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Lauréats des ERC en écologie et environnement

Les portraits des lauréats


2013- STARTING GRANT

 

Anne charmantier

Anne Charmantier

Anne Charmantier est chargée de recherche au département Ecologie Evolutive du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive - CEFE - de Montpellier (CNRS/Univ. Montpellier 1,2 et 3/Montpellier Supagro/EPHE/Cirad/IRD/INRA). Après avoir obtenu un diplôme d’ingénieur agronome, Anne Charmantier s’intéresse dès son doctorat (2000-2003, Montpellier) à l’étude de la sélection naturelle et de la sélection sexuelle dans les populations naturelles, en combinant des connaissances sur les pressions de sélection et sur le déterminisme génétique de la variation phénotypique des traits. Un séjour de trois mois à l’Université d’Edimbourg (RU, bourse doctorale Marie Curie) lui permet notamment de découvrir les méthodes statistiques de génétique quantitative, expertise qu’elle approfondit par la suite lors d’un postdoctorat à l’Université d’Oxford (RU, bourse intra-européenne Marie Curie). Durant ce postdoctorat de presque trois ans elle étudie en particulier l’écologie évolutive de la sénescence, en exploitant et développant un projet à long terme sur le Cygne tuberculé (Cygnus olor). En 2006, Anne Charmantier obtient un poste de CR1 au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive de Montpellier, où elle développe un projet visant à comprendre les mécanismes d’adaptation des oiseaux face aux changements climatiques, sur la base de données récoltées sur le long terme dans des populations de mésange charbonnière (Parus major) et de mésange bleue (Cyanistes caeruleus). En 2012-2013, un séjour sabbatique à l’Université de Cambridge (RU) lui permet de co-éditer le livre ‘Quantitative Genetics in the Wild’, qui paraitra au printemps 2014 (Oxford University Press, Eds : A Charmantier, D Garant, LEB Kruuk).

 

Présentation du projet ERC
Our understanding of natural and sexual selection is still too limited to allow predicting evolutionary responses in the wild. While of great interest for evolutionary biology, but also ecology and conservation biology, this knowledge gap is due in part to lack of temporal and spatial replication, lack of non-morphological studies, and lack of statistical power.
This project offers to integrate measures of selection at multiple levels (selection acting on phenotypic, additive genetic and genomic variations) for multiple potentially correlated traits (morphology, life-history, sexual ornament and personality) and across space and time. We will use data from a long-term monitoring project of blue tits Cyanistes caeruleus in multiple Mediterranean study sites at the southern edge of the species range. First, a phenotypic approach will measure present selection on combinations of traits, and explore spatio-temporal fluctuations of selection. We will especially test the importance of selection during extreme climatic events, of particular relevance in a region identified as a main climate change ‘hotspot’. Second, a quantitative genetic approach will estimate how fluctuating selection can impact evolutionary potential, and will predict the future evolutionary response to selection, independently of possible confounding environmental covariances between fitness and the focal traits. Third, an ecological genomics approach will analyze the genomic regions found to be associated with phenotypic variation in terms of genetic structure, genetic diversity patterns and footprints of selection, thereby providing insights into past selection that has shaped phenotypic variation. We will explore the habitat-specific genetic architecture of two fundamental traits expected to be under divergent selection: timing of breeding and personality.
The originality and strength of this project lay in the unique opportunity to develop refined analyses of selection in the wild in a multi-site setting for a vertebrate living in a well characterized heterogeneous habitat. Its main assets are my expertise on the various analytical approaches and the availability of long term phenotypic and genetic data. Its ambition is to create a textbook example to improve our understanding of the dynamics of selection in space and time.

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2012 - STARTING GRANT

 

Tatiana Giraud

Tatiana Giraud

Tatiana Giraud est directrice de recherches CNRS et chargée de cours à l'Ecole Polytechnique, diplômée de l'INAPG. Elle a réalisé son doctorat à l'INRA de Versailles. Après un ATER à l’Université Paris 13, un post-doc à Lausanne, elle a été recrutée au CNRS en 2001 et a intégré le laboratoire Ecologie, Systématique et Evolution (CNRS/Université Paris Sud). Spécialiste de la Biologie évolutive, elle étudie l'adaptation, la spéciation, la domestication, et les invasions chez les champignons, les plantes et les fourmis, en utilisant des approches théoriques, expérimentales, de génétique des populations, et de génomique.

