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En direct des laboratoires
21 décembre 2011La chauve-souris bourdon démêle les mécanismes de la spéciation
Plus de 150 ans après la publication de L'origine des espèces par Charles Darwin, les biologistes ne comprennent toujours pas vraiment le processus par lequel les espèces se séparent les unes des autres. En étudiant, en Birmanie et en Thaïlande, deux populations distinctes de chauves-souris bourdon qui sont en train de diverger, une équipe internationale à laquelle participe un chercheur de l’unité Ecosystèmes, biodiversité, évolution – Ecobio (CNRS/Université de Rennes-1) a pu démêler certains des mécanismes de la spéciation. Son étude a été publiée dans Nature Communications.
15 décembre 2011Une étude en Guyane identifie les guêpes comme des révélateurs précoces de l’impact du changement climatique sur la diversité biologique
Une étude récente menée en Guyane établit, sur vingt ans, un lien clair entre la variation de populations de guêpes de lisière de forêts et les épisodes climatiques La Niña. Ces résultats présentent l’intérêt d’identifier un modèle biologique qui témoigne de l’impact des variations climatiques sur un écosystème, tandis qu’il est traditionnellement difficile de relier scientifiquement les fluctuations entre climat et espèces biologiques, du fait de leur temps de réponse et du défaut de données sur le long terme. Ils ont été publiés dans la revue Plos One le jeudi 03 novembre.
15 décembre 2011Le mystère des origines des tatous nains est enfin résolu
Dans une étude à paraître dans Molecular Phylogenetics and Evolution, une équipe franco-argentine menée par un chercheur de l'Institut des sciences de l'évolution-Montpellier - ISEM (CNRS/Université de Montpellier 2) résout l'énigme de l'origine des deux espèces de tatous nains. L'analyse phylogénétique de ces petits animaux sud-américains a montré que les deux espèces avaient un ancêtre commun et s'étaient séparées il y a environ 17 millions d'années.
13 décembre 2011Pourquoi certains oiseaux mâles ressemblent-ils aux femelles ?
Chez le busard des roseaux, certains mâles adoptent le plumage moins coloré des femelles. Quel avantage en tirent-ils ? Une équipe comprenant deux chercheurs du Centre d'études biologiques de Chizé / CNRS a montré, dans une étude publiée par la revue Biology Letters, que les mâles adeptes du mimétisme se faisaient moins attaquer par les autres mâles.
1er décembre 2011La bactérie symbiotique qui pouvait vivre sa vie
Les récifs coralliens sont le théâtre de nombreuses symbioses entre des organismes appartenant à des groupes souvent très éloignés. Un exemple est constitué par l'association entre un invertébré marin, l'ascidie, et une cyanobactérie dont on pensait jusqu'à présent qu'elle était incapable de vivre de manière autonome. L'étude de son génome, réalisée par une équipe internationale dont fait partie un chercheur du CNRS, vient de prouver qu'au contraire, cette bactérie pouvait vivre sa vie et qu'elle possédait également des gènes codant pour des produits d'intérêt biotechnologiques, comme des biocarburants. Cette découverte vient d'être publiée dans les Proceedings de l'Académie des sciences américaine (PNAS).
8 novembre 2011Les acariens choisissent le sexe de leurs descendants
Peut-on choisir le sexe de sa descendance ? Chez les acariens, oui : les femelles de ces petites araignées herbivores peuvent choisir de donner naissance à des mâles ou à des femelles. Quel intérêt pour les femelles acariens ? Eviter la compétition entre leurs « fils » pour la reproduction et favoriser ainsi la transmission de leur patrimoine génétique.
4 novembre 2011Découverte des plus anciens rongeurs d'Amérique du Sud
Dans une étude publiée par les Proceedings of the Royal Society B, une équipe internationale comprenant des chercheurs de plusieurs équipes du CNRS décrit la découverte des plus anciens rongeurs d'Amérique du Sud, datés de 41 millions d'années. Cet article apporte d'importants éléments de réponse quant à l'origine des rongeurs sud-américains, sujet qui focalise l'attention de nombreux biologistes et paléontologues depuis plusieurs décennies.
