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En direct des laboratoires

 

22 octobre 2012

Une étude internationale révèle que les bactéries océaniques sont très différentes d’un pôle à l’autre

 

Une campagne de prélèvements menée dans les océans du globe par six pays, dont la France, révèle une répartition géographique surprenante des populations bactériennes. Contre toute attente, et malgré des conditions climatiques proches, les pôles partagent moins de 25% d’espèces bactériennes identiques.

 

 

bacteries

Le bateau océanographique Marion-Dufresne (ici au large des Kerguelen) durant la campagne française de prélèvements.
© Xavier Beyer

 

 

Quelle biodiversité pour les espèces bactériennes de nos océans ? Pour le savoir, une vaste étude a été menée par six pays – France, Espagne, Suède, Canada, Etats-Unis et Nouvelle-Zélande - dans le cadre de l’Année polaire internationale. Au total, 92 échantillons ont été prélevés à différentes latitudes. Ils ont donné lieu à un vaste travail de séquençage génomique - plus de 840.000 séquences - dont les étonnants résultats sont révélés dans le numéro d’octobre de PNAS.

 

Premier constat : les bactéries des pôles sont complétement différentes de celles qu’on trouve sous de plus faibles latitudes. « On retrouve moins de 10% d’espèces communes entre les zones tropicales ou tempérées et les zones polaires », confirme Jean-François Ghiglione, du laboratoire d’océanographie microbienne de Banyuls-sur-Mer – LOMIC (CNRS/Université Pierre et Marie Curie). La richesse des populations rencontrées est, en revanche, partout la même, avec près de 2000 espèces de bactéries par litre d’eau de mer.

 

Deuxième résultat, plus étonnant : malgré des conditions climatiques proches, moins d’un quart des espèces sont communes entre l’Arctique et l’Antarctique. « Les deux pôles partagent des conditions extrêmes de température et de lumière, mais certaines conditions environnementales, telles que l’apport d’eau douce et les courants, sont très différentes entre les pôles », explique Jean-François Ghiglione. De fait, c’est majoritairement dans les eaux profondes, où les conditions varient moins, que l’on retrouve le plus d’espèces bactériennes partagées par les deux pôles.

 

 

Référence

« Pole-to-pole biogeography of surface and deep marine bacterial communities », publié dans le PNAS d’octobre par JF Ghiglione, PE Galand, T Pommier, C Pedrós-Alió, EW Maas, K Bakkerg , S Bertilson, DL Kirchman, C Lovejoy, PL Yager et AE Murray.

 

 

Contact chercheur

Jean-François GHIGLIONE, Chargé de recherche CNRS, Laboratoire d'Océanographie Microbienne (LOMIC), Avenue Fontaulé - 66650 Banyuls sur mer, Tél : 04 68 88 73 16, E-mail : ghiglione@obs-banyuls.fr

 

Contact communication

Aurélie LIEUVIN, chargée de communication de la délégation Languedoc Roussillon du CNRS, aurelie.lieuvin@dr13.cnrs.fr

 

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