 

Présentation du projet ERC
Comprendre les processus génétiques et génomiques associés aux phénotypes adaptatifs reste un énigme en biologie. Malgré leur importance médicale, industrielle et écologique, les champignons sont peu étudiés pour ces processus, comme organismes eucaryotes modèles. Ce projet vise à étudier les principales forces évolutives impliquées dans la divergence adaptative des champignons, par la combinaison de séquençage à haut débit et des approches novatrices. Deux groupes de champignons seront utilisés pour étudier différentes échelles de temps de l'adaptation, d’une part pour aborder la question de l'adaptation hôte-pathogènes à long terme et d’autre part pour comprendre les processus adaptatifs sous forte et récente sélection. Nous intégrons les approches génomiques à haut débit et les méthodes « state-of-the-art », pour identifier les processus évolutifs impliqués dans la divergence adaptative et les conséquences génomiques de la domestication. Ce projet devrait donner un aperçu sans précédent en génomique de la divergence adaptative, c'est à dire sur les types de traits, l'architecture génétique de ces traits, et les régions et processus génomiques impliqués.

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2012 - ADVANCED GRANT

 

Henri Weimerskirch

Henri Weimerskirch

Henri Weimerskirch, est directeur de recherche au CNRS et responsable de l’équipe ‘Prédateurs Marins’ au Centre d'études biologiques de Chizé - CEBC (CNRS). Il a réalisé son doctorat à l’Université de Montpellier en 1986. Ses projets de recherche se situent à l’interface entre la biologie évolutive et l’écologie comportementale, portant notamment sur les liens entre stratégies de recherche de nourriture et stratégies démographiques chez les oiseaux marins. Il est responsable de programmes utilisant les prédateurs marins comme sentinelles des changements globaux, et travaille également sur les problèmes de conservation des oiseaux marins en relation avec les activités de pêche. Henri Weimerskirch a reçu la médaille d’argent du CNRS en 2009.

 

Présentation du projet ERC
Le programme EARLYLIFE s'intéresse à une phase critique très mal connue de la vie de tout animal, les premiers mois de vie après l’émancipation des jeunes. L'objectif du programme est de mieux connaitre cette phase juvénile, pendant laquelle les jeunes individus vont devoir apprendre à vivre, et de comprendre les causes de la forte mortalité à ce stade. Avec les membres de mon équipe de Chizé, nous équipons des albatros, manchots, phoques (dans l’Océan Austral), ainsi que des frégates et des fous (iles Eparses, Christmas et Galápagos) avec de nouveaux appareils de télémétrie, développés dans le cadre de l’ERC afin de suivre ces jeunes animaux pendant leurs premiers mois en mer, et de déterminer comment ceux-ci apprennent à survivre dans l'environnement marin, et quelles sont les causes de leur mortalité. Ces résultats permettront de mieux comprendre le rôle de cette phase juvénile dans les processus de sélection des individus et de la dynamique des populations, un élément clé dans le contexte des changements globaux actuels et l’impact de ces processus sur les populations animales.

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Purificación López-García

Purificación López-García

Purificación López-García est Directrice de Recherches au CNRS depuis 2007 au sein de l'Unité d'Ecologie, Systématique et Evolution, qu'elle a rejoint après avoir soutenu sa thèse à l'Universidad Autónoma de Madrid et d'avoir fait des post-docs aux universités Paris-Sud et Pierre et Marie Curie en France et Miguel Hernández en Espagne. Après avoir été recrutée à l'université d'Alicante (Espagne) comme professeur assistant, elle a rejoint le CNRS en 2002. Elle s'intéresse à la diversité des microorganismes procaryotes et eucaryotes dans des écosystèmes divers et à leur évolution depuis l'origine de la vie sur Terre, sujets qu'elle étudie en combinant des approches d'écologie moléculaire, de phylogénie moléculaire et métagénomiques.

