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En direct des laboratoires

29 septembre 2014

La génomique revitalise les collections des muséums

Le génome d’une graminée de Madagascar, collectée une seule fois en 1914 et probablement éteinte, a été partiellement séquencé par des chercheurs du laboratoire Evolution et diversité biologique. Ce travail, mené à partir d’une planche d’herbier du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, a été rendu possible par une technologie de séquençage à haut débit, et par la contribution de collègues du Laboratoire d’écologie alpine , de l’INRA et d’institutions britanniques. Ces résultats, qui viennent d’être publiés dans la revue Journal of Experimental Botany, démontrent que les spécimens accumulés depuis trois siècles dans les muséums peuvent éclairer de manière très précise les questions scientifiques d’aujourd’hui. Ainsi, dans cette étude, la comparaison avec une espèce actuelle a permis de comprendre l’évolution de mécanismes d’adaptation à la sécheresse.

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26 septembre 2014

La biogéographie fonctionnelle : Une nouvelle discipline pour évaluer l’effet du réchauffement climatique sur les organismes et les écosystèmes

Quel est l’impact du réchauffement climatique sur la productivité des prairies, le stockage de gaz carbonique par les forêts, ou la durabilité des récifs coralliens? Répondre à cette question est crucial pour évaluer les répercussions sur les activités humaines. Une nouvelle discipline promet de relever ce défi. Son nom : la biogéographie fonctionnelle. Un numéro spécial des Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) publié ce mardi 23 septembre, lui est entièrement consacré. Dirigé par Cyrille Violle chercheur CNRS au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive de Montpellier (CNRS/Univ. Montpellier 1,2 & 3/Montpellier SupAgro/EPHE/Cirad), ce numéro comporte pas moins de cinq articles signés par des chercheurs du CNRS, de l’Université de Montpellier 2 et de l’IRD.

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17 septembre 2014 - alerte presse

Les plus anciennes traces de la mousson asiatique remontent à 40 millions d’années !

Grâce à l’étude de fossiles birmans et de sédiments chinois,alliée à des modélisations paléoclimatiques, une équipe internationale impliquant principalement des chercheurs du CNRS, de l’Université de Poitiers et de l’UPMC1 a découvert que le régime de mousson asiatique était déjà en place il y a 40 millions d’années, alors que les massifs tibétain et himalayen étaient bien moins élevés. Ces travaux, coordonnés par Alexis Licht (IPHEP1 et CRPG1), en collaboration étroite avec Géosciences Rennes1 et le LSCE1, montrent que la mousson asiatique a démarré bien plus tôt qu’on ne pensait, et qu’elle est sensible au moins autant à la concentration atmosphérique globale de CO2 qu’au relief himalayen.

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10 septembre 2014

Le passé d’El Niño lu dans des coquillages

Le tristement célèbre phénomène météo El Niño se caractérise par une hausse des températures de l’océan Pacifique tropical de plus de 0.5°C et pouvant atteindre 8°C, qui génère de dramatiques sécheresses en Asie et de fortes pluies en Amérique. Il constitue la phase « chaude » de l’oscillation australe (ENSO), marquée par des variations irrégulières des températures du Pacifique, et représentant la principale cause de variabilité du climat d’une année à l’autre. Une équipe internationale, a pu remonter l’histoire de l’ENSO il y a 10.000 ans  en analysant des coquillages fossiles du Pérou. Publiés dans la revue Science du 29 août, ces résultats pourraient aider à améliorer les modèles climatiques visant à prévoir l’activité future d’ENSO.

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2 septembre 2014 - Communiqué de presse IPEV

Un atlas unique de la vie marine en Antarctique

Un nouvel atlas biogéographique recense la vie marine dans l'océan austral avec plus de 9000 espèces enregistrées. Cette compilation est le fruit du travail unique de biologistes marins et d’océanographes, notamment du CNRS, du MNHN et des universités Pierre et Marie Curie, de Bourgogne, Strasbourg, de l’Artois et du Littoral Côte d’Opale, régulièrement en mission en Antarctique avec l’IPEV. Ils ont passé ces quatre dernières années à rassembler leurs connaissances des espèces océaniques, des microbes aux baleines. Des centaines de milliers d'enregistrements montrent l'étendue des connaissances scientifiques sur la distribution de la vie dans l'océan Austral. En 66 chapitres, les scientifiques examinent l'évolution, l'environnement physique, la génétique et l'impact possible du changement climatique sur les organismes marins dans la région.