4 novembre 2011Au Gabon, le mariage influe sur... la diversité génétique du manioc
Les mariages au sein des sociétés agricoles traditionnelles en Afrique influencent la diversité génétique du manioc (Manihot esculenta), une plante à propagation végétative (par bouturage) cultivée à travers le monde pour ses racines riche en amidon. Dans une étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), associant le laboratoire d’Eco-anthropologie et Ethnobiologie (MNHN/CNRS), le Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CNRS/Université de Montpellier 1, 2 et 3/Montpelier Supagro/EPHE/IRD/CIRAD/INRA) et le Département de Botanique de l’Université Trinity College de Dublin (Irlande), les chercheurs ont étudié la relation entre les échanges matrimoniaux et les réseaux d'échange de semences dans dix villages au Gabon, en Afrique.
3 novembre 2011Prédire l'adaptation des plantes au changement climatique
Dans le cadre du changement climatique, un des défis de la biologie évolutive consiste à identifier les bases génétiques de l'adaptation des espèces, afin de déterminer leur capacité à répondre aux modifications de leur milieu. Récemment publiée dans Science, une étude franco-américaine à laquelle ont participé plusieurs chercheurs du Laboratoire Génétique et Evolution des Populations Végétales (CNRS/Université des Sciences et Technologies de Lille-1) a démontré que, chez la plante Arabidopsis thaliana, des variations génétiques étaient directement liées à certains paramètres climatiques.
25 octobre 2011Tara Océans, une expédition pour percer les secrets du plancton
Partie de Lorient le 5 septembre 2009 pour une durée de trois ans, l'expédition Tara Océans a pour but d'étudier la composition du plancton à l'échelle de la planète. Plusieurs chercheurs du CNRS font partie du consortium qui a mis sur pied cette aventure scientifique inédite. Il s'appuie sur des outils technologiques ultra-modernes et un protocole d'analyse des échantillons et données collectés, qui vient d'être publié dans la revue PLoS Biology.
24 octobre 2011« Rien ne sert de courir, il faut partir à point. » Une autre histoire de tortuesUne équipe française emmenée par des chercheurs de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien (CNRS/Université de Strasbourg) a, pour la première fois, combiné génétique, démographie et écologie comportementale pour lever le voile sur le phénomène incroyable qu'est la reproduction synchrone chez certaines espèces. Cette surveillance au long cours menée sur les tortues olivâtres en Guyane vient d'être publiée dans la revue Journal of Animal Ecology.
11 octobre 2011Le corbeau, un oiseau doué pour le troc
En collaboration avec des chercheurs autrichiens et écossais, une équipe de l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC, CNRS – Université de Strasbourg) vient de montrer que, lors de tests comportementaux, les grands corbeaux et les corneilles peuvent décider de prendre part ou non à une transaction alimentaire et d’attendre plusieurs minutes avant d’effectuer l’échange. Ils peuvent ainsi réprimer l’envie de manger une denrée initialement tenue dans le bec s’ils peuvent la troquer contre une meilleure denrée plus tard. A l’instar des macaques et des capucins, ils sont capables d’établir un rapport entre la qualité de l’aliment à recevoir et le coût lié à l’attente. Ces résultats sont publiés depuis le 14 septembre par la revue Biology Letters de la Royal Society.
10 octobre 2011Qui, des mâles ou des femelles, contrôle la polyandrie ?La polyandrie est une énigme évolutive. Pourquoi certaines femelles s'accouplent-elles avec plusieurs mâles ? Cèdent-elles à une forme de harcèlement sexuel ou trouvent-elles un intérêt à ces copulations multiples ? Dans une expérience originale rapportée dans les Proceedings of the Royal Society B, une équipe franco-allemande comprenant plusieurs chercheurs de l'équipe Mécanismes adaptatifs et évolution (UMR 7179 CNRS / Muséum national d’histoire naturelle) montre que, chez un petit primate de Madagascar, les femelles, loin de subir, mènent la danse.
