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En direct des laboratoires

 

1 décembre 2016

La complexité comportementale des premiers hommes modernes d’Afrique de l’Est révélée par la poudre d’ocre

Bien que l'utilisation de matières colorantes telles que l’ocre ait joué un rôle important dans l'évolution des cultures des premiers hommes modernes africains, l’interprétation de ces pratiques par les spécialistes de la Préhistoire reste controversée. Dans une étude publiée récemment dans PLOS ONE, des chercheurs de l’Unité De la Préhistoire à l'Actuel: Culture, Environnement et Anthropologie (PACEA, CNRS / Université de Bordeaux / Ministère de la culture et de la communication) ont pu analyser pour la première fois la plus importante collection de meules dédiées au travail de l’ocre durant la période de la Préhistoire africaine appelée Middle Stone Age (-200 000 à -30 000 ans avant le présent) découverte en Afrique de l’Est. Combinées à l’analyse des fragments d’ocre retrouvés sur ces outils, leurs investigations attestent d’un degré de complexité comportementale jusqu’ici inconnu dans cette partie de l’Afrique lors du Paléolithique.

 

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1 décembre 2016

Porté par le courant, un petit serpent marin a pu coloniser l’océan tropical

Le serpent marin à ventre jaune (Hydrophis platurus) est un reptile pélagique présent dans tout l’océan Indopacifique tropical. Pour parvenir à peupler un si vaste territoire, l’espèce aurait mis à contribution la force des courants marins. C’est ce qu’a voulu vérifier une équipe franco-américaine dirigée par un chercheur du Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CEBC, CNRS / Université de La Rochelle) à l’aide de modèles de circulation des courants océaniques. L’étude, publiée en août dernier dans Biology Letters, montre que des populations de serpents marins peuvent ainsi se déplacer sur des milliers de kilomètres sans mettre en péril leur survie. Ce mode de dispersion s’avère en outre particulièrement efficace lorsque ces individus entament leur périple depuis le probable berceau d’H. platurus. En misant sur une stratégie risquée, l’espèce serait donc parvenue à conquérir une grande partie de l’océan tropical.

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1 décembre 2016

Coévolution bioculturelle entre l’homme et l’animal : quand le développement de l’agriculture influence le génome des chiens

À quel point le mode de vie humain a-t-il influencé le métabolisme des premiers animaux domestiqués ? L’étude, menée sur des spécimens anciens de chiens eurasiatiques et pilotée par des chercheurs de l’ENS de Lyon et du CNRS a permis pour la première fois de lever un coin du voile. Contrairement à leur ancêtre le loup, les chiens ont acquis la capacité à digérer l’amidon via la duplication du gène Amy2B, il y a au moins 7 000 ans. Cette aptitude, qui coïncide avec les prémices de l’agriculture, reflète une adaptation à un changement alimentaire. La culture humaine a ainsi fortement influencé l’évolution du génome des premiers chiens. Ces travaux, publiés le 9 novembre 2016 dans la revue Royal Society Open Science, constituent un exemple de coévolution et reflètent l’influence de la culture humaine sur le génome des premiers chiens.

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8 novembre 2016

Sur les traces néandertaliennes du papillomavirus humain

Parmi les papillomavirus humains, il en existe un particulièrement virulent, capable d’engendrer des cancers du col de l’utérus. Il s’agit du virus HPV16. Afin d’essayer de comprendre pourquoi cette souche virale est plus agressive que les autres, une équipe franco-espagnole a reconstitué son histoire phylogénétique avec une précision inégalée. D’après leur étude, publiée dans la revue Molecular Biology and Evolution, un variant du virus HPV16 aurait évolué chez l’Homme de Neandertal pendant environ 500 000 ans avant d’être transmis par relation sexuelle à l’Homme moderne sur le continent eurasiatique. Un détour inattendu qui pourrait aider à expliquer la virulence de HPV16 et la susceptibilité accrue de certaines personnes face au virus.

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28 octobre 2016

Préserver le garde-manger des requins leur offre une meilleure protection

Soumis à une pression anthropique croissante, le requin gris de récif (Carcharhinus amblyrhynchos) a vu ses effectifs diminuer drastiquement dans de nombreuses zones de l’océan Pacifique. Un atoll préservé de Polynésie française qui abrite encore plusieurs centaines de ces squales semble toutefois faire exception. Afin de comprendre l’origine de ce rassemblement de requins unique au monde ainsi que les raisons de sa persistance dans le temps, des chercheurs du Centre de Recherche Insulaire et Observatoire de l'Environnement (CRIOBE, EPHE/CNRS/UPVD), en collaboration avec la société Andromède Océanologie, étudient leurs mœurs depuis quelques années. Dans un article publié récemment dans Current Biology, l’équipe démontre qu’une agrégation ponctuelle de mérous dans le récif assure le maintien de cette importante population de requins gris en leur fournissant une abondante source de nourriture durant une partie de l'année. Ces travaux suggèrent qu’une conservation des agrégations de pontes de poissons, menée parallèlement à celles des requins de récifs, permettrait une protection plus efficace de ces derniers.

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28 octobre 2016 - Alerte presse

Du nouveau sur la fécondation de la truffe

Une récente étude publiée dans la revue Molecular Ecology et réalisée par une équipe du Muséum national d’Histoire naturelle (Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité, CNRS UPMC EPHE, Sorbonne Universités), avec le CNRS et l’Université de Montpellier, apporte un éclairage inédit sur le cycle de reproduction de la truffe noire (Tuber melanosporum), encore mal connu. En effet, la production de ce champignon emblématique stagne en France malgré le développement de plantations d’arbres inoculés en pépinière (à ce jour, les sites spontanés ne représentent plus que 20% de la production).

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28 octobre 2016 - Alerte presse

50 000 ans d’histoire du bison européen retracée grâce à l’ADN ancien

Trois populations de bisons ont peuplé l’Europe de l’Ouest par vagues successives, la première entre - 57 000 et - 34 000 ans lorsque le climat était tempéré. Elle a ensuite été progressivement remplacée, lors de la période de glaciation, par les bisons des steppes, les ancêtres des bisons américains actuels. Comme le montrent des peintures rupestres de la grotte de Chauvet, ces deux types de bisons ont cohabité entre - 39 000 et - 34 000 ans. Une nouvelle espèce de bisons originaire du sud du Caucase s’est ensuite installée en Europe de l’Ouest avec le réchauffement climatique de la fin du Pléistocène, il y a 14 000 ans. Cette étude paléogénomique a été menée par des chercheurs de l’Institut Jacques Monod (CNRS/Université Paris Diderot)1 sur une soixantaine d’échantillons dont l’âge est réparti sur les 50 000 dernières années et qui ont été fournis par un réseau de collaborations internationales. Elle montre que la diversité génétique de ces bisons a progressivement été réduite jusqu’à leur disparition dans la nature en 19182. L’étude indique également que les changements climatiques et environnementaux ainsi que la pression anthropique jouent un rôle majeur sur la dynamique des populations de la mégafaune, dont le bison est le plus grand représentant encore vivant en Europe.

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28 octobre 2016 - Alerte presse

Même à + 2 °C, les écosystèmes méditerranéens seront fortement perturbés

Lors de la COP21, en décembre dernier, les gouvernements du monde entier se sont mis d’accord pour « maintenir l'augmentation de la température moyenne mondiale à 2°C au-dessus du niveau préindustriel ». Même si cet objectif était atteint1, les écosystèmes terrestres méditerranéens subiraient des conditions jamais atteintes au cours des 10 derniers millénaires, la végétation évoluant vers des états plus secs dans une grande partie du bassin. Un réchauffement global de 3 °C induirait une migration du désert vers le nord de l’Afrique et une réduction des forêts alpines. Au-delà de 4 °C, la désertification s’étendrait au sud de l’Europe. C’est ce que viennent de montrer des chercheurs du CNRS, qui publient leur étude dans la revue Science datée du 28 octobre 2016. Pour produire une estimation fiable des conditions futures, ils ont développé un modèle numérique qui relie les changements d’écosystèmes2 et les variations passées du climat. Ils ont ensuite utilisé ce modèle pour prédire l’évolution des écosystèmes au 21e siècle, sous différents scénarios de réchauffement. Les résultats de cette étude ont d’importantes implications pour la viabilité des forêts et des agrosystèmes méditerranéens.

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25 octobre 2016

La biodiversité est belle !

Si l’environnement social est connu pour influencer le comportement et la physiologie des individus chez les espèces vivant en groupe, son effet sur les stratégies d’allocation de l’énergie entre reproduction et survie individuelle est en revanche largement méconnu. En suivant pendant plus de vingt ans une population de rongeurs sociaux du Canada, une équipe internationale intégrant un chercheur de l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC, CNRS/Université de Strasbourg) a pu montrer que le fait de se reproduire au sein de clans constitués de femelles apparentées permet de diminuer la part d’énergie consacrée à la survie au profit de la reproduction. Leurs résultats ont été publiés en juin dans Journal of Animal Ecology.

