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En direct des laboratoires

20 décembre 2013

Comment la biogéographie influence la biodiversité des parasites dans les îles ?

Une étude inédite menée sur des parasites du paludisme chez les oiseaux de La Réunion et de l’île Maurice - Plasmodium et Leucocytozoon - montre comment ces espèces ont colonisé l’archipel des Mascareignes.

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18 décembre 2013

Le dégazage de CO2 du fleuve Amazone alimenté par les zones humides

Une étude coordonnée par des chercheurs du laboratoire Environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux (EPOC/OASU, CNRS / Université Bordeaux 1) et du laboratoire Géosciences environnement Toulouse (GET/OMP, IRD / CNRS / CNES / UPS), et associant une dizaine d’équipes françaises et brésiliennes révèle qu’en Amazonie centrale le dégazage de CO2 par le fleuve Amazone n’est pas majoritairement alimenté par la forêt tropicale humide de terre ferme comme on le pensait jusqu’à présent. L’apport de carbone par la végétation semi-aquatique des plaines d’inondation du système fluvial lui-même s’avère même suffisant pour expliquer à lui seul la totalité de ce dégazage. Ce résultat important démontre que la productivité des zones humides devra dorénavant être mieux prise en compte dans l’estimation des bilans de carbone sur les continents.

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16 décembre 2013

L'azote des engrais reste plus de 80 ans dans le sol

Une étude au long cours initiée en 1982 par le professeur André Mariotti, menée par des chercheurs de l'unité Biogéochimie et écologie des milieux continentaux (Bioemco - CNRS/UPMC/ENS Paris/IRD/UPEC) montre que l'azote contenu dans les engrais a une persistance dans le sol de plus de huit décennies, soit bien plus que ce que l'on pensait jusqu'ici. Ces résultats ont été publiés dans les Proceedings de l'Académie des sciences américaine (PNAS).

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2 décembre 2013

Les mares nordiques : une source sous-estimée de gaz à effet de serre

L’été, les mares formées par le dégel en surface du pergélisol arctique produisent une grande quantité de méthane, un gaz à effet de serre. Les mares les plus petites sont les plus actives dans cette production.

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28 novembre 2013

Papillons mimétiques : qui se ressemble, s’assemble

Bien connus des biologistes depuis le 19e siècle, les papillons mimétiques sont un bel exemple de coopération entre espèces : ces papillons non comestibles ont en effet tendance à adopter les même motifs colorés, ce qui dissuade les oiseaux de les manger. Des chercheurs du laboratoire Origine, structure et évolution de la biodiversité (CNRS/MNHN) viennent de montrer que ces interactions positives étaient déterminantes dans les assemblages d’espèces et allaient jusqu’à modifier leur niche écologique.

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18 novembre 2013

Le microclimat des sous-bois protège les plantes sensibles au réchauffement climatique

En se densifiant, les forêts développent dans leurs sous-bois un micro-climat frais et humide qui permet aux espèces sensibles aux températures élevées ou à la sécheresse de résister au réchauffement climatique. C'est le résultat d'une vaste étude internationale publiée dans les Proceedings de l'Académie des sciences américaine (PNAS), à laquelle l'unité Ecologie et dynamique des systèmes anthropisés - Edysan (CNRS/Université de Picardie Jules Verne) a participé.

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15 novembre 2013

Une grenouille de 40 millions d’années livre ses secrets

Passée au scanner par une équipe internationale de scientifiques, dont des chercheurs du Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements, CNRS/MNHN/UPMC, et de l'Institut de paléoprimatologie, paléontologie humaine : évolution et paléoenvironnements (IPHEP), CNRS/Université de Poitiers, cette « momie » de grenouille conservée dans les collections du Muséum national d’Histoire naturelle a révélé un crâne et un squelette en grande partie intacts. Une belle surprise qui a permis d’estimer l’âge du batracien – entre 34 et 40 millions d’années – et de résoudre une énigme paléontologique.

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15 novembre 2013

Des scientifiques identifient les aires protégées les plus irremplaçables dans le monde

Quelles sont les aires protégées les plus importantes pour empêcher l’extinction d’espèces de mammifères, d’oiseaux et d’amphibiens dans le monde ? Dans le cadre d’une collaboration internationale, des chercheurs ont analysé une base de données comprenant 173 000 aires protégées terrestres et 21 500 espèces évaluées par la Liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Ils ont ainsi comparé la contribution de chaque aire protégée pour la survie des espèces sur le long terme.

