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En direct des laboratoires

2 mars 2015

Un surprenant mode de transmission de Wolbachia identifié chez les termites

Les Wolbachia sont des bactéries infectant les cellules de nombreux insectes. Pour la première fois, des scientifiques français issus de l’Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris (IEES – CNRS / UPMC / IRD / UPEC / INRA), du laboratoire Ecologie, systématique et évolution (ESE – CNRS / Université Paris-Sud / AgroParisTech) et du laboratoire Évolution, génomes, comportement et écologie (EGCE – CNRS / Université Paris-Sud / IRD) ont étudié la dynamique d’infection de ce microorganisme chez plusieurs colonies de termites Cubitermes subarquatus, une espèce qui peuple les forêts du Gabon. Leurs travaux publiés le 11 février dans la revue Plos One montrent que les ¾ de la caste des soldats immatures sont infectés par Wolbachia. Un tel niveau de contamination implique une transmission des bactéries par échanges trophiques entre individus, facilitant ainsi leur diffusion dans les colonies de termites.

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février 2015

Un MALLABAR pour étudier l’écologie chimique marine !

Le 22 janvier 2015, l’Institut Méditerranéen de Biodiversité  et d’Ecologie marine et continentale (IMBE) de l’Institut Pythéas (CNRS, IRD, Université d’Aix-Marseille) a inauguré le plateau MALLABAR, une nouvelle plateforme mutualisée dédiée à l’étude de l’écologie chimique marine installée à la Station Marine d'Endoume. Un outil exceptionnel qui va notamment permettre aux chercheurs de comprendre comment les conséquences du changement climatique sur telle ou telle espèce pourraient avoir des répercussions sur l’ensemble d’un écosystème marin.  L’installation de ce plateau unique en France dans un laboratoire d’écologie a pu être réalisée dans le cadre d'une collaboration scientifique pérenne avec deux autres équipes des Universités de Nice (Institut de Chimie de Nice) et de Toulon (MAPIEM), et grâce aux soutiens de la Région PACA, du CNRS, de l'ANR (SecPrime²) et de la Fondation TOTAL.

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17 février 2015

Outarde houbara : l’âge du père influence la croissance de sa descendance

S’il ne fait plus de doute que le succès reproducteur des mâles de nombreuses espèces diminue avec l’âge1, quel est l’impact de cette altération sur leur progéniture ? Pour tenter de répondre à cette question, une équipe réunissant notamment des chercheurs de l’Unité Biogéosciences (CNRS/Université de Bourgogne) et du Centre d'Ecologie et des Sciences de la Conservation – CESCO (CNRS/MNHN/UPMC) a étudié l’impact de l’âge parental sur la croissance des descendants de l’Outarde houbara, une espèce d’oiseaux terrestre. Leurs résultats publiés le 3 février dans la revue Nature Communications montrent, sans équivoque, que l’âge du père affecte le taux d’éclosion des œufs puis la croissance des jeunes durant leur premier mois de vie.

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16 février 2015

Chez les singes aussi, les individus les plus intelligents forment les réseaux sociaux les plus efficaces

Avec le développement de Facebook et Twitter, la notion de réseau social s’est largement démocratisée. Pour les éthologues, un réseau social est un ensemble de liens entre différents individus d’un groupe humain ou animal, qui interagissent pour s’échanger des informations, ou communiquer dans le cadre de la recherche de nourriture ou de la reproduction. Un tel réseau est d’autant plus efficace (ou « optimal », ou « efficient ») qu’une information s’y déplaçant, transite entre tous les individus avec le minimum de connexions possible entre ces individus. Jusque là, les chercheurs avaient décrit une telle « efficience » surtout pour les réseaux de communications et de transports humains. Mais jamais personne n’avait étudié l’optimalité de réseaux sociaux chez d’autres animaux. C’est désormais chose faite, grâce à une équipe internationale comprenant des éthologues de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien qui a analysé plusieurs espèces de singes. Ces travaux ont été publiés récemment dans la revue Scientific Reports.

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16 février 2015 - alerte presse

Un virus transforme les coccinelles en zombies au profit d’une guêpe parasitoïde

Un exemple original de manipulation comportementale chez une guêpe parasitoïde et son hôte la coccinelle maculée a été étudié par une équipe de chercheurs du CNRS, de l’IRD et des universités de Perpignan, Montpellier et Montréal1,2 : la guêpe incite la coccinelle à se comporter en « garde du corps » de sa larve. Un changement de comportement qui intervient alors que la larve n’est plus en contact direct avec son hôte.

