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En direct des laboratoires

 

24 novembre 2017 - Alerte presse

Pourquoi les punaises suceuses de sang ne surchauffent-elles pas pendant la prise de leur repas ?

Comment un insecte, comme la punaise Rhodnius prolixus1, peut-il réussir à ingérer à chaque repas jusqu’à 10 fois son propre poids en sang chaud, soit l’équivalent de 600 litres de soupe à 60°C pour l’Homme2, et cela en moins de 15 minutes ? Un tel stress thermique pourrait être fatal. Pourtant, ces punaises ne semblent subir aucune conséquence néfaste. Des chercheurs de l’Institut de recherche sur la biologie de l’insecte (CNRS/Université de Tours) ont découvert comment elles réussissaient à ne pas surchauffer : elles refroidissent tout simplement le sang ingéré ! Ces insectes possèdent en effet dans leur tête un échangeur de chaleur sophistiqué, le sang ingéré se refroidit au contact du sang de l’insecte. Cette découverte, publiée dans eLife le 21 novembre 2017, pourrait servir d'inspiration pour des systèmes technologiques équivalents, à une époque où la bioinspiration et la biomimétique sont florissantes.

 

Une punaise gorgée de sang. © Chloé Lahondère et Claudio Lazzari, Institut de recherche sur la biologie de l’insecte (CNRS/Université de Tours).

 

Image d’une punaise en train de se nourrir de sang dans un alimentateur artificiel, prise par thermographie infrarouge. Les différentes couleurs, du bleu (froid) au rouge (chaud), révèlent la température des différentes parties du corps de l’insecte. On peut noter que seule la partie antérieure de la tête de l’insecte est réchauffée par le sang chaud ingéré, tandis que le reste du corps reste à la température ambiante. © Chloé Lahondère et Claudio Lazzari, Institut de recherche sur la biologie de l’insecte (CNRS/Université de Tours).

 

 

  1. Vectrice de la maladie de Chagas.
  2. Le sang ingéré est 20 à 25°C plus chaud que le sang de l’insecte.

 

Référence :

Countercurrent heat exchange and thermoregulationduring blood-feeding in kissing bugs. Chloé Lahondère, Teresita Insausti, Rafaela M.M. Paim, Xiaojie Luan, George Belev, Marcos H. Pereira, Juan P. Ianowski and Claudio R. Lazzari. Le 21 novembre 2017, eLife. DOI: 10.7554/eLife.26107

 

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Contact chercheur :

Claudio LAZZARI – Institut de recherche sur la biologie de l’insecte - IRBI (CNRS/Université de Tours). - claudio.lazzari@univ-tours.fr

 

Contact presse :

Alexiane AGULLO – T. 01 44 96 43 90 - alexiane.agullo@cnrs-dir.fr

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