 

Présentation du projet ERC
Quand et comment les eucaryotes sont-ils apparus dans l'histoire évolutive ? Quel a été le rôle de l'endosymbiose dans ce processus ? Quelles sont les relations évolutives entre des grandes lignées eucaryotes ? En dépit du nombre de croissant des génomes et transcriptomes eucaryotes disponibles pour réaliser des analyses phylogénomiques, ces informations génomiques sont grandement biaisées vers des eucaryotes multicellulaires et des protistes parasites, alors que les protistes libres dans l'environnement sont extraordinairement divers. Ce projet vise à augmenter nos connaissances sur l'évolution des eucaryotes en intégrant des études de diversité et de fossilisation des protistes dans des environnements encore peu étudiés mais susceptibles d'abriter des lignées divergentes, tels les écosystèmes anoxiques et des zones de transition redox où les symbioses métaboliques sont très importantes. Des données de séquences des diverses sources (transcriptomes, génomes des isolats ou des cellules individuelles, métagénomes) seront utilisées réaliser des analyses phylogénomiques et pour explorer les mécanismes de stabilisation des symbioses établies dans ces systèmes.

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Kenneth Vernick

Kenneth Vernick

Kenneth Vernick est directeur du département de Parasitologie et Mycologie de l'Institut Pasteur et chercheur au Laboratoire  Hôtes, vecteurs et agents infectieux : biologie et dynamique (CNRS/Institut Pasteur).

 

Présentation du projet ERC
Genetics of mosquito resistance to pathogens


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2011 - STARTING GRANT

 

Wilfried Thuiller

Wilfried Thuiller

Wilfried Thuiller, est directeur de recherche au CNRS au Laboratoire d’Écologie Alpine - LECA (CNRS/Univ.J.Fourier) et responsable de l’équipe Evolution, Modélisation, et Analyse de la BIOdiversité (EMABIO). Il a réalisé son doctorat au Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive (CEFE) de Montpellier (Université Montpellier II ; 2001-2003) au sein du projet Européen ATEAM dans lequel il a étudié les impacts potentiels des changements climatiques sur la biodiversité en Europe. Après un post-doc au South African National Biodiversity Institute (Cap Town, Afrique du Sud), pour étudier la dynamique spatiale des espèces exotiques, il a été recruté au CNRS en 2005 en tant que CR2. Ses projets de recherche permettent de mieux comprendre comment les espèces répondent aux variations du milieu, et, comment et pourquoi les espèces coexistent, ceci afin d’appréhender le devenir de la biodiversité dans un contexte de changements climatiques et d’utilisation des terres et d’échanges biotiques.

Présentation du projet ERC
Compte tenu de la crise de la biodiversité, les stratégies de conservation efficaces qui compensent les menaces à l’intégrité des écosystèmes sont essentielles pour le maintien de la biodiversité. L’élaboration de scénarios de biodiversité est donc un défi majeur pour la communauté scientifique. Toutefois, les modèles de biodiversité actuels intègrent rarement les progrès récents de la théorie écologique sur les interactions biotiques et la théorie évolutive. Étant donné que les processus évolutifs, d’interactions biotiques et de dispersion agissent sur les extrémités opposées de la hiérarchie organisationnelle, ils ont rarement été combinés et aucun modèle intégrant encore tous ces processus n’existe.
L’idée clé de TEEMBIO est donc de combler cette lacune à travers quatre axes de recherche interdépendants :
1 — Améliorer notre compréhension sur la manière dont l’évolution influence la niche écologique e les aires de répartition des espèces aux échelles micro-et macro-évolutives.
2 — Améliorer notre compréhension sur la manière dont les règles d’assemblages des communautés expliquent la répartition des espèces et leur coexistence.
3 — Développer, analyser et paramétrer les outils de modélisation qui intègrent à la fois la dynamique évolutive et les règles d’assemblage des communautés afin de prédire les impacts des changements globaux sur la biodiversité.
4 — Mettre en place un ensemble de scénarios quantitatifs de la biodiversité et des services écosystémiques associés à différentes échelles (globe-Europe-Alpes).