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29 août 2014

Une bilharziose pas si tropicale que cela …

Du fait du réchauffement climatique et des déplacements de populations plus importants autour du globe, les aires de distribution de certaines maladies tropicales ne cessent de s’étendre. C’est le cas pour la bilharziose urinaire, due à un ver plat du genre Schistosoma qui parasite plus de 100 millions de personnes dans le monde et en tue chaque année près de 150 000. Jusque-là, cette parasitose sévissait seulement dans les régions tropicales et subtropicales. Or en avril 2014 les autorités sanitaires nationales signalaient 8 cas en France… Des investigations menées par une équipe de chercheurs révèlent que le foyer de transmission se trouve en Corse, et implique un type de schistosome particulier... Les détails sont publiés dans le numéro de septembre de la revue Emerging Infectious Diseases.

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28 août 2014

Vers une homogénéisation des communautés de poissons d’eau douce ?

Les poissons d'eau douce constituent une part importante de la biodiversité mondiale. L’introduction par l’homme de nouvelles espèces de poissons dans les rivières augmente la proportion d’espèces communes à plusieurs cours d’eau. Nommé « homogénéisation biotique », ce processus diminue le nombre de communautés d’espèces différentes sur Terre, une facette clé de la biodiversité des rivières. A ce jour, ce phénomène est encore assez limité à l’échelle du globe. Cependant, il pourrait fortement s’accélérer si le rythme d’invasion actuel se maintient. C’est du moins ce que révèle une récente étude publiée le 25 août dans la revue Diversity and Distributions.

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25 août 2014

La mésange charbonnière régule différemment les bactéries de ses plumes selon le sexe

Dans l’eau, l’air, ou le sol, les bactéries sont partout autour de nous. Certaines sont indispensables à notre santé, d’autres sont en revanche nocives. Afin de permettre aux êtres vivants de réguler les microbes pathogènes à leur surface tout en favorisant les « bons », l’évolution a sélectionné des mécanismes de régulation microbienne  qui sont encore mal connus. Des chercheurs du laboratoire Évolution et Diversité Biologique - EDB (CNRS / Université Toulouse III - Paul Sabatier / ENFA) ont étudié l’un d’eux chez la plus commune des mésanges eurasiatiques : la mésange charbonnière (Parus major). Parus dans la revue BMC Evolutionary Biology le 27 juin 2014, ces travaux révèlent l’existence d’un mécanisme de contrôle des microbes du plumage différant selon le sexe.

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30 juillet 2014

Comment rendre les « antibiotiques vivants » plus efficaces ?

Les bactériophages (ou phages) sont des virus qui n’affectent que les bactéries. Une piste de recherche actuelle vise à les utiliser comme « antibiotiques vivants » contre les bactéries résistantes aux antibiotiques. Parmi celles-ci, Pseudomonas aeruginosa est une bactérie responsable de certaines infections nosocomiales parfois mortelles. Lors d’une étude publiée récemment dans la revue PNAS, une équipe composée de chercheurs de l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier a observé un phénomène très particulier chez les phages de cette bactérie, qui pourrait aider à augmenter leur virulence. De quoi mieux combattre P. aeruginosa.

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30 juillet 2014

Le manchot empereur, une espèce gravement menacée par le changement climatique

Le manchot empereur est le seul animal à se reproduire durant l'hiver Antarctique. Comme ses cousins royaux, le manchot empereur ne peut pas voler et n’a pas de prédateur naturel. Bien qu’elle soit protégée, cette espèce devrait voir ses populations fortement décliner en Antarctique d’ici 2100 à cause du changement climatique : au moins deux tiers des colonies actuelles pourraient voir leurs effectifs chuter de 50%… C’est ce que montre une étude menée par une équipe internationale comprenant des chercheurs du Centre d’Etudes Biologiques de Chizé, publiée récemment dans la revue Nature Climate Change. Ces prévisions se basent sur les scénarios d’évolution de la concentration des glaces de mer de l'Antarctique en relation avec le changement climatique.

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25 juillet 2014

De la compassion chez les premiers hommes modernes ?