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25 octobre 2016

Chez le Spermophile du Columbia, se reproduire au sein d’un groupe familial a ses avantages

Si l’environnement social est connu pour influencer le comportement et la physiologie des individus chez les espèces vivant en groupe, son effet sur les stratégies d’allocation de l’énergie entre reproduction et survie individuelle est en revanche largement méconnu. En suivant pendant plus de vingt ans une population de rongeurs sociaux du Canada, une équipe internationale intégrant un chercheur de l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC, CNRS/Université de Strasbourg) a pu montrer que le fait de se reproduire au sein de clans constitués de femelles apparentées permet de diminuer la part d’énergie consacrée à la survie au profit de la reproduction. Leurs résultats ont été publiés en juin dans Journal of Animal Ecology.

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25 octobre 2016 - Alerte presse

Il y a 65 000 ans, l’homme tirait parti du feu pour tailler la pierre

Il y a 65 000 ans, en Afrique du Sud, l’homme moderne chauffait la pierre en vue de la tailler et fabriquer des outils. Un procédé extrêmement innovant, unique à cette région – il faudra ensuite attendre plus de 40 000 ans pour qu’il réapparaisse et se répande en Asie puis en Europe. C’est ce que vient de montrer une équipe internationale menée par Anne Delagnes, chercheuse CNRS, en étudiant le site de Klipdrift Shelter. Ce procédé jouait un rôle important dans l’industrie lithique : 92 % des échantillons rocheux étudiés – de la silcrète, une roche dure siliceuse – portaient des traces de chauffe intentionnelle. Les scientifiques ont découvert que les blocs de silcrète étaient chauffés dans des foyers ouverts, avec des avantages multiples mis à profit par les artisans : hormis une augmentation de la ténacité et de la dureté du matériau, déjà connue, la chauffe des blocs conduit à leur fragmentation, éliminant les fissures et hétérogénéités internes et produisant des fragments anguleux utilisés par les tailleurs pour en extraire de fines lames de silcrète.  

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13 octobre 2016

Le manchot royal limite le stress oxydatif en faisant le grand plongeon

En dépit d’un mode de vie extrême, les manchots royaux (Aptenodytes patagonicus) semblent très peu sujets au stress oxydatif. Pour comprendre l’origine de cette adaptation, des scientifiques du Laboratoire d’Ecologie des Hydrosystèmes Naturels Anthropisés (LEHNA, CNRS/Université Claude Bernard/ENTPE), du Laboratoire de Biométrie et Biologie Évolutive (LBBE, CNRS/Université Claude Bernard) et du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (CRNL, CNRS/Université Claude Bernard, INSERM, Université Jean Monnet) ont procédé à l’immersion répétée dans l’eau froide de jeunes manchots royaux afin de mimer la transition entre milieu terrestre et marin telle qu’elle se déroule dans la nature. En comparant divers paramètres physiologiques, biochimiques et génétiques relevés chez ces derniers avec ceux obtenus pour de jeunes oiseaux naturellement adaptés au milieu marin, l’équipe a pu démontrer que les fortes capacités antioxydantes des manchots adultes ne sont pas innées mais le fruit de profonds ajustements métaboliques. Ces travaux soutenus par l’Institut polaire français Paul Emile Victor (IPEV), le CNRS et l’Université de Lyon ont été publiés en juillet dernier dans Free Radical Biology and Medicine.

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26 septembre 2016

TalVeg2 : des solutions de végétalisation innovantes pour limiter l’érosion des sols et améliorer l’aménagement

Deux entreprises héraultaises et des laboratoires du CNRS et de l’INRA, dont le Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive, collaborent au sein du projet TalVeg2 pour mettre au point de nouvelles technologies destinées à végétaliser les sols de sites industriels et d’infrastructures.

 

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21 septembre 2016

Tara au cœur des atolls de la Polynésie française

La goélette scientifique Tara partie le 28 mai dernier de Lorient - France - a déjà parcouru plus de 22 000 km sur les 100 000 km prévus dans le cadre de l’expédition Tara Pacific. Elle entrera dans les eaux de la Polynésie française fin septembre pour une durée d’un mois et demi et réalisera, au coeur des atolls des Tuamotu et aux îles Gambier, une étape majeure pour explorer la biodiversité des récifs coralliens.

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2 septembre 2016 - CNRS Le Journal

Les forêts à la traîne du réchauffement

Dans les forêts françaises, de nombreuses espèces animales et végétales ne migrent pas suffisamment vers le nord pour pouvoir s’adapter au réchauffement climatique. Un phénomène inquiétant, baptisé «dette climatique», que les chercheurs comprennent de mieux en mieux.

 

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30 août 2016

La viviparité a favorisé la diversification des poissons

La famille des Cyprinodontiformes réunit environ 1250 espèces de poissons d’eau douce à nageoires rayonnées. Parmi ces espèces, certaines se reproduisent par viviparité, c’est-à-dire que l’embryon se développe à l’intérieur de la mère. Pour vérifier si ce trait avait permis d’accroître la diversité de ce groupe, une équipe internationale dans laquelle figure un chercheur de l’Institut d'écologie et des sciences de l'environnement de Paris (IEES, CNRS/Université Pierre et Marie Curie/IRD/Université Paris Est Créteil Val-de-Marne/INRA) a voulu retracer l’histoire évolutive des Cyprinodontiformes. Leurs résultats publiés dans Nature Communications démontrent pour la première fois que la viviparité est directement liée à une augmentation des taux de diversification chez ces poissons.

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30 août 2016

Quand le climat modifie la répartition spatiale des ravageurs du maïs

En Afrique de l’Est, les chenilles de deux papillons de nuit, Chilo partellus et Busseola fusca, menacent la production de maïs, principale culture vivrière de la région. Des chercheurs du Laboratoire Evolution, Génomes, Comportement et Ecologie (EGCE, CNRS/Université Paris Sud/ /IRD) associés à l’International Centre of Insect Physiology and Ecology (ICIPE) de Nairobi, au Kenya, ont déjà montré que B. fusca prédominait en altitude tandis que C. partellus proliférait plutôt dans les zones cultivées les moins élevées. Une nouvelle étude publiée par cette équipe dans Agriculture, Ecosystems and Environment révèle que cette répartition est liée à une variation à la fois de la température ainsi que de la teneur en silice des plantes avec l’altitude. Les scientifiques estiment par ailleurs que l’augmentation des températures associée au réchauffement climatique devrait permettre d’améliorer l’assimilation de la silice par le maïs dans les zones les plus élevées et faire ainsi déplacer B. fusca, au profit de C. partellus.

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29 août 2016

Le mystère qui entoure la stabilité des écosystèmes complexes se dissipe

Dans les années soixante-dix, le chercheur australien Robert May développe un modèle prédisant que les écosystèmes complexes ne devraient exister du fait de leur trop grande sensibilité aux perturbations. Dans deux études publiées récemment dans Nature Communications, une équipe internationale regroupant des scientifiques de l’Unité Evolution, Ecologie et Paléontologie (EEP, CNRS/Université des sciences et technologies de Lille) et du Centre pour la biodiversité marine, l'exploitation et la conservation (MARBEC, CNRS/Université de Montpellier/IRD/IFREMER) analyse le modèle de May sous un jour nouveau. En proposant une extension spatiale de ce modèle théorique puis en vérifiant ses prédictions à l’aide d’un important jeu de données empiriques, ces travaux devraient aider à mieux appréhender plusieurs problèmes pratiques de l'écologie.

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16 août 2016

Comment développer un dialogue plus constructif entre les décideurs politiques et les écologues pour sauver l'équilibre de notre planète Terre

Un consensus international demande que les impacts de l’homme sur l’environnement soient « soutenus », « maintenus », pour « conserver », « protéger », « sauvegarder » l'environnement, dans des « limites écologiques sûres ». Une nouvelle étude qui a réuni des scientifiques de l’environnement provenant de nombreux pays révèle que les décideurs politiques n’ont qu’une faible idée de ce que signifient ces termes ou comment les relier à l’ensemble des données, concepts et idées écologiques. Leur message général : pour progresser dans la protection réelle de notre planète, nous devons dissiper cette confusion. Ces chercheurs ont proposé un cadre général pour le faire.

