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En direct des laboratoires

30 décembre 2015

Une modélisation des changements globaux qui ne laisse aucune menace de côté

Aux Etats-Unis, comme ailleurs, les pressions sur l’environnement ont tendance à s’additionner. Ainsi, il n’est pas rare qu’un animal ou une plante soit confronté à la destruction de son habitat et qu’il subisse simultanément l’invasion d’une espèce étrangère. C’est pourquoi des chercheurs du Laboratoire d’Ecologie, Systématique et Evolution (ESE – CNRS / Université Paris-Sud / AgroParisTech) ont décidé de modéliser l’impact non pas d’une menace prise individuellement, comme c’est souvent le cas dans les études scientifiques, mais des quatre principales menaces qui touchent les espèces endémiques des Etats-Unis. Cette étude originale, qui offre une évaluation plus réaliste (et pessimiste à la fois) de la perte de biodiversité à venir, a été publiée dans la revue Scientific Reports du groupe Nature.

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30 décembre 2015

Une découverte archéologique apporte un nouvel éclairage sur les conflits armés du Néolithique moyen

Une partie des peuples européens du Néolithique moyen avaient pour habitude de déposer leurs morts dans des fosses de plan circulaire. Une structure de ce type découverte en 2012 par une équipe d’archéologues français sur la commune de Bergheim, dans le Haut-Rhin, atteste pour la première fois un lien entre guerre et dépôts des corps en fosse circulaire durant cette période de la préhistoire. Creusée il y a près de 6000 ans, la fosse en question renfermait huit corps humains ainsi que sept portions de membres supérieurs gauches amputés au niveau du bras. Cette découverte inédite vient de faire l’objet d’un article détaillé dans la revue Antiquity.

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12 décembre 2015

Chez certaines bactéries, la tricherie conduit à l’extinction

Des mammifères aux microorganismes, de très nombreuses espèces coopèrent en produisant des ressources profitant à l’ensemble de la communauté. Les individus qui génèrent ces biens publics doivent cependant faire face à des tricheurs qui jouissent du produit de la coopération sans participer à sa production. Pour la première fois, des chercheurs se sont intéressés à l'évolution de la production de biens publics chez la bactérie Pseudomonas aeruginosa en présence et en absence de virus s’attaquant spécifiquement aux bactéries. Leurs travaux publiés dans les Proceedings of the Royal Society of London démontrent qu’en présence de ces virus, les microorganismes tricheurs, moins virulents, finissent par dominer la population, précipitant ainsi son déclin. Ces résultats laissent entrevoir de nouvelles stratégies de lutte contre les bactéries pathogènes.

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8 décembre 2015

Mode d’emploi pour un suivi de la biodiversité agricole européenne réussi

Impossible de protéger toute la biodiversité… Néanmoins, les terres cultivées, qui occupent plus d’1 million de km2 de l’Union européenne 1, hébergent des écosystèmes et des espèces de grande valeur qu’il est important de préserver. Mais comment surveiller cette biodiversité agricole à l’échelle européenne, et surtout à quel prix ? Une équipe européenne à laquelle a participé Ilse R. Geijzendorffer de l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale (IMBE, CNRS / Aix Marseille / Avignon Université / IRD), propose aujourd’hui un programme de suivi concret et chiffré dans le Journal of Applied Ecology.

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4 décembre 2015

Le génome décrypté de la punaise Rhodnius prolixus, principal vecteur de la maladie de Chagas

Rhodnius prolixus est une punaise hématophage très étudiée par les biologistes mais aussi très redoutée de la population latino-américaine. Elle peut en effet transmettre à l’homme un parasite responsable de la maladie de Chagas, qui fait plus d’une dizaine de milliers de morts chaque année. Pour mieux connaître cet insecte et mettre à jour ses failles, un consortium international a décidé de décrypter le génome de cette punaise et en a publié les résultats dans les Proceedings of National Accademy of Sciences USA. Trois équipes françaises – du laboratoire Evolution, Génomes, Comportement, Ecologie (EGCE – CNRS/IRD/Univ Paris Sud), de l’Institut d'Ecologie et des Sciences de l'Environnement de Paris (iEES – INRA/CNRS/UPMC/IRD/UPEC/Paris-Diderot) et de l’Institut de Recherche sur la Biologie de l'Insecte (IRBI – CNRS/Univ. François Rabelais) – ont participé à ce projet en apportant leur expertise sur les capacités sensorielles et comportementales de ce vecteur.

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1er décembre 2015

La mystérieuse origine du cheval iakoute enfin élucidée

Les chevaux des iakoutes, un peuple d’éleveurs du nord-est sibérien, étaient jusqu’ici une énigme pour les scientifiques. L’origine de cette race extrêmement robuste, capable de survivre par des températures avoisinant les -70°C, n’avait pas encore pu être déterminée. Grâce aux travaux publiés récemment dans le journal PNAS par une équipe internationale composée de chercheurs du laboratoire Anthropobiologie Moléculaire et Imagerie de Synthèse (AMIS, CNRS / Université Paul Sabatier / Université de Strasbourg), ce mystère est désormais dissipé. En procédant au séquençage de la totalité du génome de spécimens actuels et anciens de chevaux Iakoutes, les scientifiques ont pu démontrer qu’il descendait du cheval mongol. Issue d’une petite population de ces chevaux arrivés avec les premiers éleveurs iakoutes, entre le 13e et le 15e siècle de notre ère, la race Iakoute a ainsi acquis en quelques centaines d’années ses incroyables capacités de résistance au redoutable climat sibérien. 

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1er décembre 2015

La biodiversité microbienne des sols des prairies de montagne influencée par les activités humaines

Les bactéries et les champignons qui composent la microbiologie des sols des prairies de montagne restent mal connus. Pour la première fois une équipe franco-roumaine a mené une étude de biogéographie microbienne de ces communautés à l’échelle des montagnes tempérées de l’Europe. Ces travaux, publiés récemment dans le journal New Phytologist, démontrent que la biodiversité des bactéries mais surtout des champignons des sols de haute montagne est influencée à la fois par la localisation géographique et la composition végétale des prairies. L'équipe composée notamment de chercheurs du Laboratoire d'écologie alpine (LECA - CNRS/Univ. Joseph Fourier/Univ. Savoie Mont Blanc) et du laboratoire Evolution et diversité biologique (EDB - CNRS/Univ. Toulouse Paul Sabatier) constate par ailleurs que la gestion agro-pastorale des alpages est un élément essentiel pour comprendre la structure et la diversité des communautés microbiennes.

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18 novembre 2015 - Déclaration consensuelle de l'ISRS

Le changement climatique menace la survie des récifs coralliens

Les récifs coralliens sont des structures créées par des animaux, les coraux, et comptent parmi les écosystèmes de la planète les plus diversifiés d’un point de vue biologique. Ils fournissent des biens et des services à nos sociétés, évalués à plus de US$30 milliards par an et représentent une source de subsistance pour au moins 500 millions de personnes dans le monde, au travers d’activités telles que les pêcheries et le tourisme. Cependant, les récifs de coraux sont menacés de disparaître avec le changement rapide du climat. La croissance des températures des océans provoque un blanchissement corallien suivi de mortalités importantes. L’élévation des concentrations en dioxyde de carbone entraîne une acidification des océans, qui pourrait accélérer plus encore la disparition des récifs coralliens. La mort des coraux conduira en cascade à la perte de nombreuses espèces de poissons et d’invertébrés, qui en dépendent. 