Les tous premiers hommes modernes étaient-ils capables de compassion et d’altruisme envers leurs semblables, comme nous ? Oui, suggère une étude internationale, coordonnée par des anthropologues de l’Unité de Recherche de la Préhistoire à l'Actuel : Culture, Environnement et Anthropologie (PACEA- CNRS / Université de Bordeaux / ministère de la Culture et de la Communication / INRAP). Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé par imagerie tridimensionnelle un crâne d’adolescent datant de près de 100 000 ans. Ces résultats viennent d’être publiés dans la revue PlosOne.

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11 juillet 2014 - Alerte presse

Un insecte parasitoïde pour lutter contre le frelon asiatique ?

Le frelon à pattes jaunes ou frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax), introduit accidentellement en France en 2004 avec des marchandises d’origine chinoise a envahi le territoire français et certains pays européens limitrophes (Espagne, Portugal, Italie, Belgique). Cette espèce prédatrice chasse de nombreux insectes dont les abeilles et peut dans certaines conditions entraîner la disparition de colonies entières. Un équipe de chercheurs de l'Institut de recherche sur la biologie de l'insecte (IRBI) étudie une potentielle solution pour lutter contre l'invasion de cette espèce.

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1er juillet 2014 - Alerte presse

Une dent de primate fossile découverte à Abu Dhabi : un nouvel indice sur l’histoire des singes de l'Ancien Monde

Une équipe internationale de scientifiques comprenant des chercheurs de l’Institut de Paléoprimatologie et Paléontologie humaine : évolution et paléoenvironnements (CNRS/Université de Poitiers) a découvert en 2009 un spécimen fossile de primate vieux de 6,5 à 8 millions d'années (une molaire) sur l'île Shuwaihat, à Abu Dhabi.L'équipe a déterminé que cette dent appartenait au plus ancien cercopithèque connu, un groupe de primates parmi les plus vivement colorés des forêts actuelles d'Afrique. Bien qu'ils ne soient de nos jours connus que sur le continent africain, le nouveau fossile suggère qu'à un moment donné de leur histoire, les cercopithèques ont étendu leur aire de répartition en dehors de l'Afrique.

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25 juin 2014

Des micro-organismes à 2 km de profondeur sous les océans

Les limites du vivant sous le plancher océanique ont été une nouvelle fois repoussées. Une équipe européenne composée notamment de chercheurs du Laboratoire de microbiologie des environnements extrêmes (LM2E) et du laboratoire Ecosystèmes, biodiversité, évolution de Rennes (ECOBIO) vient en effet d’identifier des bactéries et des champignons microscopiques à des profondeurs records de 1 922 et de 1 740 mètres sous le bassin de Canterbury, au large de la Nouvelle-Zélande.

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10 juin 2014

Les microalgues maîtrisent leur photosynthèse

Les plantes possèdent une protéine, baptisée PGR5, qui contrôle la photosynthèse et freine son activité en cas d’excès. Pour la première fois, une équipe européenne de chercheurs du laboratoire Biologie végétale et microbiologie environnementales (BVME), du laboratoire Physiologie membranaire et moléculaire du chloroplaste et de l’Institut de biologie physico-chimique (IBPC) de Paris, du laboratoire de physiologie cellulaire végétale (LPCV) de Grenoble et de l’Université de Munster (Allemagne), ont mis en évidence le rôle de cette protéine chez une microalgue appelée Chlamydomonas reinhardtii. Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue Plant Physiology de mai 2014.

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10 juin 2014

Ecologie et acoustique : la nature sur écoute

Enregistrer le chant d’une baleine ou les cris d’un singe hurleur est indispensable pour comprendre leurs mœurs. Mais, depuis quelques années, les chercheurs ont pris du recul, s’intéressant non plus au comportement d’une seule espèce mais à l’empreinte sonore d’une communauté animale voire d’un écosystème. Un numéro spécial de la revue Ecological Informatics, coordonné par Jérôme Sueur, chercheur du Muséum national d’Histoire naturelle à l’Institut de Systématique, Evolution, Biodiversité (ISYEB), Michael Towsey (Queensland University of Technology, Australie) et Stuart Parsons (University of Auckland, Nouvelle Zélande), vient d’ailleurs d’être consacré à ce nouveau champ de recherche.