3 octobre 2011Des sangliers s'adaptent à la pression de la chasse en naissant plus tôt dans l'année
A travers la chasse, la pêche ou l'élevage, l'homme modifie la structure et la taille des populations animales. Cette pression peut aussi avoir des conséquences évolutives sur ces populations. Ainsi, une étude française à laquelle ont participé des chercheurs du Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CNRS / Universités de Montpellier 1, 2, 3 et de Nîmes / SupAgro / Cirad / EPHE / IRD / INRA), du Laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive (CNRS / Université de Lyon 1 / INRIA) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a montré que, sur une population de sangliers, la pression exercée par les chasseurs avait conduit les marcassins à naître plus tôt dans l'année. Les résultats de ce travail ont été publiés dans la revue Evolution.
3 octobre 2011Reproduction des mouettes : l'expérience n'attend pas l'âge
Chez les animaux, la probabilité de se reproduire est-elle affectée par l'âge et/ou par l'expérience ? Une étude publiée par la revue Proceedings of the Royal Society B et menée par des chercheurs du Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CNRS / Universités de Montpellier 1, 2, 3 et de Nîmes / SupAgro / Cirad / EPHE / IRD / INRA) et du Laboratoire Evolution et Diversité Biologique (CNRS , Université Toulouse 3, Ecole Nationale Formation Agronomique), montre que, chez la mouette tridactyle, les individus ayant peu d’expérience ont plus de chances de « zapper » une occasion de reproduction que les individus expérimentés, et ce indépendamment de leur âge.
3 octobre 2011Le poussin du manchot royal risque d'être vieux avant l'âge
La croissance des jeunes animaux ne se fait pas aussi rapidement qu'elle le pourrait. Quel mécanisme les empêche d'atteindre une vitesse de croissance maximale ? En étudiant les poussins du manchot royal dont les plus petits, au sortir de l'hiver, se dépêchent de grandir pour atteindre la taille « standard » avant de muer, des chercheurs du Département écologie, physiologie et éthologie (DEPE) de l'Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (UMR 7178 CNRS-Université de Strasbourg), ont constaté que ces jeunes oiseaux montraient une accélération de leur vieillissement cellulaire. Cela suggère qu'une croissance trop rapide pourrait avoir des conséquences néfastes sur la survie du futur adulte. Des travaux à paraître dans la revue Molecular Ecology.
26 septembre 2011Un oiseau de mer évite de se reproduire pendant El Niño
Chez les animaux, choisir de ne pas se reproduire certaines années constitue une stratégie de survie dont les tenants et les aboutissants sont mal connus des scientifiques. Une étude franco-américaine publiée par la revue Biology Letters et à laquelle ont participé deux chercheurs du Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (UMR 5175, CNRS / Universités de Montpellier 1, 2, 3 et de Nîmes / SupAgro / Cirad / EPHE / IRD / INRA) montre que le fou à pieds rouges applique davantage cette stratégie les années où sévit le phénomène climatique El Niño, qui réduit les ressources alimentaires de cet oiseau marin vivant sous les tropiques.
22 septembre 2011Regroupements massifs de silures dans le Rhône
De grands rassemblements de silures glanes (Silurus glanis), le plus gros poisson d’eau douce d’Europe, ont été observés dans les eaux du Rhône sans qu’il soit possible d’en expliquer la cause. Ces regroupements, qui représentent les plus fortes biomasses de poissons d’eau douce jamais observées au monde, pourraient avoir un impact écologique important sur l’écosystème local. C’est ce que vient de démontrer une équipe de chercheurs toulousains du laboratoire d’Ecologie Fonctionnelle et Environnement et du laboratoire Evolution et Diversité dont les travaux paraissent dans la revue Plos One.
22 septembre 2011Réconcilier les techniques phylogénétiques modernes avec les données fossiles
Les modèles mathématiques permettant de reconstruire la biodiversité passée sont souvent en contradiction avec les données fossiles récoltées par les paléontologues sur le terrain. Ces modèles ont notamment du mal à restituer les périodes d'extinctions et de perte de biodiversité. A paraître dans les Proceedings de l'Académie des sciences américaine (PNAS), une étude franco-américaine menée par une chercheuse du Centre de mathématiques appliquées (UMR 7641, CNRS/Ecole polytechnique) explique et corrige ces incohérences.