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17 novembre 2015 - alerte presse

Sur la piste des abeilles : neuf millénaires d’utilisation des produits de la ruche

Les relations entre l’Homme et les abeilles ne datent pas d’aujourd’hui et pourtant les chercheurs ne disposaient que de rares données fossiles sur la distribution et l’utilisation des abeilles Apis mellifera à travers les âges. Une équipe internationale a recherché les signatures chimiques de cire d’abeille, extrêmement caractéristiques et stables dans le temps, dans plusieurs milliers de poteries archéologiques et a fourni les premiers indices de distribution de cette espèce pour une vaste aire géographique, du Proche-Orient à la façade atlantique européenne et de l’Afrique du nord à l’Europe du nord. D’un point de vue chronologique, les chercheurs ont également mis en évidence une exploitation systématique des produits de la ruche (miel, propolis et cire) depuis neuf millénaires.

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16 novembre 2015

L’océan profond pierre angulaire de la lutte contre le changement climatique

En absorbant une large part de la chaleur et du CO2 émis par les activités humaines, les couches profondes de l’océan, situées au-delà de 200 mètres, atténuent le réchauffement climatique global. Cette régulation s’exerce toutefois aux dépens des écosystèmes marins qui subissent de fortes  perturbations environnementales à mesure que l’océan tempère les effets du changement climatique. Alors que la conférence de Paris sur le climat approche à grands pas, une équipe franco-américaine précise, dans un article publié le 12 novembre dans Science, les dangers que les perturbations du climat et l’exploitation des ressources marines font peser sur l’océan profond. Son objectif : inciter la communauté internationale à intégrer ce vaste territoire et les écosystèmes qu’il abrite dans les scénarios d’adaptation au changement climatique.

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2 novembre 2015

Réinventer l’écologie scientifique sans la dénaturer

L’importance croissante des changements environnementaux liés aux activités humaines confronte aujourd’hui l’écologie scientifique à un véritable dilemme: mieux comprendre le fonctionnement local des systèmes biologiques tout en développant une approche prédictive globale. Sous l’impulsion de l’Institut écologie et environnement du CNRS (INEE), un groupe de scientifiques a voulu clarifier cette notion de prédiction dans un article de synthèse publié récemment dans la revue Journal of Applied Ecology. S’inscrivant dans un contexte de bouleversement sans précédent des équilibres planétaires, cette étude qui pointe les forces et les faiblesses de l’écologie prédictive propose une feuille de route de la discipline pour les années à venir.

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2 novembre 2015

Changement climatique : quelles conséquences sur la survie du Lézard vivipare ?

S’il ne fait plus de doute que le réchauffement climatique impacte de nombreux êtres vivants certains y sont plus sensibles que d’autres. C’est par exemple le cas des reptiles dont la température corporelle dépend directement de celle de leur environnement. Pour la première fois, une équipe composée notamment de chercheurs de la  Station d'écologie expérimentale du CNRS à Moulis (SEEM, CNRS) et du laboratoire Evolution et diversité biologique (EDB, CNRS/Université Toulouse 3 Paul Sabatier/ENFA) a étudié de manière expérimentale les conséquences d’un réchauffement de 2°C sur la survie du Lézard vivipare (Zootoca vivipara). Les scientifiques ont également voulu savoir dans quelle mesure ce reptile présent sur l’ensemble du territoire européen pouvait s’adapter à cette perturbation. Leurs travaux, publiés récemment dans les revues Plos Biology et Ecology Letters, révèlent que des populations de lézards vivipares pourraient disparaître rapidement suite à une telle élévation de température. Ils montrent par ailleurs que certains représentants de l’espèce seront capables d’y faire face en migrant vers des régions plus tempérées de leur aire de répartition.  

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2 novembre 2015

Les ténébrions meuniers : vaccinés contre les bactéries, de génération en génération

Si les insectes ne disposent pas du même système immunitaire que les vertébrés leur permettant d’être vaccinés contre les parasites, ils sont néanmoins capables de moduler leur réponse immunitaire en fonction des parasites qu’ils ont rencontrés. Certains insectes comme le ténébrion meunier sont capables de transférer leur immunité à leurs descendants. Leurs œufs sont alors vaccinés et prêts à affronter les microbes de leur environnement avant même d’être pondus. Des chercheurs de l’équipe Ecologie Evolutive du Laboratoire Biogéosciences (CNRS/Université Bourgogne-Franche Comté) viennent de préciser les mécanismes de ce processus adaptatif qui n’est pas sans conséquence pour la femelle et sa descendance. Ces résultats ont été publiés le 2 octobre 2015 dans la revue PLoS Pathogens.

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2 novembre 2015

Qu’avons-nous à apprendre du sommeil des reptiles et des amphibiens ?

S’il est étudié depuis plusieurs décennies, le processus physiologique du sommeil reste cependant très mal connu. Quelle est son origine ? Comment a-t-il évolué ? A quoi sert-il ? Autant de questions irrésolues et sujettes à de nombreux débats scientifiques. Pour tenter d’y répondre et pour la première fois, des chercheurs du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (CNRS/INSERM/Université Claude Bernard Lyon 1) et du Département d’Ecologie et de Gestion de la Biodiversité du laboratoire Mécanismes Adaptatifs et Evolution (MECADEV - CNRS/MNHN) se sont intéressés à deux groupes d’animaux encore peu étudiés par les spécialistes du sommeil mais incontournables de par leur position évolutive : les reptiles et les amphibiens. Les résultats de cette étude sont publiés dans le journal Biological reviews.

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28 octobre 2015

Une colonie de manchots royaux affectée par les anomalies du climat

Mettre en lumière le comportement des espèces face aux perturbations de leur environnement permet de mieux comprendre l’impact des variations du climat sur les écosystèmes. Telle est la démarche entreprise par une équipe de scientifiques du CNRS, du MNHN et de l’IRD qui étudie depuis le début des années 90 une colonie de manchots royaux de l’archipel de Crozet. En croisant les données accumulées au fil de ces années, sur le suivi en mer durant la reproduction et les paramètres démographiques de cette population d’oiseaux marins avec les anomalies climatiques affectant la température de l’océan dans cette partie du globe, les chercheurs ont démontré que ces dernières influençaient directement la survie de la colonie. Ces résultats publiés le 27 octobre dans la revue Nature communications suggèrent que l’élévation de température consécutive au réchauffement climatique pourrait contraindre le manchot royal à délaisser la région d’ici la fin du siècle.

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20 octobre 2015

Le cerveau des éléphants, ça trompe énormément !

L’histoire évolutive des éléphants (leur phylogénie, leur paléobiologie) est bien connue. Pourtant les connaissances sur l’évolution de leur cerveau sont encore lacunaires. En effet, le simple volume de la boîte crânienne des éléphants préhistoriques ne permet pas d’estimer la taille réelle de leur cerveau. Julien Benoit, paléontologue à l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier (ISEM - CNRS/Univ. Montpellier/IRD/EPHE), a donc mis au point une nouvelle méthode pour évaluer de façon efficace la taille du cerveau des pachydermes fossiles. Publié depuis le 11 septembre 2015 dans la revue Journal of Vertebrate Paleontology, le résultat de cette étude est sans appel : les chiffres doivent être revus à la hausse.

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20 octobre 2015

Montre-moi tes os, je te dirai où tu vis !

