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Parutions 2014

 

Cette page présente quelques publications récentes des laboratoires de l'INSB.

 

2014| 2013 | 2012 | 2011 | 2010 | 2009 | 2008 | 2007 | 2006 |

 

MapZ : Une balise moléculaire signalant le centre de la cellule bactérienne

L’équipe de Christophe Grangeasse du laboratoire Bases moléculaires et structurales des systèmes infectieux, en collaboration avec trois autres équipes, anglaise, américaine et allemande, met en évidence la diversité des mécanismes de la division cellulaire chez les bactéries en révélant un processus complétement inédit de positionnement de la machinerie de division au centre de la cellule. Ces travaux publiés dans la revue Nature ouvrent la voie à de nouvelles approches dans la lutte contre les infections bactériennes.

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Quand la cyclicité sexuelle s’affranchit de la croissance des follicules ovariens et de l’ovulation

La survie des ovocytes et leurs interactions avec les cellules somatiques au sein des follicules ovariens conditionnent la fertilité et l’activité endocrine de l’ovaire. L’étude d’un nouveau modèle murin d’insuffisance ovarienne prématurée, menée conjointement par des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’Université Paris Diderot, apporte un nouvel éclairage sur ces deux aspects encore mal connus de la physiologie ovarienne. Publiée dans Cell Death and Differentiation, cette étude identifie le rôle clé du gène Omcg1 dans le maintien de l’intégrité du génome de l’ovocyte. Elle montre aussi qu’un remodelage du tissu ovarien après la perte ovocytaire permet, de façon étonnante, d’assurer une activité endocrine cyclique et ceci en absence de toute croissance folliculaire.

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Avoir un hémisphère cérébral dominant est-il un avantage ?

Les chercheurs du Groupe d’imagerie Neurofonctionnelle ont mis en évidence que les sujets dont le langage n’est pas latéralisé dans un hémisphère cérébral (hémisphère dit « dominant ») ont de moins bonnes performances cognitives dans des domaines qui ne sont pas limités au langage. Ce résultat souligne l’avantage de la division du travail entre les hémisphères et le bénéfice de leur spécialisation. Cette étude est publiée dans la revue Neuropsychologia.

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Des barrages routiers entre les gènes pour les polymérases qui ne respectent pas les feux rouges

Les gènes comme les phrases ou les mots ont un début et une fin. Lorsqu’ils sont transcrits, des signaux de terminaison indiquent à la polymérase où la lecture doit s’arrêter : l’enzyme se désengage de l’ADN qu’elle est en train de transcrire et libère l’ARN produit. Comme une voiture qui s’arrête à un feu rouge, il est essentiel que les polymérases terminent la transcription au bon moment et au bon endroit car des erreurs de terminaison conduiraient inévitablement à des accidents dans l’expression correcte des gènes. L’équipe de Domenico Libri à l’Institut Jacques Monod décrit dans la revue Molecular Cell un nouveau mécanisme de terminaison de la transcription qui fonctionne comme un barrage routier pour les polymérases qui « ignorent » les feux rouges.

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Un mécanisme inédit de synchronisation de l’expression des génomes nucléaire et mitochondrial

La production d’énergie par la chaîne respiratoire des mitochondries nécessite un assemblage correct de sous-unités protéiques codées séparément par les génomes nucléaire et mitochondrial qui entretiennent un véritable «dialogue» assurant la synchronisation de l’expression de ces protéines. Les équipes d’Hubert Becker à l’Institut de physiologie et chimie biologique et de Jean-Paul di Rago à l’Institut de biochimie et génétique cellulaires à Bordeaux, révèlent le rôle central dans ce processus du complexe AME de S. cerevisiae composé de deux aminoacyl-ARNt synthétases et d’une ancre cytoplasmique. En conditions de respiration, l’inhibition de l’expression de l’ancre libère simultanément les deux aminoacyl-ARNt synthétases et leur permet, en se localisant l’une dans le noyau et l’autre dans la mitochondrie, de synchroniser l’expression des sous-unités d’un complexe de la chaine respiratoire. Cette étude est publiée dans la revue Molecular Cell.

