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4 jeunes chercheuses en physique récompensées par L’Oréal France

12 février 2010

4 doctorantes, effectuant leur thèse dans nos laboratoires, ont reçu, fin 2009, l’une des 10 bourses « Pour les femmes et la science ». Ces bourses récompensent chaque année dix jeunes femmes ayant choisi de s’engager dans une carrière scientifique.

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Les travaux de thèse d’Aurélie Spiesser, au Centre interdisciplinaire des nanosciences de Marseille (CINaM – CNRS) portent sur l’élaboration et la caractérisation de nouveaux matériaux magnétiques pour des applications en électronique de spin et en capteur.

Aurélie Spiesser a élaboré et caractérisé des couches minces (quelques dizaines de nanomètres) de manganèse et de germanium afin de former le composé Mn5Ge3. La croissance de cette couche mince est contrôlée, ce qui permet de connaître et de maîtriser parfaitement la structure atomique de ces couches qui se caractérisent par une très bonne qualité cristalline et une absence de défaut. Ces matériaux ferromagnétiques qui combinent propriétés électriques (charge) et propriétés magnétiques (spin), se présentent donc comme des candidats uniques pour la réalisation d’une nouvelle génération de transistors et diodes à spin.

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Bâti de croissance d’épitaxie par jets moléculaires (Molecular beam Epitaxy MBE) utilisé pour réaliser ces nouveaux matériaux ferromagnétiques sur semi-conducteurs. (© Cinam)

Contact : Aurélie Spiesser

Les travaux d’Auriane Etienne, doctorante dans le Groupe de physique des matériaux (GPM - CNRS / Université de Rouen) à Rouen, concernent l’étude du vieillissement des matériaux des structures internes des réacteurs à eau pressurisée.

Sous irradiation, certaines propriétés mécaniques de ces structures, en aciers austénitiques inoxydables, sont modifiées du fait de l’évolution de la microstructure. L’utilisation d’une technique expérimentale de pointe, la sonde atomique tomographique, développée au sein du GPM, permet de caractériser à l’échelle atomique cette évolution d’un point de vue chimique et de mettre en évidence la formation d’amas de solutés (figure). Le couplage de la sonde atomique avec la microscopie électronique et l’apport d’un modèle de cinétique chimique homogène suggère que la formation des amas de solutés est due à la ségrégation induite sur les boucles de dislocation. Suite à cela, un nouveau matériau, nanostructuré, qui pourrait se révéler plus résistant à l’irradiation, a été élaboré. Le comportement de ce nouvel acier sous recuit et sous irradiation est étudié.

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Reconstruction d’un volume d’acier austénitique irradié dans un réacteur à eau pressurisée et analysé en sonde atomique.
L’irradiation induit la formation d’amas enrichis en Si et en Ni et appauvris en Cr et en Fe. Les principaux éléments (Fe, Cr, Ni et Si) sont représentés séparément pour plus de clarté. Chaque point représente un atome.

Contact : Auriane Etienne

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Les travaux de Coraline Fortier-Balme s’inscrivent dans le domaine des sources à très haut débit (160GHz – 3THz), tout optique dans le contexte d’un projet ANR (Agence Nationale de la Recherche) du Laboratoire Interdisciplinaire Carnot de Bourgogne (ICB ‐ CNRS / Université de Bourgogne).

Les résultats obtenus ont déjà montré que les fibres microstructurées en verre, chalcogénures, élaborées au sein du laboratoire, et dont elle a caractérisé les effets linéaires et non linéaires combinent à la fois la forte non linéarité du matériau et les effets non linéaires de la microstructure. Ces résultats sont complétés par la réalisation de banc de caractérisation pour la régénération de signaux Télécoms à très haut débit afin d’améliorer la qualité des signaux et par conséquent les distances de transmissions. Ces résultats ouvrent de très fortes potentialités dans le domaine de la circulation de l’information à des débits très élevés sur de très longues distances sans perte d’information. Pour ces recherches, elle collabore avec le laboratoire Verres et Céramiques de Rennes, le laboratoire LPN de Marcoussis, le laboratoire FOTON de Lannion et l’Université d’Araquarara au Brésil. L’objectif est une démonstration expérimentale à 160 Gbit/s.

Contact : Coraline Fortier-Balme

Houda Mint Babah est doctorante à l’Institut de physique de Rennes (IPR - CNRS / Université de Rennes I). Son sujet de thèse porte sur la formation et la migration de dunes.

La Mauritanie est un des pays les plus enclins au problème de migration de dunes. Pour cela, un programme de coopération entre des chercheurs français de l’Institut de Physique de Rennes et des chercheurs mauritaniens de la Faculté des Sciences de Nouakchott a été mise en place au début des années 2000. Ce programme a pour objectif de comprendre la formation et la migration de dunes. Houda Mint Babah a travaillé sur deux axes différents : le premier concerne la dynamique des avalanches de sable, et le deuxième porte sur la variation de la compacité et du degré d’humidité à la surface des dunes. Au fil de ces études, il a été mis en évidence que certains paramètres, tels la composition granulaire, l’humidité, et la compacité des dunes, ont un rôle crucial sur la dynamique et la migration des dunes.

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©Catherine Dubrul

Contact : Houda Mint Babah