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En direct des laboratoires

 

20 avril 2018

Diversification de trois mammifères emblématiques de Sulawesi

L'île de Sulawesi en Indonésie présente une diversité unique d'espèces animales et végétales qui fascine les biologistes depuis Alfred Wallace. A l’aide d’une approche pluridisciplinaire combinant reconstructions géologiques et paléogéographiques, analyses génétiques et morphométriques il est apparu que la diversification des trois plus grands mammifères de Sulawesi : le Babiroussa, l’Anoa et le sanglier des Célèbes s’était faite de manière synchrone et pouvait être mise en relation avec la formation de l’île. Cette étude parue dans la revue Royal Society Proceedings B le 11 avril 2018 est le fruit d’une collaboration entre des chercheurs de 32 institutions internationales, dont celle du CNRS.

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13 avril 2018 - Alerte presse

L’extinction paradoxale des animaux les plus charismatiques

Un herbivore marin est capable de dégrader des composés complexes issus des algues. Des chercheurs de la Station Biologique de Roscoff ont montré la présence d’un microbiote digestif dominant et stable dans le temps chez l’ormeau européen, quelle que soit le type d’algue ingéré. Ces travaux, menés en collaboration avec une écloserie d’ormeaux, sont parus dans la revue Microbiome le 27 Mars 2018. Ils visent à développer les connaissances sur l’utilisation des grandes algues comme fourrage pour l’élevage d’ormeaux.

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9 avril 2018

Le microbiote de l’ormeau : un couteau suisse pour la digestion des grandes algues

Un herbivore marin est capable de dégrader des composés complexes issus des algues. Des chercheurs de la Station Biologique de Roscoff ont montré la présence d’un microbiote digestif dominant et stable dans le temps chez l’ormeau européen, quelle que soit le type d’algue ingéré. Ces travaux, menés en collaboration avec une écloserie d’ormeaux, sont parus dans la revue Microbiome le 27 Mars 2018. Ils visent à développer les connaissances sur l’utilisation des grandes algues comme fourrage pour l’élevage d’ormeaux.

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5 avril 2018 - Alerte presse

Des fossiles dans les génomes pour dater l’arbre du vivant

Comment reconstituer une chronologie de l’histoire du vivant en l’absence de fossiles ? C’est le problème posé par la plupart des organismes microscopiques, qui ont laissé peu de traces mais représentent pourtant l’essentiel de la biodiversité depuis les origines de la vie. Jusqu’à présent, les scientifiques utilisaient une « horloge moléculaire » basée sur la quantité de mutations accumulées par les gènes1. Des chercheurs du Laboratoire de biométrie et biologie évolutive (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/Vetagro Sup)2 ont mis au point un nouvel outil, complémentaire, en tirant parti de la propension qu’ont les microbes à emprunter des gènes à d’autres organismes. Ces transferts horizontaux de gènes3 sont autant de traces fossiles laissées dans les génomes. Les chercheurs ont pu dater les espèces ancestrales qui les ont intégrés à leur patrimoine génétique, et ce pour des microorganismes des trois domaines du vivant (champignons unicellulaires, cyanobactéries et archées). Ils montrent que ces transferts de gènes entre microbes ont le potentiel de dater l’arbre du vivant au même titre que les fossiles laissés par les plantes ou les animaux. Cette méthode, qui permet d’identifier explicitement les lignées impliquées dans les transferts, pourrait permettre, comme le font les fossiles, de découvrir des groupes d’organismes aujourd’hui disparus.

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4 avril 2018

Visibilité des femmes dans une des principales conférences internationales en biologie évolutive : des améliorations mais des problèmes demeurent

Une étude s’est intéressée à la visibilité des femmes lors de la conférence annuelle de la Society for Molecular Biology and Evolution (SMBE), une des principales conférences internationales en biologie évolutive, et a constaté une augmentation annuelle du nombre de présentations orales données par des femmes depuis 2001. Cependant ces dernières posent nettement moins de questions aux orateurs et oratrices que les hommes. Cette étude, publiée dans la revue Genome Biology and Evolution, appelle à réfléchir à ces différences de comportement ainsi qu’à de nouvelles mesures pour accroitre la visibilité des femmes.