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Lluis Quintana-Murci

Lluis Quintana-Murci

Lluis Quintana-Murci, est directeur de recherche au CNRS au Laboratoire Hôtes, vecteurs et agents infectieux : biologie et dynamique (CNRS/Institut Pasteur) et responsable de l’équipe Génétique Evolutive Humaine à l’Institut Pasteur. Il a réalisé son doctorat à l’Université de Pavie, Italie. Après un post-doc à l’Institut Pasteur, pour étudier la relation entre chromosome Y et fertilité masculine, et plusieurs stages dans les Universités d’Oxford (Royaume Uni) et Tucson (Etats Unis), il a été recruté au CNRS en 2001. Ses projets de recherche, au carrefour de la recherche en génétique des populations, biologie évolutive et santé humaine, permettent de mieux comprendre l’histoire génétique de notre espèce ainsi que la façon dont l'environnement a influencé notre adaptation biologique aux agents infectieux et notre susceptibilité actuelle aux maladies infectieuses. Lluis Quintana Murci a reçu la médaille d’argent du CNRS en 2012.

 

Présentation du projet ERC
La réponse immunitaire est un des phénotypes les plus complexes qui existe. Dans la plupart des cas, elle est efficace et permet de prévenir les infections. Cependant, pour certains, une défaillance du système immunitaire peut entrainer un risque plus accru aux infections et aux maladies infectieuses ainsi qu’être la cause des problèmes d’inflammation, d'auto-immunité, des réactions contre les vaccins, voire même des cancers. Cette hétérogénéité de la réponse immunitaire pourrait en partie être le reflet de la diversité génétique de chacun d’entre nous. Cependant, la relation entre le génotype et le phénotype dans les réactions immunitaires, aussi bien au niveau individuel qu’au niveau populationnelle, reste mal connue.
L’objectif général de notre projet est de mieux comprendre (i) le niveau de variabilité de la réponse immunitaire dans des populations de différentes origines ethniques, (ii) la façon dont la variabilité génétique des populations contribue à cette variabilité de réponse immunitaire, et enfin (iii) les mécanismes sous sélection naturelle qui ont contribué à une meilleure adaptation de l’hôte humain à son environnement.

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2010 - STARTING GRANT

 

Richard Cordaux

Richard Cordaux

Richard Cordaux est chargé de recherche au CNRS au Laboratoire Ecologie et Biologie des Interactions, CNRS/Université de Poitiers. Il a réalisé son doctorat sur la diversité génétique humaine à l'Institut Max Planck de Leipzig (Allemagne). Après un post-doc à l'Université de Louisiane (Etats Unis) sur l'évolution des éléments transposables dans les génomes de primates, il a été recruté au CNRS en 2006 et a intégré le laboratoire Ecologie et Biologie des Interactions de l'Université de Poitiers. Ses thèmes de recherche s’articulent autour d’une approche évolutive de la diversité génétique et génomique chez des organismes procaryotes et eucaryotes, en utilisant pour cela des méthodes issues de la génomique comparative, l’évolution moléculaire, la génétique des populations, la biologie évolutive et la bioinformatique. Richard Cordaux a reçu la médaille de bronze du CNRS en 2009.

 

Présentation du projet ERC
Impact évolutif des endosymbiotes sur les mécanismes de détermination du sexe de leurs hôtes
L'endosymbiose est un type de symbiose très répandu dans le monde animal, dans lequel un partenaire microbien vit à l'intérieur des cellules de son hôte animal. Des travaux récents indiquent que l'endosymbiose est une source considérable d'innovation évolutive. Dans ce projet, nous étudions l'impact de l'endosymbiose sur un processus évolutif fondamental des animaux: les mécanismes de détermination du sexe. Le mode de détermination du sexe chez les animaux est le plus souvent génétique. Cependant, dans certaines espèces, il dépend de bactéries endosymbiotiques, comme dans le cas du cloporte Armadillidium vulgare chez qui les mâles génétiques sont convertis en femelles phénotypiques sous l'action de la bactérie endosymbiotique Wolbachia. L'objectif du projet est d'identifier la base génétique moléculaire de la détermination du sexe chez le cloporte et comment Wolbachia l'influence, en combinant des approches de séquençage à haut débit et fonctionnelles. Les résultats de ce projet pourraient avoir des implications profondes sur notre compréhension de processus évolutifs majeurs tels que: (i) l'évolution et l'impact de la symbiose, (ii) l'évolution, la diversité et les transitions entre mécanismes de détermination du sexe, ou encore (iii) l'origine et l'évolution des chromosomes sexuels.