22 septembre 2011Vie et mort au sein d’un biofilm arsénié
Quel impact l’arsenic peut-il avoir sur le développement structural d’un biofilm bactérien ? 7 septembre 2011Des virus d'insectes existaient déjà il y a 300 millions d'années
Pour mieux comprendre l'interaction entre les virus actuels et les organismes qu'ils infectent, il est essentiel de pouvoir retracer le cours de leur évolution. C'est à une longue remontée dans le temps que vient de procéder une équipe de l'Institut de Recherche sur la Biologie de l'Insecte (IRBI) – CNRS / Université de Tours, en montrant que des virus d'insectes existaient déjà il y a plus de 300 millions d'années. Une étude publiée dans les Proceedings de l'Académie des sciences américaine (PNAS). 7 septembre 2011La symbiose plante-champignons, un accord gagnant-gagnant
La symbiose plante-champignons est le mutualisme le plus répandu sur la planète et existe depuis des centaines de millions d'années. Une équipe internationale dont font partie deux chercheurs du laboratoire Ecosystèmes-Biodiversité-Evolution (UMR 6553, CNRS - Université de Rennes 1) vient de montrer, dans un article publié par Science, que la grande stabilité dans le temps de cette association était due au fait que plus les partenaires jouent le jeu, plus ils se récompensent l'un l'autre.
6 septembre 2011Les parasites concourent à une meilleure stabilité des écosystèmes
La prise en compte des champignons microscopiques qui parasitent le phytoplancton améliore la stabilité et la capacité de résilience des écosystèmes aquatiques. C’est ce que viennent de démontrer des chercheurs du Laboratoire Microorganismes : Génome et Environnement (LMGE, CNRS/Université Blaise Pascal Clermont-Ferrand 2) et du Laboratoire Littoral Environnement et Sociétés (LIENSs, CNRS/Université de La Rochelle), dans un article publié en ligne le 22 août 2011 dans la revue PLoS ONE. Ce résultat confirme l’intérêt de considérer le rôle des parasites de microorganismes dans le fonctionnement des écosystèmes. 17 août 2011Le poussin du manchot royal fait baisser sa température pour s'économiser
On pensait que seuls les oiseaux de petite taille pouvaient faire baisser leur température pour économiser de l'énergie. Une équipe française de Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC, CNRS - Université de Strasbourg 1), vient de montrer, dans une étude à paraître dans Nature Communications, que le poussin du manchot royal, qui pèse jusqu'à 10 kg pendant sa longue croissance hivernale, est capable de réduire substantiellement sa température corporelle. 19 juillet 2011TRY, la plus grande base de données du monde sur les caractéristiques des plantes
TRY, la plus grande base de données sur les caractéristiques des plantes, aussi appelées traits fonctionnels, vient d'entrer en service. Il a fallu quatre années pour compiler 3 millions de ces données concernant 69 000 des 300 000 espèces de plantes existantes. Une collaboration internationale qui a engagé des scientifiques de 106 laboratoires de recherche dans le monde, dont le CNRS. 18 juillet 2011Théorie de l'évolution : aller au-delà du dogme du « tout génétique »
Les approches évolutives actuelles tendent à réduire l’hérédité aux seuls transferts de gènes. Cependant, de plus en plus d’arguments montrent que des informations non codées dans la séquence de l’ADN sont aussi transmises de génération en génération, et que, tout comme l’ADN, elles participent à l’évolution. Dans un article publié dans Nature Reviews Genetics, une équipe internationale à laquelle participent trois chercheurs du Laboratoire évolution et Diversité Biologique (EDB, UMR 5174 CNRS-Université Paul Sabatier-ENFA) appelle à un changement de paradigme et à intégrer l'hérédité non génétique dans la théorie de l'évolution. 18 juillet 2011Effets combinés des changements globaux et des incendies sur les émissions de gaz à effet de serre
Les effets combinés des différentes composantes du changement global sont mal compris. Une étude publiée dans PLoS ONE, fruit d’une collaboration franco-américaine à laquelle ont participé des chercheurs de deux unités mixtes de recherche du CNRS (Laboratoire Ecologie, Systématique et Evolution et Laboratoire d’Ecologie Microbienne), montre que le sol peut, sous l'effet couplé d'un incendie et d'une augmentation de la teneur en dioxyde de carbone, relâcher beaucoup plus d'oxyde nitreux, un puissant gaz à effet de serre, que sous l’effet des deux phénomènes pris séparément. 18 juillet 2011Les objets symboliques de la grotte du Renne (Yonne) sont bien ceux d'hommes de Néandertal