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26 juillet 2016

A Mayotte, une nouvelle espèce de drosophile est en train de voir le jour

L’apparition d’une espèce est un évènement rare survenant à la faveur d’une spécialisation écologique ou bien d’un isolement géographique. Sur l’île de Mayotte, où ces deux mécanismes semblent avoir agi de concert sur l’espèce de drosophile D. yakuba, une équipe internationale réunissant des chercheurs du laboratoire Evolution, Génomes, Comportement, Ecologie de Gif-sur-Yvette, de l’Institut de Systématique, Evolution, Biodiversité de Paris ainsi que deux post-doctorants français travaillant à l’Université de Madison (Wisconsin, Etats-Unis) vient de montrer, dans PNAS, que ces diptères constituent une population atypique. Celle-ci se nourrit en effet exclusivement du fruit d’un arbre tropical très toxique pour les populations de la même espèce vivant en Afrique continentale. En comparant les génomes de mouches provenant de Mayotte avec ceux de spécimens du continent, les scientifiques ont constaté que la population insulaire pouvait être considérée comme une  première étape d’une spéciation en marche.

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22 juillet 2016

L’exposition d’un oiseau de l’Arctique à un pesticide provoquerait le raccourcissement de ses télomères

En dépit de son isolement, la zone arctique concentre nombres de substances toxiques comme les polluants organiques persistants. Des chercheurs du Centre d’études biologiques de Chizé (CEBC, CNRS/Université de La Rochelle) et de l’Institut polaire norvégien, soutenus par l’Institut polaire Paul-Émile Victor, ont voulu vérifier l’impact de l’un d’entre eux, un pesticide organochloré, sur la faune sauvage de la région. Pour cela, ils ont mesuré la concentration d’une molécule dérivée de ce pesticide ainsi que la longueur des télomères chez plusieurs mouettes tridactyles (Rissa tridactyla) de l’île du Spitzberg. L’étude publiée dans Science of the Total Environment démontre que les oiseaux les plus contaminées sont ceux ayant les télomères les plus courts. Ces travaux, les premiers de ce type menés chez un animal sauvage, suggèrent par ailleurs une sensibilité plus importante des femelles à l’égard des pesticides organochlorés.

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21 juillet 2016

L’érosion de la biodiversité pourrait engendrer une « dette évolutive »

Depuis plusieurs décennies, les activités humaines sont à l'origine d’extinctions massives d’espèces dans le monde entier qui soulèvent la question de l'impact de la perte de la biodiversité pour le fonctionnement des écosystèmes. Dans une étude publiée en juin dernier dans Science Advances, des scientifiques de l'Université de Göttingen, du Centre allemand de recherche intégrative en biodiversité et du laboratoire d’étude de la Biodiversité marine de Montpellier (MARBEC, CNRS / Université de Montpellier / IRD / IFREMER) apportent un nouvel éclairage à ce sujet. Les chercheurs ont assemblé en laboratoire des communautés bactériennes de diversités différentes et ont montré que, paradoxalement, une forte diversité pouvait entraîner une plus forte diversification évolutive. En suggérant qu’une diminution de la diversité risque aussi de limiter l'apparition de nouvelles espèces, ces résultats laissent entendre que la crise actuelle de la biodiversité aura des effets beaucoup plus durables que ceux déjà envisagés.

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20 juillet 2016

Une nouvelle méthode de génotypage à l’épreuve du climat

Les régions les plus chaudes de la planète se prêtent mal à la conservation de l’ADN ancien. Sous ces latitudes, le matériel génétique se dégrade en effet rapidement, rendant son analyse par les méthodes de génotypage classiques très difficile. Dans une étude publiée récemment dans la revue Molecular Ecology Resources, des chercheurs de l’Institut Jacques Monod, (IJM, CNRS/Université Paris Diderot) ont pu tester l’efficacité d’un procédé de génotypage combinant des méthodes de biologie moléculaire et de génomique existantes. Grâce à cette approche novatrice, ils ont pu déterminer une partie du génotype de rongeurs vieux de 44.000 ans à partir de fossiles prélevés  dans une grotte marocaine avec l'aide d'une équipe du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN). Ce résultat, qui constitue le plus vieil ADN jamais mis en évidence en Afrique, augure de prometteuses applications non seulement en paléontologie et en archéologie mais aussi en écologie.

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20 juillet 2016

Un manchot empereur bien moins casanier qu’il n’y paraît !

Le manchot empereur est couramment utilisé comme bio-indicateur des changements climatiques actuels. Or, alors qu’on pensait que ces manchots étaient répartis sur le continent Antarctique en colonies isolées avec peu d’échanges, une étude menée par les chercheurs Céline Le Bohec et Robin Cristofari, de l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC - CNRS / Université de Strasbourg) et du Centre Scientifique de Monaco, et publiée dans Nature Communications, révèle qu’ils forment une population mondiale unique, et que la dispersion joue un rôle central dans la réponse adaptative de l'espèce aux changements environnementaux, ce qui bouleverse les estimations du risque d'extinction et de la tendance de l’espèce.

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19 juillet 2016 - Alerte Presse

Le génome des premiers agriculteurs au monde découvert en Iran

La sédentarité, l’agriculture et l’élevage ont été inventés il y a 10 000 ans dans le Croissant fertile, une région située entre la mer Méditerranée et les monts Zagros au sud-est de l’Iran. La culture des céréales et la domestication des ongulés (en particulier la chèvre, le mouton, le bœuf et le cochon) sont originaires de cette région. Une étude, coordonnée conjointement par des paléo-généticiens de l’Université Johannes Gutenberg de Mainz (Mayence), des archéozoologues du CNRS et du MNHN(1) et des chercheurs du Musée National d’Iran, vient de démontrer que les agriculteurs et les éleveurs du Néolithique résidant il y a 10 000 ans dans les monts Zagros formaient un groupe génétiquement distinct des premiers éleveurs pionniers d’Anatolie occidentale et de l’Europe. Ainsi, deux groupes d’agriculteurs néolithiques, l’un originaire de la région du Zagros et l’autre de l’Anatolie, ont respectivement colonisés l’Asie du Sud et l’Europe il y a 8 000 ans. Cette découverte publiée dans Science indique clairement que le génome des Iraniens du Zagros représente l’ancêtre des populations occupant aujourd’hui de l’Asie du Sud (Afghanistan, Pakistan, Inde) mais non des Européens.

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23 juin 2016

Quand la radioactivité accélère la décomposition de la litière

Le 26 avril 1986, l’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait et projetait dans l’environnement près de 12 milliards de milliards de becquerels. Afin de connaître les effets à long terme de cette pollution radioactive sur le milieu, des chercheurs de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) de Cadarache, en collaboration avec des chercheurs CNRS du Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE - CNRS/Univ. de Montpellier/Univ. Paul Valéry Montpellier 3/EPHE) et du Laboratoire écologie fonctionnelle et environnement (EcoLab - CNRS/Univ. Toulouse III - Paul Sabatier/INPT) ainsi que des chercheurs du Laboratoire International de Radioécologie (IRL) d’Ukraine, se sont intéressés à la décomposition de la litière à proximité de la centrale. Ils ont alors pu mettre en évidence, de façon totalement inattendue, une augmentation du taux de décomposition des litières de feuilles avec la radioactivité. Leurs résultats ont été publiés dans Science of the Total Environment.

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23 juin 2016 - CP Université de Montpellier

Récifs coralliens : solutions locales pour un problème global

Préserver les récifs coralliens : l’enjeu est crucial, tant ces précieux refuges de la biodiversité marine sont partout menacés dans le monde. Une étude récente, publiée dans la revue Nature le 15 juin 2016, vient apporter de nouvelles perspectives. Elle démontre qu’à divers endroits de la planète, des initiatives locales réussissent à préserver les écosystèmes coralliens, là où les politiques nationales s’avèrent souvent impuissantes…
Ce travail a été réalisé par un consortium international incluant des chercheurs de l’Université de Montpellier, de l’IRD et de l’Université de Nouvelle-Calédonie (laboratoires MARBEC, ENTROPIE et LIVE) avec le soutien du CNRS.

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21 juin 2016

Chez les oiseaux, le stress s’accroît en même temps que la pollution urbaine

Si l’impact des polluants sur la faune sauvage des grandes agglomérations est désormais mieux documenté, c’est encore loin d’être le cas pour celle des villes moyennes et des zones faiblement urbanisées. Une étude menée récemment chez le merle noir (Turdus merula) par des chercheurs du Centre d'Etudes Biologiques de Chizé (CEBC - CNRS/Université de La Rochelle) et du Laboratoire Littoral Environnement et Sociétés (LIENSs - CNRS/Université de La Rochelle) apporte de précieux éléments à ce sujet. En mesurant les concentrations de métaux lourds chez des merles noirs provenant de secteurs plus ou moins urbanisés, les scientifiques ont constaté que les oiseaux des villes d’importance moyenne étaient contaminés par ces polluants. Leurs travaux publiés dans Science of the Total Environment suggèrent par ailleurs qu’une contamination modérée aux métaux lourds pourrait avoir des conséquences néfastes sur la physiologie de cette espèce.