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Les neurones sous les projecteurs : un fibroscope pour contrôler leur activité chez la souris éveillée et mobile

En permettant de manipuler l’activité des neurones avec un faisceau lumineux, l’optogénétique ouvre la voie à l’établissement de liens causaux entre l’activité cérébrale et les comportements animaux. Les chercheurs de l’équipe de Valentina Emiliani au Labora-toire de neurophotonique ont récemment mis au point un fibroscope permettant, chez la souris éveillée et libre de ses mouvements, de manipuler l’activité de chaque neurone d’une région cérébrale en les ciblant sélectivement à l’aide de faisceaux lumineux sculptés à l’échelle micrométrique. Ces résultats, publiés dans la revue Neuron, permettent d’envisager l’étude approfondie de microcircuits neuronaux au cours de comportements animaux.

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Slit-C à la croisée des chemins

Les fibres nerveuses commissurales, qui assurent les communications entre les parties droite et gauche du système nerveux, doivent au cours de leur développement traverser une seule et unique fois la ligne médiane centrale limitative. Les signaux moléculaires qui empêchent les fibres nerveuses de retraverser cette limite restent encore peu caractérisés. L’équipe de Valérie Castellani, au Centre de génétique et de physiologie moléculaire et cellulaire, apporte un éclairage nouveau sur cette question en démontrant que SlitC, le fragment C-terminal des protéines Slits dont la bioactivité n’avait jamais été décrite, joue un rôle de barrière moléculaire au niveau de la ligne médiane du système nerveux des vertébrés. En interagissant avec le récepteur Plexine-A1 des fibres commissurales lors de la traversée de la ligne médiane, SlitC fournit un signal de « non-retour » qui empêche les fibres de rebrousser chemin. Cette étude est publiée dans la revue Nature Neuroscience.

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Activation génique différentielle de la réponse inflammatoire par l’Akirine


La mise au point d’une nouvelle génération de molécules anti-inflammatoires, plus spécifiques et moins toxiques que celles utilisées actuellement, nécessite une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires de la réponse inflammatoire. Dans une étude publiée dans la revue The EMBO journal, l’équipe de Nicolas Matt et Jean-Marc Reichhart à l’Institut de biologie moléculaire et cellulaire, révèle le rôle de l’Akirine de drosophile et de son homologue fonctionnel chez les vertébrés, l’Akirine-2, dans l’activation sélective d’un sous-ensemble des gènes cibles de l’inflammation à travers un remodelage de la chromatine. Les Akirines représentent ainsi d’excellentes cibles pour identifier des molécules anti-inflammatoires agissant au niveau le plus fin de la réponse immunitaire innée.

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Découverte de la fonction de la protéine DJ-1/Park7 impliquée dans la maladie de Parkinson

Une déficience en protéine DJ-1/Park7 entraîne l’apparition précoce de la maladie de Parkinson vers l’âge de 40 ans. Dans une étude publiée dans la revue Journal of Biological Chemistry, l’équipe de Gilbert Richarme à l’Institut Jacques Monod, révèle que la protéine DJ-1/Park7, dont la fonction était inconnue, est une enzyme qui répare les protéines endommagées par la fixation de polluants intracellulaires dérivés du métabolisme, les glyoxals. Si elle n’est pas détruite par DJ-1, la liaison covalente entre les protéines et les glyoxals entraîne l’inactivation des protéines et la formation d’agrégats responsables du vieillissement, de maladies neurodégénératives, rénales, cardiovasculaires, autoimmunes et l’apparition d’arthrite, de diabète et de cancers. DJ-1/Park7 étant la seule enzyme capable de réparer ces dommages protéiques, elle devrait être une cible importante pour la prévention du vieillissement et de nombreuses maladies.

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Les virus à la rescousse pour les maladies neurodégénératives ?