Depuis trois décennies, plusieurs éléments ont bousculé l'idée selon laquelle l'homme de Néandertal n'avait pas de culture matérielle symbolique et que celle-ci était le fait du seul Homo sapiens. Réalisée par une équipe internationale comprenant deux chercheurs du Laboratoire Pacea (UMR 5199, CNRS-Université Bordeaux 1-Ministère de la culture et de la communication), une nouvelle analyse de la grotte du Renne à Arcy-sur-Cure (Yonne) montre que les Néandertaliens qui y ont vécu étaient bien les auteurs des objets symboliques retrouvés aux côtés de leurs restes. Une étude publiée dans PLoS ONE. 28 juin 2011Pourquoi les femmes survivent-elles à la ménopause ?
La longue période de survie après la ménopause chez les êtres humains a été longtemps considérée comme un paradoxe évolutif. Comment justifier cette longévité prolongée qui semble inutile du point de vue de l'évolution car les individus survivant ne se reproduisent plus ? Plusieurs théories ont été avancées, basées sur l’idée que les grand-mères peuvent contribuer indirectement à la propagation de leurs gènes en favorisant par exemple la survie et la reproduction de leurs enfants et de leurs petits-enfants via des soins maternels ou grand-maternels. Dans une étude publiée par Evolution, deux chercheurs français des laboratoires écologie et évolution (CNRS/UPMC/ENS) et du Laboratoire de probabilités et modèles aléatoires (CNRS/UPMC/Université Paris Diderot) proposent une nouvelle idée : grâce à cette période post-reproductive, le vivant se laisse une marge pour s'assurer que tout le potentiel de reproduction a pu être exploité. Un modèle testé avec succès sur des arthropodes. 20 juin 2011Les oméga-3 améliorent les performances cognitives d'un lémurien
Les acides gras oméga-3 sont des composants majeurs du cerveau. Ils ne sont pas fabriqués par notre organisme et nous devons les trouver dans notre alimentation (huile de colza, de noix ou de lin, poissons et crustacés). Malgré les recommandations nutritionnelles, les populations des pays occidentaux n'en consomment pas assez. Une expérience à laquelle ont participé des chercheurs de l'équipe Mécanismes adaptatifs et évolution (CNRS/MNHN) montre qu'une supplémentation alimentaire en oméga-3 améliore les performances cognitives chez un petit primate, le microcèbe. Une étude qui vient d'être publiée dans la revue PLoS ONE. 20 juin 2011Des oiseaux de mer peuvent communiquer avec leur odeur
Les signaux chimiques jouent un rôle primordial dans la communication chez de nombreuses espèces animales, renseignant par exemple sur l’espèce, l’identité, le statut social ou encore le sexe. L’étude des signaux de cette nature a longtemps été négligée chez les oiseaux, au profit des signaux visuels et auditifs. Une équipe du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE, CNRS/Montpellier 1et 2/Université Paul-Valéry Montpellier 3/ENSA/Montpellier SupAgro/Ecole pratique des hautes études/CIRAD/IRD) vient de montrer, dans une étude publiée dans Biology Letters, que les pétrels bleus produisent des odeurs pouvant servir à reconnaître les individus apparentés. 20 juin 2011Comment les jardins de fourmis influencent leur environnement
La diversité biologique n’est pas que la somme des espèces qui coexistent, c’est aussi la complexité de la « toile de la vie » qui lie ces espèces entre elles. Une étude menée par des chercheurs appartenant à trois laboratoires [Laboratoire d'écologie fonctionnelle et environnement (CNRS/Université Paul Sabatier-Toulouse 3/INP Toulouse/INRA), Ecologie des forêts de Guyane (CNRS/Université des Antilles et de la Guyane/INRA), laboratoire Microorganisme : génome et environnement (CNRS/Université Blaise Pascal)] montre pour la première fois comment une variation dans le mutualisme entre une fourmi et une broméliacée peut modifier le fonctionnement de l'écosystème associé à la plante. Ce travail a été publié dans la revue Functional Ecology. 7 juin 2011Un parasite qui vous veut du bien... temporairement !