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16 juin 2016

Chez Homo Sapiens, les dents ne sont pas des indics fiables

Lorsque des anthropologues exhument un fossile de Primates, ils peuvent d’ordinaire compter sur les dents de l’individu pour connaître son âge et les grandes étapes de sa vie. Seulement voilà, chez Homo sapiens – communément appelé Homme moderne –, les choses ne seraient pas si simples. Fernando Ramirez Rozzi du laboratoire Anthropologie moléculaire et imagerie de synthèse (AMIS – CNRS/Univ. Paris V/Univ Toulouse Paul Sabatier) vient en effet de démontrer que si le cycle de vie reste stable au sein de notre espèce, il n’en est pas de même pour la croissance des dents. Une plasticité, unique chez les primates, qui pourrait d’ailleurs expliquer les grandes capacités adaptatives de notre espèce. Ces résultats, publiés dans la revue Scientific Reports, ont été obtenus grâce au suivi d’une population de Pygmées Baka vivant au Cameroun.

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14 juin 2016

Les fourmis redessinent la steppe

La très grande diversité des relations entre les fourmis et les plantes est déjà bien connue. Mais les fourmis peuvent-elles aller jusqu'à modifier la configuration de la végétation dans laquelle elles vivent ? Après avoir étudié le stock de graines et les germinations dans les dépotoirs que les fourmis réalisent aux entrées de leurs nids, des chercheurs de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (IMBE - CNRS/Aix-Marseille Université/Université d’Avignon/IRD) montrent que non seulement les fourmis concentrent les graines dans leurs dépotoirs mais qu'elles augmentent aussi la richesse des espèces qui y germent par la suite. Ces résultats sont parus dans la revue Myrmecological News le 31 mai 2016.

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14 juin 2016

Un même gène rend les papillons de jour colorés et les papillons de nuit camouflés

Dans les forêts tropicales d'Amérique latine, les papillons toxiques du genre Heliconius arborent sur leurs ailes des motifs aux couleurs vives que les prédateurs apprennent à reconnaître et éviter. Pour une meilleure protection, différentes espèces de papillons, vivant sur un même territoire, s’imitent mutuellement, alors qu’une même espèce vivant dans des régions différentes peut arborer des motifs distincts. Comment ces papillons réalisent-ils cette étonnante stratégie évolutive ? Dans un article publié dans Nature le 1er juin 2016, une équipe internationale1 composée de chercheurs du Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE - CNRS/Université de Montpellier/Université Paul Valéry Montpellier 3/EPHE) et de l’Institut Systématique, Evolution, Biodiversité (ISYEB – CNRS/MNHN/UPMC/EPHE), a identifié le gène responsable des différences d’agencement des couleurs chez ces papillons. Plus étonnant, ce même gène appelé, cortex, contrôle également la variation de coloration chez une espèce nocturne des régions tempérées, la phalène du bouleau. Ce gène révèle ici un rôle jusque-là inconnu, surprenant, montrant comment la sélection naturelle remodèle les fonctions ancestrales pour former de nouvelles adaptations.

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13 juin 2016

Les bébés néandertaliens étaient tout le portrait de leurs parents

L'homme de Néandertal a vécu en Europe et dans une large partie de l'Asie entre 250 000 et 30 000 ans avant le présent. Si le mode de vie de cet hominidé nous est désormais plus familier grâce aux nombreux vestiges de la culture du Moustérien mis au jour par les préhistoriens, l'origine de son physique robuste continue de faire débat. L'analyse morphométrique de deux fossiles de nouveau-nés néandertaliens par une équipe internationale réunissant notamment deux chercheurs du Laboratoire de La Préhistoire à l'Actuel : Culture, Environnement et Anthropologie (PACEA, CNRS/Université de Bordeaux, Ministère de la culture et de la communication) montre pour la première fois que les caractéristiques de leur squelette infra-crânien sont similaires à celles des individus adultes. L'étude publiée fin mai dans PNAS suggère que les différences squelettiques entre néandertaliens et hommes modernes ne sont pas déterminées par l’environnement ou le mode de vie mais par la génétique.

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6 juin 2016

Avec la génomique, la pollinisation dévoile ses réseaux

La pollinisation par les animaux est, à l’échelle planétaire, une fonction écosystémique essentielle mais menacée. Malgré les très nombreuses études sur la pollinisation, les connaissances sur les réseaux de pollinisation restent très insuffisantes, essentiellement en raison d’un manque d’outils adaptés à leur complexité. La génomique environnementale pourrait pallier ce problème méthodologique ! C’est ce que démontrent les travaux d’une équipe de chercheurs du Laboratoire Évolution et Diversité Biologique de Toulouse (EDB – CNRS / Université Toulouse III-Paul Sabatier /ENFA) et du laboratoire d’Ecologie Alpine de Grenoble (LECA - CNRS / Université Joseph Fourier Grenoble / Université de Savoie)dans un article paru dans la revue Scientific Reports. Non seulement ces nouvelles méthodes permettent d’identifier les espèces de plantes visitées grâce à leurs grains de pollen présents sur le corps des insectes, mais également de connaitre dans une certaine mesure leur abondance. Ces informations indispensables permettront de mieux caractériser et quantifier les interactions dans les réseaux de pollinisation, ce qui est difficile, voire impossible à réaliser avec les méthodes  conventionnelles.

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3 juin 2016

Domestication des chiens : le mystère de son origine enfin levé -  Alerte Presse CNRS

Quand et où le chien est-il devenu le meilleur ami de l'homme ?  Impossible de répondre avec certitude à cette question jusqu’à l’étude pilotée par des chercheurs de l’université d’Oxford à laquelle des biologistes et des archéologues du CNRS, de l’ENS de Lyon et du MNHN ont largement contribué

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31 mai 2016

Phytoplancton marin : une microdiversité sous influence

De 2009 à 2012, la goélette Tara a sillonné les océans du globe pour échantillonner les communautés planctoniques qui peuplent ces écosystèmes. En procédant à une étude inédite du matériel génétique contenu dans ces échantillons, une équipe internationale regroupant plusieurs scientifiques de la Station biologique de Roscoff (SBR - CNRS/UPMC) a pu dresser une cartographie détaillée de la répartition globale d'un groupe de bactéries rassemblant les deux genres les plus abondants du phytoplancton marin. Cette étude qui vient d'être publiée dans la revue PNASrévèle la microdiversité insoupçonnée de ces populations bactériennes. Ces travaux qui montrent  également l'importance de certains facteurs environnementaux dans la répartition de ces communautés d’organismes, devraient contribuer à améliorer les modèles de prédiction de la distribution du phytoplancton face au changement climatique global.

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30 mai 2016

L’histoire génétique des Européens en partie dévoilée

Les peuples européens actuels sont le fruit de mouvements de populations qui ont débuté à l’issue de la dernière glaciation. Telle est la principale conclusion d’un article publié dans Nature le 2 mai dernier par une équipe internationale réunissant des dizaines de chercheurs, dont plusieurs CNRS. L’étude, qui s’appuie sur l’analyse du génome complet de dizaines d’hommes ayant vécu en Europe entre -45 000 et -7000 ans, révèle que les premiers Européens n’ont connu aucun contact avec d’autres peuples durant les 30 000 années qui ont suivi leur arrivée sur ce continent. Ces travaux qui expliquent par ailleurs dans quelles circonstances les Européens ont ensuite acquis des caractéristiques génétiques similaires à celles des populations actuelles du Proche-Orient révèlent en outre que la part d’ADN Néandertalien présent dans leur génome a diminué lentement au cours des derniers millénaires.

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30 mai 2016

Le Grand Hamster menacé par les pluies et la monoculture de maïs

Malgré des mesures de protection nationales et européennes, les populations de Grands Hamsters ne cessent de diminuer ; on compte aujourd’hui moins de 3 individus par hectare en Europe de l’ouest. Les raisons de ce déclin sont encore mal connues, même si les pratiques agricoles et les changements climatiques sont régulièrement pointés du doigt. Pour élucider la question, une équipe de recherche de l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (CNRS/Université de Strasbourg), en collaboration avec l’Institut des neurosciences cellulaires et intégratives et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, a décidé d’étudier l’évolution de la masse corporelle du hamster au cours du siècle passé. Les résultats, publiés dans Scientific reports, sont sans appel : le petit rongeur a perdu 21% de sa masse corporelle en raison de l’augmentation des pluies hivernales et de l’intensification de la monoculture de maïs.

