CNRS : Centre National de la Recherche Scientifique
Liens utiles CNRSLe CNRSAnnuairesMots-Clefs du CNRSAutres sites
Accueil Sciences du vivant - Centre National de la recherche scientifiqueAccueil Sciences du vivant - Centre National de la recherche scientifique
  Accueil > Présentation de l'institut > Politique scientifique

sur ce site :

Politique scientifique

 

L'institut des sciences biologiques est ouvert à la société et à toutes les disciplines scientifiques, conscient que la science se bâtit par la confrontation des idées et des opinions et non dans le secret d’une tour d’ivoire.

 

 

Contexte

Grandes évolutions

Cellule du système nerveux, dite gliale

© CNRS Photothèque,
Vincent Homberger,
Nicole Lautredou

Les sciences du vivant ont évolué très rapidement au cours des cinquante dernières années avec le développement d’un grand nombre d’outils qui ont permis une analyse de plus en plus fine des constituants des cellules vivantes et des organismes. Un grand nombre de mécanismes de base ont pu être analysés avec la plus grande précision comme la réplication des acides nucléiques, la traduction, les mécanismes enzymatiques, les voies du métabolisme, les voies de transduction des signaux. En parallèle, les outils de la biologie cellulaire ont permis de mieux comprendre et de reproduire in vitro les phénomènes de développement embryonnaire et de différenciation cellulaire grâce en particulier à une connaissance approfondie des facteurs qui les contrôlent. Ils ont permis de faire émerger la transgenèse comme l’outil incontournable d’analyse des fonctions biologiques. Les outils d’imagerie, d’abord statiques puis de plus en plus dynamiques et multidimensionnels, permettent de suivre l’évolution et la localisation des constituants moléculaires au cours de la différenciation et du développement ainsi que dans des contextes pathologiques.

 

Nouveaux outils

Examen en tomographie d'émission de positons

© CNRS Photothèque,
Laurence Médard

Ces outils d’imagerie couvrent maintenant la quasi-totalité des échelles dimensionnelles, du moléculaire à l’organisme entier. Un des axes les plus porteurs de l’imagerie concerne le système nerveux central. La localisation de plus en plus précise des sites d’activation du cerveau en fonction de la nature de l’activité exercée et l’analyse de l’architecture neuronale sous-jacente ont ouvert de nouveaux domaines de connaissances permettant d’aborder les problèmes les plus fondamentaux (mécanismes de la pensée, de la conscience, etc.) et d’autres beaucoup plus appliqués (maladies mentales, sénescence, etc.).

Plate-forme de criblage

© CNRS Photothèque,
Richard Lamoureux

Ces dernières années ont été caractérisées par l’émergence d’outils d’analyse à haut ou très haut débit qui permettent une analyse globale d’un système biologique pour un groupe de molécules ou de réactions données : c’est l’ère des « omiques » (transcriptomique, protéomique, métabolomique, lipidomique, etc.). Il est désormais devenu possible d’effectuer des millions d’analyses parallèles sur un seul échantillon biologique.

 

Nouveau paradigme

L’irruption des nouveaux outils à haut débit et, plus globalement, la haute sophistication des techniques expérimentales en sciences du Vivant viennent modifier profondément le contexte organisationnel des laboratoires. La production de données obtenues sur une grande diversité de plates-formes hautement performantes est maintenant une condition quasiment incontournable pour publier dans les meilleurs journaux. D’autre part, ces nouvelles démarches sont le plus souvent développées par des disciplines autres que la biologie (physique, chimie, micro- et nanotechnologies, informatique) et l’interprétation des masses de données accumulées nécessite de nouvelles formes de raisonnement qui doivent s’appuyer sur de nouveaux développements mathématiques et algorithmiques.

 

Demandes sociétales

Ces développements interviennent alors que la société humaine se trouve confrontée à un grand nombre de nouveaux problèmes affectant la santé humaine (maladies émergentes) ou le Vivant dans son ensemble (biodiversité, changements climatiques et environnementaux). Si ces développements permettent l’émergence de nouveaux secteurs d’activités économiques (les biotechnologies), ils soulèvent aussi un grand nombre de questions sociétales liées à la perception des risques, à l’acceptabilité et plus généralement à l’éthique.

 

Missions et stratégie

L'institut des sciences biologiques du CNRS a pour objectif d’élaborer une stratégie scientifique et organisationnelle qui intègre les éléments de contexte en une démarche cohérente. Pour relever ce défi :

  • Il s’est organisé autour de directions scientifiques adjointes qui reflètent les grandes orientations de la discipline et favorisent les interactions interdisciplinaires.
  • Il encourage la mobilité des équipes pour aider au brassage des cultures et des compétences grâce aux programmes ATIP et PIME.
  • Il encourage la formation de grands ensembles (très grandes Unités et IFR) ayant une grande stabilité dans le temps pour permettre le montage et l’opération des plates-formes technologiques requises par la science d’aujourd’hui.
  • Il reconnaît que, pour des raisons de coût et d’efficacité, les plates-formes ne peuvent se concevoir que dans un cadre national et international cohérent. Il participe donc activement aux concertations inter-organismes et internationales : Réunions Inter-Organismes (RIO) et European Strategic Forum for Research Infrastructures (ESFRI).
  • Il met en place les outils de suivi éthique nécessaires à l’encadrement de ses activités de recherche. Une cellule éthique veille au respect de la législation en matière d’expérimentation humaine et s’appuie sur un Comité pour l’éthique (COPé) pour l’évaluation des protocoles impliquant l’homme qui n’entrent pas dans le cadre de la législation actuelle. L'institut est aussi co-fondateur des comités régionaux qui assurent l’évaluation éthique des projets d’expérimentation animale.
Accueil du Sitecontactimprimer Plan du sitecredits