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Brian M. Chase

Brian M. Chase

Brian M. Chase, is a CNRS research scientist at the Institut des Sciences de l'Evolution de Montpellier - ISEM (CNRS/Univ. Montpellier 2/IRD). He received his doctorate from the University of Oxford, UK. After being a postdoc at Oxford, the University of the Witswatersrand, South Africa, and the University of Bergen, Norway, he was recruited by the CNRS in 2010. His work primarily focuses on the development and evaluation of new palaeoenvironmental proxy data sources in the arid to sub-humid environments of southern Africa. While this region is highly sensitive to cycles of regional and global environmental change, and has the potential to be a valuable indicator of past climatic variability, only a very few palaeoenvironmental archives have been recovered from the area, and its environmental history remains poorly understood. Dr. Chase’s research concentrates on identifying and analysing new proxy archives that can provide information regarding long-term environmental variability, the evolution of modern humans, and the potential impacts of future climate change.

 

ERC Starting Grant HYRAX
In stark contrast to the abundance of high quality palaeoenvironmental records obtained from the temperate regions of the northern hemisphere, terrestrial palaeoenvironmental information from southern Africa's drylands comes from discontinuous deposits with poor absolute age control and ambiguous palaeoclimatic significance. Confronted with the possibility of future environmental and social disruption as a result of climate change, the need for reliable records from southern Africa has never been so acute. This project seeks to develop rock hyrax middens as novel palaeoenvironmental archives to investigate long-term climate change. Hyrax middens (fossilised accumulations of urine and faecal pellets) contain a range of palaeoenvironmental proxies. The HYRAX project has established new collection and sampling methodologies, and showed that middens provide continuous sub-annual to multi-decadal multi-proxy records of environmental change spanning the last 50,000 years. This work has been exceptional in terms of its ability to elucidate long-term climate dynamics. Developing new sites, proxies and analytical techniques, HYRAX is providing the first opportunity to study rapid climate change events, the extent and phasing of major climatic phenomena, and the direction and potential impacts of future climate change in southern Africa.

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2009 - STARTING GRANT

 

Sylvain Gandon

Sylvain Gandon

Sylvain Gandon est chercheur au CNRS au Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive - CEFE - de Montpellier (CNRS/Univ. Montpellier 1,2 et 3/Montpellier Supagro/EPHE/Cirad/IRD/INRA).

 

Présentation du projet ERC
Evolutionary epidemiology of infectious diseases


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Mathieu Joron

Mathieu Joron

Mathieu Joron est chargé de recherches CNRS au Laboratoire Origine Structure et Evolution de la Biodiversité (CNRS/MNHN), diplômé de l'INAPG. Il a réalisé son doctorat à l'Institut des Sciences de l'Evolution à Montpellier (2000). Après un postdoc à Leiden (Pays-Bas), et plusieurs fellowships indépendantes (Marie-Curie, EMBO et Royal Society URF) à Londres puis Edimbourg (Royaume-Uni), il a été recruté au CNRS en 2008 et a intégré le laboratoire Origine Structure et Evolution de la Biodiversité au Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris, où il dirige l'équipe "Déterminants de l'adaptation". Spécialiste de la Biologie évolutive, il étudie les changements écologiques, génétiques, et phénotypiques qui sous-tendent l'adaptation, la spéciation, et des radiations évolutives. Ses travaux portent principalement sur les variations des motifs colorés sur les ailes des papillons, et cherchent à intégrer divers niveaux d'approche (expérimentales, théoriques, morphométriques, de génétique formelle, de génomique des populations, et d'écologie) afin de mieux comprendre les liens fonctionnels entre les différents facteurs qui influencent la diversification.