Les agents infectieux pourraient-ils fournir un nouveau moyen pour lutter contre les maladies neurodégénératives ? De nombreux virus ont en effet développé des stratégies leur permettant de limiter la mort des neurones du cerveau qu'ils infectent afin de se multiplier efficacement. Ces stratégies pourraient alors être utilisées dans le but de protéger les neurones malades. L'équipe de Daniel Gonzalez-Dunia du Centre de Physiopathologie de Toulouse Purpan, en collaboration avec une équipe de l'Institut de Biologie Paris Seine et une équipe de l'Institut du Cerveau et de la moelle épinière, a démontré qu'une telle approche était efficace dans un modèle murin de la maladie de Parkinson. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature Communications.

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Un nouvel éclairage sur les mécanismes de la recombinaison méiotique chez la souris

Lors de la méiose, étape clef de la formation des gamètes, une cellule diploïde conduit à la formation de quatre cellules haploïdes. Ce processus requiert des échanges entre chromosomes par recombinaison homologue qui sont essentiels pour la fertilité, déterminent les cartes génétiques et contribuent à l’évolution des génomes. L’équipe de Bernard de Massy à l’Institut de génétique humaine, en collaboration avec Scott Keeney et Maria Jasin au Memorial Sloan Kettering Cancer Center (New-York, USA) a développé une approche novatrice qui a permis pour la première fois d’analyser sur des spermatocytes et des ovocytes de souris les quatre chromatides issues d’une méiose. Cette stratégie révèle la conservation évolutive de plusieurs aspects fondamentaux du mécanisme de la recombinaison de la levure à la souris. Cette étude est publiée dans Nature Genetics
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L'exercice physique permet-il vraiment une meilleure oxygénation cérébrale des seniors?

Les meilleures performances cognitives des femmes seniors de plus de 60 ans ayant une bonne condition physique aérobie (endurance) seraient bien liées à un plus fort approvisionnement en hémoglobine oxygénée dans le cortex préfrontal dorsolatéral. Ce résultat, publié dans la revue Frontiers in Aging Neuroscience, a été obtenu par Cédric Albinet du Centre de recherches sur la cognition et l'apprentissage en collaboration avec le laboratoire Movement to Health et le CHU de Montpellier.

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Lésions de l’ADN : une réparation adaptée dans l’espace

Les cassures double-brin de l’ADN sont particulièrement dangereuses. Les chercheurs de l’équipe d’Evi Soutoglou à l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire viennent de mettre en évidence que le choix des mécanismes de réparation naturels de la cellule en réponse à ce type de lésion est fonction de la localisation des gènes dans le noyau. Ces résultats sont publiés dans la revue Genes & Development.

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Une nouvelle avancée majeure dans le diagnostic de la glomérulonéphrite extra-membraneuse idiopathique

Des chercheurs de l'Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire, du CHU de Nice, du centre médical universitaire de Hambourg et de l'Université de Boston viennent de découvrir un deuxième auto-antigène (THSD7A) impliqué dans la glomérulonéphrite extra-membraneuse idiopathique, une maladie auto-immune rénale rare mais grave. Ces chercheurs avaient déjà identifié en 2009 le premier antigène (PLA2R1) de cette maladie. Cette découverte permet de définir deux groupes de patients atteints, dont 70% associés à PLA2R1 et 5 à 10% associés à THSD7A. Les patients PLA2R1 sont déjà mieux pris en charge, et cette nouvelle avancée devrait rapidement déboucher sur un autre test diagnostique non invasif et un meilleur suivi thérapeutique des patients THSD7A. Ces travaux sont publiés dans la revue New England Journal of Medicine.

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Comment les macrophages sondent leur environnement

Les macrophages sont des cellules du système immunitaire qui se déplacent à travers les tissus de l’organisme. Les équipes d’Isabelle Maridonneau-Parini, à l’Institut de pharmacologie et de biologie structurale, et de Christophe Vieu au sein du groupe Nanobiosystèmes du Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes, ont mis au point une nouvelle approche permettant de mesurer et de comprendre comment sont générées les forces mécaniques des podosomes, structures d’adhérence des macrophages soupçonnées d’être impliquées dans la perception de leur environnement. Ce travail, fruit d’une collaboration interdisciplinaire, est publié dans la revue Nature Communications.