Pour supporter leur poids, les gros animaux terrestres tels que les éléphants ou les rhinocéros ont des os robustes. Mais il ne s’agit pas de la seule adaptation de leur squelette. Une étude récente, menée par des chercheurs du Département Ecologie et Gestion de la Biodiversité du laboratoire Mécanismes Adaptatifs et Evolution (MECADEV, CNRS/MNHN) et de l’Institut de Systématique, Evolution, Biodiversité (ISYEB, CNRS/MNHN/UPMC), vient de mettre en évidence que les os de ces graviporteurs terrestres renfermaient une structure interne caractéristique. Un nouveau lien entre morphologie osseuse et mode de vie qui pourrait bien aider à préciser les habitudes des gros animaux préhistoriques. Ces résultats ont été publiés le 8 septembre 2015 dans la revue Biological Journal of the Linnean Society.

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19 octobre 2015

Les femelles bisons, chef de file de la majorité

Considérée encore comme une espèce vulnérable par l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature), les bisons d’Europe ont vu ces dernières décennies leur nombre s’accroitre. Comme d’autres mammifères, les bisons d’Europe forment des sociétés de fission-fusion, caractérisées par des associations instables entre les individus. En effet, les bisons n’ont pas de leader mais lorsqu’ils se déplacent, tous vont dans la même direction. Comment se coordonnent-ils ? Une équipe de scientifiques de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert CURIEN (CNRS/Université de Strasbourg) ont mis en évidence que les femelles initiaient davantage le mouvement et que la direction choisie était votée à la majorité. Ces résultats ont été publiés dans la revue Animal Behaviour le 21 septembre 2015.

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1 octobre 2015

Déclin des moineaux des villes à cause d’une nourriture urbaine inadaptée

En Europe occidentale, le moineau domestique est une espèce urbaine par excellence. Or, plusieurs études récentes ont rapporté un déclin de cette espèce dans les métropoles européennes. Une équipe du Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CNRS/Université de La Rochelle) a tenté de comprendre les causes de ce phénomène. Les chercheurs ont comparé plusieurs populations de moineaux urbains et ruraux. Leurs résultats suggèrent que le déclin de ces oiseaux en ville est lié à la nourriture urbaine issue des activités humaines, inadaptée au développement de leurs petits. Ces résultats ont été publiés récemment dans la revue Plos One.

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25 septembre 2015 - alerte presse

Les champignons des fromages s’échangent des gènes pour mieux s’y développer

En comparant les génomes de 10 espèces de champignons Penicillium, parmi lesquels les fameux P. roqueforti et P. camemberti, une équipe française1 dirigée par des chercheurs du CNRS et de l’Université Paris-Sud a montré que ces microorganismes se sont échangé des portions conséquentes de leur génome au cours des dernières dizaines d’années.

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24 septembre 2015

Chasse à l’hippopotame à Chypre : mythe ou réalité ?

La disparition des faunes de grands mammifères à la fin du Pléistocène, il y a environ 12.000 ans, est un phénomène global dont les causes ont pu varier localement et sont encore mal connues. Bien que la disparition des éléphants et des hippopotames nains de Chypre semble coïncider avec les débuts de la présence humaine sur l’île, le rôle joué par l’homme dans cette extinction reste encore très débattu. S’appuyant sur de nouvelles datations et analyses chimiques, une étude menée par des chercheurs du CNRS, du MNHN, de l’UPMC et de l’IFAO remet en question ce scenario et suggère que la disparition des hippopotames nains aurait pu avoir lieu plusieurs siècles avant que l’homme ne s’installe sur l’île. Ces travaux sont publiés depuis le 18 août 2015 dans PlosOne.

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18 septembre 2015

La génomique environnementale : un nouveau regard sur le  vivant

Le séquençage à haut débit de l’ADN qui a émergé au début des années 2000 constitue une rupture dans la manière d’aborder les questions scientifiques, voire en poser de nouvelles en biologie et sciences de l’environnement. De ces bouleversements émerge un nouveau champ de recherche appelé « génomique environnementale ». Cette nouvelle discipline représente une opportunité exceptionnelle pour répondre aux défis posés en matière d’environnement, de réchauffement climatique, et plus généralement de maîtrise des impacts du changement global sur les écosystèmes. Fruits du dynamisme de la communauté française, soutenue par le Groupement de recherche Génomique Environnementale (GDR3692), deux issues spéciales publiées récemment dans les revues Heredity et Genetica, reflètent les récentes avancées dans un champ de recherche qui bouleverse notre compréhension du vivant et des écosystèmes.

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18 septembre 2015

Des papillons « OGM » sont produits régulièrement par les virus des guêpes parasites

Une équipe de l’Institut de recherche sur la biologie de l’insecte (CNRS/Université de Tours), en collaboration avec un laboratoire de l’Université de Valence, vient de découvrir que des gènes provenant de guêpes parasites sont présents dans le génome de nombreux papillons. Acquis par l’intermédiaire de virus associés aux guêpes, ces gènes « domestiqués » ont la propriété de s’intégrer dans l’ADN et servent vraisemblablement d’antidote aux papillons pour se protéger contre d’autres virus. Ces résultats publiés dans la revue PLOS Genetics le 17 septembre 2015 montrent que les papillons constituent en quelque sorte des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) produits naturellement au cours de l’évolution. Cette notion montre que des échanges de gènes peuvent se produire entre espèces éloignées ce qui pourrait avoir des conséquences dans le cadre de l’introduction artificielle de gènes exogènes chez les insectes, comme la possibilité d’une transmission de gènes de résistance aux insecticides à des ravageurs.

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7 septembre 2015

La relation entre abondances de proies et de prédateurs suit une loi universelle à l’échelle planétaire

L’écologie considère habituellement que la biomasse de prédateurs d’un écosystème varie proportionnellement à celle de leurs proies. Une étude publiée le 4 septembre dans Science par une équipe franco-canadienne vient pour la première fois contredire cette théorie. En s’appuyant sur une base de données de plus de 2000 communautés d’espèces, les scientifiques ont en effet constaté que la biomasse totale des proies augmentait bien plus vite que celle des prédateurs et selon des proportions similaires pour la totalité des écosystèmes analysés. De tels résultats suggèrent que les écosystèmes possèdent un degré d’organisation bien plus grand que celui qu’on leur prêtait jusqu’alors.

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2 septembre 2015

La biodiversité des monts sous-marins mieux comprise

Les monts sous-marins sont d’anciens volcans ou des montagnes s’élevant depuis le plancher océanique sans atteindre la surface océanique. Avec moins de 1% des sites explorés, ces reliefs très difficiles d’accès, sont considérés comme les dernières Terrae incognitae de la planète. Grâce aux travaux d’une équipe comprenant des chercheurs du laboratoire Littoral, Environnement et Sociétés (LIENSs – CNRS/Université de La Rochelle) et de l’Institut de Systématique, Evolution, Biodiversité  (ISYEB –CNRS/MNHN/EPHE/UMPC), on en sait désormais plus sur certaines populations de coraux qui peuplent ces reliefs. Publiés récemment dans la revue « Journal of Biogeography », ces travaux participeront à l’établissement d’un plan de gestion des habitats profonds du parc naturel de la mer de Corail, en Nouvelle-Calédonie.