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10 juin 2014

Bactéries : une résistance naturelle aux antibiotiques

Ce qui aurait pu surprendre il y a encore quelques années, vient aujourd’hui d’être démontré avec certitude : les bactéries du milieu naturel sont pourvues d’une large panoplie de gènes qui leur permet de résister aux antibiotiques. Pour la première fois, l’équipe de génomique microbienne environnementale  du Laboratoire Ampère a révélé l’ampleur du phénomène, tant en termes de diversité que d’abondance de ces gènes dans les communautés bactériennes de milieux naturels extrêmement variés. Ces travaux ont été publiés dans Current Biology le 19 mai 2014.

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27 mai 2014

Le virome d'un coprolithe du 14e siècle dévoilé

Les coprolithes sont des concrétions de matières fécales animales et humaines que l'on peut retrouver en grande abondance lors de fouilles archéologiques. Leur analyse permet de reconstituer en partie les flores microbiennes anciennes. Des travaux précédents avaient établi en partie le répertoire des parasites et des bactéries dans différents coprolithes exhumés de sites en Amérique du Sud, plus rarement en Europe. Le répertoire des virus, appelé virome, était inconnu dans les coprolithes humains. Dans cette étude paléomicrobiologique, associant l’Unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes au laboratoire Chrono-environnement, les chercheurs ont établi pour la première fois le virome d'un coprolithe exhumé à Namur en Belgique et daté du 14ème siècle. En effet, bien que les virus soient 100 fois plus abondants que les bactéries dans les microbiotes humains, leur diversité dans les échantillons anciens restait inconnue.

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22 mai 2014

De l’importance de la biodiversité dans la décomposition des litières forestières

La perte de biodiversité dans nos forêts influencera-t-elle la décomposition de la matière organique et le recyclage des nutriments de notre planète ? Pour la première fois dans une étude globale, une équipe de scientifiques européens, parmi lesquels des chercheurs CNRS du Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE) et du Laboratoire écologie fonctionnelle et environnement (EcoLab), apportent des réponses à cette question, en étudiant des écosystèmes très contrastés des milieux terrestres et aquatiques. Leurs résultats viennent d’être publiés dans la revue Nature.

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21 mai 2014

La migration favorise-t-elle la diversification des oiseaux ?

La fascination pour la migration des oiseaux a conduit à de nombreuses études relatives à l'orientation et la navigation en vol ou encore aux risques liés aux pandémies et au réchauffement climatique. Cependant, l'impact de la migration sur l'évolution et la diversification des oiseaux reste encore mal connu. Une équipe composée de chercheurs de l'Institut de biologie de l'Ecole Normale Supérieure (IBENS), du Centre des Sciences de la Conservation (CESCO), du Centre de Mathématiques Appliquées (CMAP) et de l’Imperial College London a étudié l'influence du comportement migrateur sur la diversification des oiseaux. Publiée le 23 avril dans le journal Proceedings of the Royal Society B, cette étude révèle que les espèces migratrices se diversifient plus rapidement et s'éteignent moins vite que les sédentaires.

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09 mai 2014

Des sapins en danger au pays du cèdre

Le cèdre est sans aucun doute l’espèce d’arbre la plus emblématique du Liban. Il existe néanmoins une autre espèce, tout aussi ancrée dans l’histoire du pays et aujourd’hui menacée : le sapin de Cilicie, Abies cilicica. Pour mettre en place des mesures de conservation efficaces, une équipe internationale composée de chercheurs de l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier (CNRS / IRD / Univ. Montpellier 2), de laboratoire Ecologie des forêts méditerranéennes (INRA) et du Centre National de Télédétection du Liban (CNRS-L) ont étudié la répartition et la diversité génétique de ce conifère.

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05 mai 2014

50 000 ans de végétation arctique, ou quand les mammouths préféraient le trèfle aux graminées

Les mammouths et autres rhinocéros laineux de la période pré-glaciaire, entre 50 000 et 25 000 ans, n’abusaient pas des plantes graminées. Les résultats des analyses réalisées sur de nombreuses carottes, auxquelles ont notamment participé des chercheurs du Laboratoire d’écologie alpine – LECA (CNRS/Université Joseph Fourier/Université de Savoie) et de l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier - ISEM (CNRS / Univ. Montpellier 2 / IRD),  montrent que la végétation arctique comportait un grand nombre de plantes herbacées non graminoïdes, dont la grande faune faisait son festin. Les graminées ont en revanche pris le dessus après la glaciation, il y 10 à 5000 ans.