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14 novembre 2013

La capacité d'une population à innover dépend aussi de sa taille

Dans une étude publiée par la revue Nature, une équipe de l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier, CNRS/IRD/Université de Montpellier 2, a prouvé par l'expérience l'hypothèse selon laquelle la taille d'une population influait directement sur sa capacité à transmettre des traits culturels. Plus une population est grande, plus elle est capable de transmettre des savoirs et des techniques mais aussi d'innover ; plus elle est petite, plus elle risque de perdre son savoir-faire et de régresser.

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4 novembre 2013

Le carbone organique stable plus sensible à la température que le carbone labile

Dans les sols, la matière organique est plus rapidement minéralisée quand la température augmente. Mais cela dépend-il de la matière organique considérée ? Pour répondre à cette question, des chercheurs du laboratoire Biogéochimie et écologie des milieux continentaux (BIOEMCO) et du Laboratoire de géologie de l’ENS (ENS Paris / CNRS), en collaboration avec l’ADEME, l’INRA et des chercheurs danois et suédois, ont analysé des échantillons de sols issus d’expériences de jachère nue de longue durée. Ils ont ainsi pu montrer que le processus de minéralisation est d’autant plus sensible à la température que la matière organique considérée est plus stable.

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4 novembre 2013

Découverte d’une centaine d’outils paléolithiques en os de grands cétacés dans les Pyrénées

Identifiées par Jean-Marc Pétillon, chargé de recherche du CNRS au laboratoire Travaux et Recherches Archéologiques sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés (TRACES), CNRS/Université Toulouse 2/Ministère de la culture et communication/EHESS/INRAP, ces pointes de sagaie en os de grands cétacés prouvent l’existence d’un mode de vie littoral chez les chasseurs-cueilleurs de la fin du Paléolithique supérieur. Un scénario jusque-là peu étudié, et pour cause : la hausse du niveau de la mer depuis cette période a recouvert toutes les traces d’une possible occupation littorale.

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21 octobre 2013

Une mystérieuse éruption de 1257 après JC. enfin élucidée !

Malgré des traces visibles dans les glaces des deux pôles, le volcan à l’origine de la plus grosse éruption volcanique depuis celle du Santorin, il y a 3700 ans, restait un vrai mystère… Une équipe pluridisciplinaire coordonnée par un chercheur du Laboratoire de géographie physique Pierre BIROT  (LGP, CNRS/Université Paris 1/Université Paris Est Créteil Val-de-Marne/INRAP) a enfin trouvé un candidat crédible.

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21 octobre 2013

Le rôle de l’épigénétique dans l’adaptation du parasite responsable de la bilharziose à son hôte intermédiaire

L’épigénétique est la science qui étudie les modifications transmissibles et réversibles de l’expression des gènes et qui ne s’accompagne pas de changement dans les séquences nucléotidiques. Ces modifications résultent d’une variation de l’expression génétique (par des processus de méthylation de l'ADN, d’acétylation/méthylation des histones, de micro ARN) sensibles aux changements environnementaux. L’épigénétique fait aujourd’hui l’objet de recherches intenses pour son rôle dans l’adaptation des individus aux changements d’environnement et sa potentielle implication en tant que moteur d’évolution des espèces.

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7 octobre 2013

Les chasseurs-cueilleurs mésolithiques ont eu accès à des cochons domestiques

On sait que les premiers animaux domestiques ont été introduits en Europe par les populations d’agriculteurs néolithiques originaires du Proche-Orient, mais les conditions dans lesquelles les populations locales de chasseurs-cueilleurs mésolithiques ont eu accès à ces animaux sont encore débattues. Une étude internationale, conduite notamment par des chercheurs du CNRS et du Muséum national d’histoire naturelle, montre que des populations mésolithiques du Nord de l’Allemagne ont consommé des cochons domestiques bien plus tôt qu’on ne l’avait imaginé...

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7 octobre 2013

Comment le myrte a survécu dans les montagnes-refuges du Sahara ?

Cousin du myrte commun de Méditerranée, le myrte de Nivelle subsiste depuis 1 million d’années en plein cœur du Sahara. Grâce aux travaux de l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale à Marseille (IMBE - CNRS/Université Aix-Marseille/IRD/Université d’Avignon), on en sait plus aujourd’hui sur la façon dont cette plante a fait face à la succession d’épisodes climatiques humides puis arides qui ont marqué l’histoire de la région.

