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Neurosciences
Le champ disciplinaire « Neurosciences » concerne l’étude du fonctionnement du système nerveux depuis les aspects les plus élémentaires : moléculaires, cellulaires et synaptiques jusqu’à ceux, plus intégratifs, qui portent sur les fonctions comportementales et cognitives. Les laboratoires qui conduisent ces recherches, pris dans leur ensemble, investiguent la quasi-totalité des grandes problématiques de la Neurobiologie. Les méthodologies utilisées renvoient à des approches biologiques et physiologiques : in vitro, ex vivo et in vivo. Celles-ci, selon les questionnements, s’appuient sur la génétique, la biologie moléculaire, l’électrophysiologie, la bio-imagerie chez le petit animal, la neuroimagerie (Imagerie par Résonnance Magnétique, Tomographie par Emission de Positons, MagnétoEncéphaloGraphie) chez le primate non humain et l’homme. ![]() © CNRS photothèque/Durand Emmanuel Ainsi la dissection des mécanismes et des fonctions nerveuses autorise les ouvertures voire les percées nécessaires à la compréhension de nombreux champs neurobiologiques : signalisation cellulaire, réceptologie, dynamique des réseaux, corrélations entre activité électrique, activation cérébrale en imagerie et séquences fonctionnelles. Ambition essentielle de ces démarches : le décryptage du code neural depuis les interactions moléculaires jusqu’aux processus cognitivo-comportementaux (motivation, perception, planification de l’action, mémoire, langage…). De surcroît, si ces études ont une forte connotation fondamentale, elles n’excluent pas un incontournable « va et vient » entre le normal et le pathologique. Chez l’homme, akinésie, apraxie, aphasie, amnésie, TOC … sont des modèles naturels de dysfonctions cognitives.
© CNRS photothèque In fine, les Neurosciences bénéficient de l’Interdisciplinarité naturelle propre au CNRS. D’abord, via certaines Commissions interdisciplinaires : 42 « Santé et Société » et 45 « Cognition, langage, traitement de l’information, systèmes naturels et artificiels » mais aussi par la richesse des autres départements (MPPU, Ingénierie, SHS …). Deux domaines, liés à l’analyse de la complexité du système nerveux, en tirent profit : la neuroinformatique et la modélisation. Par ailleurs au plan physiopathologique, l’Interdisciplinarité ouvre des perspectives thérapeutiques en neuropsychiatrie par la définition de nouvelles stratégies à la fois d’ordre pharmacologique mais aussi, plus futuristes, qui s’appuient sur de nouveaux systèmes de suppléance : robotique, nanotechnologies, microstimulations.
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