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29 mars 2018

One Health. Ambitions, défis et difficultés d’une approche incontournable pour la santé

La recrudescence des maladies infectieuses et non-infectieuses nous amène à reconsidérer notre vision de la santé humaine et à l’appréhender dans la complexité de ses interactions avec la santé animale et végétale ainsi que celle des écosystèmes. Le concept One Health « une seule santé » est né de ce constat il y a déjà dix ans. Cependant, son application effective est entravée d’une part par un manque d’interdisciplinarité entre médecine humaine/vétérinaire et sciences de l’écologie, de l’environnement et de l’évolution, et à d’autre part par des intérêts contradictoires entre secteurs d’activité (industrie, agronomie, santé). Savoir relever les défis de la mise en pratique de ce concept est devenu incontournable pour préserver le bien universel qu’est la Santé. Des chercheurs du CNRS et de ses instituts partenaires1 se sont réunis pour réfléchir à cette question à la suite des journées prospectives de l’INEE (CNRS). Le fruit de cette réflexion collective a donné lieu à article récemment paru dans un numéro spécial de la revue Frontiers in Veterinary Science dédiée au concept One Health.

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29 mars 2018

Le comportement individuel influence les interactions sociales chez un prédateur solitaire en situation de compétition alimentaire

Les intéractions sociales entre animaux influencent la structure de leurs populations. L'étude de ce phénomène chez des espèces prédatrices permet de décrypter des phénomènes écologiques à plus grande échelle, comme par exemple la variation spatiale de la pression de prédation. Or, nous savons peu de choses sur les intéractions sociales entre prédateurs solitaires. Outre le fait qu'elles n'intéragissent que rarement, ces espèces sont difficilement observables par l'homme. Pour contourner ce problème, une équipe CNRS et EPHE du CRIOBE a développé un système original pour quantifier les interactions sociales au sein de regroupements artificiels de requins citron (Negaprion acutidens). L'étude vient ponctuer le suivi à long-terme des requins citron, entrepris par le laboratoire depuis plus de dix ans. Publiée le 28 mars 2018 dans le journal Proceedings of the Royal Society B, elle montre que le comportement individuel des requins, et non pas leurs attributs morphologiques, joue un rôle prépondérant dans l'organisation du groupe.

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27 mars 2018

Sélection naturelle et histoire démographique : quelles conséquences pour la santé ?

Les fluctuations démographiques ont-elles changé le nombre et la sévérité des mutations génétiques portées par les populations humaines ? Dans un article publié dans Nature Ecology and Evolution, une équipe de chercheurs du laboratoire de Génétique Evolutive Humaine (CNRS/Institut Pasteur) a montré comment les évènements démographiques associés aux modes de vie des chasseurs-cueilleurs et des agriculteurs d’Afrique Centrale ont influencé la façon dont opère la sélection naturelle.

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23 mars 2018

Le génome de cinq néandertaliens tardifs donne un nouvel aperçu de l’histoire du peuplement néandertalien

Des avancées méthodologiques liées à l'extraction de l'ADN fossile humain ont permis aux chercheurs de l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutionniste de Leipzig, en Allemagne, de séquencer les génomes de cinq Néandertaliens datés entre 39 000 et 47 000 ans, représentant les derniers Néandertaliens d’Eurasie. Cette étude réalisée en collaboration avec des chercheurs de différentes institutions internationales, dont celle du CNRS, en France, a fourni les preuves d'un renouvellement probable de la population de Néandertaliens dans le Caucase ou en Europe vers la fin de leur histoire. Ces Néandertaliens tardifs sont tous plus étroitement apparentés aux Néandertaliens qui ont contribué à l'ADN des ancêtres des hommes modernes actuels qu’à un Néandertalien de l'Altaï précédemment séquencé.

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16 mars 2018 - Alerte presse

Évolution humaine : des comportements modernes plus anciens que prévu

Entre 295 000 et 320 000 ans avant le présent, les homininés qui ont fréquenté le bassin de Olorgesailie (Kenya)produisaient déjà des pointes en pierre, modifiées pour être utilisées comme pointes de sagaies, transportaient, sur de grandes distances (de 25 à 60 km), des roches volcaniques pouvant être taillées, chassaient de nombreuses espèces (y compris des petites proies), collectaient et travaillaient des roches riches en fer, probablement pour en extraire de la poudre d’ocre. C’est ce que vient de démontrer une équipe internationaleà laquelle a participé Francesco d’Errico, chercheur du CNRS au laboratoire Pacea (CNRS/Université de Bordeaux/Ministère de la Culture), dans une étude publiée le 15 mars 2018 par Science. Ces éléments, retrouvés pour la première fois ensemble et dans une telle quantité, suggèrent que les ancêtres des hommes modernes avaient développé des innovations clés et une cognition moderne dès les premières phases du Middle Stone Age.