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4 octobre 2013

La remarquable diversité des primates anthropoïdes asiatiques

Des découvertes paléontologiques suggèrent une origine asiatique, et non africaine comme longtemps envisagé, des primates anthropoïdes (humains, grands singes et singes). La connaissance de l’histoire précoce des primates anthropoïdes en Asie est malheureusement très fragmentaire du fait de la rareté de ce groupe dans le registre fossile. Des chercheurs de l’Institut de Paléoprimatologie, Paléontologie Humaine: Évolution et Paléoenvironnements (UMR 7262, CNRS – Université de Poitiers) ont découvert en Thaïlande un nouveau primate anthropoïde daté entre 35 et 34 millions d’années.

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3 octobre 2013

Premiers chiens : la couleur de leur pelage éclaire l'histoire de leur domestication

Le chien est le premier animal domestiqué à partir de populations de loups au Paléolithique supérieur (de -30 000 à -15 000 ans), par les chasseurs-cueilleurs en Eurasie. Des scientifiques se sont intéressés à la couleur du pelage des premiers chiens. Ils ont ainsi mis en évidence des variations insoupçonnées de leur pelage dès le Mésolithique (entre environ -10 000 et -5 000 ans), en lien avec le processus de domestication

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23 septembre 2013

Un éclairage sur la dispersion de l'arsenic en Méditerranée

L'analyse métagénomique de sédiments marins a révélé comment le métabolisme microbien affecte la dispersion de l'arsenic dans différents ports de la Méditerranée. Cette étude publiée dans la revue Molecular Ecology a été réalisée par l'équipe de Philippe Bertin au laboratoire Génétique moléculaire, génomique et microbiologie (CNRS/Université de Strasbourg), en collaboration avec des chercheurs du Bureau de recherches géologiques et minières et d'autres équipes françaises associées au CNRS.

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4 septembre 2013

Le changement climatique va-t-il intensifier les invasions biologiques ?

Les invasions biologiques représentent l’une des plus grandes menaces qui pèsent sur la biodiversité. L'Union internationale pour la conservation de la nature a défini « 100 espèces invasives parmi les pires à travers le monde ». Une équipe de chercheurs (CNRS / Université Paris-Sud / Université Joseph Fourier Grenoble 1 / Université de Rennes 1 / MNHN / Institute for Environmental Protection and Research, Rome / Netherlands Environmental Assessment Agency) vient de montrer que les changements climatiques et les changements d’occupation des terres peuvent conduire à un bouleversement important dans la distribution spatiale de ces espèces invasives d’ici à 2100 ! Cette étude vient d’être publiée le 4 septembre dans Global Change Biology.

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23 août 2013

Des oiseaux marins retrouvent leur chemin grâce à leur odorat

Les puffins cendrés, oiseaux de mer, passent la majeure partie de leur vie à voyager au travers des océans. Pourtant chaque année ils retournent sur la même île pour se reproduire. Comment ? Une équipe de chercheurs (CNRS-CEFE / Université de Pise / Université d’Açores / Max Planck Institute) a publié son explication dans The journal of experimental biology le 1er août 2013 : c’est grâce à leur odorat.

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14 août 2013

Thérapie génique naturelle chez les insectes, depuis des millions d’années !

Des guêpes de la famille des braconides parasitent des chenilles hôtes grâce à l’injection de gènes de virulence d’origine virale. Ces gènes viennent d'être identifiés dans le génome de plusieurs espèces de guêpes, par une équipe de l'Institut de recherche sur la biologie de l'insecte (CNRS/Université François-Rabelais Tours), en collaboration avec le CEA/Genoscope d'Evry. De manière surprenante la plupart de ces gènes d’immunosuppression sont conservés dans la même position dans le génome des guêpes depuis au moins 17 millions d’années ! Ces résultats, publiés dans la revue Philosophical Transactions of the Royal Society le 12 août 2013, permettent de mieux comprendre comment fonctionne cette thérapie génique inventée par les insectes, bien avant l’émergence des biotechnologies actuelles.

