines espèces de drosophiles, ce n’est pas toujours le cas : les chromosomes X des mâles sont parfois privilégiés et leur descendance presque exclusivement composée de femelles. Des chercheurs du Laboratoire Évolution, Génomes, Comportement, Écologie (EGCE - CNRS/IRD/Univ. Paris-Sud), du Laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive (LBBE - CNRS/Univ. Claude Bernard Lyon I) et de l’Institut de Biologie du Développement de Marseille (IBDM - CNRS/AMU) viennent de mettre en évidence chez l'espèce Drosophila simulans un gène « clé » impliqué dans la transmission du chromosome Y lors de la formation des gamètes mâles. Les résultats de leurs travaux, qui apportent un nouvel éclairage sur les mécanismes de l’évolution et de la spéciation, ont été publiés dans la revue PNAS.

 

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26 avril 2016

L’« effet-prison » : une explication aux comportements homosexuels d'une population de Tortues d'Hermann

De nombreuses études attestent que les comportements homosexuels sont fréquents dans la nature et concernent de nombreux taxons, vertébrés ou invertébrés. Pour autant, leur compréhension demeure incertaine et les mécanismes qui les sous-tendraient (hormonaux, génétiques) sont controversés. D'un point de vue évolutif, la plupart des recherches se sont orientées sur les bénéfices qu'une telle sexualité pourrait procurer à l'espèce en termes adaptatifs : cohésion sociale ou hiérarchisation des individus au sein d'une population. Les hypothèses non-adaptatives ont quant à elles été bien moins étudiées. C'est pourtant l'une d'entre elles, intitulée « effet-prison », que vient de révéler pour la première fois en conditions naturelles une équipe européenne composée notamment de chercheurs français du Centre d'études biologiques de Chizé (CEBC - CNRS/Univ. La Rochelle). Leurs travaux sur une population macédonienne de Tortues d'Hermann sont publiés depuis le 20 mars 2016 dans la revue Behavioral Ecology.

 

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26 avril 2016

Anchois côtier ou Anchois du large ?

Après avoir prouvé, grâce à l'étude de leurs gènes, que le Bar et le Loup ne constituaient pas une seule espèce - comme cela était admis jusqu'à présent -, mais deux lignées évolutives en cours de spéciation, une équipe de chercheurs de l'Institut des Sciences de l'Evolution de Montpellier (CNRS/ Univ. Montpellier / IRD/EPHE), vient d'aboutir aux mêmes conclusions avec l'Anchois commun (Engraulis encrasicolus) : en effet, il faut désormais compter sur l'« Anchois du large » et l'« Anchois côtier ». À l’instar des rats de La Fontaine, ces deux écotypes (subdivisions de l’espèce adaptées à des habitats différents) pourraient ne jamais frayer ensemble, l’un occupant la haute mer, l’autre préférant les milieux côtiers saumâtres voire dessalés. Ils se rencontrent néanmoins occasionnellement et produisent des hybrides viables. Publiés dans la revue Molecular Ecology, ces travaux apportent un nouvel éclairage sur les mécanismes de différenciation, de maintien et d’adaptation des espèces à leur milieu. Ils devraient également contribuer à améliorer la connaissance, et donc la gestion, des stocks d'anchois et plus généralement des espèces d'intérêt halieutique aux situations similaires.

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22 avril 2016

Les tintinnides polaires : ces stars planctoniques en manque de doublures

Qu’ils soient marins ou terrestres, les systèmes des hautes latitudes contiennent un nombre d’espèces très réduit par rapport aux populations des zones tempérées ou tropicales. C’est ce qu’on appelle le gradient latitudinal de biodiversité. Mais que se passe-t-il à l’échelle des populations ? Le nombre d’espèces dominantes diminue-t-il au même rythme que celui des espèces minoritaires ? Pour le savoir, John Dolan, chercheur CNRS au Laboratoire d’Océanographie de Villefranche-sur-Mer (LOV - CNRS/UPMC), en collaboration avec des chercheurs du Korean Polar Research Institute, s’est intéressé aux tintinnides. Ces organismes planctoniques rassemblés en quelque 1 200 espèces, dont certaines, dites dominantes, sont largement représentées alors que les autres, moins nombreuses, servent en quelque sorte de doublures aux premières. Dans une étude publiée online le 18 mars 2016 dans The ISME Journal, les scientifiques ont mis en évidence un appauvrissement global des populations de ce groupe de zooplancton ainsi qu’une variation de leur composition lorsque l’on se rapproche du pôle Nord.