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16 février 2015

Comment mieux protéger les récifs coralliens du réchauffement océanique ?

Comment protéger les récifs coralliens du phénomène destructeur de blanchissement lié au réchauffement climatique ? Etablir des réserves marines dans les zones où ils se situent ne suffit pas ; il faut aussi - et surtout - veiller à ce que ces édifices aient une structure initiale complexe avec beaucoup de coraux juvéniles, et qu’ils se trouvent dans une eau peu polluée et assez profonde. Voilà en substance, l’important message délivré par une étude réalisée par une équipe internationale, comprenant David Mouillot du Centre pour la biodiversité marine, l'exploitation et la conservation. Publiés récemment dans la revue Nature, ces travaux devraient aider les gestionnaires de récifs coralliens à mieux prédire la réponse de ces systèmes au réchauffement océanique et à augmenter leur chance de résilience.

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30 janvier 2015

Un système visuel original découvert chez une espèce de lézard européen

Le lézard vivipare est un reptile de la famille des Lacertidae relativement commun en France. Une équipe associant des biologistes de l'Institut d'écologie et des sciences de l'environnement de Paris et de l'Université de Cornell, aux Etats-Unis, vient de montrer que cette espèce disposait d’un système visuel sensible aux rayonnements proches de l’infrarouge. Extrêmement rare chez les vertébrés terrestres, un tel système visuel permettrait au lézard vivipare de mieux discriminer des subtiles variations de coloration arborées par ses congénères. Ces travaux publiés en décembre dans The Journal of Experimental Biology suggèrent que cette étonnante caractéristique aurait co-évolué en même temps que les signaux colorés connus pour être impliqués dans les interactions sociales.

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20 janvier 2015

Mesurer l’impact des nanotubes de carbone dans l’environnement

Avec l’utilisation toujours croissante des nanotubes de carbone dans l’industrie, la question de leur impact écologique se pose. Mais notre environnement, naturellement riche en carbone, rend la détection de nanotubes très délicate. Des chercheurs du Centre interuniversitaire de recherche et d'ingénierie des matériaux (CIRIMAT – CNRS / Université Toulouse III – Paul Sabatier / Institut national polytechnique de Toulouse), du Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (LAAS-CNRS) et du Laboratoire d’écologie fonctionnelle et environnement (EcoLab - CNRS / Université Toulouse III – Paul Sabatier / Institut national polytechnique de Toulouse) ont mis au point une technique permettant de mesurer la quantité de nanotubes de carbone (NTC) présents dans des larves d'amphibiens après exposition.

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20 janvier 2015

Quand l'écologie statistique fait progresser les connaissances scientifiques

L'écologie statistique s’intéresse au développement et à l’application de méthodes et d’outils statistiques à même de répondre aux besoins de l’écologie et de la biologie évolutive. Un article publié le 24 décembre 2014 dans la revue Biology Letters par une équipe de scientifiques réunissant de nombreux chercheurs du CNRS, fait le point sur les dernières avancées dans ce domaine. S'appuyant sur les travaux présentés lors des quatre dernières Conférences internationales en écologie statistique, dont la dernière s'est tenue à Montpellier début juillet 2014, cet article témoigne de l'évolution mais aussi de l'essor qu'a connu la discipline au cours de ces dernières années. L'étude formalise par ailleurs les efforts de la communauté scientifique française en écologie statistique désormais structurée au travers du Groupement de Recherche Ecologie Statistique, créé il y a tout juste un an.

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19 janvier 2015

Fonte des glaces de l’Arctique : la surprenante adaptation du mergule nain

A cause du réchauffement planétaire en cours, les glaces de l’océan Arctique fondent à vue d’œil... Leur disparition induira-t-elle fatalement l’extinction des animaux qui en dépendent pour leur alimentation, comme le craignent de nombreux scientifiques ? Pas forcément, indique une étude menée par des chercheurs du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive et du laboratoire LIttoral environnement et sociétés, et réalisée sur l’oiseau de mer mergule nain (Alle alle) vivant dans l’Archipel François-Joseph, à l'extrême nord de la Russie. Publiés en ligne le lundi 12 janvier dans la revue Global Change Biology, ces travaux montrent en effet, qu’en l’absence de glace de mer le mergule nain est capable d’une surprenante adaptation, lui permettant de s’alimenter ailleurs.

