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En direct des laboratoires

 

18 mai 2017

Le génome de Biomphalaria glabrata est décrypté : une étape clé pour avancer dans la lutte contre la bilharziose

 

Biomphalaria glabrata, gastéropode d'eau douce. Origine géographique : Brésil © S. Pinaud (C) IHPE

 

En décryptant le génome d’un escargot d’eau douce nommé Biomphalaria glabrata, des chercheurs de Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale apportent de nouvelles données dans la recherche sur la bilharziose. Cette maladie parasitaire, la deuxième mondiale, est transmise par le parasite Schistosoma mansoni via l’escargot Biomphalaria glabrata. C’est en se multipliant dans ce mollusque, que le parasite acquiert ses capacités infestantes pour l’homme. La caractérisation de ce génome permettra de développer de nouvelles stratégies de lutte basées sur l’interruption du cycle de transmission.

Une étude qui a réuni plus de 100 chercheurs sur trois continents (Allemagne, Australie, Brésil, Canada, Danemark, France, Kenya, Royaume-Uni, Pays-Bas, USA) a permis de décrypter le génome d’un vecteur de la deuxième maladie parasitaire humaine sur notre planète, la bilharziose. Cette maladie tue 200 000 personnes chaque année. Ce vecteur est un escargot d’eau douce qui se nomme Biomphalaria glabrata. Ce mollusque est une des 10 espèces animales les plus surveillées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Huit chercheurs de du laboratoire Interactions-Hôtes-Pathogènes-Environnements -  IHPE (CNRS, Université de Perpignan Via Domitia, Université de Montpellier, Ifremer) ont été moteur dans cette découverte.

Biomphalaria glabrata est l’hôte intermédiaire dans lequel le parasite, Schistosoma mansoni, se multiplie. Il y acquiert ses capacités infestantes pour l’homme. La présence de cet escargot est donc fortement corrélée à la présence du parasite et sa transmission à l’homme. Les médecins ne disposant que d’un seul médicament pour lutter contre ce parasite et en l’absence de vaccins efficaces, le mollusque apparaît comme une cible privilégiée en termes de contrôle de la maladie. Après 10 ans d’efforts, le consortium international a réussi à caractériser le génome de ce mollusque vecteur. Ce décryptage représente un défi considérable pour la communauté scientifique. Il ouvre la voie au développement de nouvelles stratégies de lutte ciblant le mollusque et susceptibles d’interrompre le cycle de transmission.

 

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Référence 

Adema C.M. et al. Whole genome analysis of a schistosomiasis-transmitting freshwater snail. NATURE COMMUNICATIONS 2017 May 16; 8: 15451 ;

DOI: 10.1038/ncomms15451 ; PMID: 28508897

 

Contact chercheur

Guillaume Mitta, Interactions Hôtes-Pathogènes-Environnements (IHPE)

Email : mitta@univ-perp.fr

 

Contact communication

Anne Modat, Interactions Hôtes-Pathogènes-Environnements (IHPE)

Email : anne.modat@univ-perp.fr

 

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