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22 avril 2014

Quand les gènes papillonnent

On sait que les êtres multicellulaires transmettent leur génome via la reproduction sexuée. S’il est majoritaire, ce transfert vertical n’est pas le seul mécanisme existant. De plus en plus de transferts horizontaux –  entre individus non apparentés - sont également documentés. C’est le cas de deux espèces de papillons d’Amérique du nord : la fausse arpenteuse du chou et le sphinx du tabac, chez lesquelles une équipe de chercheurs français de l’Institut de recherche sur la biologie de l'insecte – IRBI (CNRS/Université Francois-Rabelais de Tours) et du laboratoire Ecologie et biologie des interactions – EBI (CNRS/Université de Poitiers) a découvert des gènes quasiment identiques. Cet échange de gènes se serait fait par l’intermédiaire d’un virus connu pour infecter les papillons.

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22 avril 2014

Le plomb, traceur de l’histoire de la Rome antique

Un demi-siècle après que le saturnisme fut désigné comme le responsable de la chute de l’Empire romain, une salve de publications visant à réfuter cette idée mit un terme à cette théorie. Même si aujourd'hui le plomb n'est donc plus considéré comme le principal coupable de la décadence de la civilisation romaine, son statut dans le système de distribution de l'eau se dresse toujours comme un problème majeur de santé publique. En mesurant les compositions isotopiques du plomb dans les sédiments du bassin portuaire de la Rome impériale (Portus) et du Tibre, cette étude montre que «l'eau du robinet» de la Rome antique contenait jusqu’à 100 fois plus de plomb que les eaux des sources locales. Par ailleurs, les discontinuités du signal isotopique du plomb dans les dépôts sédimentaires étudiés indiquent qu’elles sont intimement liées aux principaux événements historiques ayant affecté la fin de l’Antiquité à Rome et son système de canalisations des eaux.

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18 avril 2014

Des « superfemelles » XY chez la souris naine africaine

Elles se reproduisent plus souvent, ont des portées plus grandes et font partie des très rares femelles de mammifères à posséder un chromosome sexuel Y, typique des individus mâles... Mais quel est le secret de ces souris de l’espèce Mus minutoides ? Une curiosité qui, bien loin de les handicaper, leur confère un véritable avantage évolutif, comme vient de le montrer l’équipe composée de chercheurs de l’institut des Sciences de l’évolution de Montpellier – ISEM (CNRS/Univ. Montpellier 2/IRD) et du Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive – CEFE (CNRS/Univ. Montpellier 1,2 et 3/ Montpellier SUPAGRO/EPHE/Cirad).

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9 avril 2014

Recrutement réussi de fourmis moissonneuses

Faire appel à des fourmis pour restaurer la végétation dégradée de la steppe de Crau. L’idée est originale et semblerait faire ses preuves. En effet, trois ans après avoir introduit des reines fondatrices dans les zones à réhabiliter, des chercheurs de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale – IMBE (CNRS/Aix-Marseille Université/Université d’Avignon/IRD) observent les premières ouvrières se mettre au travail !

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27 mars 2014

Le paysage côtier : entre rêve et réalité

Dans le cadre d'une étude portant sur l'environnement littoral, une équipe de chercheurs du CNRS et des universités d'Aix-Marseille, d'Avignon, de Nice et de Corse procède actuellement à une enquête en ligne sur les perceptions du paysage côtier méditerranéen de la France à laquelle chacun est invité à participer.

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20 mars 2014

Quand la taille ne fait pas tout

Plesiadapis est le plus proche cousin des « primates vrais », le groupe auquel l’homme et les grands singes actuels appartiennent. Une reconstitution du cerveau de ce petit animal disparu il y a 52 millions d’années, à laquelle ont collaboré des équipes de l’Institut des sciences de l'évolution de Montpellier – ISEM (CNRS/Univ.Montpellier 2/IRD) et du Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements - CR2P (CNRS/MNHN/UPMC/EPHE), suggère que la structure de l’encéphale des primates s’est modifiée avant même que sa taille n’augmente.