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19 avril 2016

Microbiote : le cloporte abrite une armée de bactéries

Les isopodes terrestres ou cloportes représentent le seul groupe de crustacés composé presque exclusivement d’espèces terrestres dont les premières traces fossiles avérées datent du Crétacé. Ils représentent donc un groupe clé dans l’étude de la sortie des eaux car ils ont développés de nombreuses adaptations morphologiques, physiologiques et comportementales à la vie terrestre. On compte actuellement plus de 10 000 espèces présentes sur tous les continents. Ils sont très abondants dans la faune du sol, participent grandement à la décomposition de la matière organique et régulent les communautés microbiennes du sol. Une équipe de chercheurs des laboratoires Ecologie et Biologie des Interactions (EBI - CNRS/Univ. de Poitier) et Microorganismes : génome et environnement (LMGE – CNRS/Univ. Blaise Pascal/Univ. Auvergne) a pour la première fois analysé le microbiote du cloporte commun Armadillidium vulgare. Leur étude, publiée le 21 mars 2016 dans la revue FEMS Microbiology Ecology, met en évidence une diversité microbienne surprenante chez le cloporte directement corrélée à celle de son environnement.

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12 avril 2016

Border Cave révèle ses secrets

Les restes d'un nouveau-né découverts à Border Cave, une caverne de l’est de l’Afrique du Sud, au cours de la dernière guerre mondiale, ont constitué pendant longtemps un casse-tête pour les chercheurs. Ils étaient considérés par certains comme le plus ancien exemple connu d'une sépulture associée à un objet de parure, mais cette interprétation ne faisait pas l'unanimité à cause de l'ancienneté des fouilles et le manque d'informations sur le contexte de la découverte. Une étude, réalisée par Francesco d'Errico (PACEA, CNRS/Univ. de Bordeaux/Ministère de la Culture et de la Communication) et Lucinda Backwell, chercheur à l'Université de Witwatersrand (Johannesburg), publiée dans Journal of Human Evolution lève en partie le voile sur ce mystère.

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11 avril 2016

Biofortification : découverte de gènes impliqués dans le transport du zinc dans les graines

Selon l’organisation mondiale de la santé, environ 2 milliards de personnes souffrent de déficience en fer (Fe) et en zinc (Zn). La carence en zinc serait responsable d'environ 16% des infections des voies respiratoires inférieures, 18% du paludisme et de 10% des maladies diarrhéiques dans le monde. Ce micronutriment est normalement apporté à l’organisme par la nourriture. Malheureusement, les céréales qui représentent une part importante des apports nutritionnels dans le monde, sont pauvres en zinc. Pour pallier ces carences alimentaires, des scientifiques travaillent sur des solutions dites de biofortification qui permettraient d’enrichir les graines en éléments nutritifs. Dans un article paru dans Nature Plants, deux communautés de chercheurs ont allié leurs compétences en biologie moléculaire et en spectroscopie pour identifier les gènes impliqués dans le transfert du zinc de la plante-mère aux graines consommables, première étape indispensable, pour chercher à obtenir une sur-expression de ces gènes et augmenter leur teneur en zinc.

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7 avril 2016

Structuration des espèces: les apparences sont parfois trompeuses

L’histoire évolutive de populations appartenant à une même espèce peut s’avérer plus complexe qu’il n’y paraît. Des chercheurs du Laboratoire Évolution et Diversité Biologique (EDB, CNRS/ Université Toulouse III-Paul Sabatier /ENFA) de Toulouse et du Muséum de Sciences Naturelles de Madrid ont pu le démontrer chez le Zostérops gris de La Réunion (Zosterops borbonicus), un passereau endémique de cette île de l’Océan Indien. Leurs travaux publiés récemment dans Journal of Evolutionary Biology, comparent d’un point de vue morphologique et génétique des représentants de l’espèce vivant le long d’un gradient altitudinal sur la côte Ouest de l’île. En mettant en évidence un changement brutal de la composition génétique des individus vers 1400 mètres d’altitude, cette analyse suggère que nous sommes en présence non pas d’une seule et même entité évolutive mais de deux groupes de populations ayant chacun sa propre histoire évolutive.

