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En direct des laboratoires - 2010

 

13 décembre 2010

Plante, fourmis et champignon : un ménage à trois en forêt tropicale

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Une interaction originale à trois composantes – une plante, une fourmi et un champignon – vient d’être explicitée en Guyane par une équipe de l'UMR Ecologie des forêts de Guyane. Bien que des mutualismes tri-partites aient déjà été observés au niveau des interactions plantes-insectes, c’est la première fois qu’est véritablement décryptée, à ce niveau de l’écosystème, la mécanique d’un ménage à trois. Ces résultats, obtenus en collaboration avec des chercheurs des universités de Toulouse et de Clermont-Ferrand, font l’objet de deux publications très récentes dans les revues Biology Letters et Journal of Ecology.

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13 décembre 2010

Grande campagne d'analyse de la pollution due aux particules atmosphériques

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Enjeu national, la pollution atmosphérique particulaire est aujourd’hui reconnue comme ayant un impact sanitaire important. Plus que les pics, il apparaît que l’exposition à la pollution chronique moyenne est un facteur primordial. La réduction de ce niveau moyen implique une diminution des émissions, ce qui exige une bonne connaissance des sources. C'est dans ce cadre que plusieurs équipes de recherche, appartenant à l’Observatoire Hommes-Milieux du bassin minier de Provence ont proposé une approche pluri-disciplinaire de la problématique de la pollution atmosphérique particulaire avec le projet PACTES-BMP. Une approche qui passe par une des plus grandes campagnes de prélèvement et d'analyse des particules jamais menées en France.

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10 décembre 2010

Les récifs ont changé de comportement suivant le climat global

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Une scientifique du Centre de recherches sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements, (UMR 7207 du CNRS/Muséum national d’Histoire naturelle/Université Paris 6) et un confrère allemand du Leibniz Institute for Research on Evolution and Biodiversity de la Humboldt University à Berlin ont examiné les relations entre le développement des récifs et les changements du climat global entre -65,5 et -1,8 million d’années, en analysant une base de données contenant les caractéristiques de plus de 700 récifs fossiles. Ils ont ainsi pu démontrer que les écosystèmes récifaux n’ont pas le même type de comportement pendant les périodes à effet de serre et celles au cours desquelles le climat global est régi par les glaciations. Leur étude est publiée dans le volume 42 des Special Publications de l’International Association of Sedimentologists.

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10 décembre 2010

« Should I stay or should I go? » Chez certaines espèces, on peut faire les deux

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La dispersion, c'est-à-dire la capacité à se reproduire à distance de ses géniteurs, est une caractéristique fondamentale des espèces biologiques. Une équipe française associant chercheurs du Cemagref et du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive du CNRS (UMR 5175 CNRS/Université Montpellier 1/Montpellier 2/Montpellier 3/ENSA Montpellier/CIRAD/Ecole Pratique des Hautes Etudes Paris) a mis au point un modèle pour comprendre la grande variabilité de la dispersion que l'on peut retrouver au sein d'une même espèce, certains membres de l'espèce étant capables de voyager loin pour s'implanter, d'autres demeurant sur leur territoire d'origine. Ce modèle suggère que cette diversification est beaucoup plus répandue que ce que l'on pensait auparavant. Un travail publié dans Evolution.

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9 décembre 2010

L'histoire évolutive des espèces affecte le fonctionnement des écosystèmes

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2010 a été proclamée année internationale de la biodiversité. Dans un contexte où celle-ci s’effrite à un rythme sans précédent, il semble impératif de mieux comprendre les conséquences de son érosion et notamment l'impact que la diversité des espèces peut avoir sur le fonctionnement d'un écosystème. Grâce à une expérience menée sur des souches de bactéries qu'elle a fait évoluer pendant plusieurs centaines de générations, une équipe internationale incluant des chercheurs du CNRS, (UMR 5554  CNRS/ Université Montpellier 2 et UMR 5119 CNRS/Université Montpellier 2/IFREMER)  vient de montrer que cet impact variait en fonction de l'histoire évolutive des espèces présentes. Une étude publiée dans la revue Nature.