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Le facteur de transcription FOXL2 et le récepteur aux œstrogènes : deux acteurs majeurs de la "guerre des sexes"


Chez la plupart des mammifères, le développement du testicule est régulé par l’expression d’une cascade de gènes initiée par le gène SRY dont l'action est relayée par le produit du gène SOX9. Par contraste, le développement ovarien a longtemps été considéré comme une voie par défaut, activée passivement en l’absence de l’expression de SRY chez la femelle. Au cours des années dernières, ce point de vue a été remis en question par des travaux ayant montré que les gènes « testiculaires » sont réprimés constamment dans l’ovaire depuis le stade embryonnaire jusqu'à l'âge adulte. Une étude de l'équipe de Reiner Veitia à l'Institut Jacques Monod, publiée dans la revue eLIFE, apporte de nouvelles données qui confortent cette idée et éclaire les mécanismes régissant cette "guerre des sexes" moléculaire.

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Zoom sur les polyribosomes en hélice

Les ribosomes, éléments clés de la synthèse protéique, se positionnent parfois en chapelets sur l’ARN messager afin d’amplifier l’efficacité de la traduction. Alors que peu d’information était disponible sur la structure précise de cet assemblage, les microscopistes et cristallographes de l’équipe de Bruno Klaholz à l’Institut de génétique et biologie cellulaire et moléculaire sont parvenus à déterminer sa configuration précise en 3 dimensions, apportant ainsi une vision nouvelle sur les mécanismes de la traduction. Ces résultats sont publiés dans la revue Nature Communications.

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Du nouveau sur l’anémie des thalassémies

La béta-thalassémie, maladie génétique, résulte d’un défaut de production des chaînes β-globine, sachant qu’il est nécessaire d’avoir deux chaînes α et deux β pour former un tétramètre d’hémoglobine (α2β2). Dans sa forme majeure, les patients souffrent d’une anémie nécessitant des transfusions mensuelles durant toute leur vie puisqu’il n’existe actuellement aucun traitement. Le mécanisme précis de la toxicité des chaines d’alpha-globine a été mis en évidence dans deux études effectuées dans le laboratoire d’Olivier Hermine à l’Institut Hospitalo-Universitaire Imagine à l’hôpital Necker-Enfants Malades. Ces travaux publiés dans les revues Nature Medicine et Nature ouvrent la voie à des traitements ciblés.

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Des compétences sensorielles insoupçonnées chez le dauphin : la perception magnétique

L’existence d’une perception magnétique permet d’expliquer des phénomènes de migration et de navigation chez une variété d’espèces animales, comme les oiseaux mais aussi certaines espèces de mammifères. Le mystère restait jusqu’ici entier pour les mammifères marins. Les travaux réalisés sur des dauphins captifs par l’équipe du laboratoire d’Ethologie animale et humaine, en collaboration avec le parc animalier de Planète Sauvage, et publiés dans Naturwissenschaften, démontrent pour la première fois une sensibilité à un champ magnétique fort de ces animaux qui sont capables de discriminer deux objets sur la seule base de leurs propriétés magnétiques. Bien que les processus en jeu soient encore inconnus, cette découverte ouvre un nouveau champ d’investigation et une nouvelle fenêtre sur le monde sensoriel des dauphins.

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Empêcher les protéines télomériques de faire l’école buissonnière comme stratégie anti-tumorale

Des chercheurs de l’Institut de Recherche sur le Cancer et le Vieillissement, en collaboration avec le laboratoire d'Anatomie Pathologique du CHU de Nice, démontrent que la protéine télomérique TRF2 est surexprimée non seulement dans les cellules cancéreuses humaines mais aussi dans les vaisseaux irriguant la tumeur où elle agit, loin des télomères, en activant la transcription de gènes favorisant l’angiogenèse. Cette découverte, publiée dans Cell Reports, révèle une co-évolution inattendue entre la stabilité des télomères et la régulation de l’angiogenèse et suggère que TRF2 est une cible thérapeutique pour de nouvelles stratégies anti-cancéreuses