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26 mai 2016

Prendre du poids pour conserver son rang

Chez les suricates, pour espérer devenir « chef de clan » mieux vaut faire le poids. Les individus les plus gros ont en effet davantage de chance de remporter les combats et d’accéder au rang de mâle ou de femelle dominante. Plus étonnant : les suricates sont capables d’accélérer leur croissance quand leur plus proche concurrent prend un peu trop d’embonpoint et menace de voler leur place dans la hiérarchie. C’est ce que vient de démontrer une équipe internationale composée notamment de chercheurs du Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE - CNRS/Université de Montpellier/Université Paul-Valéry-Montpellier/EPHE). Ces résultats, qui mettent en évidence l’influence majeure que peut avoir l’environnement social sur le phénotype des individus et sont peut-être transposables à d’autres groupes de mammifères, ont été publiés dans la revue Nature.

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20 mai 2016 - Actu CEA

Grotte Chauvet-Pont d’Arc : l’histoire reconstituée des passages de l’Homme et de l’ours

Suite à un vaste programme de datation international (plus de 350 échantillons analysés), des chercheurs ont pu reconstituer, pour la première fois, l’histoire complète de la grotte Chauvet-Pont d’Arc (Ardèche, France). Majoritairement réalisées en France, les datations radiocarbone de charbons, d’ossements ou encore de dessins, montrent que l’Homme fréquenta la cavité par deux fois : il y a 37 000 ans, pendant plus de 3 millénaires ; puis il y a 31 000 ans, également pendant 3 millénaires. L’étude montre que la grotte a aussi servi de refuges pour les ours des cavernes et que des événements géologiques en ont partiellement, puis totalement, obturé l’entrée. Mais ces datations fournissent surtout l’argument décisif montrant que l’art pariétal y a été réalisé il y a plus de 28  000 ans, et ouvre la voie à une exploration extensive de cet art si remarquable. Ces résultats sont publiés sur le site de la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) le 11 avril 2016.

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19 mai 2016

Emergence de la bilharziose en Corse, décryptage

En 2013, plus de 100 personnes ont été infectées par le parasite agent de la bilharziose urogénitale alors qu’elles se baignaient dans une rivière corse. Afin de comprendre comment cette maladie parasitaire, d’ordinaire inféodée aux régions tropicales et subtropicales, a pu émerger en Europe, des scientifiques du Laboratoire Interactions Hôtes-Pathogènes-Environnements (IHPE - CNRS/UPVD/Ifremer/Univ. Montpellier) ont mené une recherche interdisciplinaire sur le parasite à l’origine de cette vague d’infection. En mettant leur savoir en commun, médecins, vétérinaires et écologues ont pu notamment, déterminer le pays d’origine de ce parasite hybride. Les résultats de leur enquête ont été publiés dans The Lancet Infectious Diseases.

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13 mai 2016

La véritable nature des surales d'Amérique du Sud enfin révélée

La vaste plaine herbeuse qui s'étend du nord de la Colombie au sud du Venezuela abrite un paysage étonnant constitué d'une succession de monticules de terre. Ces formations d'une grande régularité que les habitants de la région nomment surales étaient jusqu'ici attribuées à l'action de l'érosion. Une étude approfondie de ces écosystèmes menée par une équipe internationale, parmi laquelle figurent des chercheurs du Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive de Montpellier (CEFE, CNRS/Université de Montpellier/Université Paul-Valéry-Montpellier/EPHE), montre pour la première fois qu'il n'en est rien. Leurs travaux publiés le 11 mai dernier dans PLOS ONE révèlent que ces monticules résultent, dans les sites étudiés, de l'intense activité d'une espèce de ver de terre.

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11 mai 2016

Mieux gérer et protéger les océans grâce aux oiseaux

Observer les océans à travers les yeux des oiseaux marinspour mieux gérer et protéger ces écosystèmes à la fois menacés et méconnus : c’est cette approche novatrice, soutenue par la Fondation de France, que propose une équipe internationale composée d’un gestionnaire d’espace naturel et de scientifiques français et japonais dont des chercheurs du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE – CNRS/Univ. de Montpellier/Univ. Paul-Valéry/EPHE) et de l'Observatoire PELAGIS (CNRS/Univ. de La Rochelle). Les scientifiques ont équipé les fous de Bassan nichant dans la Réserve Nationale Naturelle des Sept-Iles (Côtes d’Armor) de système de géolocalisation et de mini-caméras afin d’étudier leurs déplacements ainsi que leur comportement et leurs interactions avec les activités humaines en mer. Dans un article publié dans la revue Marine Policy, les auteurs présentent comment leurs méthodes pourraient être généralisées à l’ensemble des écosystèmes marins et contribuer à une meilleure efficacité des politiques de gestion et de conservation du milieu marin. Ces données, partagées avec l’ensemble des acteurs de la mer, devraient en effet favoriser le dialogue entre ces différents acteurs, aux intérêts en apparence antagonistes.

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26 avril 2016

Un gène « clé » pour la transmission du chromosome Y

Chez l’homme, les chromosomes X et Y sont transmis avec la même probabilité et, au final, il naît autant de filles que de garçons. Mais chez certaines espèces de drosophiles, ce n’est pas toujours le cas : les chromosomes X des mâles sont parfois privilégiés et leur descendance presque exclusivement composée de femelles. Des chercheurs du Laboratoire Évolution, Génomes, Comportement, Écologie (EGCE - CNRS/IRD/Univ. Paris-Sud), du Laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive (LBBE - CNRS/Univ. Claude Bernard Lyon I) et de l’Institut de Biologie du Développement de Marseille (IBDM - CNRS/AMU) viennent de mettre en évidence chez l'espèce Drosophila simulans un gène « clé » impliqué dans la transmission du chromosome Y lors de la formation des gamètes mâles. Les résultats de leurs travaux, qui apportent un nouvel éclairage sur les mécanismes de l’évolution et de la spéciation, ont été publiés dans la revue PNAS.

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26 avril 2016

L’« effet-prison » : une explication aux comportements homosexuels d'une population de Tortues d'Hermann

De nombreuses études attestent que les comportements homosexuels sont fréquents dans la nature et concernent de nombreux taxons, vertébrés ou invertébrés. Pour autant, leur compréhension demeure incertaine et les mécanismes qui les sous-tendraient (hormonaux, génétiques) sont controversés. D'un point de vue évolutif, la plupart des recherches se sont orientées sur les bénéfices qu'une telle sexualité pourrait procurer à l'espèce en termes adaptatifs : cohésion sociale ou hiérarchisation des individus au sein d'une population. Les hypothèses non-adaptatives ont quant à elles été bien moins étudiées. C'est pourtant l'une d'entre elles, intitulée « effet-prison », que vient de révéler pour la première fois en conditions naturelles une équipe européenne composée notamment de chercheurs français du Centre d'études biologiques de Chizé (CEBC - CNRS/Univ. La Rochelle). Leurs travaux sur une population macédonienne de Tortues d'Hermann sont publiés depuis le 20 mars 2016 dans la revue Behavioral Ecology.

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26 avril 2016

Anchois côtier ou Anchois du large ?

Après avoir prouvé, grâce à l'étude de leurs gènes, que le Bar et le Loup ne constituaient pas une seule espèce - comme cela était admis jusqu'à présent -, mais deux lignées évolutives en cours de spéciation, une équipe de chercheurs de l'Institut des Sciences de l'Evolution de Montpellier (CNRS/ Univ. Montpellier / IRD/EPHE), vient d'aboutir aux mêmes conclusions avec l'Anchois commun (Engraulis encrasicolus) : en effet, il faut désormais compter sur l'« Anchois du large » et l'« Anchois côtier ». À l’instar des rats de La Fontaine, ces deux écotypes (subdivisions de l’espèce adaptées à des habitats différents) pourraient ne jamais frayer ensemble, l’un occupant la haute mer, l’autre préférant les milieux côtiers saumâtres voire dessalés. Ils se rencontrent néanmoins occasionnellement et produisent des hybrides viables. Publiés dans la revue Molecular Ecology, ces travaux apportent un nouvel éclairage sur les mécanismes de différenciation, de maintien et d’adaptation des espèces à leur milieu. Ils devraient également contribuer à améliorer la connaissance, et donc la gestion, des stocks d'anchois et plus généralement des espèces d'intérêt halieutique aux situations similaires.