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2 septembre 2015

Les activités humaines mettent en danger les pommiers sauvages

La pomme est l’un des fruits préférés des Français mais peu de gens savent que le pommier cultivé (Malus domestica) est une espèce bien distincte du pommier sauvage européen (Malus sylvestris). Si le premier est originaire d’Asie centrale, le second, qui produit de petites pommes amères, est présent naturellement dans la majorité des forêts françaises. Une étude récente, menée par des chercheurs du Laboratoire Ecologie, Systématique et Evolution (ESE - CNRS /Université Paris-Sud/AgroParisTech), révèle que, favorisés par les activités humaines, les flux de gènes entre ces deux espèces menacent l’intégrité du pommier sauvage européen. Parus récemment dans la revue Evolutionary Applications, ces travaux tirent plusieurs conclusions importantes pour la sauvegarde du pommier sauvage.

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24 août 2015

Une nouvelle technique de séquençage révèle les secrets des chromosomes sexuels d’un champignon

Les chromosomes sexuels (« X » et « Y » chez l’humain) déterminent le sexe d’un individu. Bien qu’ils présentent des caractéristiques uniques par rapport aux autres chromosomes, ils restent encore mal connus. Jusqu’à maintenant, il était très difficile de décrypter la séquence complète des chromosomes sexuels du fait du nombre important d’éléments répétés qu’ils contiennent. Pour la première fois, grâce à une nouvelle technique de séquençage particulièrement prometteuse, une équipe internationale composée notamment de chercheurs du Laboratoire Ecologie, Systématique et Evolution (ESE -CNRS/Université Paris-Sud) sont arrivés à obtenir la séquence complète des chromosomes sexuels d’un champignon pathogène de fleurs. Cette avancée cruciale pour la recherche fondamentale a été décrite dans un article publié en juin dans la revue Genetics.

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7 août 2015

Une innovation photosynthétique élargit la niche écologique d’une graminée

Face aux changements environnementaux, certaines espèces doivent s’adapter. Sur de larges échelles de temps, des caractères adaptatifs complexes peuvent évoluer permettant aux espèces de coloniser de nouveaux habitats. Bien que ceci n’ait jamais pu être formellement démontré, il est supposé que ces transitions adaptatives s’accompagnent d’un changement des exigences écologiques. Une équipe internationale, composée notamment de chercheurs du laboratoire Evolution et Diversité Biologique (EDB - CNRS/Université Toulouse III Paul Sabatier/ENFA), s'est intéressée à Alloteropsis semialata (Poacées), une graminée ayant colonisé des habitats très variés sur trois continents de l’Ancien Monde. Publiée le 7 aout 2015 dans Ecology Letters, l’étude révèle que l’évolution du caractère adaptatif de la plante ne s’est pas accompagnée d’un changement radical des exigences écologiques, comme attendu, mais au contraire d’une extension, permettant à l'espèce de survivre dans de nouvelles conditions en plus de celles occupées initialement.

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7 août 2015

A l’échelle continentale, la biodiversité des îlots forestiers est davantage contrôlée par les facteurs locaux

Les parcelles boisées qui ponctuent les plaines agricoles d’Europe renferment une diversité végétale jusqu’alors peu étudiée. Dans le cadre du projet BiodivERsA « smallFOREST »1 coordonné par Guillaume Decocq de l’unité Ecologie et dynamique des systèmes anthropisés (Edysan – CNRS / UPJV), un groupe de chercheurs européens a étudié la biodiversité de centaines de fragments forestiers répartis du Sud-Ouest de la France jusqu’à l’Estonie. Les premiers résultats de cette analyse au long cours ont été publiés le 7 juillet dernier dans Global Ecology and Biogeography. Ceux-ci révèlent que la biodiversité herbacée de ces véritables écosystèmes en miniature est davantage régie par les facteurs locaux que par le climat affectant l’ensemble du continent européen, contrairement à ce qui était communément admis jusqu’ici.

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6 août 2015

Les mandrills donnent de la voix pour repérer leurs plus proches parents

Certaines espèces vivant en groupes utilisent les odeurs ou les sons qu’elles émettent pour repérer les individus qui leur sont proches génétiquement. En évitant ainsi aux frères et sœurs de se reproduire entre eux, ce comportement favorise le brassage génétique au sein de ces populations. Des chercheurs du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier (CEFE) et de l'Université de Saint-Etienne sont pour la première fois parvenus à démontrer chez une espèce de primate le rôle crucial des vocalises dans l’identification d’individus apparentés. L’étude publiée le 3 juillet dernier dans Nature Communications révèle également que ces vocalisations sont façonnées par les relations sociales que ces animaux tissent au cours de leur existence.

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4 août 2015

La structure sociale garantit la diversité génétique des espèces

Du point de vue de la génétique des populations, les espèces qui vivent en petits groupes sont considérées comme étant particulièrement soumises au risque de consanguinité. Les travaux publiés le 15 juin dernier dans PNAS par deux chercheurs du laboratoire Evolution et diversité biologique (EDB – CNRS/Univ. Toulouse Paul Sabatier) et de de l’Instituto Gulbenkian de Ciência, au Portugal, démontrent que les structures sociales de petite dimension, comme celles que l’on trouve par exemple chez les primates, sont au contraire sources de diversité génétique. Cette étude qui propose par ailleurs un modèle mathématique capable de mieux prédire l’évolution génétique des populations de petite taille pourrait contribuer à améliorer la conservation des espèces les plus fragiles.

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16 juillet 2015

La circulation atmosphérique façonne le climat de la Terre

Comprendre le fonctionnement de l’atmosphère terrestre vers la fin de la dernière ère glaciaire peut aider à anticiper les changements climatiques futurs. En analysant les sédiments issus d’une tourbière du Sud de la Terre de Feu, une équipe internationale de géochimistes et de paléoclimatologues, parmi lesquels des chercheurs du Laboratoire d'écologie fonctionnelle et environnement (ECOLAB – CNRS / Université Toulouse 3 / INP Toulouse), a pu déterminer avec précision l’évolution des dépôts de poussières durant cette période charnière comprise entre 16 000 et 11 000 ans avant le présent1. L’étude publiée le 1er  juillet 2015 dans Scientific Reports révèle qu’au moment où s’achevait la dernière période glaciaire, l’intensification du régime des vents dominants de l’hémisphère sud avait favorisé le transport de grandes quantités de poussières dans l’atmosphère. Ces travaux confirment ainsi les relations intimes entre circulation atmosphérique et évolution globale du climat.

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16 juillet 2015

Une nouvelle espèce prometteuse pour la lutte biologique contre les ravageurs de maïs

Présente dans toute l’Afrique subsaharienne, Cotesia sesamiae est une petite guêpe parasitoïde qui se reproduit en pondant ses œufs dans des chenilles de papillons. A partir de l’analyse génétique de centaines de ces insectes collectés sur une vingtaine d’espèces de chenilles hôtes, une équipe internationale a montré que la population de Cotesia sesamiae qui infecte plus particulièrement les chenilles de la sésamie du maïs (Sesamia nonagrioides) constitue en fait une espèce à part entière. Cette découverte publiée le 7 juillet 2015 dans Evolutionary Applications laisse entrevoir de nouvelles perspectives dans le domaine de la lutte biologique contre les ravageurs des cultures céréalières.  

