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En direct des laboratoires
19 juin 2012Quand le manchot Adélie se fait océanographe pour se nourrir en mer
Dans une étude publiée par Marine Biology, une équipe internationale emmenée par des chercheurs de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien – IPHC (CNRS / Université de Strasbourg), Département Ecologie, Physiologie et Ethologie (DEPE), montre que, lors de leur premier voyage en mer après une longue période de jeûne dans la colonie, les manchots Adélie mâles seraient capables d’utiliser des paramètres océanographiques tels que les tourbillons marins pour cibler des zones associées à de fortes productions de nourriture.
Pendant la période de reproduction, le manchot Adélie mâle est capable de jeûner pendant plusieurs semaines pour couver ses œufs pendant que sa partenaire est partie en mer se réalimenter. Ses réserves énergétiques sont au plus bas lorsque la femelle revient dans la colonie. Le mâle s’engage alors dans un long voyage en mer afin de reconstituer ses réserves corporelles. Afin d’étudier les stratégies mises en œuvre durant ce premier voyage après un long jeûne, une quinzaine d’individus, issus de la colonie de l’île des Pétrels en Terre Adélie (Antarctique), ont été suivis à l'aide de petits GPS fixés sur leur dos. Grâce à une collaboration avec une équipe d’océanographes australiens et anglais, les conditions rencontrées en mer ont pu être recoupées avec les trajets de ces animaux.
Après plusieurs semaines de jeûne, ce manchot Adélie mâle est sur le point de partir en mer
Référence
Manuelle Cottin, Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC, UMR 7178 CNRS / Université de Strasbourg), Département Ecologie, Physiologie et Ethologie (DEPE), 23 rue Becquerel, 67087 Strasbourg cedex 2. Tél. : 03 88 10 69 31. E-mail: manuelle.cottin@iphc.cnrs.fr
Michèle Bauer, responsable du service communication, Délégation Alsace du CNRS, Tél. : 03 88 10 67 14, michele.bauer@alsace.cnrs.fr
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