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22 avril 2016

Les tintinnides polaires : ces stars planctoniques en manque de doublures

Qu’ils soient marins ou terrestres, les systèmes des hautes latitudes contiennent un nombre d’espèces très réduit par rapport aux populations des zones tempérées ou tropicales. C’est ce qu’on appelle le gradient latitudinal de biodiversité. Mais que se passe-t-il à l’échelle des populations ? Le nombre d’espèces dominantes diminue-t-il au même rythme que celui des espèces minoritaires ? Pour le savoir, John Dolan, chercheur CNRS au Laboratoire d’Océanographie de Villefranche-sur-Mer (LOV - CNRS/UPMC), en collaboration avec des chercheurs du Korean Polar Research Institute, s’est intéressé aux tintinnides. Ces organismes planctoniques rassemblés en quelque 1 200 espèces, dont certaines, dites dominantes, sont largement représentées alors que les autres, moins nombreuses, servent en quelque sorte de doublures aux premières. Dans une étude publiée online le 18 mars 2016 dans The ISME Journal, les scientifiques ont mis en évidence un appauvrissement global des populations de ce groupe de zooplancton ainsi qu’une variation de leur composition lorsque l’on se rapproche du pôle Nord.

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19 avril 2016

Microbiote : le cloporte abrite une armée de bactéries

Les isopodes terrestres ou cloportes représentent le seul groupe de crustacés composé presque exclusivement d’espèces terrestres dont les premières traces fossiles avérées datent du Crétacé. Ils représentent donc un groupe clé dans l’étude de la sortie des eaux car ils ont développés de nombreuses adaptations morphologiques, physiologiques et comportementales à la vie terrestre. On compte actuellement plus de 10 000 espèces présentes sur tous les continents. Ils sont très abondants dans la faune du sol, participent grandement à la décomposition de la matière organique et régulent les communautés microbiennes du sol. Une équipe de chercheurs des laboratoires Ecologie et Biologie des Interactions (EBI - CNRS/Univ. de Poitier) et Microorganismes : génome et environnement (LMGE – CNRS/Univ. Blaise Pascal/Univ. Auvergne) a pour la première fois analysé le microbiote du cloporte commun Armadillidium vulgare. Leur étude, publiée le 21 mars 2016 dans la revue FEMS Microbiology Ecology, met en évidence une diversité microbienne surprenante chez le cloporte directement corrélée à celle de son environnement.

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12 avril 2016

Border Cave révèle ses secrets

Les restes d'un nouveau-né découverts à Border Cave, une caverne de l’est de l’Afrique du Sud, au cours de la dernière guerre mondiale, ont constitué pendant longtemps un casse-tête pour les chercheurs. Ils étaient considérés par certains comme le plus ancien exemple connu d'une sépulture associée à un objet de parure, mais cette interprétation ne faisait pas l'unanimité à cause de l'ancienneté des fouilles et le manque d'informations sur le contexte de la découverte. Une étude, réalisée par Francesco d'Errico (PACEA, CNRS/Univ. de Bordeaux/Ministère de la Culture et de la Communication) et Lucinda Backwell, chercheur à l'Université de Witwatersrand (Johannesburg), publiée dans Journal of Human Evolution lève en partie le voile sur ce mystère.

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11 avril 2016

Biofortification : découverte de gènes impliqués dans le transport du zinc dans les graines

Selon l’organisation mondiale de la santé, environ 2 milliards de personnes souffrent de déficience en fer (Fe) et en zinc (Zn). La carence en zinc serait responsable d'environ 16% des infections des voies respiratoires inférieures, 18% du paludisme et de 10% des maladies diarrhéiques dans le monde. Ce micronutriment est normalement apporté à l’organisme par la nourriture. Malheureusement, les céréales qui représentent une part importante des apports nutritionnels dans le monde, sont pauvres en zinc. Pour pallier ces carences alimentaires, des scientifiques travaillent sur des solutions dites de biofortification qui permettraient d’enrichir les graines en éléments nutritifs. Dans un article paru dans Nature Plants, deux communautés de chercheurs ont allié leurs compétences en biologie moléculaire et en spectroscopie pour identifier les gènes impliqués dans le transfert du zinc de la plante-mère aux graines consommables, première étape indispensable, pour chercher à obtenir une sur-expression de ces gènes et augmenter leur teneur en zinc.

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7 avril 2016

Structuration des espèces: les apparences sont parfois trompeuses

L’histoire évolutive de populations appartenant à une même espèce peut s’avérer plus complexe qu’il n’y paraît. Des chercheurs du Laboratoire Évolution et Diversité Biologique (EDB, CNRS/ Université Toulouse III-Paul Sabatier /ENFA) de Toulouse et du Muséum de Sciences Naturelles de Madrid ont pu le démontrer chez le Zostérops gris de La Réunion (Zosterops borbonicus), un passereau endémique de cette île de l’Océan Indien. Leurs travaux publiés récemment dans Journal of Evolutionary Biology, comparent d’un point de vue morphologique et génétique des représentants de l’espèce vivant le long d’un gradient altitudinal sur la côte Ouest de l’île. En mettant en évidence un changement brutal de la composition génétique des individus vers 1400 mètres d’altitude, cette analyse suggère que nous sommes en présence non pas d’une seule et même entité évolutive mais de deux groupes de populations ayant chacun sa propre histoire évolutive.

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4 avril 2016

Des écrevisses invasives bouleversent l’horloge écologique des plans d’eau

Le réchauffement climatique modifie fortement les rythmes biologiques des organismes avec pour conséquences des fleuraisons de plantes et des migrations animales de plus en plus précoces par exemple. Ces modifications se répercutent aussi au niveau des interactions trophiques entre espèces. Les invasions biologiques représentent une autre facette des changements globaux induits par l’Homme dont les conséquences sont encore mal connues. Des chercheurs des laboratoires Evolution et Diversité Biologique (EDB, CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier/ENFA) et Ecologie Fonctionnelle et Environnement (ECOLAB - CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier/INPT) ont déterminé la façon dont les écrevisses invasives modifiaient le fonctionnement de plans d’eau. Cette étude, publiée le 2 mars 2016 dans la revue Ecology Letters, révèle que la présence d’écrevisses invasives bouleverse le rythme auquel les litières terrestres sont recyclées par les organismes aquatiques. Ainsi, le recyclage de la totalité des litières reçues par l’écosystème aquatique durant une année nécessite 40 jours de moins dans les plans d’eau fortement envahis par rapport aux plans d’eau peu ou pas envahis par les écrevisses, pouvant ainsi fortement affecter leur dynamique écologique.

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1 avril 2016

Quand des femelles imitent les mâles pour se prémunir de leur harcèlement

Des femelles de deux couleurs différentes coexistent chez certaines espèces d’insectes. C’est le cas de Drosophila erecta où la moitié des femelles arborent un abdomen noir identique à celui des mâles. Une équipe internationale réunissant notamment des chercheurs de l’Institut Systématique Evolution Biodiversité (ISYEB, CNRS/MNHN/UPMC/EPHE) de Paris et du Laboratoire Evolution, Génomes, Comportement, Ecologie (EGCE, CNRS/IRD /Univ. Paris Sud) de Gif-sur-Yvette est parvenue à identifier le gène responsable du polymorphisme pigmentaire des femelles chez cette espèce. Leurs travaux publiés dans Nature Communications, en janvier dernier, démontrent par ailleurs que la coexistence de deux types de femelles chez D. erecta résulte d’une stratégie d’adaptation des femelles à l’égard des mâles que la sélection naturelle a ensuite maintenue au fil du temps.

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29 mars 2016

Interactions sociales : quand les drosophiles font le buzz

Les scientifiques ont longtemps pensé que l’apprentissage social était l’apanage d’animaux évolués comme les grands singes. Une étude menée chez la mouche drosophile par des biologistes de l’Unité Evolution, Génomes, Comportement, Ecologie de Gif-sur-Yvette (EGCE, CNRS/IRD/Université Paris-Sud) et de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien de Strasbourg (IPHC, CNRS/Université de Strasbourg) démontrent pour la première fois que cet insecte  s’appuie sur le comportement de ses congénères pour sélectionner son site de ponte. Publiés récemment dans les Proceedings of the Royal Society, ces travaux qui mettent en lumière des choix très contrastés de la part des drosophiles suggèrent une influence directe de la structure sociale de ces populations d’insectes dans leurs prises de décision.

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25 mars 2016 - CP Tour du Valat

Une étude sur les antibiorésistances met en garde contre les dangers à ignorer la faune sauvage

Gouvernements et chercheurs doivent accorder plus d'attention au développement des pathogènes antibiorésistants - également dénommés “super-microbes” - dans la faune sauvage et dans les milieux naturels, selon une nouvelle étude publiée le 22/02/2016 dans le Journal of Applied Ecology.