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14 août 2013

Les Broméliacées de Guyane : des micro-écosystèmes étudiés à la loupe

Des chercheurs du CNRS, de l’IRD et des universités de Toulouse et Clermont-Ferrand ont étudié les écosystèmes nichés dans les réservoirs d’eau de 365 Broméliacées de Guyane. L’ensemble des micro-organismes et insectes présents dans ces plantes ont été répertoriés, et la chaîne alimentaire a été reconstituée. Objectif : voir comment la structure de ces réseaux varie en fonction des modifications environnementales. Une étude vient d’être publiée dans PLOS ONE le 14 août.

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30 juillet 2013

Des organismes plus petits quand la température augmente

Les organismes des climats chauds sont souvent plus petits que ceux des climats tempérés ou polaires. Ce lien négatif entre température ambiante et taille corporelle fascine les biologistes depuis plus d'un siècle. Des chercheurs du CNRS et de l’UPMC viennent de montrer, via une étude exhaustive sur les poissons de rivière, que la taille des animaux à sang froid dépend non seulement de la température, mais aussi de la compétition qui s’exerce au sein de leur écosystème.

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29 juillet 2013

Cartographie des organismes planctoniques marins

Après avoir effectué un énorme travail de récupération puis de traitement de plus d’un demi-million de données existantes, une collaboration internationale de modélisateurs marins et d’analystes de données de terrain vient d’éditer le premier atlas global de la biomasse et de la diversité des onze principaux groupes planctoniques marins. L’exploitation de cette mine d’information, qui n’en est qu’à ses débuts, apporte déjà des résultats étonnants. Destiné à être enrichi de toutes nouvelles données, cet atlas permettra notamment de suivre l’évolution des stocks des espèces étudiées.

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22 juillet 2013

Un atlas « d'interrupteurs » de l'expression des gènes chez les plantes : une carte routière pour la recherche en agronomie

Il existe dans l'ADN des séquences non codantes qui agissent comme des interrupteurs sur l’expression des gènes, permettant ainsi aux organismes de produire les protéines nécessaires à un moment donné de leur développement. Dans le cadre d’une collaboration franco-canadienne, une chercheuse du Laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive (LBBE, CNRS / Université Claude Bernard Lyon 1) présente pour la première fois une carte de ces séquences régulatrices pour Arabidopsis thaliana et ses apparentées : une plante utilisée comme modèle par les scientifiques, proche parente de nombreuses plantes cultivées (colza, moutarde, chou…). Ces travaux ont été publiés le 30 juin dans Nature Genetics.

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16 juillet 2013

Le glacier des Bossons protège le sommet du Mont Blanc de l’érosion

Grâce à l’analyse géochronologique U/Pb et granulométrique des sédiments en provenant du glacier des Bossons, des chercheurs des laboratoires d’ISTerre1,  Biogéosciences2,  Magmas & Volcans3 et  LISTIC4 viennent de montrer que l’érosion sous glaciaire de la partie sommitale du Mont-Blanc, couverte par de la glace froide adhérente à son substratum est très faible (inférieure à  0.03 mm/an) ; alors que l’érosion sous la langue terminale du glacier, dont la base est située à la limite du point de fusion et glisse sur son substratum, atteint par contre  0.5 mm/an. Ainsi, sous l’effet de la surrection régionale qui affecte cette partie des Alpes, le sommet rocheux du Mont-Blanc s’élève progressivement alors que la base des versants conserve son altitude. Cette étude est publiée dans la revue Earth and Planetary Science Lettres de juillet 2013.

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15 juillet 2013

Diversité des espèces dans un milieu et diversité génétique sont sensibles aux mêmes facteurs

La diversité des espèces dans un milieu et la diversité génétique au sein de ces mêmes espèces sont deux composantes de la biodiversité. Pourtant, elles ont toujours été étudiées séparément…
Les travaux effectués dans les mares de Guadeloupe par une équipe de chercheurs CNRS de l’Ecole Pratique des Hautes Études et du Centre d’écologie évolutive et fonctionnelle (CEFE), CNRS/Université Montpellier 1, 2 et 3/Montpellier SUPAGRO/Ecole Pratique des Hautes Études/CIRAD/IRD/INRA, montrent que ces deux diversités sont fortement corrélées et répondent aux mêmes facteurs.