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9 mars 2018

Les rythmes d'accumulation du carbone dans les mangroves quantifiés sur plus de 60 ans

On savait que les mangroves stockent de grandes quantités de carbone organique (CO) dans leur végétation et dans leur sol. Les taux d’accumulation du CO au cours du développement de cet écosystème restaient à évaluer pour mieux cerner leur rôle dans le cycle du « carbone bleu ». Une équipe composée notamment de chercheurs et chercheuse toulousain.e.s du laboratoire Ecologie fonctionnelle et environnement (EcoLab – CNRS / Toulouse INP / UT3 Paul Sabatier) et du laboratoire Géosciences environnement Toulouse (CNRS / CNES / IRD / UT3 Paul Sabatier) vient de quantifier précisément ces taux d’accumulation depuis la naissance de l’écosystème, jusqu’à la maturité et la senescence forestière. Les travaux publiés dans la revue Global Change Biology le 23 février 2018 démontrent que le stockage du CO par la biomasse végétale décroit rapidement pendant les premières phases du développement forestier.

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5 mars 2018

Diatomées pico- et nano-planctoniques : une importance sous-estimée dans les cycles biogéochimiques océaniques

Les diatomées sont l'un des principaux groupes de producteurs primaires des océans, responsables chaque année d’environ 20 % du CO2 fixé par photosynthèse sur Terre. Si dans les modèles biogéochimiques, elles sont généralement assimilées au microphytoplancton (20-200 µm), il existe de nombreuses diatomées appartenant au nano- (2-20 μm) voire au pico- (< 2 μm) phytoplancton. En raison de leur très petite taille, elles sont difficiles à détecter par les méthodes classiques d’observation et sont très mal caractérisées. Au cours de la campagne DeWeX-MERMEX dans le nord-ouest de la Méditerranée, une équipe de chercheurs a mis en évidence une floraison printanière massive en 2013 de la plus petite diatomée connue (Minidiscus). En parallèle, l’analyse des données de métagénomique acquises au cours de l'opération Tara Oceans leur a permis de révéler une présence significative à l'échelle mondiale, et largement sous-estimée jusqu’à présent, de ces petites diatomées. Les chercheurs ont aussi démontré que ces espèces pouvaient être exportées rapidement vers les zones méso- et bathypélagiques sous forme d’agrégats et que des diatomées pico- et nanoplanctoniques pouvaient ainsi localement contribuer à la pompe biologique tout en alimentant également la boucle microbienne.

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2 mars 2018

Preuve de sélection adaptative chez l’humain au cours du dernier millénaire

L’espèce humaine continue-t-elle d’évoluer ? S’il est admis que les forces évolutives ont façonné le génome humain et ont influencé de façon majeure la physiologie et les pathologies actuelles de notre espèce, l’existence de pressions de sélection influençant actuellement le génome humain est beaucoup plus contesté. Dans un article publié dans Nature Communications, une équipe composée notamment de chercheur.e.s toulousain.e.s du laboratoire d’Anthropologie moléculaire et imagerie de synthèse (AMIS, CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier) a montré comment les forces évolutives ont modelé le génome des populations malgaches au cours des derniers siècles.

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27 février 2018 - Alerte presse

Les manchots royaux bientôt sur le chemin de l’exil

Une des premières réponses adaptatives sur le court terme des espèces aux changements rapides de leur environnement est de changer d’habitat et donc de changer leur répartition sur la planète. Cependant, une étude menée sur le manchot royal par les chercheurs Céline Le Bohec et Robin Cristofari, de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien (CNRS / Université de Strasbourg) et du Centre Scientifique de Monaco, et publiée dans Nature Climate Change, révèle que cette capacité des espèces à émigrer et s’établir dans de nouveaux habitats est intimement liée à la fragmentation de leurs écosystèmes, fragmentation qui peut être d’origine naturelle ou anthropique.

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21 février 2018

La psychologie positive peut réduire l’anxiété des doctorants français associée à l’incertitude de leur futur

Les études sur la santé mentale au travail des doctorants réalisées à l’étranger décrivent une situation alarmante. Qu’en est-il en France ? Un travail réalisé avec les doctorants en biologie à l’Université Lyon 1, une des plus grosses universités françaises, montre qu’environ un doctorant sur deux souffre de troubles psycho-sociaux. Une intervention en psychologie positive auprès de ces doctorants montre son utilité pour améliorer leur qualité de vie au travail.