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18 mars 2014

Les plantes vieillissent aussi…

Quoi de plus naturel que de vieillir ? Et pourtant, jusqu’à présent, aucune expérimentation n’a démontré que le patrimoine génétique des plantes, et leurs caractères changeaient, de concert avec l’âge. C’est désormais chose faite grâce notamment à des chercheurs du laboratoire Evolution et Diversité Biologique – EDB (CNRS/Université Toulouse III Paul Sabatier/ENFA) qui ont étudié la senescence d’une petite plante : le compagnon blanc.

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17 mars 2014

L’effondrement des cycles de campagnols impacte la démographie des chouettes hulottes

Les campagnols, ces petits rongeurs herbivores, sont connus pour leurs cycles de populations : tous les 3 à 5 ans, celles-ci atteignent des pics vertigineux – jusqu’à 200 fois le nombre habituel d’individus. Une équipe franco-britannique composée de chercheurs de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale – IMBE (CNRS/Aix-Marseille Université/Univ. d’Avignon/IRD) et du Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive – CEFE (CNRS/Univ. Montpellier 1,2 et 3/Supagro Montpellier/EPHE/Cirad) vient de montrer que l’effondrement de ces pics depuis une dizaine d’années a des conséquences directes sur la reproduction de la chouette hulotte, l’un des prédateurs du campagnol.

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13 mars 2014

On a trouvé le crâne du plus vieux mammifère africain connu

Un crâne d’Ocepeia a été trouvé dans les gisements de phosphates du Maroc. Jusqu’ici, seules quelques dents de cet ancêtre des afrothères avaient été trouvés. Les afrothères sont un groupe de mammifères endémiques africains qui rassemble des ongulés - les éléphants et les damans - et des insectivores - les rats à trompe. Grâce aux informations morphologiques fournies par le crâne, une équipe de scientifique composée de chercheurs du Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements - CR2P (CNRS/MNHN/UPMC/EPHE) en savent maintenant plus sur l’allure de cet animal vieux de 60 millions d’années.

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13 mars 2014

L’impact du prédateur sur les écosystèmes ne se limite pas à la consommation de proies

L’impact des prédateurs sur leur milieu ne se limite pas à la consommation des proies et à leur corollaire éventuel : la régulation des populations animales. En étudiant un écosystème de rivière forestière, des chercheurs français du laboratoire d'écologie fonctionnelle et environnement - ECOLAB (CNRS/Univ. Toulouse 3/INP Toulouse) ont montré que le prédateur étudié – Polycelis felina, un ver plat carnivore – avait une influence notable sur l’habitat de ses proies et la quantité de nourriture disponible.

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4 mars 2014

Mimétiques, mais pas trop… 

Les papillons mimétiques sont un bel exemple de coopération entre espèces : ces papillons toxiques ont en effet tendance à adopter les mêmes motifs colorés, qui servent de signaux d’avertissement aux oiseaux qui seraient tentés de les manger.  Paradoxalement ces motifs sont aussi un signal de reconnaissance sexuelle entre mâles et femelles d’une même espèce… Une équipe composée de chercheurs de l’Institut de systématique, évolution, biodiversité - ISYEB (CNRS/MNHN/UPMC/EPHE) et du laboratoire mécanismes adaptatifs et evolution - MECADEV (CNRS/MNHN) vient de montrer que de subtiles différences de couleur visibles par les papillons limitaient les confusions possibles.

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1 mars 2014

Gastornis : un oiseau géant herbivore successeur des dinosaures

Quelques millions d'années après l’extinction des grands dinosaures, et avant la domination des mammifères, les plus grands animaux terrestres vivant en Europe étaient des oiseaux. Le régime alimentaire de ces colosses nommés Gastornis fait débat depuis plus de vingt ans. Une nouvelle étude combinant des analyses morphologiques et géochimiques ont permis de trancher : Gastornis était herbivore. Ce résultat, issu de la collaboration entre plusieurs équipes françaises (UCBL/CNRS/ENS/MNHN*) coordonnées par Delphine Angst du Laboratoire de Géologie de Lyon : Terre, planète et environnement vient d’être publié dans le journal Naturwissenschaften.

