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Parutions

 

p53, un gène aux mutations délétères

 

p53 est le gène le plus fréquemment muté dans les cancers, mais ce n'est pas la seule pathologie dans laquelle il serait impliqué. Ce résultat publié dans Cell Reports a été obtenu par une équipe du laboratoire Dynamique de l'information génétique : bases fondamentales et cancer (CNRS/Institut Curie/Université Pierre et Marie Curie).

 

p53 est le gène le plus fréquemment muté dans les cancers, mais ce n'est pas la seule pathologie dans laquelle il serait impliqué. Ce résultat publié dans Cell Reports a été obtenu par une équipe du laboratoire Dynamique de l'information génétique : bases fondamentales et cancer (CNRS/Institut Curie/Université Pierre et Marie Curie).

Le gène p53 est bien connu des laboratoires de recherche en cancérologie. Dès 1989, des études montrent qu'il est fréquemment altéré dans différentes formes de cancer. Il est ensuite rapidement décrit comme un gène « suppresseur de tumeur ». Ces gènes peuvent déclencher la mort d'une cellule trop endommagée et évitent ainsi qu'elle ne se développe de manière anarchique et entraîne l'apparition d'un cancer. C'est parce que ces gènes sont inactifs dans les cellules cancéreuses que celles-ci peuvent proliférer malgré la présence d'erreur génétique.

L'équipe de Franck Toledo au laboratoire Dynamique de l'information génétique : bases fondamentales et cancer vient de découvrir une mutation très surprenante du gène p53, qui ne conduit pas à l'apparition de cancers mais à deux autres pathologies : l'aplasie médullaire, une insuffisance de production par la moelle osseuse des différentes lignées sanguines, et une fibrose pulmonaire qui se caractérise par une altération des tissus des poumons. Or l'observation simultanée de ces deux pathologies est typique des syndromes dits « télomériques », à savoir des maladies dues à une défaillance de la maintenance de l'extrémité des chromosomes. En effet les télomères sont des sortes de capuchons qui protègent les extrémités des chromosomes de la dégradation. Pourquoi ? Car leur « grignotage » progressif peut entraîner une perte d'information et la naissance d'une cellule défaillante, voire pathologique. Les chercheurs révèlent donc que p53 est un régulateur majeur des télomères, une fonction jusqu'alors insoupçonnée pour ce suppresseur de tumeur.

 


 

Figure : Les chromosomes (en bleu) de cellules exprimant une p53 mutante hyperactive ont des télomères raccourcis (en rouge) © Iva Simeonova, Irena Draskovic, Franck Toledo

 


 

En savoir plus

  • Mutant mice lacking the p53 C-terminal domain model telomere syndromes, Iva Simeonova, Sara Jaber, Irena Draskovic, Boris Bardot, Ming Fang, Rachida Bouarich-Bourimi, Vincent Lejour, Laure Charbonnier, Claire Soudais, Jean-Christophe Bourdon, Michel Huerre, Arturo Londono-Vallejo, Franck Toledo, Cell Reports (2013), doi:10.1016/j.celrep.2013.05.028.

 

Contact chercheur

  • Franck Toledo
    Dynamique de l'information génétique : bases fondamentales et cancer
    UMR3244 CNRS/Institut Curie/Université Pierre et Marie Curie
    Institut Curie - Centre de Recherche
    26 Rue d'Ulm
    75248 Paris Cedex 5

 

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