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15 février 2018

Au Sahel, la brousse tigrée victime de la baisse des précipitations

Une équipe de l'Observatoire Midi-Pyrénées (OMP) comprenant des chercheurs des laboratoires Ecologie fonctionnelle et environnement (ECOLAB, CNRS, INP Toulouse, UPS) et Géosciences environnement Toulouse (GET, CNRS, IRD, UPS, CNES) a démontré le rôle majeur joué par la baisse des précipitations au nord-est du Mali pendant 3 décennies sur le dépérissement de la brousse tigrée, formation végétale boisée emblématique de la région sahélienne. Ces travaux ont été publié dans la revue Global Change Biology.

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14 février 2018 - Alerte presse

Diminuer la taille des parcelles pour favoriser les pollinisateurs

L’agriculture intensive est l’une des principales causes de l’actuelle crise de la biodiversité, qui touche notamment les insectes pollinisateurs pourtant indispensables à la production de certains aliments. Une équipe internationale impliquant des chercheurs du CNRS et de l’Inra vient de démontrer qu’un paysage agricole fait de parcelles plus petites augmente l’abondance des pollinisateurs, et par conséquent le transport de pollen et le succès reproducteur des plantes (nombre de graines produites). L’explication est simple : lorsque la taille des parcelles diminue, la densité de bordures de champs augmente mécaniquement, ce qui crée des sortes de corridors, favorables au déplacement des insectes pollinisateurs. De manière contre-intuitive, l’étude montre aussi qu’une plus grande diversité de cultures n’est pas forcément favorable aux pollinisateurs. Ces résultats sont basés sur des observations recueillies dans le cadre du projet Farmland dans 229 parcelles de 94 paysages agricoles dans quatre pays (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni), par des scientifiques de 15 laboratoires.

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14 février 2018 - Alerte presse

Cartographie mondiale des « caméléons » du plancton

Les cyanobactéries du genre Synechococcus sont omniprésentes dans les mers du globe et contribuent fortement à la chaine alimentaire marine et au cycle du carbone. Certaines de ces cyanobactéries sont capables de changer de couleur pour s’adapter aux variations de leur milieu, mais les chercheurs ignoraient jusqu’à présent la localisation et l’abondance de ces « caméléons » du plancton. Des chercheurs du CNRS et du CEA et leurs collaborateurs internationaux montrent que ces cyanobactéries capables de modifier leur pigmentation sont globalement les plus abondantes des océans (environ 40 % des Synechococcus) et plus nombreuses en profondeur et aux hautes latitudes. Cette capacité d’adaptation est un atout important pour un organisme planctonique qui est transporté par les courants dans des zones où la couleur de l’eau varie ce qui leur permet de continuer à fournir de l’énergie à l’ensemble du réseau trophique. Cette découverte est une avancée majeure dans la connaissance de ces organismes qui s’avèrent être d’excellents biomarqueurs du changement climatique.

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9 février 2018

Semer plusieurs cultures est bénéfique pour la biodiversité et favorise la reproduction du grand hamster

Une étude menée par l’IPHC1 (CNRS / Université de Strasbourg) sur 76 enclos protégés des prédateurs et semés de maïs, de blé ou d’un mixte de maïs, blé, tournesol et luzerne, révèle que la monoculture est défavorable au grand hamster, et réduit la diversité et l’abondance des invertébrés, dont certains indispensables au fonctionnement des sols et à la pollinisation. Ces résultats, publiés en février 2018 dans la revue scientifique Oecologia, renforcent les travaux menés par les agriculteurs en collaboration avec la CAA et l’ONCFS dans le cadre du projet LIFE+ Alister.

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31 janvier 2018

Réconcilier Pasteur et Darwin pour contrôler les maladies infectieuses

La combinaison de l’histoire des sciences et de la biologie illustre comment la réconciliation entre les domaines de la biologie dérivés des travaux de Louis Pasteur et Charles Darwin ouvre des pistes prometteuses pour le contrôle des maladies infectieuses.