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23 juin 2015

La bilharziose gagne l'Europe

La schistosomiase ou bilharziose est une maladie parasitaire négligée (Neglected Tropical Disease - NTD) qui touchait, jusqu’alors les populations des pays en voie de développement en régions tropicales et subtropicales, principalement en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et dans l’est de l’Asie. En raison de son taux élevé de morbidité et du nombre important de personnes infectées (plus de 200 millions dont 85 % en Afrique), la schistosomiase est une priorité pour l'Organisation Mondiale de la Santé. Or, depuis 2011, plusieurs cas ont été signalés en Corse. Dans un article publié le 22 juin 2015 dans le journal The Lancet Infectious Diseases, une équipe européenne composée notamment de chercheurs du laboratoire Interactions Hôtes-Pathogènes-Environnements (IHPE – CNRS/Univ. Perpignan Via Domitia/Ifremer/Univ. Montpellier) attire l’attention sur les leçons qui doivent être tirées de l'émergence de cette maladie parasitaire en Europe.

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23 juin 2015

Dynamique des populations : les immigrants montrent la voie

Qu’est ce qui incite certains individus à se déplacer? Une étude menée par une équipe de la Station d’écologie expérimentale du CNRS à Moulis (SEEM), en Ariège, apporte un nouvel éclairage à ce sujet. Les chercheurs ont analysé les déplacements de groupes de microorganismes parmi lesquels ont été introduits des immigrants issus de populations susceptibles de les accueillir. Ils ont ainsi démontré le rôle de ces immigrants dans la décision de l’organisme unicellulaire de se disperser ou pas. Ces travaux publiés récemment dans Journal of Animal Ecology prouvent que l’information apportée par les immigrants joue un rôle très important dans les mouvements d’individus entre populations.

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10 juin 2015

L’origine symbiotique d’une bactérie pathogène révélée

La fièvre Q est une maladie infectieuse provoquée par Coxiella burnetii, une bactérie de la famille des légionnelles. Alors que nos connaissances sur cette pathologie très contagieuse ont largement progressé ces dernières années, l’origine de l’agent infectieux demeurait jusqu’alors mystérieuse. En passant au crible de l’analyse génétique près de 60 espèces de tiques, des chercheurs ont identifié des dizaines de nouvelles souches de Coxiella vivant en symbiose avec ces arthropodes. Ces travaux publiés le 15 mai dernier dans PLOS Pathogens ont par ailleurs permis de montrer que l’agent responsable de la fièvre Q est apparenté à certains de ces microorganismes symbiotiques.

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29 mai 2015

L’Agroécologie, ou comment améliorer le rendement des cultures en favorisant la biodiversité

C’est une étude qui devrait fortement intéresser les agriculteurs, actuellement confrontés à un double défi : trouver des solutions pour contrer les effets du réchauffement climatique - qui menacent par exemple de faire chuter le rendement de leurs cultures en cas de sécheresse -  et tendre vers « l’agroécologie », une agriculture plus respectueuse de l’environnement, limitant entre autres, l’usage d’engrais. Or pour la première fois, une équipe du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE - CNRS / Université de Montpellier / Université Montpellier 3 / EPHE), en collaboration avec des chercheurs de l’INRA, démontrent qu’il est possible de répondre à ce double défi… en favorisant la biodiversité dans les parcelles cultivées ! Les détails ont été publiés dans la revue Nature Plants.

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26 mai 2015

MEOP : un portail international pour accéder aux données océanographiques collectées par des animaux marins

Afin de déterminer si, et à quelles vitesses,  l'océan mondial se réchauffe et les calottes glaciaires Antarctique et du Groenland fondent il est nécessaire de disposer, et d’accéder, à un réseau de mesure exhaustif. Les animaux marins plongeurs constituent aujourd'hui une composante essentielle du système d’observation de l’Océan Mondial en collectant des données océanographiques dans des régions difficiles d’accès tout particulièrement dans les régions polaires. Avec le portail MEOP, issu d’une collaboration internationale, ces données deviennent à compter du 1er juin 2015 facilement accessibles et utilisables et cela à un moment où un nombre croissant de travaux étudient d’une part les changements océanographiques affectant les océans polaires et d’autre part le rôle de ces océans dans la régulation du climat de notre planète.

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11 mai 2015

L’histoire de l’invasion du frelon asiatique revisitée par la génétique

Arrivé en France il y a plus de dix ans, le frelon à pattes jaunes ou frelon asiatique (Vespa velutina) a colonisé une grande partie du territoire métropolitain. En comparant les caractéristiques génétiques de ces populations envahissantes à celles de populations issues de la zone d’origine du frelon asiatique,des scientifiques sont parvenus à reconstruire l’histoire de son introduction en France. Ces travaux publiés le 24 mars dans la revue Biological invasions ont également permis d’identifier des facteurs biologiques susceptibles d’expliquer le succès fulgurant de son invasion.

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11 mai 2015

Fragmentation des écosystèmes : ses effets seront pires que prévus

La fragmentation d’un écosystème naturel consiste en la division du paysage (bois, plaines, forêts…) en fragments plus petits et isolés, séparés par des paysages transformés par l'homme (champs agricoles, villes, canaux...). Une étude à grande échelle menée par un consortium international de chercheurs, comprenant Jean Clobert de la Station d’Ecologie Expérimentale du CNRS à Moulis, révèle que ce processus est une véritable bombe à retardement. Ces travaux montrent que la division des habitats naturels aura des effets négatifs à long terme non prévus jusque-là, non seulement sur la biodiversité des écosystèmes, mais aussi sur leur fonctionnement. Contrairement à ce que pensaient les biologistes jusqu’à maintenant, les conséquences les plus visibles des fragmentations en cours ne seront détectables que dans 15-20 ans…

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20 avril 2015

Les parures : un traceur de la néolithisation de l’Europe

Une publication dans Plos One d'une équipe de chercheurs bordelais et américains sur la complexité des échanges entre les populations européennes à un moment clef de l’histoire de ce continent.

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16 avril 2015 - alerte presse

Biennale de Venise 2015 : des chercheurs font se mouvoir des arbres au rythme de leur sève

Des arbres évoluant au milieu du public, au rythme de leur physiologie et des conditions météorologiques : c’est l’étonnant projet auquel ont participé des chercheurs du CNRS et de l’université de Toulouse dans le cadre de « Rêvolutions », une installation de l’artiste Céleste Boursier-Mougenot. Celle-ci a été choisie pour représenter la France1 à la Biennale d’art contemporain de Venise 2015 qui ouvrira ses portes le 9 mai prochain.

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9 avril 2015

L’impact environnemental d’une ancienne cité gauloise pour la première fois décrypté

Situé près de Clermont-Ferrand, l’oppidum1 de Corent fut la capitale des Arvernes, puissant peuple gaulois du Massif central. Si les campagnes de fouilles menées ces dernières années permettent de mieux cerner l’occupation spatiale et chronologique de ce territoire occupé par l’homme au moins depuis le troisième millénaire av. J-C, l’influence de ces premières structures urbaines sur le milieu naturel est encore peu documentée. En croisant l’analyse de grains de pollen prélevés à la fois dans une zone humide située au sein de l’ancienne cité des Arvernes et dans des niveaux archéologiques du site, une équipe pluridisciplinaire est parvenue à retracer son impact environnemental au fil de son histoire. Ses résultats2 ont été publiés le 8 avril 2015 dans la revue Plos One.