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1er décembre 2010

Quand le bec de son mâle est bien coloré, la femelle colvert pond des œufs plus viables

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En biologie évolutive, il est supposé que les femelles utiliseraient les signaux sexuels exhibés par les mâles pour estimer certains aspects de leur « qualité » tels que leur capacité à protéger les jeunes, à les nourrir ou à leur transmettre des gènes de résistance aux parasites. Elles pourraient donc allouer plus ou moins de ressources à la reproduction en cours avec un partenaire donné en fonction de la probabilité que cet appariement mène à une progéniture viable. Durant sa thèse sous la direction de Philipp HEEB (chercheur CNRS à l’UMR 5174 Evolution et diversité biologique CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier), Mathieu Giraudeau a travaillé au sein d'une équipe internationale comprenant plusieurs chercheurs du CNRS afin de tester cette hypothèse. Pour ce faire, Il a manipulé la coloration des becs de colverts mâles, considérée comme un signal de qualité chez cette espèce, afin de vérifier si les femelles en tenaient compte dans les œufs qu'elles pondaient. Son étude est publiée dans les Proceedings of the Royal Society B.

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1er décembre 2010

Noirs Marrons des Guyanes : un patrimoine génétique africain conservé de manière unique dans les Amériques

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Les Noirs Marrons du plateau des Guyanes présentent une caractéristique unique de conservation du patrimoine génétique africain dans les Amériques, avec une origine très marquée des pays du Golfe du Bénin qui pratiquaient intensément le Commerce Triangulaire entre les 16ème et 19ème siècles. Ces résultats qui viennent d’être publiés dans la revue BMC Evolutionary Biology par une équipe française de chercheurs en anthropologie génétique mettent aussi en évidence un biais sex-ratio dans le patrimoine génétique Noir Marron, qui pourrait éclairer certaines pratiques esclavagistes. L’article est accessible en open acces, et déjà classé en “highly accessed” sur le site internet de la revue.

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18 novembre 2010

Etude du comportement des tortues vertes en phase d’alimentation à La Réunion

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  Les tortues marines sont des espèces emblématiques de la biodiversité. Elles sont classées en Annexe 1 de la Convention de Washington et sur la Liste Rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Les tortues marines sont par ailleurs des éléments structurant des écosystèmes et de la dynamique des ressources naturelles. Elles constituent ainsi une priorité majeure en termes de gestion durable et de conservation de la biodiversité pour les régions qui les accueillent.
Un étude ayant pour objectif, la connaissance des déplacements et le comportement de plongée des tortues vertes Chelonia mydas, est menée, dans le cadre du programme ESTVOI (Ecologie Spatiale des Tortues Vertes de l'Océan Indien) financé par Agence Nationale pour la Recherche (ANR), le CNRS-IPHC, Kélonia et Ifremer-Réunion, autour de l’île de La Réunion en équipant 5 animaux de balises ARGOS.

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18 novembre 2010

Comment se prennent les décisions collectives chez les macaques ?

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De nombreuses espèces animales, dont l’être humain, doivent prendre des décisions collectives difficiles impliquant d'importants enjeux comme l’accès aux ressources ou la protection contre les prédateurs. Cependant, les études menées sur ces phénomènes n’ont jamais porté sur l’ensemble du processus décisionnel, c’est-à-dire du premier mouvement d’intention d'un membre du groupe à la décision de se déplacer du dernier individu. Grâce à des observations couplées à de la modélisation multi-agent, des chercheurs de l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (CNRS/Université de Strasbourg) et de l’Université libre de Bruxelles ont trouvé que des macaques combinaient un processus de vote et un mimétisme basé sur les relations sociales afin d’optimiser la rapidité et l’efficacité d’une décision et de se déplacer de manière cohésive. Leur étude est publiée dans les Proceedings of the Royal Society B.