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TREKing au travers de la découverte d’une nouvelle cible de l’alcool

Une question majeure dans le domaine de la signalisation par les lipides est de savoir comment un phospholipide peut cibler spécifiquement une protéine. L’équipe de Guillaume Sandoz à l’Institut de biologie de Valrose, apporte une réponse originale à cette question en démontrant que l’activation d’un canal potassique TREK dépend de la production localisée d’acide phophatidique résultant de l’association du canal avec l’enzyme qui produit ce lipide. En inhibant l’enzyme, l’éthanol induit une levée de l’activation tonique du canal TREK, causant son inhibition. Ces travaux sont publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

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Le centriole fils gouverne la formation des cils motiles

La plupart des cellules de notre corps possèdent un centrosome formé de deux centrioles. La présence de centrioles surnuméraires perturbe la division et la migration des cellules. Les cellules multiciliées qui possèdent une centaine de centrioles servant de base à la nucléation de cils motiles, font exception. L’origine des multiples centrioles dans ces cellules était restée énigmatique jusqu’à ce qu‘une équipe de l’Institut de Biologie de l’Ecole Normale Supérieure montre que leur multiplication est gouvernée par le centriole fils du centrosome. Outre la révélation inédite de l’origine des multiples centrioles, cette étude publiée dans la revue Nature montre pour la première fois qu’un unique centriole peut en engendrer une centaine. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour l’étude de l’étiologie des maladies ciliaires et de l’amplification pathologique des centrioles observée dans 80% des tumeurs humaines.

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L’inhibition de la synthèse protéique à la loupe

La biosynthèse des protéines, indispensable aux fonctions vitales de base, se déroule dans les cellules au niveau des ribosomes. Comprendre la structure particulièrement complexe de ces derniers et de leur blocage par des inhibiteurs est un challenge que tentent de relever depuis plusieurs années les équipes de Marat Yusupov et Gulnara Yusupova à l’Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire. Dans une publication dans la revue Nature, ils dévoilent les structures à très haute résolution du ribosome eucaryote en complexe avec pas moins de 16 inhibiteurs, apportant ainsi de nouvelles données cruciales pour le développement de nouveaux médicaments.

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SUMO: un acteur clé du dialogue neuronal

La communication entre les cellules nerveuses qui composent le cerveau est un processus très complexe qui représente la base des fonctions cérébrales. Les travaux dirigés par Stéphane Martin à l’Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire et publiés dans la revue Nature Communications, apportent des éléments inédits pour la compréhension des mécanismes qui coordonnent cette communication neuronale. Les chercheurs ont utilisé une approche de microscopie dynamique innovante pour cibler la synapse et dévoiler un processus novateur de régulation du dialogue neuronal par une petite molécule appelée SUMO.

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La toile de Pénélope et le contrôle de la transcription ubiquitaire

Chez la plupart des organismes, la quasi-totalité du génome est recopiée en ARN. En dehors des gènes « traditionnels », cette transcription « ubiquitaire » génère des ARNs non codants souvent dépourvus de fonction. Comment la cellule gère-t-elle cette multitude d’événements transcriptionnels concomitants qui peuvent altérer l’expression normale des gènes? Telle Pénélope, la cellule défait ce qu’elle a produit mais qui n’a pas de fonction apparente, triant ainsi a posteriori la « bonne » transcription de la « mauvaise ». L’équipe de Domenico Libri à l’Institut Jacques Monod, en collaboration avec l’équipe de Richard Stefl (Université Mazaryk, Brno, République Tchèque), décrypte ce mécanisme de contrôle dans une étude publiée dans Molecular Cell.