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16 mars 2016

L’Amazonie héberge une diversité de formes de poissons unique au monde

Les zones tropicales sont connues pour abriter un grand nombre d’espèces. Cependant, cette forte diversité s’accompagne-t-elle d’une forte diversité de formes ou plutôt d’une forte ressemblance entre les espèces ? Une équipe de chercheurs du laboratoire Evolution et diversité biologique (EDB – CNRS / Univ. Toulouse III Paul Sabatier / ENFA) et du Centre pour la biodiversité marine, l'exploitation et la conservation (MARBEC – CNRS/Univ. Montpellier/IRD/Ifremer) vient de montrer que l’Amérique du Sud abrite prés de 80% de la diversité morphologique mondiale des poissons d’eau douce, alors que ce continent ne représente que 15% des terres émergées. Ils démontrent également que cette forte diversité morphologique est essentiellement due à des espèces plutôt communes et peu en danger. Ces résultats publiés dans la revue Scientific Reports parue le 16 mars 2016 soulignent la nécessité de considérer toutes les facettes de la biodiversité pour mener des actions de conservation pertinentes.

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8 mars 2016

La diversité biologique des poissons tropicaux participe-t-elle à la beauté des récifs coralliens ?

Dans le cadre de l’année du paysage organisée par l’Institut Ecologie et Environnement du CNRS une équipe de scientifiques du Centre pour la biodiversité marine, l'exploitation et la conservation (MARBEC – CNRS/ Univ. Montpellier / IRD / IFREMER), de l’Institut des Sciences de l'Evolution de Montpellier (ISEM – CNRS / Univ. Montpellier / IRD / EPHE) et du Centre Universitaire de Mayotte étudie comment la biodiversité biologique des poissons tropicaux participe à la beauté des récifs coralliens. Pour cela ils ont mis en place un protocole de science participative en ligne que tout le monde peut remplir, aucune connaissance des poissons n’étant requise.

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7 mars 2016

Qui s’assemble finit par se ressembler

Pourquoi les conjoints qui sont ensemble depuis longtemps se ressemblent-ils tant ? Est-ce la vie en couple qui leur permet de mieux s’accorder l’un à l’autre ? Alors que la question est encore débattue pour notre espèce, une étude chez un poisson tropical éclaire cette question importante pour les espèces monogames. Chez le cichlidé zébré Amatilania siquia, le comportement des partenaires initialement très différent converge après la mise en couple. En outre, plus les partenaires réussissent à s’accorder, plus ils arrivent à élever un grand nombre de descendants.

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4 mars 2016

Les origines de l'incroyable biodiversité des insectes remises en cause

Apparus il y a plus de 450 millions d’années, les insectes forment aujourd’hui 90% de la biodiversité terrestre non-microbienne. Pour tenter de déterminer les ressorts de cette foisonnante diversité, une équipe franco-américaine composée notamment de chercheur de l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier (ISEM, CNRS/IRD /Univ. Montpellier) s’est lancée dans un travail d’analyse sans précédent. En s’appuyant à la fois sur les données moléculaires et fossiles disponibles pour cette classe d’animaux, les chercheurs sont en effet parvenus à retracer l’histoire évolutive des insectes. Leurs résultats publiés en janvier dernier dans Scientific Reports permettent de savoir dans quelle mesure les extinctions de masse, les changements environnementaux ou l’apparition d’innovations morphologiques ont influencé la diversification des insectes depuis leur origine.

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17 février 2016

En Guyane, l’expansion des mangroves dépend de variations océano-climatiques affectant l’Atlantique Nord

Les mangroves qui bordent le littoral guyanais sont parmi les mieux préservées de la planète. L’étude de cet écosystème encore très peu altéré par les activités humaines permet donc d’identifier les facteurs naturels qui influencent sa dynamique. En s’appuyant à la fois sur des photographies aériennes, des images satellites et des mesures de la surface océanique de l’Atlantique Nord, une équipe de scientifiques a ainsi découvert que cette dynamique était associée à un phénomène climatique et océanique de grande ampleur nommé Oscillation Nord-Atlantique, ou NAO. Leurs travaux publiés dans Journal of Biogeography démontrent que les cycles de recul et d’avancée des mangroves guyanaises sont en fait essentiellement influencés par les variations de hauteur et de puissance des vagues découlant de ce phénomène climatique.

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17 février 2016

La pêche à l’espadon, une pêche au gros ancestrale

Les pratiques de pêches anciennes en Amérique du Sud sont relativement bien connues. Néanmoins, une équipe internationale d’archéologues composée notamment de Philippe Béarez, archéozoologue de l’unité Archéozoologie, archéobotanique : sociétés, pratiques et environnements (AASPE – CNRS/MNHN), vient de faire une découverte étonnante sur le site chilien de Zapatero. Des restes d’espadons et de marlins datant, pour les plus anciens, du sixième millénaire avant notre ère, ont été mis au jour. L’exploitation de si gros poissons à une période si reculée n’avait jamais été mise en évidence auparavant. Les résultats de ces travaux, publiés dans Journal of Anthropological Archaeology, offrent une nouvelle vision des pratiques de pêche et de navigation côtière de l’époque.

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15 février 2016

Les savanes malgaches étaient établies avant l’arrivée de l’homme

Les savanes malgaches sont considérées par beaucoup comme des milieux dégradés par l’homme, sans grand intérêt écologique, qu’il serait bon de reboiser et dont l'origine est encore hautement débattue. Une équipe internationale, composée notamment de chercheurs des Royal Botanical Gardens de Kew (Londres) et du laboratoire Evolution et Diversité Biologique (EDB - CNRS/Université de Toulouse III Paul Sabatier/ENFA), vient d’apporter de nouveaux éléments sur l’histoire et la diversité des savanes de Madagascar. En étudiant les graminées de ces milieux ouverts, qui couvrent environ 80 % de l’île, les chercheurs ont mis en évidence qu’ils abritaient une flore endémique particulièrement riche et ancienne, formant des communautés végétales dont l‘assemblage est antérieur à l’arrivée de l’homme. Leurs résultats ont été publiés dans Proceedings of the Royal Society, Series B.

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12 février 2016

Les prédateurs ne choisissent pas leurs proies au hasard

Dans la forêt péruvienne du bassin de l’Amazonie, les papillons possédant des défenses chimiques arborent des colorations spécifiques que les oiseaux insectivores apprennent à reconnaître et éviter. Pour mieux échapper à ces prédateurs, différentes espèces de papillons toxiques vivant sur un même territoire s’imitent mutuellement. A l’aide de faux papillons reproduisant ces motifs colorés, une équipe scientifique française composée de chercheurs du Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE - CNRS/Université de Montpellier/Université Paul Valéry Montpellier 3/EPHE) et de l’Institut Systématique, Evolution, Biodiversité (ISYEB – CNRS/MNHN/UPMC/ EPHE), a pu analyser avec précision la manière dont les oiseaux sélectionnaient ces proies en fonction de leur abondance. Leurs travaux qui viennent d’être publiés dans PNAS démontrent que le niveau de protection des papillons dépend intimement de leur fréquence dans le milieu naturel. L’étude révèle également que les volatiles ne connaissent parfaitement que les insectes auxquels ils sont le plus souvent confrontés.

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11 février 2016

Paléogénomique : une nouvelle méthode pour faire parler l’ADN fossile des parasites de l’homme

Les vers parasites de l’intestin accompagnent l’homme dans ses pérégrinations autour du monde depuis la nuit des temps. Mais lorsqu’il s’agit de retrouver les œufs de ces parasites dans des excréments fossilisés ou dans d’autres échantillons archéologiques, la tâche est extrêmement ardue. Pour faciliter le travail des archéologues, l’équipe « Epigénome et Paléogénome » de l’Institut Jacques Monod (CNRS/Université Paris Diderot) a décidé de mettre au point une nouvelle méthode de génétique capable, à partir des fragments d’ADN fossiles retrouvés sur les sites de fouille, d’identifier les espèces de vers parasites d’une centaine d’échantillons à la fois et de savoir, in fine, quelles maladies menaçaient les hommes du passé. Ces résultats ont été publiés dans la revue Plos One.

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11 février 2016

Etudier la variabilité spatio-temporelle des zones froides des cours d’eau par imagerie infrarouge thermique (IRT) aéroportée

Les écosystèmes aquatiques sont sensibles aux variations de température. En été, des remontées d’eau souterraine peuvent former des poches d’eau froide dans certaines rivières. Ces zones sont stratégiques au niveau écologique car elles peuvent notamment servir de refuges thermiques pour certaines espèces de poissons durant cette période. La variabilité spatio-temporelle de ces zones froides est au cœur de l’étude menée par Vincent Wawrzyniak des unités Théoriser et modéliser pour aménager et Environnement, Ville, Société, Hervé Piegay, Lise Vaudor et Régis Goma de l’unité Environnement, Ville, Société, Pascal Allemand et Philippe Grandjean du Laboratoire de géologie de Lyon : Terre, planètes et environnement.