 

Présentation du projet ERC
Sélection balancée et évolution moléculaire des supergènes contrôlant le mimétisme
Le façonnement de l'organisation et de l'architecture des génomes en réponse aux différents régimes de sélection est encore mal compris à l'échelle microévolutive. Les supergènes sont des assemblages de gènes liés fonctionnant comme un seul locus et contrôlant simultanément la variation des plusieurs éléments d'un caractère complexe. Ils évoluent en réponse à certaines formes de sélection (dite balancée), et/ou certaines formes d'interactions entre gènes (épistasie), mais les modalités de leur évolution sont encore obscures. Le projet s'intéresse à la structure moléculaire et l'évolution d'un supergène contrôlant le remarquable polymorphisme de coloration mimétique chez le papillon tropical Heliconius numata. Le clonage positionnel a révélé que ce supergène est situé dans une inversion chromosomique locale, qui pourrait supprimer la recombinaison autour d'elle. Je propose d'étudier la structure détaillée du polymorphisme d'inversions au niveau moléculaire, le rôle de ces inversions dans le maintien de la variation adaptative observée en populations naturelles, et le rôle de réarrangements chromosomiques dans l'évolution du fonctionnement concerté de multiples gènes. Je propose également d'étudier la diversité génétique et de rechercher les signatures de sélection balancée sur les gènes qui composent le supergène. Ces travaux permettront de caractériser les principaux gènes et architectures génétiques qui déterminent des adaptations spectaculaires, et qui sous-tendent de grands processus écologiques et évolutifs tels que la spéciation et la coexistence des espèces.

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2008 - ADVANCED GRANT

 

Nicolas Galtier

Nicolas Galtier

Nicolas Galtier est directeur de Recherches au CNRS depuis 2006 au sein de l'Institut des Sciences de l'Evolution de Montpellier - ISEM (CNRS/Univ. Montpellier 2/IRD), qu'il a rejoint après avoir soutenu sa thèse à Lyon sous la direction de Manolo Gouy et un post-doc à Edimbourg dans le groupe de Nick Barton. Il est directeur adjoint de son unité de rattachement, et responsable la plateforme "Montpellier Bioinformatique et Biodiversité" du LabEx CeMEB. Ses centres d'intérêt principaux relèvent de l'évolution moléculaire, de la génomique des populations, de la phylogénie, de la modélisation et de la bioinformatique, pour les nouvelles technologies de séquençage notamment.

 

Projet ERC Advanced Grant "PopPhyl"
Population phylogenomics : linking molecular evolution to species biology
Les espèces marines sont-elles génétiquement plus polymorphes que les terrestres? Pourquoi les tuniciers évoluent-ils dix fois plus vite que les vertébrés à l'échelle moléculaire? Quels facteurs déterminent les variations du taux d'adaptation des protéines entre lignées évolutives? Ces questions apparemment basiques restent aujourd'hui sans réponse, essentiellement parce que la génomique évolutive a jusqu'alors été restreinte à un petit nombre d'organismes modèles, tels que les mammifères et la drosophile. Le projet PopPhyl vise à caractériser la diversité moléculaire intra- et inter-spécifique d'une centaine d'espèces animales écologiquement et phylogénétiquement diversifiées (vertébrés, arthropodes, mollusques, échinodermes, nématodes, cnidaires...) via le séquençage massif de transcriptomes. L'objectif est de caractériser les patrons de variation génomiques chez ces espèces non-modèle, et d'en comprendre le déterminisme en explorant les liens entre les traits d'histoire de vie des espèces et leur évolution moléculaire.