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Le lapin nouveau-né perçoit et mémorise des objets … grâce à son nez

Le nez fonctionne comme un analyseur de la richesse chimique environnante. Cela peut se traduire par la perception de tout ou partie des différents odorants qui composent un mélange. De façon plus mystérieuse, le nez perçoit aussi certains mélanges comme des touts singuliers, à l’odeur différente de celles des constituants; c’est du moins ce que suggère la connaissance empirique issue des pratiques de la cosmétique (odeur singulière d’un parfum), de l’industrie alimentaire (arôme typique d’un yaourt) et des arts culinaires (plats signatures de chefs, bouquets de grands vins). Des travaux publiés dans les Proceedings B of the Royal Society et Frontiers in Behavioral Neuroscience, portés par des chercheurs du Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation, en collaboration avec une équipe bordelaise et une américaine, démontrent clairement pour la première fois cette compétence ... et cela dès la naissance.

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Les Cichlidés des grands lacs africains : une famille de poissons à l’évolution accélérée

Les mécanismes de speciation restent pour une grande part à élucider. La famille des cichlidés qui s’est diversifiée en plus de 2000 espèces au sein des grands lacs africains, fournit un modèle unique pour nous renseigner sur l’évolution des vertébrés. Dans le cadre d’un consortium international sous l’égide du BROAD Institute, une équipe de l’Institut de Génétique et Développement de Rennes, sous la direction de Francis Galibert, reconnu pour ses études génétiques sur le modèle du chien, a contribué à la détermination de la séquence nucléotidique et à l’annotation du génome de cinq espèces de cichlidés représentatifs de cette famille, dont celui du Tilapia (Oreochromis niloticus), une espèce très importante pour l’aquaculture. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature.

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Jeux de symétrie et d’asymétrie chez un récepteur nucléaire

Les chercheurs de l’équipe de Bruno Klaholz, récemment installés dans le tout nouveau Centre de Biologie Intégrative de l’Institut de Génétique et Biologie Moléculaire et Cellulaire, ont utilisé une technique de cryo-microscopie électronique à haute résolution pour établir la structure du récepteur nucléaire de l’hormone ecdysone des insectes lié à un élément de réponse ADN. Dans une étude publiée dans la revue Nature Communications, ils dévoilent une structure inédite comprenant la partie du récepteur liant l’hormone et son domaine de liaison à l’ADN. Ces résultats mettent en lumière une asymétrie inattendue et permettent de mieux comprendre le fonctionnement général des récepteurs stéroïdiens.

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Attention danger : reconnaissance de dommage cellulaire

Une blessure de la peau est une voie d’entrée potentielle de microbes pathogènes. Détecter une blessure est crucial pour l’organisme qui doit coordonner des mécanismes de défense antimicrobienne avec la cicatrisation. Une équipe du Centre d’Immunologie de Marseille Luminy en collaboration avec un laboratoire de chimie du Boyce Thompson Institute (USA) a mis en évidence un nouveau couple ligand-récepteur activé par la blessure et l’infection chez le ver nématode Caenorhabditis elegans. Ce travail publié dans la revue Nature Immunology propose un rôle inédit de sentinelle pour des dérivés de l’acide aminé tyrosine et révèle un rôle ancien des récepteurs de type GPCR dans la défense de l’hôte.

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Le génome du riz africain décrypté : de l'histoire de la domestication des céréales à la sécurité alimentaire des pays du Sud

Un consortium international de 12 partenaires, dont le laboratoire Génome et Développement des Plantes de l'Université de Perpignan, a établi la séquence du génome du riz africain Oryza glaberrima. Cette étude publiée dans la revue Nature genetics révèle que ce sont les mêmes gènes qui ont été la cible des premiers riziculteurs en Asie et en Afrique, permettant ainsi la domestication de ces deux espèces dans des régions pourtant éloignées de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres. Le riz a donc été "inventé" par l'homme deux fois indépendamment, à partir de deux espèces sauvages proches mais distinctes.