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4 avril 2016

Des écrevisses invasives bouleversent l’horloge écologique des plans d’eau

Le réchauffement climatique modifie fortement les rythmes biologiques des organismes avec pour conséquences des fleuraisons de plantes et des migrations animales de plus en plus précoces par exemple. Ces modifications se répercutent aussi au niveau des interactions trophiques entre espèces. Les invasions biologiques représentent une autre facette des changements globaux induits par l’Homme dont les conséquences sont encore mal connues. Des chercheurs des laboratoires Evolution et Diversité Biologique (EDB, CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier/ENFA) et Ecologie Fonctionnelle et Environnement (ECOLAB - CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier/INPT) ont déterminé la façon dont les écrevisses invasives modifiaient le fonctionnement de plans d’eau. Cette étude, publiée le 2 mars 2016 dans la revue Ecology Letters, révèle que la présence d’écrevisses invasives bouleverse le rythme auquel les litières terrestres sont recyclées par les organismes aquatiques. Ainsi, le recyclage de la totalité des litières reçues par l’écosystème aquatique durant une année nécessite 40 jours de moins dans les plans d’eau fortement envahis par rapport aux plans d’eau peu ou pas envahis par les écrevisses, pouvant ainsi fortement affecter leur dynamique écologique.

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1 avril 2016

Quand des femelles imitent les mâles pour se prémunir de leur harcèlement

Des femelles de deux couleurs différentes coexistent chez certaines espèces d’insectes. C’est le cas de Drosophila erecta où la moitié des femelles arborent un abdomen noir identique à celui des mâles. Une équipe internationale réunissant notamment des chercheurs de l’Institut Systématique Evolution Biodiversité (ISYEB, CNRS/MNHN/UPMC/EPHE) de Paris et du Laboratoire Evolution, Génomes, Comportement, Ecologie (EGCE, CNRS/IRD /Univ. Paris Sud) de Gif-sur-Yvette est parvenue à identifier le gène responsable du polymorphisme pigmentaire des femelles chez cette espèce. Leurs travaux publiés dans Nature Communications, en janvier dernier, démontrent par ailleurs que la coexistence de deux types de femelles chez D. erecta résulte d’une stratégie d’adaptation des femelles à l’égard des mâles que la sélection naturelle a ensuite maintenue au fil du temps.

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29 mars 2016

Interactions sociales : quand les drosophiles font le buzz

Les scientifiques ont longtemps pensé que l’apprentissage social était l’apanage d’animaux évolués comme les grands singes. Une étude menée chez la mouche drosophile par des biologistes de l’Unité Evolution, Génomes, Comportement, Ecologie de Gif-sur-Yvette (EGCE, CNRS/IRD/Université Paris-Sud) et de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien de Strasbourg (IPHC, CNRS/Université de Strasbourg) démontrent pour la première fois que cet insecte  s’appuie sur le comportement de ses congénères pour sélectionner son site de ponte. Publiés récemment dans les Proceedings of the Royal Society, ces travaux qui mettent en lumière des choix très contrastés de la part des drosophiles suggèrent une influence directe de la structure sociale de ces populations d’insectes dans leurs prises de décision.

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25 mars 2016 - CP Tour du Valat

Une étude sur les antibiorésistances met en garde contre les dangers à ignorer la faune sauvage

Gouvernements et chercheurs doivent accorder plus d'attention au développement des pathogènes antibiorésistants - également dénommés “super-microbes” - dans la faune sauvage et dans les milieux naturels, selon une nouvelle étude publiée le 22/02/2016 dans le Journal of Applied Ecology.

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16 mars 2016

L’Amazonie héberge une diversité de formes de poissons unique au monde

Les zones tropicales sont connues pour abriter un grand nombre d’espèces. Cependant, cette forte diversité s’accompagne-t-elle d’une forte diversité de formes ou plutôt d’une forte ressemblance entre les espèces ? Une équipe de chercheurs du laboratoire Evolution et diversité biologique (EDB – CNRS / Univ. Toulouse III Paul Sabatier / ENFA) et du Centre pour la biodiversité marine, l'exploitation et la conservation (MARBEC – CNRS/Univ. Montpellier/IRD/Ifremer) vient de montrer que l’Amérique du Sud abrite prés de 80% de la diversité morphologique mondiale des poissons d’eau douce, alors que ce continent ne représente que 15% des terres émergées. Ils démontrent également que cette forte diversité morphologique est essentiellement due à des espèces plutôt communes et peu en danger. Ces résultats publiés dans la revue Scientific Reports parue le 16 mars 2016 soulignent la nécessité de considérer toutes les facettes de la biodiversité pour mener des actions de conservation pertinentes.