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2007 - STARTING GRANT

 

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Elisabeth Herniou

Elisabeth Herniou est Chargée de recherche CNRS à l'Institut de Recherche sur la Biologie de l’Insecte - IRBI (CNRS/Université François Rabelais de Tours). Diplômée de l’Université de Paris XI, elle a réalisé son doctorat à l’Imperial College de Londres. Après un post-doc au campus de Silwood Park de l’Imperial College, elle a obtenu une ‘Dorothy Hodgkin fellowship’ de la Royal Society. Elle est ensuite entrée au CNRS à l’Institut de Recherche sur la Biologie de l’Insecte à Tours. Spécialiste de la Biologie évolutive, elle étudie la génomique de l'adaptation et la spéciation, se concentrant actuellement sur les virus d’insectes. Elle utilise des approches expérimentales, de génomique des populations, et de phylogénétique.

 

Présentation du projet ERC
GENOVIR : Adaptation des génomes viraux à l'immunité des insectes
L’impact de l’écologie sur les génomes est une question clé de l’ère postgénomique. Les espèces évoluent en groupes de génomes s’adaptant à des niches écologiques particulières. Donc les changements de niches induiraient une divergence des génomes et l’apparition de nouvelles espèces. On a peu de connaissances sur l’effet de l’adaptation écologique sur les génomes car il est très difficile d’étudier l’évolution à la fois au niveau écologique et génomique. Les virus d’insectes semblent appropriés pour aborder cette question car leurs niches sont définies par leurs hôtes et leurs génomes, complexes mais de taille modeste, sont analysables en détail. Etudier l’adaptation des virus à l’immunité de différentes espèces d’insectes révèlera comment les génomes viraux ont été façonnés par la niche écologique que constitue l’immunité de leur hôte. A l’interface de l’écologie et de la génomique, ce projet étudie l’adaptation écologique au niveau de génomes entiers. L’application innovante de techniques moléculaires à l’écologie est susceptible à terme de transformer notre vision de l’évolution.

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Marie Balasse

Marie Balasse

Marie Balasse est titulaire d’un doctorat en Sciences de la Terre de l’UPMC (1999) et d’une HDR de l’UFR des Sciences et Techniques de l’Université de Besançon (2008). Elle est depuis 2001 chargée de recherche au CNRS au Laboratoire  Archéozoologie, Archéobotanique : Sociétés, Pratiques et Environnements (CNRS/MNHN). Elle développe ses recherches sur les pratiques d’élevage au Néolithique par la mise en œuvre de la biogéochimie isotopique. Elle a reçu en 2005 une médaille de bronze du CNRS et assure depuis la même année la responsabilité scientifique du service de spectrométrie de masse isotopique du MNHN.

 

Présentation du projet ERC
Stable isotope investigations on the adaptations of Neolithic husbandry to the diverse climatic and environmental settings of Europe. (SIANHE, 2008-2013)
Le mouton, la chèvre, le bœuf et le cochon ont été domestiqués il y a 10500 ans dans le Taurus oriental. Ils diffusent au Proche Orient et pénètrent en Europe au tournant du 7e millénaire BC. Depuis les Balkans, la progression du Néolithique atteint les côtes atlantiques de l’Europe nord-occidentale plus de 3000 ans plus tard. La diffusion des animaux domestiques en dehors de l’aire de répartition naturelle de leurs congénères sauvages et leur maintien dans des conditions environnementales et climatiques différentes de leur niches écologiques naturelles ont pu impliquer des modifications dans leur comportement alimentaire et reproductif. L’objectif de SIANHE est d’évaluer les contraintes environnementales et physiologiques à l’adaptation de l’élevage en Europe. Cet objectif est approché par la mise en œuvre de méthodes de l’ostéologie et de la biogéochimie isotopique

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Frederic Mery

Frédéric Mery

Frédéric Mery, est chargé de recherche au CNRS et responsable de l’équipe Evolution et Plasticité des Capacité Cognitives au Laboratoire Evolution Génomes et Spéciation (CNRS). Il a réalisé son doctorat à l’Université de Fribourg (Suisse). Après un post-doc dans cette même université, pour étudier la biologie évolutive des capacités d'apprentissage chez Drosophila melanogaster, il a été recruté au CNRS en 2006. Ses projets de recherche, au carrefour de la recherche en biologie évolutive, biologie du comportement et neurobiologie, permettent de mieux comprendre une forme de biodiversité peu connue qu’est la biodiversité de la cognition. Frederic Mery a reçu la médaille de Bronze du CNRS en 2010.