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8 juillet 2013

Fous de Bassan : la territorialité sans agressivité

La notion de territoire n’est pas seulement terrestre. Les oiseaux marins vivant en colonie ont, eux aussi, des zones de nourrissage bien identifiées. Une étude publiée dans Science, à laquelle a notamment participé David Grémillet, chercheur CNRS au Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CNRS/Université Montpellier 1, 2 et 3/Montpellier SUPAGRO/Ecole Pratique des Hautes Etudes/CIRAD), montre que ces espaces « réservés » se maintiennent sans que les oiseaux ne manifestent de comportement territorial vis-à-vis des membres des colonies voisines.

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4 juillet 2013

Le ver de Pompéi survit jusqu’à 50 °C... mais pas au-delà

Des chercheurs du Laboratoire Systématique, adaptation, évolution (CNRS/UPMC/MNHN/Université Antilles Guyane/IRD) ont réussi un double exploit : remonter vivant du fond des océans Alvinella Pompejana, le ver emblématique des sources hydrothermales, et établir en laboratoire les limites de sa résistance à la chaleur. Contredisant les précédentes mesures réalisées sur site, qui en faisaient l’animal le plus thermorésistant de la planète, ils montrent que le ver de Pompéi succombe au-delà de 50 °C - la température limite fixée pour le règne animal.

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17 juin 2013

Quand l’étoile de mer perd un bras pour sauver sa peau

L’étoile de mer est un animal à sang froid dont la température interne varie en fonction de la température du milieu ambiant mais aussi d’une partie à une autre de son corps. Sylvain Pincebourde, chercheur CNRS à l’Institut de Recherche sur la Biologie de l’Insecte (IRBI), CNRS/Université François Rabelais Tours, a découvert une stratégie inédite de survie : en cas de forte hausse de la température, l’étoile de mer est capable de dériver la chaleur vers ses bras pour sauver sa partie vitale… Quitte à perdre un de ses membres.

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17 juin 2013

Les chercheurs de l'InEE-CNRS à l'honneur dans un numéro spécial de la revue Ecology Letters

La revue Ecology Letters vient de publier un numéro spécial consacré aux conséquences écologiques des grands changements environnementaux, numéro dans lequel les chercheurs de l'Institut Ecologie et Environnement (INEE) du CNRS sont particulièrement à l'honneur puisqu'ils en signent six des articles, dont l'éditorial.

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11 juin 2013

Domestication de la vigne : un long processus

On pensait - à tort - que la domestication de la vigne s’était imposée rapidement. L’étude de dix-sept sites romains du sud de la France, menée notamment par Laurent Bouby, ingénieur de recherche CNRS au Centre de bio-archéologie et d’écologie (CNRS/Université de Montpellier 2/EPHE/INRAP), montre que la vigne domestiquée a mis du temps à supplanter la vigne sauvage dans les cultures.

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10 juin 2013

Mission scientifique française à Fukushima

Début juin, une mission scientifique de six semaines à Fukushima est entreprise par des membres du Laboratoire d'écologie des hydrosystèmes naturels anthropisés (CNRS/Université Lyon 1/ENTPE), et du Service de recherche et d’expertise sur les risques environnementaux de  l’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire. Le but : étudier les rainettes, animaux de référence pour évaluer de manière pertinente l’impact de la catastrophe de 2011. Cette étude devrait fournir des connaissances sur les conséquences tant biologiques que comportementales de l’accident nucléaire sur l’espèce étudiée.

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7 juin 2013

Des fractales pour étudier les manchots !

Cet objet mathématique conçu pour décrire les objets aux formes irrégulières et/ou complexes, a trouvé une nouvelle application en écologie. Chercheur CNRS à l’Institut pluridisciplinaire Hubert-Curien (CNRS-Université de Strasbourg), Yan Ropert-Coudert l’utilise pour analyser le comportement de pêche des manchots pygmées.

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3 juin 2013

Quand le mercure empêche la reproduction des mouettes arctiques

Une équipe de chercheurs franco- norvégiens, parmi lesquels Olivier Chastel, chercheur CNRS au Centre d’études biologiques de Chizé, vient de montrer que les taux élevés de mercure retrouvés chez les mouettes tridactyles du Spitzberg affectaient directement les hormones responsables de la reproduction chez ces oiseaux.

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2 mai 2013

Les cycles de populations des campagnols victimes du changement climatique ?

Les campagnols, ces petits rongeurs herbivores, sont connus pour leurs cycles de populations : tous les 3 à 5 ans, celles-ci atteignent des pics vertigineux – jusqu’à 200 fois le nombre habituel d’individus. Des chercheurs français et européens viennent de montrer que l’amplitude de ces cycles s’est largement atténuée ces trente dernières années, et ce dans toute l’Europe.