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8 mars 2016

La diversité biologique des poissons tropicaux participe-t-elle à la beauté des récifs coralliens ?

Dans le cadre de l’année du paysage organisée par l’Institut Ecologie et Environnement du CNRS une équipe de scientifiques du Centre pour la biodiversité marine, l'exploitation et la conservation (MARBEC – CNRS/ Univ. Montpellier / IRD / IFREMER), de l’Institut des Sciences de l'Evolution de Montpellier (ISEM – CNRS / Univ. Montpellier / IRD / EPHE) et du Centre Universitaire de Mayotte étudie comment la biodiversité biologique des poissons tropicaux participe à la beauté des récifs coralliens. Pour cela ils ont mis en place un protocole de science participative en ligne que tout le monde peut remplir, aucune connaissance des poissons n’étant requise.

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7 mars 2016

Qui s’assemble finit par se ressembler

Pourquoi les conjoints qui sont ensemble depuis longtemps se ressemblent-ils tant ? Est-ce la vie en couple qui leur permet de mieux s’accorder l’un à l’autre ? Alors que la question est encore débattue pour notre espèce, une étude chez un poisson tropical éclaire cette question importante pour les espèces monogames. Chez le cichlidé zébré Amatilania siquia, le comportement des partenaires initialement très différent converge après la mise en couple. En outre, plus les partenaires réussissent à s’accorder, plus ils arrivent à élever un grand nombre de descendants.

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4 mars 2016

Les origines de l'incroyable biodiversité des insectes remises en cause

Apparus il y a plus de 450 millions d’années, les insectes forment aujourd’hui 90% de la biodiversité terrestre non-microbienne. Pour tenter de déterminer les ressorts de cette foisonnante diversité, une équipe franco-américaine composée notamment de chercheur de l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier (ISEM, CNRS/IRD /Univ. Montpellier) s’est lancée dans un travail d’analyse sans précédent. En s’appuyant à la fois sur les données moléculaires et fossiles disponibles pour cette classe d’animaux, les chercheurs sont en effet parvenus à retracer l’histoire évolutive des insectes. Leurs résultats publiés en janvier dernier dans Scientific Reports permettent de savoir dans quelle mesure les extinctions de masse, les changements environnementaux ou l’apparition d’innovations morphologiques ont influencé la diversification des insectes depuis leur origine.

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17 février 2016

En Guyane, l’expansion des mangroves dépend de variations océano-climatiques affectant l’Atlantique Nord

Les mangroves qui bordent le littoral guyanais sont parmi les mieux préservées de la planète. L’étude de cet écosystème encore très peu altéré par les activités humaines permet donc d’identifier les facteurs naturels qui influencent sa dynamique. En s’appuyant à la fois sur des photographies aériennes, des images satellites et des mesures de la surface océanique de l’Atlantique Nord, une équipe de scientifiques a ainsi découvert que cette dynamique était associée à un phénomène climatique et océanique de grande ampleur nommé Oscillation Nord-Atlantique, ou NAO. Leurs travaux publiés dans Journal of Biogeography démontrent que les cycles de recul et d’avancée des mangroves guyanaises sont en fait essentiellement influencés par les variations de hauteur et de puissance des vagues découlant de ce phénomène climatique.

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17 février 2016

La pêche à l’espadon, une pêche au gros ancestrale

Les pratiques de pêches anciennes en Amérique du Sud sont relativement bien connues. Néanmoins, une équipe internationale d’archéologues composée notamment de Philippe Béarez, archéozoologue de l’unité Archéozoologie, archéobotanique : sociétés, pratiques et environnements (AASPE – CNRS/MNHN), vient de faire une découverte étonnante sur le site chilien de Zapatero. Des restes d’espadons et de marlins datant, pour les plus anciens, du sixième millénaire avant notre ère, ont été mis au jour. L’exploitation de si gros poissons à une période si reculée n’avait jamais été mise en évidence auparavant. Les résultats de ces travaux, publiés dans Journal of Anthropological Archaeology, offrent une nouvelle vision des pratiques de pêche et de navigation côtière de l’époque.