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9 avril 2015

L’australopithèque Little Foot a 3 670 000 ans

Des chercheurs d’institutions américaines, canadiennes, sud-africaines, et françaises publient cette semaine dans la revue Nature la datation de Little Foot. Découvert au nord-ouest de Johannesburg, au cœur du berceau de l’Humanité, dans la grotte de Silberberg (Sterkfontein), ce squelette presque complet d’un australopithèque est exceptionnel. Treize années ont été nécessaires à l’équipe de Ron Clarke (université de Witwatersrand, Afrique du Sud) pour dégager Little Foot (ou StW 573) de sa gangue rocheuse, des millions d’années après sa mort.

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30 mars 2015

Les sédiments du lac Igaliku témoignent de l’histoire pastorale du Groenland

Ayant analysé les sédiments du lac Igaliku (sud-ouest du Groenland), des chercheurs du laboratoire Chrono-environnement (Université de Franche-Comté / CNRS) et de l’Institut des sciences de la Terre d’Orléans (ISTO, Université d’Orléans / CNRS / BRGM) ont pu mettre en évidence l’existence de deux périodes d’élevage intensif d’herbivores dans cette région : la civilisation Vikings au Moyen-Âge et à partir des années 1920, quand les danois ont mis en place un élevage majoritairement constitué d’ovins.

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30 mars 2015

L’évolution « récente » des grands dauphins mieux comprise

Dans l’Atlantique Nord-est, coexistent deux types de grands dauphins : les « côtiers », qui vivent dans des eaux peu profondes (moins de 40 m.) ; et les « pélagiques », localisés majoritairement dans des zones plus profondes. Qu’est-ce qui a mené à l’apparition de ces deux écotypes, fortement différenciés génétiquement ? : Un changement environnemental majeur, assez récent dans l’histoire de la Terre… C’est ce que répond une étude publiée récemment dans la revue Proceedings of the Royal Society B-Biological Sciences, par des chercheurs du Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CNRS/Université de La Rochelle), du laboratoire Littoral, Environnement et Sociétés (CNRS/Université de La Rochelle), de l’UMS Pelagis (CNRS/Université La Rochelle), du Groupe d’Etude des Cétacés du Cotentin et de l’Université de Groningen.

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30 mars 2015

Une approche inédite fondée sur la datation par luminescence apporte un nouvel éclairage sur le site paléolithique de la Ferrassie

Coordonné par Guillaume Guérin de l’Institut de recherche sur les archéomatériaux - IRAMAT (CNRS/Université technique Belfort-Montbéliard/Université Bordeaux Montaigne/Université d'Orléans), un nouveau projet interdisciplinaire* a été lancé sur une partie du site paléolithique de La Ferrassie laissée intacte lors des fouilles antérieures. L'un des objectifs était de fournir des informations chronologiques pour la séquence des niveaux archéologiques et d'y replacer les squelettes mis au jour par Louis Capitan et Denis Peyrony au début des années 1900. Ce travail a pu être mené à bien grâce au concours de chercheurs des laboratoires PACEA (CNRS/Université de Bordeaux/Ministère de la culture et de la communication), TRACES (CNRS/Université Toulouse Jean Jaurès/Ministère de la culture et de la communication) et HNHP (CNRS/MNHN/Université de Perpignan).

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27 mars 2015

Comment une petite orchidée trompe des mouches drosophiles ?

Ne se trouvant qu’à la Réunion, dans la forêt humide de basse altitude, l’orchidée Gastrodia similis n’a rien à voir avec ses exubérantes cousines qui décorent nos maisons : large de quelques centimètres seulement, sa fleur est très discrète. A cause peut-être de cette discrétion, les stratégies de reproduction de G. similis  n’étaient pas connues. On en sait désormais plus grâce à des travaux publiés en ligne le 20 février 2015 dans la revue New Phytologist par une équipe internationale comprenant des chercheurs du laboratoire Évolution, génomes, comportement et écologie (CNRS/Université Paris-Sud/IRD) et de l’Université de La Réunion. L’étude révèle - entre autres - un fait étonnant : pour assurer sa pollinisation, G. similis triche avec une espèce particulière de mouche, la drosophile Scaptodrosophila bangi.

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19 mars 2015 - Alerte presse

Déclin du puits de carbone amazonien lié à une surmortalité des arbres 

L’Amazonie est en train de perdre sa capacité à absorber le dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique, principal gaz à effet de serre. C’est le résultat d’un inventaire colossal : le suivi, sur une trentaine d’années, de la biomasse contenue dans 321 parcelles de forêt amazonienne. Il révèle que le taux de mortalité des arbres a augmenté de plus d’un tiers depuis le milieu des années 1980, diminuant la capacité de stockage du CO2 par la forêt tropicale. L’étude implique presque 100 chercheurs du réseau Rainfor1 sous la direction de l’université de Leeds, dont des chercheurs français du Cirad, du CNRS et de l’Inra, collaborant au sein du Labex CEBA.

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17 mars 2015

Le bruit des villes pourrait affecter la capacité des moineaux à être de bons parents

Trafic routier, sonneries de téléphone, klaxons, bruit de chantiers ou d’usines, cris humains, aboiements… : les villes sont le siège d’un brouhaha quasi omniprésent qui nuit à de nombreux animaux. Jusqu’ici, plusieurs études avaient montré que cette pollution sonore anthropique (liée aux activités humaines) perturbait la communication vocale des oiseaux. Une nouvelle étude menée sur des moineaux au Centre d’Etudes Biologiques de Chizé (CNRS / Université de La Rochelle), suggère que le bruit urbain aurait un autre effet négatif important, peu étudié jusque-là : il pourrait aussi affecter la capacité des volatiles à bien s’occuper de leurs petits. Les détails ont été publiés récemment dans la revue Behavioral Ecology.

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17 mars 2015

Quand les poissons tropicaux étendent leur niche climatique à la Méditerranée

Depuis l'ouverture du canal de Suez en 1869, de nombreuses espèces de poissons du bassin Indo-Pacifique ont envahi la Méditerranée. Un tiers d’entre elles ont colonisé des eaux plus froides que leur bassin d'origine étendant ainsi leur niche climatique. Ces résultats suggèrent que les expansions d'espèces en milieu marin face au réchauffement climatique sont aujourd'hui encore sous-estimées. Fruit du travail de recherche d’une équipe internationale composée notamment de scientifiques du Centre de recherche insulaire et observatoire de l'environnement (CRIOBE – CNRS/Université de Perpignan/EPHE), cette étude est à la Une du numéro de mars 2015 de la revue Ecology Letters.

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16 mars 2015

Des vestiges médiévaux à l’origine de véritables îlots de biodiversité au sein des forêts actuelles

Dans le livre The world without us (Le monde sans nous), le journaliste américain Alan Weisman décrit l’évolution progressive de la flore et de la faune après la disparition de l’humanité. L’auteur explique notamment qu'en l’espace de quelques siècles les villes retourneraient à l'état de forêts. Deux chercheurs de l’unité Ecologie et dynamique des systèmes anthropisés (Edysan - CNRS / Univ. de Picardie Jules Verne) ont voulu tester rétrospectivement cette hypothèse. Ils ont pour cela recherché l’impact des mottes castrales sur la végétation de certaines zones forestières actuelles. Leurs travaux publiés le 10 février dans la revue Ecosystems révèlent que ces habitats édifiés à l’époque médiévale influencent encore la structure des communautés végétales et la fertilité des sols qui y sont associés des siècles après leur abandon.