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2 mai 2013

Quand les insectes se soignent par les plantes…

Il n’y a pas que les primates qui pratiquent l’automédication et se débarrassent de leurs parasites intestinaux en ingérant certaines plantes récoltées dans la forêt. Les insectes aussi l’utilisent ! Mouches du vinaigre, abeilles, fourmis, mais aussi papillons monarques sont capables de comportements à visée thérapeutique, comme l’explique Thierry Lefèvre, chercheur CNRS au Laboratoire Maladies infectieuses et vecteurs, écologie, génétique, évolution et contrôle (Mivegec) de Montpellier, co-auteur d’un article sur l’automédication animale dans Science.

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29 avril 2013

Des changements climatiques trop rapides pour les poissons d'eau douce

En analysant des données récoltées depuis plus de trente ans à l'échelle de la France, des chercheurs du laboratoire Evolution et Diversité Biologique (CNRS / Université Paul Sabatier / ENFA) apportent de nouvelles informations sur la capacité des poissons d'eau douce à répondre aux changements climatiques récents. Leurs travaux mettent en évidence des déplacements importants des aires de distribution des espèces, mais d'une ampleur toutefois insuffisante pour faire face aux changements en cours. Ces résultats sont publiés dans la revue Ecography.

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23 avril 2013

Quand la pêche modifie la personnalité des albatros…

On connaît la pression de sélection exercée par l’homme sur certaines espèces chassées ou péchées: les mouflons canadiens, chassés pour leurs cornes, ont vu celles-ci diminuer au fil des années. Christophe Barbraud, chercheur CNRS au Centre d’études biologiques de Chizé, vient de montrer qu’une sélection indirecte pouvait s’exercer sur les prises accidentelles de pêche : régulièrement pris dans les lignes des pêcheries, les albatros des Iles Crozet auraient vu certains traits de comportement se modifier au fil des années.

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22 avril 2013

Quand les populations de communautés microbiennes « optimisent » la décomposition des déchets végétaux

La stoechiométrie écologique est une branche récente de l’écologie qui s’intéresse à la façon dont les éléments chimiques – notamment le carbone, l’azote et le phosphore – transitent à travers toute la chaîne alimentaire (ou trophique) : depuis les producteurs primaires, les plantes, jusqu’aux consommateurs primaires, puis secondaires. En étudiant le système déchets végétaux / microorganismes décomposeurs, une équipe de chercheurs CNRS au CEFE de Montpellier montre dans un article paru dans Ecology Letters que les communautés de microorganismes et le ratio des éléments de leur biomasse varient en fonction de la teneur en carbone, azote, et phosphore du substrat végétal en décomposition. En un mot : les microbes « optimisent » l’utilisation des déchets mis à leur disposition.

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18 avril 2013

Comment expliquer les variations de l’organisation sociale au sein d’une même espèce ?

Il y a peu, on croyait encore que chaque espèce animale disposait d’une organisation sociale spécifique invariable – monogamie, polygamie, vie de groupe ou plus solitaire, etc… On sait désormais que ce système n’est pas figé : des variations sont possibles au sein d’une même espèce. Pour la première fois, Carsten Schradin, chercheur CNRS au Département d'écologie, physiologie et éthologie de l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien de Strasbourg (CNRS/Université de Strasbourg), a tenté de déterminer les causes de ces variations. Il les expose dans un article paru dans Philosophical Transactions of the Royal Society B.

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12 avril 2013

Les néandertaliens de la grotte de Zafarraya ne sont pas si tardifs !

La grotte de Zafarraya, au sud de l’Andalousie, faisait figure de site de référence pour expliquer que le sud de la péninsule ibérique avait servi de zone refuge aux derniers Néandertaliens il y a 30 000 ans, alors qu’Homo sapiens peuplait déjà le continent européen. De nouvelles datations menées notamment sous la houlette de Véronique Michel, chercheuse CNRS au laboratoire Cultures, Environnements, Préhistoire, Antiquité, Moyen-Âge (CEPAM), viennent de vieillir de façon notable ces fossiles néandertaliens : ils auraient entre 30 000 et 46 000 ans. De quoi remettre en question le scénario même de site refuge…