 

Présentation du projet ERC
Variations génétiques et environnementales des phases de mémoires
La mémoire joue un rôle crucial dans le développement du comportement des individus, leur survie et leurs succès reproducteurs. En tant que produit de l'évolution, des variations de capacités d'apprentissage ont été observées entre espèces et entre populations de la même espèce. Les recherches sur l'évolution des capacités d'apprentissage se sont généralement concentrées sur les bénéfices de ces capacités mais leurs couts en terme de valeur sélective n'ont été que très peu étudiés. Cependant, l'évolution de tout caractère par la sélection naturelle dépend d'une balance entre couts et bénéfices dont l'équilibre est modulé par des conditions environnementales. Une relation entre conditions environnementales et évolution des capacités cognitives a donc longtemps été proposée mais peu d'approches expérimentales ont mis en évidence cette relation pourtant fondamentale pour la compréhension de la plasticité comportementale et son potentiel adaptatif. En prenant comme modèle biologique la drosophile, ce projet propose donc d'étudier expérimentalement les variations génétiques et environnementales des capacités d'apprentissage et de mémorisation, les couts de la mémoire en termes de valeur sélective et les relations entre les différentes phases de mémoire.

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Thomas Lenormand

Thomas Lenormand

Thomas Lenormand, est directeur de recherche au CNRS, responsable du département d’Ecologie Evolutive du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive - CEFE - de Montpellier (CNRS/Univ. Montpellier 1,2 et 3/Montpellier Supagro/EPHE/Cirad/IRD/INRA) et Editeur du journal Evolution. Il a été recruté au CNRS en 1999, après un doctorat à l’ISEM et un post doctorat au département de Zoologie de l’Université de Colombie Britannique. Ses travaux de génétique et écologie évolutives combinent modélisation, développement statistiques, expériences en laboratoire et sur le terrain. Il a travaillé notamment sur l'adaptation locale et ses conséquences, sur l'évolution du sexe et de la recombinaison, sur l'effet des mutations et de la génétique de l'adaptation. Il s’intéresse également à l’évolution expérimentale, la coévolution, aux systèmes de reproduction, à l’évolution de la dispersion, à la spéciation, aux conflits sexuels et aux statistiques de la sélection. Il a travaillé sur divers taxons (notamment artémias spp, la bactérie E. coli, le moustique Cx. pipiens).

 

Présentation du projet ERC
Dans le cadre des forçages anthropiques sans précédents sur le monde vivant, la vitesse et les mécanismes d'évolution demeurent la clé de nombreuses questions allant de l’adaptation des pathogènes à la dynamique de la biodiversité. Dans quelle mesure la théorie évolutive est capable de faire des prédictions? Quel serait l'horizon temporel de ces prédictions? Ce projet aborde cette question en développant à la fois la théorie de l’adaptation et en mettant en place des systèmes expérimentaux pour la tester.
Le projet s’organise autours de trois objectifs. Le premier est de développer des modèles de mutation pour tenir compte de la diversité des effets des mutations possibles dans les modèles évolutifs. Un défi majeur est de pouvoir construire ces modèles en termes de quantités mesurables afin qu'ils puissent être testés et calibrés avec des données appropriées et intégrés à des modèles d'évolution quantitatifs et synthétiques. Le deuxième objectif est de tester cette théorie de manière expérimentale au laboratoire. Il s’agit là de réaliser des expériences avec Escherichia coli pour étudier l’effet des mutations et des processus adaptatifs comme l'évolution de niche. Cependant, il est également crucial de mesurer l'évolution in natura. C’est l’objectif trois qui vise à étudier l’évolution de la niche écologique à partir d’œufs de diapause ‘anciens’ d’Artemia, un branchiopode qui se prête particulièrement bien aux études d’évolution à long terme en conditions naturelles.

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