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15 février 2016

Les savanes malgaches étaient établies avant l’arrivée de l’homme

Les savanes malgaches sont considérées par beaucoup comme des milieux dégradés par l’homme, sans grand intérêt écologique, qu’il serait bon de reboiser et dont l'origine est encore hautement débattue. Une équipe internationale, composée notamment de chercheurs des Royal Botanical Gardens de Kew (Londres) et du laboratoire Evolution et Diversité Biologique (EDB - CNRS/Université de Toulouse III Paul Sabatier/ENFA), vient d’apporter de nouveaux éléments sur l’histoire et la diversité des savanes de Madagascar. En étudiant les graminées de ces milieux ouverts, qui couvrent environ 80 % de l’île, les chercheurs ont mis en évidence qu’ils abritaient une flore endémique particulièrement riche et ancienne, formant des communautés végétales dont l‘assemblage est antérieur à l’arrivée de l’homme. Leurs résultats ont été publiés dans Proceedings of the Royal Society, Series B.

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12 février 2016

Les prédateurs ne choisissent pas leurs proies au hasard

Dans la forêt péruvienne du bassin de l’Amazonie, les papillons possédant des défenses chimiques arborent des colorations spécifiques que les oiseaux insectivores apprennent à reconnaître et éviter. Pour mieux échapper à ces prédateurs, différentes espèces de papillons toxiques vivant sur un même territoire s’imitent mutuellement. A l’aide de faux papillons reproduisant ces motifs colorés, une équipe scientifique française composée de chercheurs du Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE - CNRS/Université de Montpellier/Université Paul Valéry Montpellier 3/EPHE) et de l’Institut Systématique, Evolution, Biodiversité (ISYEB – CNRS/MNHN/UPMC/ EPHE), a pu analyser avec précision la manière dont les oiseaux sélectionnaient ces proies en fonction de leur abondance. Leurs travaux qui viennent d’être publiés dans PNAS démontrent que le niveau de protection des papillons dépend intimement de leur fréquence dans le milieu naturel. L’étude révèle également que les volatiles ne connaissent parfaitement que les insectes auxquels ils sont le plus souvent confrontés.

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11 février 2016

Paléogénomique : une nouvelle méthode pour faire parler l’ADN fossile des parasites de l’homme

Les vers parasites de l’intestin accompagnent l’homme dans ses pérégrinations autour du monde depuis la nuit des temps. Mais lorsqu’il s’agit de retrouver les œufs de ces parasites dans des excréments fossilisés ou dans d’autres échantillons archéologiques, la tâche est extrêmement ardue. Pour faciliter le travail des archéologues, l’équipe « Epigénome et Paléogénome » de l’Institut Jacques Monod (CNRS/Université Paris Diderot) a décidé de mettre au point une nouvelle méthode de génétique capable, à partir des fragments d’ADN fossiles retrouvés sur les sites de fouille, d’identifier les espèces de vers parasites d’une centaine d’échantillons à la fois et de savoir, in fine, quelles maladies menaçaient les hommes du passé. Ces résultats ont été publiés dans la revue Plos One.

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11 février 2016

Etudier la variabilité spatio-temporelle des zones froides des cours d’eau par imagerie infrarouge thermique (IRT) aéroportée

Les écosystèmes aquatiques sont sensibles aux variations de température. En été, des remontées d’eau souterraine peuvent former des poches d’eau froide dans certaines rivières. Ces zones sont stratégiques au niveau écologique car elles peuvent notamment servir de refuges thermiques pour certaines espèces de poissons durant cette période. La variabilité spatio-temporelle de ces zones froides est au cœur de l’étude menée par Vincent Wawrzyniak des unités Théoriser et modéliser pour aménager et Environnement, Ville, Société, Hervé Piegay, Lise Vaudor et Régis Goma de l’unité Environnement, Ville, Société, Pascal Allemand et Philippe Grandjean du Laboratoire de géologie de Lyon : Terre, planètes et environnement.