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13 mars 2015 - Actu INRA

Le frelon asiatique attiré par les odeurs de la ruche

Apparu en 2004 en France, le frelon à pattes jaunes ou frelon asiatique, représente une menace pour l’apiculture mais aussi pour la biodiversité, notamment celle des insectes pollinisateurs. Considéré comme envahissant, il représente un sérieux prédateur pour l’abeille domestique. Les populations d’abeilles, en déclin partout dans le monde, sont fragilisées par les attaques de ce prédateur apparu récemment. Les unités Evolution Génomes Comportement Ecologie (EGCE - CNRS / Univ. Paris Sud / IRD), Biogéosciences (CNRS / Univ. de Bourgogne) et Santé et Agroécologie du Vignoble (SAVE) de l’Inra étudient les bases olfactives du comportement du frelon asiatique afin de comprendre les modes d’orientation de ce prédateur mais aussi de développer des stratégies de lutte ou de piégeage efficaces. Les premiers résultats de cette étude sur l’orientation olfactive ont été publiés dans la revue Plos One le 30 décembre 2014.

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4 mars 2015 - Alerte presse

La tuberculose humaine est antérieure à la domestication animale au Proche-Orient

Une équipe internationale coordonnée par des chercheurs de l’EPHE et du CNRS1 vient d’identifier les squelettes humains les plus anciens attestant de l’existence de la tuberculose humaine à des périodes antérieures à la domestication animale. Différentes analyses (biomoléculaires et imagerie 3D) ont confirmé la présence de plusieurs cas de tuberculose humaine parmi les individus retrouvés dans les niveaux anciens du site néolithique de Dja'de-El-Mughara en Syrie.

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2 mars 2015

Un surprenant mode de transmission de Wolbachia identifié chez les termites

Les Wolbachia sont des bactéries infectant les cellules de nombreux insectes. Pour la première fois, des scientifiques français issus de l’Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris (IEES – CNRS / UPMC / IRD / UPEC / INRA), du laboratoire Ecologie, systématique et évolution (ESE – CNRS / Université Paris-Sud / AgroParisTech) et du laboratoire Évolution, génomes, comportement et écologie (EGCE – CNRS / Université Paris-Sud / IRD) ont étudié la dynamique d’infection de ce microorganisme chez plusieurs colonies de termites Cubitermes subarquatus, une espèce qui peuple les forêts du Gabon. Leurs travaux publiés le 11 février dans la revue Plos One montrent que les ¾ de la caste des soldats immatures sont infectés par Wolbachia. Un tel niveau de contamination implique une transmission des bactéries par échanges trophiques entre individus, facilitant ainsi leur diffusion dans les colonies de termites.

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février 2015

Un MALLABAR pour étudier l’écologie chimique marine !

Le 22 janvier 2015, l’Institut Méditerranéen de Biodiversité  et d’Ecologie marine et continentale (IMBE) de l’Institut Pythéas (CNRS, IRD, Université d’Aix-Marseille) a inauguré le plateau MALLABAR, une nouvelle plateforme mutualisée dédiée à l’étude de l’écologie chimique marine installée à la Station Marine d'Endoume. Un outil exceptionnel qui va notamment permettre aux chercheurs de comprendre comment les conséquences du changement climatique sur telle ou telle espèce pourraient avoir des répercussions sur l’ensemble d’un écosystème marin.  L’installation de ce plateau unique en France dans un laboratoire d’écologie a pu être réalisée dans le cadre d'une collaboration scientifique pérenne avec deux autres équipes des Universités de Nice (Institut de Chimie de Nice) et de Toulon (MAPIEM), et grâce aux soutiens de la Région PACA, du CNRS, de l'ANR (SecPrime²) et de la Fondation TOTAL.

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17 février 2015

Outarde houbara : l’âge du père influence la croissance de sa descendance

S’il ne fait plus de doute que le succès reproducteur des mâles de nombreuses espèces diminue avec l’âge1, quel est l’impact de cette altération sur leur progéniture ? Pour tenter de répondre à cette question, une équipe réunissant notamment des chercheurs de l’Unité Biogéosciences (CNRS/Université de Bourgogne) et du Centre d'Ecologie et des Sciences de la Conservation – CESCO (CNRS/MNHN/UPMC) a étudié l’impact de l’âge parental sur la croissance des descendants de l’Outarde houbara, une espèce d’oiseaux terrestre. Leurs résultats publiés le 3 février dans la revue Nature Communications montrent, sans équivoque, que l’âge du père affecte le taux d’éclosion des œufs puis la croissance des jeunes durant leur premier mois de vie.

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16 février 2015

Chez les singes aussi, les individus les plus intelligents forment les réseaux sociaux les plus efficaces

Avec le développement de Facebook et Twitter, la notion de réseau social s’est largement démocratisée. Pour les éthologues, un réseau social est un ensemble de liens entre différents individus d’un groupe humain ou animal, qui interagissent pour s’échanger des informations, ou communiquer dans le cadre de la recherche de nourriture ou de la reproduction. Un tel réseau est d’autant plus efficace (ou « optimal », ou « efficient ») qu’une information s’y déplaçant, transite entre tous les individus avec le minimum de connexions possible entre ces individus. Jusque là, les chercheurs avaient décrit une telle « efficience » surtout pour les réseaux de communications et de transports humains. Mais jamais personne n’avait étudié l’optimalité de réseaux sociaux chez d’autres animaux. C’est désormais chose faite, grâce à une équipe internationale comprenant des éthologues de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien qui a analysé plusieurs espèces de singes. Ces travaux ont été publiés récemment dans la revue Scientific Reports.

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16 février 2015 - alerte presse

Un virus transforme les coccinelles en zombies au profit d’une guêpe parasitoïde

Un exemple original de manipulation comportementale chez une guêpe parasitoïde et son hôte la coccinelle maculée a été étudié par une équipe de chercheurs du CNRS, de l’IRD et des universités de Perpignan, Montpellier et Montréal1,2 : la guêpe incite la coccinelle à se comporter en « garde du corps » de sa larve. Un changement de comportement qui intervient alors que la larve n’est plus en contact direct avec son hôte.

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16 février 2015

Comment mieux protéger les récifs coralliens du réchauffement océanique ?

Comment protéger les récifs coralliens du phénomène destructeur de blanchissement lié au réchauffement climatique ? Etablir des réserves marines dans les zones où ils se situent ne suffit pas ; il faut aussi - et surtout - veiller à ce que ces édifices aient une structure initiale complexe avec beaucoup de coraux juvéniles, et qu’ils se trouvent dans une eau peu polluée et assez profonde. Voilà en substance, l’important message délivré par une étude réalisée par une équipe internationale, comprenant David Mouillot du Centre pour la biodiversité marine, l'exploitation et la conservation. Publiés récemment dans la revue Nature, ces travaux devraient aider les gestionnaires de récifs coralliens à mieux prédire la réponse de ces systèmes au réchauffement océanique et à augmenter leur chance de résilience.

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30 janvier 2015

Un système visuel original découvert chez une espèce de lézard européen

Le lézard vivipare est un reptile de la famille des Lacertidae relativement commun en France. Une équipe associant des biologistes de l'Institut d'écologie et des sciences de l'environnement de Paris et de l'Université de Cornell, aux Etats-Unis, vient de montrer que cette espèce disposait d’un système visuel sensible aux rayonnements proches de l’infrarouge. Extrêmement rare chez les vertébrés terrestres, un tel système visuel permettrait au lézard vivipare de mieux discriminer des subtiles variations de coloration arborées par ses congénères. Ces travaux publiés en décembre dans The Journal of Experimental Biology suggèrent que cette étonnante caractéristique aurait co-évolué en même temps que les signaux colorés connus pour être impliqués dans les interactions sociales.

