CNRS : Centre National de la Recherche Scientifique
Liens utiles CNRSLe CNRSAnnuairesMots-Clefs du CNRSAutres sites
Accueil  Environnement et développement durable - Centre National de la recherche scientifiqueAccueil  Institut écologie et développement - Centre National de la recherche scientifique
  Accueil > Espace communication > En direct des laboratoires

sur ce site :

En direct des laboratoires

 

9 mai 2018

La migration des oiseaux, une histoire d’énergie

 

Mots-clés : migration, oiseaux, biodiversité

 

Les oiseaux migrent pour optimiser la balance entre apport et dépense énergétique, rapporte une étude par Marius Somveille (Université de Oxford), Ana Rodrigues (CNRS) et Andrea Manica (Université de Cambridge), publiée en ligne cette semaine dans la revue Nature Ecology & Evolution. Cette règle s’applique également aux espèces non-migratrices et apporte une explication à la distribution globale de tous les oiseaux.

 

 

Cigognes au sud du Portugal. Chez cette espèce hautement migratrice, une partie des individus ne migre plus pour rester pendant l’hiver proche des décharges à ciel ouvert – une nouvelle source d’énergie.  Crédit photographique : Marius SOMVEILLE.

 

 

Environ 15% des espèces d'oiseaux dans le monde migrent entre des zones de reproduction et des zones d’hivernage, ce qui leur permet, par exemple, d’éviter les mois d’hiver durant lesquels il y a peu de nourriture et un climat hostile. Cependant, identifier les facteurs explicatifs commun au mouvement des toutes les espèces, migratrices ou non, n’était pas possible jusqu’à présent.


Marius Somveille et ses collègues utilisent les patrons de mouvements des oiseaux migrateurs à travers le monde pour calculer le coût énergétique de la migration, sur la base des coûts métaboliques associés au mouvement, à la reproduction et à la thermorégulation. Ils simulent ensuite un “monde virtuel” qu’ils remplissent d'espèces d’oiseaux sur la base de la quantité d’énergie disponible dans une région (estimée grâce à un indicateur de végétation reflétant la production primaire). Comparé à un monde dans lequel l’énergie n’est pas considérée importante, les auteurs de cette étude montrent que seul un modèle incluant l’efficacité énergétique est capable de reproduire les patrons empiriques de la distribution saisonnière des oiseaux à travers le monde. Les auteurs suggèrent également que ce modèle est suffisamment général pour être applicable à d’autres animaux mobiles tels que les dauphins, poissons ou baleines.

 

 

Crédit photographique : Marius SOMVEILLE.

 

 

Référence :

Somveille, M., Rodrigues A.S.L., Manica, A. (2018) Energy efficiency drives the global seasonal distribution of birds. Nature Ecology & Evolution. DOI: 10.1038/s41559-018-0556


Contact chercheur :

Marius SOMVEILLE - Department of Zoology, University of Oxford, Oxford, United Kingdom. - marius@somveille.com 

 

Anna RODRIGUES - Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive – CEFE (CNRS / Univ. Montpellier / Univ Paul Valery Montpellier 3 / EPHE / IRD) -
ana.rodrigues@cefe.cnrs.fr

 

Andrea MANICA - Department of Zoology, University of Cambridge, Cambridge, United Kingdom. -
am315@cam.ac.uk

 

http://www.cnrs.fr/inee/z-outils/images/boite-outils/icones-coeur/contact.gif Contact communication :

Nathalie VERGNE - Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive – CEFE (CNRS / Univ. Montpellier / Univ Paul Valery Montpellier 3 / EPHE / IRD) - T. 04 67 61 32 56 - nathalie.vergne@cefe.cnrs.fr / comCEFE@cefe.cnrs.fr

 

Accueil du Sitecontactimprimer Plan du sitecredits