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18 novembre 2010

Quand les insectes révèlent d'anciennes pratiques funéraires

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L'étude par la police scientifique des insectes présents sur un cadavre s'avère souvent utile pour établir le délai postmortem. De la même manière, Jean-Bernard Huchet, archéoentomologiste au laboratoire PACEA (de la Préhistoire à l'Actuel, Culture, Environnement, Anthropologie (CNRS/Université de Bordeaux 1/Ministère de la culture et de la communication), a mené une véritable enquête policière sur des pupes de mouches et sur divers autres fragments d'insectes nécrophages présents dans une tombe de la culture Moche, une civilisation qui a fleuri entre 100 et 700 de notre ère le long de la côte nord du Pérou. Pour découvrir qu'afin de satisfaire certaines pratiques funéraires, les Moche attendaient parfois un mois avant d'enterrer leurs morts... Une enquête publiée dans le Journal of Archaeological Sciences de novembre.

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18 novembre 2010

Le « priming effect », acteur mal connu du cycle du carbone

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Comprendre comment les écosystèmes stockent ou relâchent le carbone est un des grands enjeux de l'écologie du XXIe siècle, en raison de l'augmentation du taux de CO2  atmosphérique et de son impact sur le réchauffement climatique. Dans une étude publiée en octobre par Ecology, quatre chercheurs appartenant à plusieurs unités mixtes de recherche du CNRS se penchent sur le « priming effect », un phénomène par lequel l'incorporation dans le sol de matière organique fraîche favorise in fine le relargage de CO2, et suggèrent que ce mécanisme joue un rôle majeur dans le cycle du carbone.    

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9 novembre 2010

Le site archéologique de Blombos dévoile ses mystères

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La retouche par pression était jusqu’ici considérée comme une innovation technique apparue durant le Paléolithique supérieur d’Europe occidentale, aux environs de 20 000 ans avant le présent. Vincent Mourre, archéologue à l’INRAP et rattaché au laboratoire TRACES, travaux et recherches archéologiques sur les cultures, les espaces et les sociétés (CNRS/Université Toulouse II le Mirail/INRAP), Paola Villa, préhistorienne associée au laboratoire bordelais PACEA : De la Préhistoire à l'actuel : culture, environnement et anthropologie (CNRS / Université Bordeaux 1 / Ministère de la culture et de la communication) en collaboration avec d’autres scientifiques (1) ont montré que cette technique était déjà utilisée depuis 75 000 ans en Afrique du Sud. Cette découverte fait l’objet d’un article paru dans le journal Science.           

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8 novembre 2010

La qualité de l’environnement modifie la structure des communautés hôtes–parasites

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Hôtes et parasites, plantes et pollinisateurs… Chaque écosystème est organisé en réseaux d’espèces qui interagissent entre elles.  Pourquoi une telle organisation existe-t-elle et comment réagit-elle face aux changements environnementaux ?  Une étude de l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier (CNRS/Université Montpellier 2)* sur des communautés microbiennes naturelles lève le voile sur une partie de ces questions.

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8 novembre 2010

La taille des œufs détermine l’allocation au sexe chez les espèces haplo-diploïdes : cas de l’acarien Tetranychus urticae

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Chez certaines espèces, le sexe ratio peut être biaisé : la nature favorise un sexe plus que l’autre. Afin de mieux comprendre ce phénomène, une équipe du CNRS de l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier (ISEM), CNRS/Université Montpellier 2, s’est intéressée au sexe ratio des espèces haplo-diploïdes chez un acarien herbivore, le Tétranyque tisserand (Tetranychus urticae). D’après leur étude*, la taille des œufs détermine non seulement le sexe, mais aussi le sexe-ratio de cette espèce.

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4 novembre 2010

A la recherche du partenaire idéal…

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Contrairement aux femmes, il semblerait que les hommes trouvent plus souvent leur partenaire presque idéal… c’est ce que dévoile une étude de l'Institut des Sciences de l'Evolution de Montpellier (CNRS/Université Montpellier 2). A partir de traits morphologiques précis – la taille, le poids et l'indice de masse corporelle – les scientifiques ont montré que les préférences des hommes diffèrent moins de la morphologie réelle de leurs partenaires que celles des femmes.