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10 avril 2013

Une fourmi qui permet à sa plante hôte de grandir, fleurir et fructifier

Dans l'association mutualiste tripartite entre une plante, une fourmi et un champignon, suralimenter des fourmis déclenche une production plus importante de feuilles, de fleurs et de fruits de la part de la plante hôte. Ces résultats démontrent l'intérêt de caractériser l'ensemble des bénéfices perçus par les partenaires et mettent en avant l'importance des échanges nutritifs dans les mutualismes dits « de protection » entre plantes et fourmis. Ils ont été obtenus dans le cadre d'une étude conduite en Guyane française par des chercheurs du CNRS, de l'IRD, du Cirad et de l'Université Paul Sabatier de Toulouse. Ils sont publiés en mars 2013 dans la revue Plos One.

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10 avril 2013

Les coelacanthes, des fossiles-vivants ?

Non, les populations de coelacanthes vivant au large des Comores et en Indonésie ne sont pas tout droit sorties du Crétacé ! Deux chercheurs du laboratoire Evolution, génomes et spéciation (CNRS) s’insurgent contre l’appellation abusive de « fossile-vivant » et rappellent que les espèces actuelles, si elles font partie de la même famille, sont très différentes des coelacanthes qui vivaient il y a 65 millions d’années.

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08 avril 2013

Quand Sapiens contait fleurette à Néandertal…

Homo sapiens et Néandertal auraient-ils fait plus que cohabiter sur le territoire européen ? Un fossile néandertalien tardif issu des Monts Lessini, dans le nord de l’Italie, montre la formation d’un début de menton  - une caractéristique unique, propre à Homo sapiens. Selon Silvana Condemi, directrice de recherche CNRS au laboratoire Anthropologie, droit et santé de Marseille, cette découverte relance l’hypothèse d’une possible hybridation entre les deux espèces. Une étude parue dans PLOS One le 27 mars.

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04 avril 2013

Des microorganismes insoupçonnés dévoilent leur rôle dans le maintien de la biodiversité marine

Il y a près de 40 ans, la découverte d’un troisième « domaine » d’êtres vivants bouleversait notre vision de la biodiversité. De nos jours, ces microorganismes appelés Archaea sont loin d’avoir livré tous leurs secrets. Un collectif de cinq laboratoires a mené une étude qui dévoile la composition de cette population microscopique et son rôle probablement important dans l’équilibre des écosystèmes. Ces résultats ont fait l’objet d’une publication dans la revue internationale PNAS le 25 mars.

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02 avril 2013

Gros cerveau et petite face : deux caractéristiques fortement corrélées de l’être humain

L’accroissement du volume cérébral - caractérisé par la flexion de la base du crâne -, et le raccourcissement de la face sont deux tendances importantes observées au cours de l’histoire évolutive des humains. Pour la première fois, un jeune thésard de l’Institut de paléoprimatologie, paléontologie humaine : évolution et paléoenvironnements - IPHEP (CNRS/Université de Poitiers), vient de montrer que ces deux caractéristiques étaient fortement corrélées et variaient selon un même coefficient.

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26 mars 2013

Vers la résolution du « paradoxe du plancton »

Dans une étude récemment parue dans The ISME Journal, une équipe conduite par un chercheur du du CNRS au Laboratoire d'océanographie de Villefranche (CNRS / Université Pierre et Marie Curie), tente une nouvelle approche pour résoudre le casse-tête du plancton, qui présente une biodiversité assez inexplicable.

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25 mars 2013

Comment un mollusque se protège contre le parasite responsable de la bilharziose

Avant de s'attaquer à l'homme, le ver parasite responsable de la bilharziose intestinale se développe dans un mollusque. Une équipe de chercheurs du laboratoire Ecologie et Evolution des Interactions (CNRS / Université de Perpignan Via Domitia) vient de montrer que le gastéropode fabrique une protéine pour se protéger du parasite, protéine dont il a probablement emprunté la recette à une bactérie. Ce résultat paraîtra prochainement dans la revue PLoS Pathogens.

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19 mars 2013

Enfin de nouveaux indicateurs pour mesurer le succès de la restauration écologique

Suite à la conférence internationale sur la biodiversité qui s’est tenue à Nagoya en 2010, il est prévu de restaurer d’ici à 2020 15% des écosystèmes dégradés de la planète ! Encore faudrait-il être capable de mesurer le succès des opérations de restauration. Une équipe scientifique*, dont des chercheurs de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie (CNRS/IRD/Universités d’Avignon et de Marseille), viennent de proposer deux nouveaux indicateurs qui permettent de mesurer pour la première fois de manière plus intégrative l’efficacité des interventions de restauration écologique.