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08 février 2016

Le réchauffement climatique pourrait favoriser la croissance de vibrions dans les lagunes languedociennes

Les vibrions sont des bactéries des milieux marins côtiers dont certaines espèces provoquent chez l’homme, gastro-entérites et infections cutanées. En France, ces microorganismes sont notamment présents dans les lagunes qui bordent le littoral méditerranéen dès lors que la température de l’eau dépasse 15°C. Dans deux études publiées récemment, une équipe franco-américaine composée de chercheurs de l’équipe "Pathogènes Hydriques Santé Environnement" du laboratoire HydroSciences Montpellier (HSM – CNRS/IRD/Univ. Montpellier) a démontré que, lorsque l’eau de ces lagunes dépasse 15°C, une diminution brutale de la salinité favorise la croissance des populations de vibrions. Afin de prévenir le risque épidémique associé à la prolifération de ces bactéries, les chercheurs préconisent la mise au point d’un modèle dynamique.

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05 février 2016

Combinés aux antibiotiques, les phages aident à lutter contre la résistance des bactéries

Face à la recrudescence des phénomènes de résistance bactérienne aux antibiotiques, des scientifiques étudient depuis plusieurs années la possibilité de leur substituer des phages. Administrés en complément des antibiotiques, ces virus bactériens permettent par ailleurs d’augmenter l’efficacité de ces traitements tout en limitant la résistance des bactéries. Dans un article publié récemment dans Trends in Microbioloy, deux chercheurs de l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (ISEM, CNRS / IRD /Université Montpellier 2) ont passé en revue plusieurs études scientifiques sur le sujet dans le but d’analyser les bases évolutives de ces thérapeutiques combinées. Leurs travaux ont notamment permis d’identifier les pistes à privilégier pour qu’une thérapie associant phages et antibiotiques puisse être opérationnelle.

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05 février 2016

La génétique apporte un éclairage nouveau sur les premiers peuplements modernes en Europe

La dispersion de l’homme moderne hors d'Afrique est un sujet encore très débattu. Les informations génétiques anciennes sont rares et la dynamique de peuplement des premiers hommes modernes en Europe est presque inconnue. L’hypothèse scientifique la plus répandue, basée sur les données génétiques actuelles, semblait indiquer une première dispersion hors d’Afrique vers l’Asie avant une colonisation plus tardive de l'Europe. Dans une étude publiée dans Current Biology, une équipe internationale composée de chercheurs du CNRS apporte les preuves d’une seule dispersion rapide de tous les non-Africains il y a environ 50.000 ans, non seulement à travers l'Asie, mais aussi en Europe. En outre, les analyses ADN d'anciens chasseurs-cueilleurs couvrant près de 35.000 ans de la préhistoire européenne ont également mis en évidence un changement brutal de population durant la fin de la dernière période glaciaire, il y a environ 14.500 ans.

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22 janvier 2016

Triops et artémies avaient déjà des ancêtres très similaires il y a 365 millions d’années

Les Triops et les artémies sont des petits crustacés branchiopodes vivant dans les eaux douces stagnantes temporaires. Ces animaux sont souvent présentés comme « préhistoriques » en raison de leur forte ressemblance avec leurs proches parents fossiles vieux de 220 à 250 millions d’années. Une équipe internationale composée notamment de chercheurs du Centre de Recherche sur la Paléobiodiversité et la Paléoenvironnements (CR2P - CNRS/MNHN/UPMC), de l’Unité Biologie des Organismes et Écosystèmes Aquatiques (BOREA - CNRS/MNHN/UPMC/UCBM/IRD) et du laboratoire de géologie de Lyon (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/ENS de Lyon), vient de découvrir de nouvelles espèces beaucoup plus anciennes mais morphologiquement toujours très similaires. Ces travaux ont été publiés le 14 janvier 2016 dans la revue Current Biology.

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21 janvier 2016 - Alerte presse

Un prédateur du Jurassique aux yeux plus gros que le ventre

Difficile de savoir comment voyaient les animaux du passé. Des fossiles d’arthropodes vieux de plus de 500 millions d’années présentent des yeux à facettes, mais leur structure interne n’est jamais conservée. Or elle seule permettrait de déterminer les capacités visuelles de ces animaux disparus. Une équipe internationale dirigée par Jean Vannier, directeur de recherche CNRS, vient de reconstituer la structure tridimensionnelle des yeux d’un crustacé fossile âgé de 160 millions d’années, issu du gisement de La Voulte-sur-Rhône, en Ardèche.

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20 janvier 2016

Les musaraignes, plus sociables qu’on ne le pensait

L’ordre des Eulipotyphla est constitué à 90 % par des espèces de musaraignes. Ces petits mammifères dont le comportement reste peu étudié, étaient jusqu’à présent considérés comme des animaux solitaires. En passant en revue la littérature scientifique traitant de la sociabilité des musaraignes, une équipe internationale de scientifiques a constaté que les rares espèces observées dans leur milieu naturel vivaient pour la plupart en groupe.  Le résultat de cette analyse, publiée le 11 novembre dans Biology Letters, remet en question l’idée, communément admise, que les premiers mammifères apparus il y a plus de 100 millions d’années étaient solitaires. Ces animaux qui ressemblaient étrangement aux musaraignes actuelles pourraient, tout comme certaines d’entre elles, avoir formé des couples monogames.

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19 janvier 2016

La diversité du patrimoine génétique des coraux et des poissons tropicaux en danger

Dans un article publié dans Nature Communications le 12 janvier, des chercheurs de l’Université de Montpellier, de l ’IRD, de l ’EPHE et du CNRS démontrent que le réseau global des aires marines protégées est insuffisant pour conserver la diversité du patrimoine génétique des coraux et des poissons tropicaux. Cette diversité est fondamentale pour retracer l’histoire évolutive des organismes mais aussi pour maintenir le fonctionnement des écosystèmes coralliens. Ces résultats ont été obtenus dans le cadre d’un projet accueilli au CESAB et a bénéficié du financement de la FRB dont le CNRS est membre fondateur.

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14 janvier 2016

Les algues microscopiques privilégient la photosynthèse plutôt que la calcification des coquilles en cas de baisse du CO2 océanique

Les vers parasites de l’intestin accompagnent l’homme dans ses pérégrinations autour du monde depuis la nuit des temps. Mais lorsqu’il s’agit de retrouver les œufs de ces parasites dans des excréments fossilisés ou dans d’autres échantillons archéologiques, la tâche est extrêmement ardue. Pour faciliter le travail des archéologues, l’équipe « Epigénome et Paléogénome » de l’Institut Jacques Monod (CNRS/Université Paris Diderot) a décidé de mettre au point une nouvelle méthode de génétique capable, à partir des fragments d’ADN fossiles retrouvés sur les sites de fouille, d’identifier les espèces de vers parasites d’une centaine d’échantillons à la fois et de savoir, in fine, quelles maladies menaçaient les hommes du passé. Ces résultats ont été publiés dans la revue Plos One.

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05 janvier 2016

Comment Miconia calvescens, le cancer vert des forêts tropicales, réagira face au changement climatique ?

Miconia calvescens fait partie des 100 espèces parmi les plus envahissantes du monde (1). Il faut dire que cet arbre, surnommé « le cancer vert » à Tahiti ou « la peste pourpre » à Hawaii, envahi les forêts à une vitesse stupéfiante et prolifère au détriment de la flore locale. Face à cette menace, des chercheurs du laboratoire d’Ecologie, Systématique et Evolution (ESE - CNRS / Université Paris-Sud / AgroParisTech) ont voulu savoir quel serait l’impact du changement climatique sur la progression de miconia à travers le monde. Ils ont alors mis en évidence que cet opportuniste allait perdre du terrain… mais pas forcément là où il fait le plus de dégâts.

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04 janvier 2016

Une « galaxie » de traits végétaux pour mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes

Comme tous les organismes vivants, pour survivre et se développer dans un milieu, les plantes doivent répondre à des contraintes environnementales propres. Pour cela, elles développent des caractéristiques morphologiques et physiologiques particulières appelés « traits fonctionnels », tels que la hauteur de la plante, la densité des feuilles et des tiges, la masse des graines… Bien que l’étude de modèles génériques de spécialisation des plantes soit un sujet de recherche active depuis le début du 20ème siècle, il n’existait pas, jusqu’alors, d’analyse à l’échelle globale. Grâce à une base de données collaborative pour 46 000 espèces, une équipe internationale composée notamment de chercheurs du CNRS et de l’INRA a montré, dans un article publié dans la revue Nature,que malgré leur diversité, les plantes offrent des combinaisons de caractères étonnamment peu nombreuses.

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