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08 février 2016

Le réchauffement climatique pourrait favoriser la croissance de vibrions dans les lagunes languedociennes

Les vibrions sont des bactéries des milieux marins côtiers dont certaines espèces provoquent chez l’homme, gastro-entérites et infections cutanées. En France, ces microorganismes sont notamment présents dans les lagunes qui bordent le littoral méditerranéen dès lors que la température de l’eau dépasse 15°C. Dans deux études publiées récemment, une équipe franco-américaine composée de chercheurs de l’équipe "Pathogènes Hydriques Santé Environnement" du laboratoire HydroSciences Montpellier (HSM – CNRS/IRD/Univ. Montpellier) a démontré que, lorsque l’eau de ces lagunes dépasse 15°C, une diminution brutale de la salinité favorise la croissance des populations de vibrions. Afin de prévenir le risque épidémique associé à la prolifération de ces bactéries, les chercheurs préconisent la mise au point d’un modèle dynamique.

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05 février 2016

Combinés aux antibiotiques, les phages aident à lutter contre la résistance des bactéries

Face à la recrudescence des phénomènes de résistance bactérienne aux antibiotiques, des scientifiques étudient depuis plusieurs années la possibilité de leur substituer des phages. Administrés en complément des antibiotiques, ces virus bactériens permettent par ailleurs d’augmenter l’efficacité de ces traitements tout en limitant la résistance des bactéries. Dans un article publié récemment dans Trends in Microbioloy, deux chercheurs de l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (ISEM, CNRS / IRD /Université Montpellier 2) ont passé en revue plusieurs études scientifiques sur le sujet dans le but d’analyser les bases évolutives de ces thérapeutiques combinées. Leurs travaux ont notamment permis d’identifier les pistes à privilégier pour qu’une thérapie associant phages et antibiotiques puisse être opérationnelle.

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05 février 2016

La génétique apporte un éclairage nouveau sur les premiers peuplements modernes en Europe

La dispersion de l’homme moderne hors d'Afrique est un sujet encore très débattu. Les informations génétiques anciennes sont rares et la dynamique de peuplement des premiers hommes modernes en Europe est presque inconnue. L’hypothèse scientifique la plus répandue, basée sur les données génétiques actuelles, semblait indiquer une première dispersion hors d’Afrique vers l’Asie avant une colonisation plus tardive de l'Europe. Dans une étude publiée dans Current Biology, une équipe internationale composée de chercheurs du CNRS apporte les preuves d’une seule dispersion rapide de tous les non-Africains il y a environ 50.000 ans, non seulement à travers l'Asie, mais aussi en Europe. En outre, les analyses ADN d'anciens chasseurs-cueilleurs couvrant près de 35.000 ans de la préhistoire européenne ont également mis en évidence un changement brutal de population durant la fin de la dernière période glaciaire, il y a environ 14.500 ans.

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22 janvier 2016

Triops et artémies avaient déjà des ancêtres très similaires il y a 365 millions d’années

Les Triops et les artémies sont des petits crustacés branchiopodes vivant dans les eaux douces stagnantes temporaires. Ces animaux sont souvent présentés comme « préhistoriques » en raison de leur forte ressemblance avec leurs proches parents fossiles vieux de 220 à 250 millions d’années. Une équipe internationale composée notamment de chercheurs du Centre de Recherche sur la Paléobiodiversité et la Paléoenvironnements (CR2P - CNRS/MNHN/UPMC), de l’Unité Biologie des Organismes et Écosystèmes Aquatiques (BOREA - CNRS/MNHN/UPMC/UCBM/IRD) et du laboratoire de géologie de Lyon (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/ENS de Lyon), vient de découvrir de nouvelles espèces beaucoup plus anciennes mais morphologiquement toujours très similaires. Ces travaux ont été publiés le 14 janvier 2016 dans la revue Current Biology.

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21 janvier 2016 - Alerte presse

Un prédateur du Jurassique aux yeux plus gros que le ventre

Difficile de savoir comment voyaient les animaux du passé. Des fossiles d’arthropodes vieux de plus de 500 millions d’années présentent des yeux à facettes, mais leur structure interne n’est jamais conservée. Or elle seule permettrait de déterminer les capacités visuelles de ces animaux disparus. Une équipe internationale dirigée par Jean Vannier, directeur de recherche CNRS, vient de reconstituer la structure tridimensionnelle des yeux d’un crustacé fossile âgé de 160 millions d’années, issu du gisement de La Voulte-sur-Rhône, en Ardèche.