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4 novembre 2010

Quand les mouettes s'emmêlent...

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L’émergence récente de plusieurs maladies d’origine aviaire (H5N1, Virus du Nil occidental, etc.) a mis en lumière l’importance d’une meilleure compréhension des mécanismes de transmission de pathogènes dans les populations naturelles d’oiseaux. Une équipe du laboratoire Evolution et Diversité Biologique (EDB – CNRS/Université Paul Sabatier Toulouse III) en collaboration avec l’Alaska Science Center (Etats-Unis) et le Konrad Lorenz Institute for Ethology (Autriche) ont récemment démontré, chez des couples reproducteurs de Mouettes tridactyles d’une population naturelle d’Alaska, que des bactéries intestinales sont sexuellement transmises chez les oiseaux et que la microflore cloacale des femelles est relativement résiliente. Ces résultats, publiés le 22 octobre dans la revue Ecology Letters, ouvrent de nouvelles perspectives fondamentales et médicales dans le domaine des maladies sexuellement transmissibles.

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22 octobre 2010

Schistosomes et saumons : chacun ses gènes

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Des chercheurs du Centre de Biologie et Ecologie Tropicale et Méditerranéenne (CNRS/Université de Perpignan), viennent d’apporter un éclairage nouveaux aux recherches de leurs homologues de Copenhague et Singapour sur l’étude des gènes de schistosomes (vers parasites de l’Homme), datant de 2004.

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11 octobre 2010

Parade nuptiale sexy, progéniture réussie !

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Une équipe de chercheurs de la Station d’Ecologie Expérimentale du CNRS à Moulis, USR 2936 du CNRS, de l’Emirates Center for Wildlife Propagation (Maroc) et du Helmholtz Center for Environmental Research (Allemagne), a étudié le comportement des outardes femelles lors de ces parades. Ces résultats ont été publiés dans Proceedings of the Royal Society B le 9 juin 2010.

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27 septembre 2010

Gènes sauteurs bactériens et origine de la cellule eucaryote

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Dans une publication à paraître prochainement dans le journal Molecular Biology and Evolution, Richard Cordaux, lauréat 2009 de la médaille de bronze du CNRS, et son équipe du laboratoire Ecologie Evolution Symbiose (CNRS / Université de Poitiers) rapportent que les introns du groupe II sont exceptionnellement nombreux et mobiles dans les génomes de Wolbachia, l’une des bactéries endosymbiotiques les plus abondantes sur Terre.

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27 septembre 2010

Incendies et végétation sont intimement liés : explication d’une fragilité

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Dans les forêts de montagne, les incendies contrôlent la composition de la végétation à long terme, mais cette composition détermine en amont le risque de déclenchement et de propagation des incendies. Si l’intervalle entre deux feux de forêts subalpines est de moins de 150 ans, le seuil de résilience de l’écosystème paraît affecté. C’est ce que vient de démontrer une équipe de chercheurs français du Centre de Bio-Archéologie et d’Écologie (CNRS | Ecole Pratique des Hautes Etudes de Paris | Université Montpellier 2). Cette étude a été publiée le 30 août 2010 dans le périodique PLoS ONE.

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14 septembre 2010

L’oiseau de terreur, terrifiant de précision

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Une équipe internationale constituée de scientifiques américains, argentins, australiens et français (Laboratoire d'Anthropologie Moléculaire et Imagerie de Synthèse (AMIS), Université Toulouse 3 / CNRS), utilise la modélisation virtuelle pour reconstruire le mode d’attaque d’un prédateur préhistorique. Une étude biomécanique du crâne de l’oiseau disparu Andalgalornis révèle qu’il était capable d’utiliser son bec puissant avec agilité et précision lors de la chasse.