Les parasites ont tous besoin, à un moment ou un autre de leur cycle de vie, de vivre aux dépens d'un hôte. Dans un article à paraître dans Evolution, une équipe de l'UMR Biogéosciences de Dijon (CNRS / Université de Bourgogne) a montré qu’un parasite peut au contraire, en modifiant le comportement de son hôte, le protéger de manière temporaire.
23 mai 2011Une bactérie perturbe les défenses immunitaires du corail
Les altérations physiologiques des coraux soumis à des stress biotiques et/ou abiotiques sont largement méconnues. Une étude initiée par le laboratoire Ecologie et Evolution des Interactions a permis de montrer qu’une bactérie, dont la virulence est thermo-dépendante, était capable de subvertir les défenses immunitaires du corail. Ces résultats sont à paraître dans la revue The Journal of Biological Chemistry (numéro de Juillet 2011). 16 mai 2011Diversité métabolique dans un écosystème riche en arsenic
Un consortium de chercheurs associant le CNRS, le CEA, l’IRD et les Universités de Strasbourg, de Montpellier, d’Evry Val d’Essonne et de Pau, vient de révéler la diversité métabolique des principaux microorganismes présents dans un écosystème particulièrement riche en arsenic. Cette étude qui se base sur une approche métaprotéogénomique a été publiée dans The ISME Journal le 12 mai 2011. 26 avril 2011A la recherche de l'ancêtre commun à l'homme moderne et à Néandertal
Un des défis de la paléoanthropologie consiste à déterminer le plus récent ancêtre commun à l'homme moderne et à l'homme de Néandertal. Publiée dans PLoS ONE, une étude franco-italienne menée par deux chercheurs de l’équipe Paléontologie et Bioarchéologie de l'UMR 6578 (Anthropologie bioculturelle, CNRS-Université de la Méditerranée-EFS) et un chercheur de l’Université de Rome (Sapienza, Dipartamento di Biologia Ambientale) suggère, à partir de la comparaison de nombreux crânes fossiles dont celui de Ceprano, découvert en Italie en 1994, qu'Homo heidelbergensis pourrait être cette espèce ancestrale. 22 avril 2011Le paléo-climat de l'Afrique centrale reconstitué grâce à des fossiles de poissons
En Afrique centrale, d'où est originaire Sahelanthropus tchadensis, considéré par certains comme le plus vieil ancêtre connu de l'homme, l'évolution du paléo-climat est mal documentée. En analysant les isotopes de l'oxygène contenus dans des fossiles de poissons d'eau douce, une équipe franco-tchadienne vient de montrer que la région avait subi une aridification marquée au Messinien (-7,2 à -5,3 millions d'années). Son travail a été publié dans Geology. 21 avril 2011Les fossiles d'une espèce inconnue de tarsier découverts en Thaïlande
Une équipe internationale comprenant deux chercheurs de l'UMR 6046 (CNRS-Université de Poitiers) vient d'annoncer la découverte d'une nouvelle espèce de tarsier qui vivait il y a 13 millions d'années en Thaïlande. Cette découverte a été présentée dans les Proceedings of the Royal Society B.
3 avril 2011Découverte de trois nouvelles espèces d'éponges carnivores
Un régime alimentaire carnivore chez les éponges abyssales a été découvert au Centre océanologique de Marseille il y a une quinzaine d’années. La diversité de ces éponges carnivores est grandement sous-estimée, en particulier dans le Pacifique profond. Co-signé par un chercheur du laboratoire DIMAR (Diversité, évolution et écologie fonctionnelle marine, UMR 6540 CNRS-Université de la Méditerranée Aix-Marseille II), un article à paraître dans la revue Hydrobiologia décrit trois nouvelles espèces découvertes au large de la Nouvelle-Zélande.