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27 février 2014

Des lamas élevés sur la côte péruvienne durant la période Mochica ?

Connue pour ses pyramides monumentales et ses poteries, la culture Mochica a occupé la côte du Pérou et les contreforts andins entre 100 et 800 après Jésus-Christ. Grâce à une étude isotopique menée sur des restes animaux archéologiques, une équipe internationale composée notamment de chercheurs du laboratoire Archéozoologie, archéobotanique : sociétés, pratiques et environnements - AASPE (CNRS / MNHN) et du laboratoire Archéologie des Amériques - ARCHAM (CNRS / Univ. Paris 1) suggère que les Mochicas élevaient des camélidés domestiques (lamas et alpacas) dans les plaines arides qui bordent le Pacifique. Une découverte inédite : de nos jours, on ne trouve aucun de ces animaux à moins de 3500 mètres d’altitude.

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27 février 2014

L’ADN sédimentaire révèle 6000 ans d’histoire de l’élevage archivés au fond d’un lac de montagne

Grâce à l’ADN piégé dans les sédiments lacustres, des chercheurs du laboratoire Environnement, dynamique et territoires de la montagne – EDYTEM (CNRS / Université Joseph Fourier / Université de Savoie) et du laboratoire d’Ecologie alpine – LECA (CNRS / Université de Savoie) ont pu confirmer la présence de troupeaux autour du Lac d’Anterne, près de Chamonix, dès 3000 avant Jésus-Christ. Fait intéressant : les périodes d’élevage mises en évidence dans l’étude correspondent aux pics d’érosion constatés dans cette zone – suggérant que l’activité humaine a eu très tôt un impact sur les milieux d’altitude.

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19 février 2014

ALeRT, une nouvelle interface web et mobile participative sur l'érosion littorale atlantique

Les fortes tempêtes de ces dernières semaines ont durement touché le littoral atlantique, accélérant le phénomène d'érosion et mettant en péril des sites archéologiques littoraux. Des archéologues rennais ont créé une interface web et mobile permettant aux observateurs de terrain de renseigner les informations concernant les sites menacés.

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19 février 2014

Un visage familier… vieux de 415 millions d’années

Une équipe internationale composée de chercheurs français et suédois - de l'université d'Uppsala, du Centre de recherche sur la Paléobiodiversité et paléoenvironnements – CR2P (CNRS / MNHN / UPMC) et de l'European Synchrotron Radiation Facility - présente dans Nature un fossile permettant d’expliquer l’origine de l’une des parties les plus importantes de notre anatomie mais également le miroir de nos émotions: la face. Ils montrent comment quelques fossiles-clés, dont un petit poisson cuirassé vieux de 415 millions d’années nommé Romundina, illustrent étape par étape l’assemblage de la face lors de la transition entre vertébrés sans mâchoire et vertébrés avec mâchoires.

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6 février 2014

Première démonstration du rôle de l’épigénétique dans l’hérédité des caractères complexes

La génétique des caractères complexes connaît un essor considérable depuis ces dernières années. En effet, avec l’avènement des nouvelles techniques de séquençage du génome, il est dorénavant théoriquement possible d’identifier l’ensemble des différences génétiques existant entre individus, comme celles responsables de la susceptibilité plus ou moins grande aux maladies. Or une étude publiée le 6 février 2014 dans Science met à mal cette vision en apportant pour la première fois la preuve que l’héritabilité des caractères complexes peut reposer sur des variations d’ordre épigénétique et non pas nécessairement sur des variations de la séquence de l’ADN.

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5 février 2014

Le lancer : une activité strictement masculine durant la préhistoire

Une étude menée sur plus de 1200 squelettes féminins et masculins datés de – 30 000 à nos jours indique qu’à la période préhistorique, les hommes avaient le monopole des activités de lancer. Pour cette étude publiée dans le Journal of Archeological Science, les chercheurs du laboratoire De la Préhistoire à l'Actuel : Culture, Environnement et Anthropologie (PACEA – CNRS / Université Bordeaux 1 / Ministère culture et communication) et de l’Université d’Exeter (UK) ont examiné les lésions osseuses au niveau des coudes de ces individus.

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4 février 2014

Datation du plus vieil hominidé de Turquie, le chaînon manquant entre l’Europe et l’Afrique?