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GINIP : une nouvelle cible thérapeutique pour le traitement des douleurs neuropathiques

Le traitement de la douleur présente des enjeux économiques, sociologiques et médicaux très importants mais, en dépit d’avancées majeures au cours des 20 dernières années, les douleurs neuropathiques s’avèrent résistantes aux différents antalgiques utilisés en clinique. Comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires à l’origine de ces douleurs est donc essentiel pour mettre en place de nouvelles stratégies thérapeutiques. Dans une étude publiée dans la revue Neuron, l’équipe d‘Aziz Moqrich à l’Institut de Biologie du Développement de Marseille décrit une nouvelle protéine, GINIP (Gα-INhibitory Interacting Protein), qui représente une cible thérapeutique potentielle inédite. Cette protéine, fortement enrichie dans une classe particulière de neurones nociceptifs cutanés, module de façon spectaculaire l’activité de l’un des principaux acteurs de la douleur neuropathique, le récepteur GABAB.

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Le traitement hormonal en début de ménopause renforce l’activité cérébrale

Quelle influence joue le traitement hormonal substitutif en début de ménopause sur l’activité cérébrale liée à la motivation et à la perception du plaisir? Telle est la question que l’équipe de Jean-Claude Dreher s’est posée en s’intéressant à un système cérébral appelé système de récompense. Dans une étude publiée dans la revue Psychoneuroendocrinology, l’équipe démontre, grâce à l’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle, que le traitement hormonal augmente l’activité de ce système chez la femme en début de ménopause.

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Les gènes symbiotiques voyagent accompagnés d’accélérateurs d’évolution

Comment une fonction aussi complexe que la capacité à fixer l’azote de l’air en symbiose avec une légumineuse a-t-elle pu se propager dans des genres bactériens éloignés les uns des autres ? Pour le savoir, des chercheurs du laboratoire des interactions plante-microorganismes de Toulouse ont rejoué en laboratoire l’évolution des rhizobia. Ils ont ainsi découvert, en collaboration avec l’Institut Pasteur Paris et le Genoscope d’Evry, un mécanisme qui facilite l’évolution des rhizobia : les gènes symbiotiques sont transférés en même temps que des gènes d’ADN polymérases qui élèvent le taux de mutation du génome d’accueil. Cela crée une explosion de diversité génétique qui donne un coup d’accélérateur à l’émergence d’un nouveau rhizobium. Ces travaux sont publiés dans la revue PLoS Biology.

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Nouvelles perspectives pour le traitement du diabète de type 2

La recherche de nouvelles cibles permettant de freiner la production hépatique de glucose anormalement élevée chez les diabétiques et de normaliser leur glycémie, est un enjeu majeur face à la progression de la maladie. Dans une étude publiée dans Nature Communications, Marc Foretz et son équipe de l’Institut Cochin viennent d’identifier, en collaboration avec des chercheurs de l’Université de Dundee, un nouveau mécanisme d’inhibition de la production de glucose dans le foie qui pourrait représenter une nouvelle cible thérapeutique pour le traitement du diabète de type 2.

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Des microtubules « piliers » pour faire battre les cils motiles à l’unisson

L’épithélium recouvrant les voies respiratoires contient des cellules possédant un très grand nombre de cils dont le mouvement coordonné est essentiel pour assurer l’élimination du mucus. Le rôle du cytosquelette dans cette coordination est très important, mais l’organisation ultrastructurale de ses différents réseaux n’avait jamais été clairement établie. Une étude réalisée par une équipe de l’Institut Jacques Monod, en collaboration avec des chercheurs de l’Institut de Biologie Moléculaire et Structurale du Birkbeck College, met en évidence, à la base des cils, la présence d’un centre organisateur de microtubules formant des “piliers” qui assurent la coordination de leur battement. Ce travail publié dans Nature Communications est une étape importante dans la compréhension du fonctionnement des cellules ciliées dans le tractus respiratoire et ouvre des perspectives pour la recherche sur les ciliopathies.