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6 janvier 2015

La diversité : assurance de productivité des forêts

Les changements globaux que connaît actuellement notre planète affectent tous les biomes et induisent de nombreux impacts à tous les niveaux d’organisation, des organismes aux écosystèmes et notamment la composition des communautés végétales. Plus il y a d'espèces, plus la productivité des écosystèmes est stable dans le temps. Si cette hypothèse dite « d'assurance écologique » a été vérifiée expérimentalement pour des prairies, elle est plus difficile à tester pour des forêts avec des arbres aux longévités centenaires. Une équipe internationale composée notamment de chercheurs du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive et de la Station d'écologie expérimentale du CNRS à Moulis a imaginé une alternative. Près de 150 000 simulations basées sur des paramètres réels de forêts européennes ont été réalisées. Ces expériences virtuelles ont confirmé l'effet positif de la diversité des communautés d’arbres sur la stabilité des écosystèmes forestiers. Menés en collaboration avec des chercheurs français, suisses et allemands, ces travaux ont été publiés online le 12 septembre 2014 d'Ecology Letters.

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6 janvier 2015

La sexualité d'une microalgue impactée par son environnement

La reproduction sexuée est l'apanage de l’ensemble des êtres vivants eucaryotes, à l'image d'Emiliania huxleyi, une algue unicellulaire présente dans la plupart des océans du globe. Par l'analyse génétique de 185 souches d'Emiliana provenant de différents écosystèmes marins planctoniques, une équipe internationale, initiée par des scientifiques de la Station biologique de Roscoff et de l’Institut de Microbiologie de la Méditerranée (IMM), a montré que des formes sexuées de l'espèce étaient essentiellement présentes dans des milieux marins compétitifs et variables.En haute mer, où l’environnement est beaucoup plus stable et dilué, les populations semblent en revanche avoir perdu la sexualité de manière irréversible suite à des changements génomiques majeurs.Ces travaux ont été publiés le 2 décembre dans The ISME Journal.

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6 janvier 2015

Bar et loup : deux espèces en une

Le bar (Dicentrarchus labrax), issu de la pêche ou de la pisciculture, est l’un des poissons les plus consommés en France. Jusqu’ici les biologistes savaient que cette « espèce » était constituée de deux populations : le « bar » vivant dans l’Atlantique nord-est et le « loup » de Méditerranée. Un consortium international comprenant six chercheurs de l’Institut de sciences de l’évolution de Montpellier, vient de démontrer que cette double dénomination reflète également une dualité génomique. Le bar et loup ne constituent pas une seule et même espèce mais pas non plus deux espèces  entièrement différentes. Publié le 23 décembre dans la revue Nature Communications, ce résultat est crucial pour la recherche fondamentale sur les mécanismes de formation des espèces. Il est aussi très important pour les programmes de domestication et d’amélioration génétique du bar/loup.

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6 janvier 2015

Les Incas polluaient aussi leur atmosphère

Jusqu’ici les chercheurs pensaient que la pollution de l’air par des activités humaines dans l’hémisphère Sud datait seulement de la période postindustrielle, soit il y a moins d’un siècle. Or une équipe du Laboratoire d’écologie fonctionnelle et environnement  (CNRS / Université de Toulouse), dirigée par François De Vleeschouwer, vient de mettre en évidence qu’en Amérique du Sud, la pollution atmosphérique remonte au moins du temps des Incas, qui ont exploité le cuivre et l’argent dans le sous-sol des Andes jusqu’au début du 16e siècle ! Les chercheurs sont parvenus à cette conclusion en étudiant la chimie des métaux dans une tourbière au Chili. Les détails sont publiés dans la revue PlosOne de fin octobre.

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5 janvier 2015

Pourquoi les poissons osseux dominent les océans ?

Les poissons osseux, avec un squelette ossifié, sont aujourd’hui extrêmement diversifiés. Ce groupe comprend plus de 30 000 espèces : Brochet, thon, anguille, hippocampe…  Il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, il y a 300 millions d’années (Ma), les océans étaient dominés par un autre groupe : les poissons avec un squelette cartilagineux, comme les requins et les raies. Ceux-ci ne représentent désormais plus que 1100 espèces. Pourquoi et quand ont-ils décliné au profit de leurs cousins osseux ? Une grande étude menée par une équipe internationale comprenant le laboratoire Biogéosciences (CNRS / Université de Bourgogne) vient d’apporter une réponse précise à cette question. Les détails sont publiés en ligne dans la revue Biological Reviews.

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