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En direct des laboratoires

 

19 juillet 2016 - Alerte Presse

Le génome des premiers agriculteurs au monde découvert en Iran

 

La sédentarité, l’agriculture et l’élevage ont été inventés il y a 10 000 ans dans le Croissant fertile, une région située entre la mer Méditerranée et les monts Zagros au sud-est de l’Iran. La culture des céréales et la domestication des ongulés (en particulier la chèvre, le mouton, le bœuf et le cochon) sont originaires de cette région. Une étude, coordonnée conjointement par des paléo-généticiens de l’Université Johannes Gutenberg de Mainz (Mayence), des archéozoologues du CNRS et du MNHN(1) et des chercheurs du Musée National d’Iran, vient de démontrer que les agriculteurs et les éleveurs du Néolithique résidant il y a 10 000 ans dans les monts Zagros formaient un groupe génétiquement distinct des premiers éleveurs pionniers d’Anatolie occidentale et de l’Europe. Ainsi, deux groupes d’agriculteurs néolithiques, l’un originaire de la région du Zagros et l’autre de l’Anatolie, ont respectivement colonisés l’Asie du Sud et l’Europe il y a 8 000 ans. Cette découverte publiée dans Science indique clairement que le génome des Iraniens du Zagros représente l’ancêtre des populations occupant aujourd’hui de l’Asie du Sud (Afghanistan, Pakistan, Inde) mais non des Européens.

 

Carte localisant les deux génomes “néolithiques” en provenance de la grotte Wezmeh et de Tepe Abdol Hosein dans le Zagros (Iran). La zone orange représente le croissant Fertile.
©Université Johannes Gutenberg de Mainz

Carte localisant les deux génomes “néolithiques” en provenance de la grotte Wezmeh et de Tepe Abdol Hosein dans le Zagros (Iran). La zone orange représente le croissant Fertile.
©Université Johannes Gutenberg de Mainz

 

 

© Courtesy of National Museum of Iran

 

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Notes

(1)  Le laboratoire « Archéozoologie, archéobotanique : sociétés, pratiques et environnements » (CNRS/MNHN) est l’une des trois entités avec l’Université Johannes Gutenberg de Mainz et le Musée National d’Iran à l’initiative de cette étude. Un autre laboratoire français a participé à ces travaux : le laboratoire « Archéologies et sciences de l'Antiquité » (CNRS/Universités Paris Ouest Nanterre La Défense et Panthéon-Sorbonne/ministère de la Culture et de la Communication)

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Référence 

Early Neolithic genomes from the eastern Fertile Crescent. Farnaz Broushaki, Mark G Thomas, Vivian Link, Saioa López, Lucy van Dorp, Karola Kirsanow, Zuzana Hofmanová, Yoan Diekmann, Lara M. Cassidy, David Díez-del-Molino, Athanasios Kousathanas, Christian Sell, Harry K. Robson, Rui Martiniano, Jens Blöcher, Amelie Scheu, Susanne Kreutzer, Ruth Bollongino, Dean Bobo, Hossein Davudi, Olivia Munoz, Mathias Currat, Kamyar Abdi, Fereidoun Biglari, Oliver E. Craig, Daniel G Bradley, Stephen Shennan, Krishna R Veeramah, Marjan Mashkour, Daniel Wegmann, Garrett Hellenthal, Joachim Burger. Science . 15 juillet 2016
DOI: 10.1126/science.aaf7943

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Contact chercheur

Marjan Mashkour, archéozoologue CNRS au laboratoire « Archéozoologie, archéobotanique : sociétés, pratiques et environnements » (CNRS/MNHN)
T 01 40 79 38 75 – Portable actuel (Mission Géorgie/décalage de 2h) : 00995591719638
mashkour@mnhn.fr & marjanmashkour1@gmail.com (écrire aux deux emails)

 

Contact presse CNRS

Priscilla Dacher
T 01 44 96 46 06
priscilla.dacher@cnrs-dir.fr

 


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