29 mars 2011Les Européens n'ont maîtrisé le feu qu'il y a 400 000 ans
Publiée dans les Proceedings de l'Académie des sciences américaine, une étude qu'a co-écrite une chercheuse du laboratoire PACEA (de la Préhistoire à l'Actuel, Cultures, Environnement, Anthropologie, UMR 5199 CNRS-université de Bordeaux I-ministère de la culture) montre, à partir de l'analyse de plus d'une centaine de sites préhistoriques, que les premiers homininiens arrivés en Europe il y a plus d'un million d'années ne disposaient pas du feu et qu'ils l'ont domestiqué il y a 300 000 à 400 000 ans. Ce travail prouve aussi que Néandertal maîtrisait parfaitement le feu. 14 mars 2011En Guyane, l’orpaillage n’érode pas que les sols : la biodiversité des poissons décline sous l’effet des activités minières
La Guyane subit depuis plusieurs années une ruée vers l’or difficile à maîtriser, qui est susceptible d’impacter la biodiversité. Une étude menée dans la réserve naturelle des Nouragues par des chercheurs de l’Université de Toulouse (UMR 5174 EDB), du CNRS et du Parc Amazonien de Guyane montre que la biodiversité des poissons des cours d’eau est durablement impactée par les activités d’orpaillage qui se sont développées de manière clandestine. Ces résultats sont à paraître dans la revue Biodiversity and Conservation. 25 février 2011Nouvelle méthode pour analyser les matériaux du patrimoine et de l’archéologie
Une équipe internationale au sein de laquelle figurent deux scientifiques du CNRS (UPS 3352 du CNRS, Synchrotron SOLEIL) a imaginé une nouvelle méthode pour analyser les anciens matériaux utilisés dans le patrimoine culturel, comme par exemple les pigments des peintres ou les vernis des luthiers. Ils ont utilisé la ligne de lumière DISCO du synchrotron SOLEIL, installé sur le plateau de Saclay, pour exploiter la luminescence de ces matériaux. Leurs travaux viennent d'être publiés dans Analytical Chemistry. 14 février 2011Le peuplement de Madagascar remonte à 2000 av. J.-C.
La question de la colonisation de Madagascar par l'homme est complexe. On pensait jusqu'à présent que les premiers habitants étaient arrivés entre 400 et 200 avant notre ère. Une équipe franco-malgache comprenant plusieurs chercheurs du CNRS (UPR 2147-CNRS et de l'Université de Mahajanga), vient de trouver des traces de découpe sur des ossements d'hippopotames nains datant de 2000 av. J.-C. Cette découverte, qui fait remonter le peuplement de Madagascar d'un millénaire et demi, sera publiée dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences. 31 janvier 2011Les régions les plus riches en biodiversité sous la menace du réchauffement climatique
La liste « Global 200 » définie par le WWF recense 238 régions dites exceptionnelles pour la biodiversité mondiale. Dans une étude parue dans les Proceedings de l'Académie des sciences américaine (PNAS), une équipe internationale conduite par des chercheurs du Laboratoire d'écologie alpine (UMR 5553 CNRS/Université Joseph Fourier, Grenoble I) a évalué la probabilité pour que ces régions emblématiques subissent, en raison du réchauffement de la planète, des conditions climatiques considérées comme extrêmes au XXe siècle.
5 janvier 2011Il est urgent de réglementer le commerce de bois de rose malgache
L'exploitation alarmante du bois de rose à Madagascar pose des problèmes de dégradation des milieux, y compris dans les aires protégées. Dans un article paru dans Science, cosigné par des chercheurs CNRS et Muséum national d'histoire naturelle du laboratoire Origine structure et évolution de la biodiversité, ils montrent par une modélisation de la distribution des espèces sous trois hypothèses de pressions anthropiques, que cette ressource naturelle est en grand danger de disparition. Devant l'ampleur de la surexploitation du bois de rose malgache, l'article insiste sur la nécessité d'en réglementer le commerce international.
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