Une équipe franco-turque, codirigée par le Centre de Recherche en Géosciences de l'Environnement (CNRS, Université Aix Marseille Aix en Provence), le laboratoire Histoire naturelle de l'Homme Préhistorique (CNRS, MNHN) et l’Institut de paléontologie humaine (Paris) a pu dater à plus de 1 à 1,1 millions d’années les dépôts renfermant l’homme de Kocabas, le plus vieux fossile d’hominidé découvert en Turquie. Ce résultat précise l’histoire de la dispersion des hominidés. Une étude parue dans la revue Earth and Planetary Science Letters.

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31 janvier 2014

Quand les champignons du roquefort et du camembert s’échangent leurs gènes

En étudiant les champignons du groupe Penicillium responsables de la fabrication de deux types de fromages - les bries et camemberts, d’une part, les bleus, d’autre part -, des chercheurs ont eu la surprise de découvrir qu’ils avaient en commun une séquence de 250 gènes absolument identique, placée à des endroits différents du génome. En clair : ce morceau d’ADN a fait l’objet d’un transfert horizontal de gènes entre individus. Un phénomène courant chez les bactéries, mais peu observé chez les eucaryotes (les plantes, animaux et champignons) qui transmettent majoritairement leur génome via la reproduction sexuée.

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23 janvier 2014

Comment 4000 ans d’urbanisation à Acre, en Israël, ont impacté l’environnement 

Villes et préservation de la biodiversité n’ont jamais fait bon ménage… Des chercheurs ont étudié les sols autour de la ville israélienne d’Acre (l’ancienne Saint-Jean-d’Acre des Croisés) et montrent que dès l’Âge du Bronze, les écosystèmes ont été dégradés par l’Homme.

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21 janvier 2014

Un virus entraîné pour lutter contre les bactéries

Les bactéries aussi sont victimes de virus, les bactériophages. En appliquant les principes de l’évolution darwinienne, des chercheurs CNRS ont entraîné ces phages afin de les rendre plus efficaces contre Pseudomonas aeruginosa, une bactérie responsable de graves infections nosocomiales.

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16 janvier 2014

Quand les manchots font la « tortue »

Pour survivre sur la banquise, au cœur de l’hiver austral, les manchots empereurs forment des groupes compacts ou « tortues ». Des chercheurs révèlent que les manchots s’y déplacent imperceptiblement, selon un modèle proche des embouteillages automobiles.

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14 janvier 2014

Mieux comprendre le cycle saisonnier du phytoplancton dans l’océan Austral

Des chercheurs du Laboratoire d’océanographie microbienne (LOMIC/OOB, CNRS / UPMC), du Laboratoire d’océanographie de Villefranche (LOV/OOV, CNRS / UPM) et du Centre d'études biologiques de Chizé (CEBC, CNRS) ont utilisé des éléphants de mer équipés d’instruments miniaturisés pour mesurer simultanément, dans l’océan Austral, les variations saisonnières de deux paramètres physiques (température et salinité) et de la chlorophylle. Ces mesures leur ont permis de comprendre le lien entre cycle saisonnier du phytoplancton et disponibilité en lumière. Ces résultats vont contribuer à mieux prédire la réponse biologique de l’océan Austral aux futurs changements climatiques dans ces régions.

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13 janvier 2014

Un fossile humain vieux de 2 millions d’années trouvé à l’ouest du Rift africain

Une molaire identifiée parmi des fossiles Homo sapiens trouvés à Ishango, en République démocratique du Congo, crée l’émoi dans la communauté scientifique : elle appartiendrait en réalité à un humain archaïque ayant vécu entre 2,5 et 2 millions d’années avant notre ère. C’est la première fois qu’un Homininé aussi ancien est trouvé en Afrique centrale.

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9 janvier 2014

Le site préhistorique d’Orgnac 3, objet de nouvelles datations

Une des dernières datations, remontant à 1988, établissait un âge moyen de 339 000 ans pour ce site occupé par Homo heidelbergensis, l’ancêtre de Néandertal. L’utilisation combinée des techniques isotopiques uranium-thorium (U/ Th) et Argon-Argon (40Ar/39Ar) permet de donner une fourchette plus précise de l’occupation, entre 312 000 et 265 000 ans avant le présent.

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