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13 septembre 2010

Traits fonctionnels chez les végétaux
Des analyses « plante entière » testées sur des arbres d’Amazonie

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Les travaux d’une équipe scientifique affiliée à l’UMR Ecofog en Guyane (CNRS / INRA / Université Antilles Guyane), mettent en évidence chez les arbres d’Amazonie un découplage des stratégies d’investissement en carbone entre les feuilles et les tiges ligneuses. Ces résultats originaux indiquent que les modèles dynamiques de végétation, qui s’appuient actuellement sur un seul aspect des traits fonctionnels, doivent être fortement améliorés si l’on veut décrire plus fidèlement la dynamique de la forêt tropicale. Ces résultats à paraître dans la revue Ecology Letters, sont accessibles en ligne depuis le 29 août.

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30 août 2010

Hope Research Unit (HRU), une structure de recherche en Afrique du Sud

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Le laboratoire Dynamique de l'évolution humaine : individus, populations, espèces, UPR 2147 du CNRS, a mis en place le HRU, une structure de recherche permanente au Transvaal Museum en Afrique du Sud. Elle permet d’accueillir les scientifiques français et sud-africains qui ont la particularité de baser leurs recherches sur les découvertes réalisées lors leur travail de terrain, principalement à Bolt’s Farm.

Contact : Dominique Gommery, dominique.gommery@evolhum.cnrs.fr

 

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Site et recherches de terrains à Bolt’s Farm

Exposition qui sera inaugurée le 25 octobre

 

20 juillet 2010

L’origine asiatique de nos ancêtres confirmée !

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Un Primate fossile de l’Eocène terminal (35 M.a.) de Thaïlande décrit sous le nom de Siamopithecus eocaenus n’était jusqu’alors connu que par des restes fragmentaires de mâchoires et de dents. La nouvelle découverte par l’Institut International de Paléoprimatologie, Paléontologie Humaine : Evolution et Paléoenvironnements (IPHEP- UMR 6046 CNRS/Université de Poitiers)de restes plus complets, (une partie antérieure du crâne en occlusion avec la mâchoire inférieure)  permet d’apporter des preuves déterminantes de son appartenance aux Primates anthropoïdes et de confirmer l’origine asiatique de nos lointains ancêtres !

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20 juillet 2010

Le déclin inquiétant de différentes populations de serpents

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Des chercheurs australien, britannique, italiens, nigérians et français (Centre d’Etudes Biologiques de Chizé - CNRS) ont comparé leurs jeux de données sur les suivis à long terme de populations de serpents. Il s’agit d’études de populations qu’ils mènent sur le terrain depuis plusieurs décennies et sur différents continents. Sur les 17 populations suivies (8 espèces de serpents incluant vipéridés, élapidés, colubridés, pythonidés), 11 ont connu un déclin catastrophique et ne montrent aucun signe de rétablissement. Les autres sont stables (ou pour une seule en très légère augmentation).

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2 juillet 2010

Un hippopotame vieux de 21 millions d’années

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Les restes dentaires d’une espèce de mammifère ongulé, Morotochoerus ugandensis, ont été découverts au nord-est de l’Ouganda, dans la région volcanique de Moroto. Maeva Orliac et Fabrice Lihoreau, paléontologues à l’ISEM Montpellier1, Jean-Renaud Boisserie de l’IPHEP, Poitiers² et Laura MacLatchy, Ann Arbor, Michigan, ont démontré que cette espèce jusqu’alors considérée comme un cousin éteint des sangliers, est en réalité un hippopotame. Datant de 21 millions d’années, Morotochoerus est le plus ancien représentant de la famille des hippopotames connu à ce jour.

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22 juin 2010

Proteger les espèces ne suffit pas !

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« La conservation de la biodiversité doit aussi passer par le maintien des fonctions et des processus évolutifs », c’est ce qu’annoncent les chercheurs du CNRS de l’Institut des Sciences de l'Evolution de l’université Montpellier II (ISEM), dans un article à paraître dans Ecology Letters en août 2010. Grâce à une nouvelle approche intégrative, les scientifiques ont prouvé que les aires protégées françaises ne permettent pas d’optimiser la protection de la biodiversité.