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20 janvier 2015

Mesurer l’impact des nanotubes de carbone dans l’environnement

Avec l’utilisation toujours croissante des nanotubes de carbone dans l’industrie, la question de leur impact écologique se pose. Mais notre environnement, naturellement riche en carbone, rend la détection de nanotubes très délicate. Des chercheurs du Centre interuniversitaire de recherche et d'ingénierie des matériaux (CIRIMAT – CNRS / Université Toulouse III – Paul Sabatier / Institut national polytechnique de Toulouse), du Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (LAAS-CNRS) et du Laboratoire d’écologie fonctionnelle et environnement (EcoLab - CNRS / Université Toulouse III – Paul Sabatier / Institut national polytechnique de Toulouse) ont mis au point une technique permettant de mesurer la quantité de nanotubes de carbone (NTC) présents dans des larves d'amphibiens après exposition.

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20 janvier 2015

Quand l'écologie statistique fait progresser les connaissances scientifiques

L'écologie statistique s’intéresse au développement et à l’application de méthodes et d’outils statistiques à même de répondre aux besoins de l’écologie et de la biologie évolutive. Un article publié le 24 décembre 2014 dans la revue Biology Letters par une équipe de scientifiques réunissant de nombreux chercheurs du CNRS, fait le point sur les dernières avancées dans ce domaine. S'appuyant sur les travaux présentés lors des quatre dernières Conférences internationales en écologie statistique, dont la dernière s'est tenue à Montpellier début juillet 2014, cet article témoigne de l'évolution mais aussi de l'essor qu'a connu la discipline au cours de ces dernières années. L'étude formalise par ailleurs les efforts de la communauté scientifique française en écologie statistique désormais structurée au travers du Groupement de Recherche Ecologie Statistique, créé il y a tout juste un an.

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19 janvier 2015

Fonte des glaces de l’Arctique : la surprenante adaptation du mergule nain

A cause du réchauffement planétaire en cours, les glaces de l’océan Arctique fondent à vue d’œil... Leur disparition induira-t-elle fatalement l’extinction des animaux qui en dépendent pour leur alimentation, comme le craignent de nombreux scientifiques ? Pas forcément, indique une étude menée par des chercheurs du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive et du laboratoire LIttoral environnement et sociétés, et réalisée sur l’oiseau de mer mergule nain (Alle alle) vivant dans l’Archipel François-Joseph, à l'extrême nord de la Russie. Publiés en ligne le lundi 12 janvier dans la revue Global Change Biology, ces travaux montrent en effet, qu’en l’absence de glace de mer le mergule nain est capable d’une surprenante adaptation, lui permettant de s’alimenter ailleurs.

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6 janvier 2015

La diversité : assurance de productivité des forêts

Les changements globaux que connaît actuellement notre planète affectent tous les biomes et induisent de nombreux impacts à tous les niveaux d’organisation, des organismes aux écosystèmes et notamment la composition des communautés végétales. Plus il y a d'espèces, plus la productivité des écosystèmes est stable dans le temps. Si cette hypothèse dite « d'assurance écologique » a été vérifiée expérimentalement pour des prairies, elle est plus difficile à tester pour des forêts avec des arbres aux longévités centenaires. Une équipe internationale composée notamment de chercheurs du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive et de la Station d'écologie expérimentale du CNRS à Moulis a imaginé une alternative. Près de 150 000 simulations basées sur des paramètres réels de forêts européennes ont été réalisées. Ces expériences virtuelles ont confirmé l'effet positif de la diversité des communautés d’arbres sur la stabilité des écosystèmes forestiers. Menés en collaboration avec des chercheurs français, suisses et allemands, ces travaux ont été publiés online le 12 septembre 2014 d'Ecology Letters.

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6 janvier 2015

La sexualité d'une microalgue impactée par son environnement

La reproduction sexuée est l'apanage de l’ensemble des êtres vivants eucaryotes, à l'image d'Emiliania huxleyi, une algue unicellulaire présente dans la plupart des océans du globe. Par l'analyse génétique de 185 souches d'Emiliana provenant de différents écosystèmes marins planctoniques, une équipe internationale, initiée par des scientifiques de la Station biologique de Roscoff et de l’Institut de Microbiologie de la Méditerranée (IMM), a montré que des formes sexuées de l'espèce étaient essentiellement présentes dans des milieux marins compétitifs et variables.En haute mer, où l’environnement est beaucoup plus stable et dilué, les populations semblent en revanche avoir perdu la sexualité de manière irréversible suite à des changements génomiques majeurs.Ces travaux ont été publiés le 2 décembre dans The ISME Journal.

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6 janvier 2015

Bar et loup : deux espèces en une

Le bar (Dicentrarchus labrax), issu de la pêche ou de la pisciculture, est l’un des poissons les plus consommés en France. Jusqu’ici les biologistes savaient que cette « espèce » était constituée de deux populations : le « bar » vivant dans l’Atlantique nord-est et le « loup » de Méditerranée. Un consortium international comprenant six chercheurs de l’Institut de sciences de l’évolution de Montpellier, vient de démontrer que cette double dénomination reflète également une dualité génomique. Le bar et loup ne constituent pas une seule et même espèce mais pas non plus deux espèces  entièrement différentes. Publié le 23 décembre dans la revue Nature Communications, ce résultat est crucial pour la recherche fondamentale sur les mécanismes de formation des espèces. Il est aussi très important pour les programmes de domestication et d’amélioration génétique du bar/loup.

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6 janvier 2015

Les Incas polluaient aussi leur atmosphère

Jusqu’ici les chercheurs pensaient que la pollution de l’air par des activités humaines dans l’hémisphère Sud datait seulement de la période postindustrielle, soit il y a moins d’un siècle. Or une équipe du Laboratoire d’écologie fonctionnelle et environnement  (CNRS / Université de Toulouse), dirigée par François De Vleeschouwer, vient de mettre en évidence qu’en Amérique du Sud, la pollution atmosphérique remonte au moins du temps des Incas, qui ont exploité le cuivre et l’argent dans le sous-sol des Andes jusqu’au début du 16e siècle ! Les chercheurs sont parvenus à cette conclusion en étudiant la chimie des métaux dans une tourbière au Chili. Les détails sont publiés dans la revue PlosOne de fin octobre.

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5 janvier 2015

Pourquoi les poissons osseux dominent les océans ?

Les poissons osseux, avec un squelette ossifié, sont aujourd’hui extrêmement diversifiés. Ce groupe comprend plus de 30 000 espèces : Brochet, thon, anguille, hippocampe…  Il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, il y a 300 millions d’années (Ma), les océans étaient dominés par un autre groupe : les poissons avec un squelette cartilagineux, comme les requins et les raies. Ceux-ci ne représentent désormais plus que 1100 espèces. Pourquoi et quand ont-ils décliné au profit de leurs cousins osseux ? Une grande étude menée par une équipe internationale comprenant le laboratoire Biogéosciences (CNRS / Université de Bourgogne) vient d’apporter une réponse précise à cette question. Les détails sont publiés en ligne dans la revue Biological Reviews.

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