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29 janvier 2018 - Alerte presse

A la recherche les dents néandertaliennes confondues

Découvrir des fossiles humains du Pléistocène est toujours exceptionnel. Une équipe internationale a identifié pour la première fois à Marillac – Les Pradelles (Charente) des dents néandertaliennes partiellement digérées par des grands carnivores, résultats qui viennent d’être publiés dans le vol 28 de la revue Paleo.  Suite à leur ingestion, la morphologie de ces dents est modifiée : elles ressemblent alors à des dents de lait de bovidés ou de cervidés. Cela ouvre donc de réelles perspectives de découvertes dans tous les sites plio-pléistocènes qui ont été fréquentés par de tels prédateurs.

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29 janvier 2018

Notre maison brûle et nous regardons ailleurs : le sous-traitement médiatique de la crise de biodiversité ?

La crise actuelle de biodiversité ne touche pas le grand public. Une étude franco-canadienne publiée dans Frontiers in Ecology and Evolution a mesuré l’écart de traitement dans la presse de deux enjeux environnementaux majeurs : la perte de biodiversité et le changement climatique. La couverture médiatique du changement climatique est jusqu’à huit fois supérieure à celle de la perte de biodiversité, et ce, malgré une faible différence dans la production de littérature scientifique et le financement de la recherche.

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23 janvier 2018 - CNRS Innovation

Chercheurs et industriels échangent leur vision sur l'hygiène du 21e siècle

Des scientifiques du CNRS et des entreprises du secteur de l’hygiène, membres de l’AFISE (Association des industries de la détergence, de l’entretien, et des produits d’hygiène industrielle), se sont rencontrés pour un colloque prospectif. L’objectif : faire émerger de nouvelles solutions en matière d’hygiène domestique et industrielle. Retour sur les temps forts de cette journée.

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22 janvier 2018

Recherche scientifique : limiter la « crise de reproductibilité »

La science est actuellement confrontée à une « crise de reproductibilité » car les résultats de nombreuses expériences s’avèrent non répétables. Pour répondre à ce défi crucial dans le contexte de la recherche en écologie, la même expérience a été répétée dans 14 laboratoires de 5 pays européens. Cet effort international, piloté par des chercheurs du CNRS en collaboration avec l’ENS, AgroSup Dijon, l’INRA et l’IRD, a montré qu’il est possible de réduire la variabilité inter-laboratoire des résultats par l’introduction contrôlée de diversités génétiques parmi les organismes expérimentaux.

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19 janvier 2018

La conversion rapide des bois coulés en source d’énergie chimiosynthétique

Dans les profondeurs marines, les bactéries transforment en quelques semaines seulement le bois en une nourriture abondante, via la chimiosynthèse. Grâce à  un dispositif expérimental unique déployé à 500 mètres de profondeur, les chercheurs du LECOB ont révélé que les microorganismes pionniers utilisent le soufre comme vecteur d’énergie pour restituer à la surface du bois les ressources piégées dans la matrice ligneuse, avant que les bivalves foreurs ne propagent ce processus au coeur du bois.

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19 janvier 2018

Penser et évaluer les multiples contributions de la nature aux  sociétés

La dégradation de la biodiversité et des écosystèmes remet en cause le bien-être des sociétés. La revue Science publie un article signé par 30 experts du monde entier de l’IPBES, afin de promulguer un nouveau concept d’évaluation, les contributions de la nature aux sociétés, fondé sur la pluralité des savoirs et des valeurs. Ce concept considère la nature, non pas comme un service, mais comme un lien à nourrir entre les hommes et la nature. L’IPBES, Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémique, a pour rôle d’informer ses 128 pays membres sur l’état de la nature  (de même que le GIEC pour le climat), en vue de penser des politiques globales et régionales appropriées.

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18 janvier 2018

Même dans les profondeurs de la mer, il y a des saisons !

Dans la mer, la zone mésopélagique, située entre 200 et 400 m de profondeur, est une zone de pénombre qui s'intercale entre la couche illuminée de surface et l'obscurité totale des grandes profondeurs. Généralement éloigné de la côte, cet habitat semi-profond est d'un accès difficile, de sorte que les organismes qui lui sont inféodés sont très mal connus. Les chercheurs du Laboratoire d'Océanographie de Villefranche-sur-Mer, grâce au suivi hebdomadaire d'un site mésopélagique de proximité, ont pu mettre en évidence l'existence de nouveaux microorganismes spécifiques de cet habitat, chacun possédant des cycles d'abondance saisonniers distincts, et similaires à ceux des organismes connus de la couche superficielle.

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