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8 juin 2010

Des oursins pour comprendre la reproduction des cailles

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Vendredi 11 juin 2010, à 10H, ne manquez pas le dernier rendez-vous de l’opération Passeport pour la science. Soutenue par le CNRS, en partenariat avec le rectorat et en lien avec l’Université de Perpignan via Domitia (UPVD), cette action vise à sensibiliser les élèves à la démarche scientifique et à la pratique de la recherche. Les élèves de CM2 de l’école élémentaire Vertefeuille à Perpignan présenteront leur travail sur la caille japonaise réalisé avec un chercheur de l’unité de Biologie et écologie tropicale et méditerranéenne (CNRS-UPVD).

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14 mai 2010

La biodiversité de lézards menacée à l’échelle planétaire en raison du changement climatique

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Un groupe international de chercheurs impliquant plusieurs équipes CNRS a analysé une très grande base de données relatives à plus de 200 espèces de lézards réparties sur plus de 7000 localités en Afrique, Amérique Nord et Sud, Europe et Australie. Ils estiment que plus de 4% des populations locales se sont éteintes à travers le monde depuis 1975. Or la plupart a disparu sans que l’habitat n’ait été apparemment modifié. Sur la base d’un modèle intégrant des dysfonctionnements des populations, en particulier réduction des connections entre elles, et impact du réchauffement sur la physiologie de l’individu, l’équipe a été amenée à prédire de rapides taux d’extinction des populations pour atteindre 39 % à l’échéance de 2080, soit de l’ordre de 20 % des espèces.

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6 mai 2010

Zoonoses, environnement et populations en Sibérie Orientale

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Située à l’Est de l’Oural et au Nord du Lac Baikal, la Sibérie Orientale comprend de nombreuses populations autochtones qui vivent souvent dans des conditions extrêmes et qui ont su préserver, au moins partiellement, leurs singularités. De langue turque, les Yakoutes sont les éleveurs de chevaux et de bovins les plus septentrionaux de la planète. Pour ces raisons, l’équipe d’Anthropologie de Toulouse (CNRS / Université Paul Sabatier Toulouse 3 ) a développe depuis 5 ans une collaboration scientifique avec l’Université d’Etat de Yakoutsk sur l’histoire du peuplement de la Yakoutie.

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29 avril 2010

2000 ans de coexistence entre rats et oiseaux marins sur les îles de Méditerranée

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Dans sa conquête des îles et des terres lointaines, l'Homme y transporta volontairement des espèces familières, principalement pour couvrir ses besoins en nourriture. D'autres espèces embarquèrent plus clandestinement dans les navires pour s'installer « en douce » sur ces nouvelles terres. Ce fut le cas des rats du genre Rattus. Parmi les espèces animales vivant sur les îles et reconnues comme étant fortement vulnérables à la prédation par les rats, on trouve les oiseaux marins de la famille des puffins, pétrels et albatros.

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26 mars 2010

Les retrouvailles avec les luths

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Sept scientifiques sont arrivés le 10 mars à Awala-Yalimapo. Habitués de la plage des Hattes ils viennent chaque année depuis 2004 observer les tortues luths. Cette fois-ci ils attendent le retour de tortues marquées en 2008 : des retrouvailles qui leur permettront enfin de faire un véritable bond dans la connaissance de ces animaux marins.

 

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1er mars 2010

Des bactéries modifient leur génome pour survivre à l’arsenic

En remaniant leur génome, les bactéries du genre Thiomonas seraient capables de survivre dans des environnements extrêmemement contaminés ! C’est ce que les chercheurs du laboratoire de Génétique Moléculaire, Génomique et Microbiologie (UMR7156 CNRS, Strasbourg) ont conclu de leurs travaux publiés dans la revue PLoS Genetics le 26 février 2010.

 

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20 janvier 2010

Innovation : Isabelle Rico-Lattes lauréate du 9e Prix Chéreau-Lavet

Isabelle Rico-Lattes a reçu lundi le Prix de l'ingénieur-inventeur Chéreau-Lavet pour ses découvertes sur des formulations thérapeutiques "bioactives".

 

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