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20 janvier 2016

Les musaraignes, plus sociables qu’on ne le pensait

L’ordre des Eulipotyphla est constitué à 90 % par des espèces de musaraignes. Ces petits mammifères dont le comportement reste peu étudié, étaient jusqu’à présent considérés comme des animaux solitaires. En passant en revue la littérature scientifique traitant de la sociabilité des musaraignes, une équipe internationale de scientifiques a constaté que les rares espèces observées dans leur milieu naturel vivaient pour la plupart en groupe.  Le résultat de cette analyse, publiée le 11 novembre dans Biology Letters, remet en question l’idée, communément admise, que les premiers mammifères apparus il y a plus de 100 millions d’années étaient solitaires. Ces animaux qui ressemblaient étrangement aux musaraignes actuelles pourraient, tout comme certaines d’entre elles, avoir formé des couples monogames.

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19 janvier 2016

La diversité du patrimoine génétique des coraux et des poissons tropicaux en danger

Dans un article publié dans Nature Communications le 12 janvier, des chercheurs de l’Université de Montpellier, de l ’IRD, de l ’EPHE et du CNRS démontrent que le réseau global des aires marines protégées est insuffisant pour conserver la diversité du patrimoine génétique des coraux et des poissons tropicaux. Cette diversité est fondamentale pour retracer l’histoire évolutive des organismes mais aussi pour maintenir le fonctionnement des écosystèmes coralliens. Ces résultats ont été obtenus dans le cadre d’un projet accueilli au CESAB et a bénéficié du financement de la FRB dont le CNRS est membre fondateur.

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14 janvier 2016

Les algues microscopiques privilégient la photosynthèse plutôt que la calcification des coquilles en cas de baisse du CO2 océanique

Les vers parasites de l’intestin accompagnent l’homme dans ses pérégrinations autour du monde depuis la nuit des temps. Mais lorsqu’il s’agit de retrouver les œufs de ces parasites dans des excréments fossilisés ou dans d’autres échantillons archéologiques, la tâche est extrêmement ardue. Pour faciliter le travail des archéologues, l’équipe « Epigénome et Paléogénome » de l’Institut Jacques Monod (CNRS/Université Paris Diderot) a décidé de mettre au point une nouvelle méthode de génétique capable, à partir des fragments d’ADN fossiles retrouvés sur les sites de fouille, d’identifier les espèces de vers parasites d’une centaine d’échantillons à la fois et de savoir, in fine, quelles maladies menaçaient les hommes du passé. Ces résultats ont été publiés dans la revue Plos One.

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05 janvier 2016

Comment Miconia calvescens, le cancer vert des forêts tropicales, réagira face au changement climatique ?

Miconia calvescens fait partie des 100 espèces parmi les plus envahissantes du monde (1). Il faut dire que cet arbre, surnommé « le cancer vert » à Tahiti ou « la peste pourpre » à Hawaii, envahi les forêts à une vitesse stupéfiante et prolifère au détriment de la flore locale. Face à cette menace, des chercheurs du laboratoire d’Ecologie, Systématique et Evolution (ESE - CNRS / Université Paris-Sud / AgroParisTech) ont voulu savoir quel serait l’impact du changement climatique sur la progression de miconia à travers le monde. Ils ont alors mis en évidence que cet opportuniste allait perdre du terrain… mais pas forcément là où il fait le plus de dégâts.

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04 janvier 2016

Une « galaxie » de traits végétaux pour mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes

Comme tous les organismes vivants, pour survivre et se développer dans un milieu, les plantes doivent répondre à des contraintes environnementales propres. Pour cela, elles développent des caractéristiques morphologiques et physiologiques particulières appelés « traits fonctionnels », tels que la hauteur de la plante, la densité des feuilles et des tiges, la masse des graines… Bien que l’étude de modèles génériques de spécialisation des plantes soit un sujet de recherche active depuis le début du 20ème siècle, il n’existait pas, jusqu’alors, d’analyse à l’échelle globale. Grâce à une base de données collaborative pour 46 000 espèces, une équipe internationale composée notamment de chercheurs du CNRS et de l’INRA a montré, dans un article publié dans la revue Nature,que malgré leur diversité, les plantes offrent des combinaisons de caractères étonnamment peu nombreuses.

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