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8 mars 2013

Changement climatique et corail : des projections inquiétantes

corail

Le blanchissement des coraux est un phénomène de stress provoqué par une hausse des températures océaniques au-delà de 30°C, pouvant entraîner la mort de l’animal. Des chercheurs du Centre de recherche insulaire et observatoire de l’environnement – CRIOBE (CNRS / EPHE), associés à la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), viennent d’établir une cartographie des zones à risques sur la base des dernières projections climatiques du GIEC.

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5 mars 2013

Comment le thym s’adapte au changement climatique

thym

La diversité génétique au sein d’une même espèce augmente fortement les capacités d’adaptation. Des chercheurs du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier (CEFE) ont montré que, grâce à ses six types chimiques, le thym des garrigues méditerranéennes s’est adapté au changement climatique en quelques dizaines d’années seulement. Et ce, sans modifier sa distribution géographique.

 

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19 février 2013

Des parasites « manipulateurs » aux bactéries suicidaires : l’évolution à l’œuvre en épidémiologie

parasite

Comment les parasites évoluent-ils pour maximiser leur transmission ? Et comment réagissent leurs hôtes et vecteurs potentiels ? L’équipe écologie et épidémiologie évolutive du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier (CEFE), dirigée par Sylvain Gandon (directeur de recherche au CNRS), vient de publier trois articles sur ces questions alliant théorie et expérimentation.

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14 février 2013

Quand le génome de la patate douce raconte l’histoire des premiers voyages vers les Amériques

patate

Les Européens ne seraient pas les premiers à avoir foulé le sol américain. Plusieurs siècles avant eux, des bateaux polynésiens auraient fait le voyage jusqu’aux côtes péruviennes et ramené avec eux le tubercule présent dans toute la zone Pacifique. C’est ce que confirme une vaste étude génétique menée par une équipe de scientifiques CNRS/CIRAD et publiée le 23 janvier dans Proceedings of the National Academy of Sciences.

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14 février 2013

La domestication de l'olivier a commencé au Proche-Orient

olivier

Publiée dans les Proceedings of the Royal Society B, une étude internationale emmenée par un chercheur français du laboratoire Evolution et Diversité Biologique (CNRS / Université Paul Sabatier / Ecole nationale de formation agronomique) démêle l'histoire complexe de la domestication de l'olivier. Ce travail montre que cette domestication a commencé dans le nord du Levant, une région qui correspond à l'actuelle frontière entre la Turquie et la Syrie.

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6 février 2013

Le paludisme aviaire devrait s'étendre en France avec le réchauffement climatique

paludisme

A partir de relevés sur le terrain, une étude internationale à laquelle ont participé plusieurs chercheurs français a produit un modèle visant à prédire la manière dont le réchauffement climatique va influer sur le paludisme aviaire en France. Les résultats montrent que, d'ici quelques décennies, la montée des températures favorisera l'extension de la maladie dans des régions où elle est actuellement peu présente, comme la Bretagne ou le nord du pays. Ce travail vient d'être publié dans Scientific Reports.

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21 janvier 2013

A Magacascar, Moby Dick est un lézard, une nouvelle espèce de « scinque sirène »

mobydick

Une nouvelle espèce de lézard fouisseur vient d'être découverte à Madagascar par une équipe internationale réunissant des chercheurs français1, malgaches, américains et allemands. Baptisée Sirenoscincus mobydick en référence au fameux cachalot albinos du roman de Herman Melville, cette espèce présente une combinaison de caractéristiques anatomiques unique au sein des vertébrés terrestres que sont les amphibiens, les reptiles, les mammifères et les oiseaux. Ces travaux ont été publiés fin décembre 2012 dans la revue Zoosystema.

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16 janvier 2013

L’ancêtre du lamantin serait originaire d’Afrique

sirenien

Un os crânien retrouvé dans le Djebel Chambi, en Tunisie, se révèle être le premier fossile de sirénien découvert sur ce continent. Il renforce la thèse de l’origine africaine de cette lignée de mammifères ayant donné naissance aux lamantins et dugongs actuels.

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