CNRS : Centre National de la Recherche Scientifique
Liens utiles CNRSLe CNRSAnnuairesMots-Clefs du CNRSAutres sites
Accueil  Environnement et développement durable - Centre National de la recherche scientifiqueAccueil  Institut écologie et développement - Centre National de la recherche scientifique
  Accueil > Espace communication > En direct des laboratoires

sur ce site :

En direct des laboratoires

 

5 avril 2018 - Alerte presse

Des fossiles dans les génomes pour dater l’arbre du vivant

 

Comment reconstituer une chronologie de l’histoire du vivant en l’absence de fossiles ? C’est le problème posé par la plupart des organismes microscopiques, qui ont laissé peu de traces mais représentent pourtant l’essentiel de la biodiversité depuis les origines de la vie. Jusqu’à présent, les scientifiques utilisaient une « horloge moléculaire » basée sur la quantité de mutations accumulées par les gènes1. Des chercheurs du Laboratoire de biométrie et biologie évolutive (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/Vetagro Sup)2 ont mis au point un nouvel outil, complémentaire, en tirant parti de la propension qu’ont les microbes à emprunter des gènes à d’autres organismes. Ces transferts horizontaux de gènes3 sont autant de traces fossiles laissées dans les génomes. Les chercheurs ont pu dater les espèces ancestrales qui les ont intégrés à leur patrimoine génétique, et ce pour des microorganismes des trois domaines du vivant (champignons unicellulaires, cyanobactéries et archées). Ils montrent que ces transferts de gènes entre microbes ont le potentiel de dater l’arbre du vivant au même titre que les fossiles laissés par les plantes ou les animaux. Cette méthode, qui permet d’identifier explicitement les lignées impliquées dans les transferts, pourrait permettre, comme le font les fossiles, de découvrir des groupes d’organismes aujourd’hui disparus.

 

© Frédéric MEDAIL / CNRS Photothèque

  1. Plus les gènes actuels sont différents, plus l’ancêtre commun aux deux espèces comparées est lointain.
  2. Avec des collègues en Hongrie et au Royaume-Uni.
  3. Par opposition aux transferts verticaux, des parents à leur descendance.

 

Référence :

Gene transfers can date the tree of life, Adrián A. Davín, Eric Tannier, Tom A. Williams, Bastien Boussau, Vincent Daubin, Gergely J. Szöllősi. Nature Ecology & Evolution, 2 avril 2018.
DOI: http://dx.doi.org/10.1038/s41559-018-0525-3


Contact chercheur :

Vincent DAUBIN - Laboratoire biométrie et biologie évolutive - LBBE (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/Vetagrao Sup) - vincent.daubin@univ-lyon1.fr

 

Contact presse CNRS :

Véronique Etienne – veronique.etienne@cnrs-dir.fr – +33 (0)1 44 96 51 37

 

Accueil du Sitecontactimprimer Plan du sitecredits