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Dommages sur l'ADN : en cas de rupture, il faut savoir partir

Il était connu que lorsque l’ADN est endommagé par des cassures, des enzymes spécialisés se fixent sur ces cassures pour les réparer. Des chercheurs de l’Institut de Pharmacologie et de Biologie Structurale viennent de découvrir que, à l’inverse, plusieurs protéines sont activement enlevées de la cassure pour éviter l’accumulation de structures toxiques. La découverte de ce phénomène essentiel au maintien de la stabilité de notre génome, publiée dans la revue Nucleic Acids Research, permet de mieux comprendre comment notre organisme se protège des effets néfastes des cassures de l’ADN.

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Comment le prion [PSI+] modifie la physiologie de la cellule

Le repliement correct d’une protéine est essentiel pour son activité, mais certaines protéines peuvent adopter plusieurs repliements. Ces repliements alternatifs peuvent avoir de nombreuses conséquences sur le fonctionnement de la cellule, comme le montre l'apparition du prion [PSI+] qui induit une myriade de phénotypes chez la levure. L'équipe d'Olivier Namy à Institut de Génétique et Microbiologie décrit pour la première fois les modifications de l'expression des gènes et les erreurs traductionnelles engendrées par ce prion sur l’ensemble du génome. Ces travaux sont publiés dans Cell Reports.

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Cyanobactéries et biominéralisation : pourquoi la biodiversité compte pour les minéralogistes

Une grande diversité de souches de cyanobactéries de la collection de l’Institut Pasteur a été réétudiée par microscopie électronique. L’étude menée sous la direction de chercheurs de l’Institut de Minéralogie, de Physique des Matériaux, et de Cosmochimie (UPMC, CNRS, MNHN, IRD) en collaboration avec l’Institut Pasteur, l’Unité d'Ecologie, Systématique et Evolution (CNRS, Université Paris-Sud) et le département d’écologie et des ressources naturelles de l’université nationale autonome du Mexique révèle que plusieurs d’entre elles sont capables de former des minéraux de carbonates de calcium à l’intérieur de leurs cellules alors que l’on pensait ce processus très rare jusqu’ici. Ce type de biominéralisation est répandu phylogénétiquement, ainsi que géographiquement et a pu être important il y a plusieurs milliards d’années. Cette découverte a d’importantes implications sur l’histoire évolutive de la formation de minéraux par les microorganismes ; elle est publiée dans PNAS le 7 juillet 2014.

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Un nouveau mécanisme pour expliquer la cicatrisation des tissus

Les tissus épithéliaux sont constitués d’un ensemble de cellules juxtaposées, liées par des jonctions intercellulaires et séparées du tissu sous-jacent par une membrane basale. Les épithéliums établissent donc une barrière de protection entre ces deux milieux qui est une des fonctions importantes de ces tissus. En cas de lésion, la cicatrisation de ces tissus est un processus très important qui permet au tissu de maintenir son intégrité. Une étude menée en collaboration entre des équipes de l’Institut Jacques Monod, de l’Institut de Bioenginyeria de Catalunya (Espagne), du Mechanobiology Institute (Singapour), des instituts IRB, UPC and UB (Espgane) et de l’Université de Waterloo (Canada) a mis en évidence un nouveau mécanisme de fermeture des lésions tissulaires basé sur le mouvement coordonné des cellules épithéliales. Ce travail publié dans la revue Nature Physics est une étape importante dans la compréhension des processus de réparation des blessures des tissus et laisse envisager le développement de traitements susceptibles d’améliorer ou d’accélérer la réparation des lésions.

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Cellules souches neurales : un destin finement contrôlé

Comment la formation des cellules du cerveau est-elle contrôlée ? L’équipe d’Angela Giangrande à l’IGBMC vient de mettre en lumière les mécanismes moléculaires du devenir des cellules souches neurales, à l’origine de toutes les cellules constituant notre cerveau. Ce travail peut aussi nous aider à comprendre les mécanismes physiopathologiques des processus métastatiques. Ces résultats sont publiés dans la revue Nature Communications.

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Découverte d’un nouveau contrôleur cellulaire

250 000 millions : c’est le nombre de cellules en cours de division dans notre organisme à chaque instant. Alors pour éviter l’apparition de cellules défectueuses, il existe un grand nombre de verrous de sécurité. L’équipe de Geneviève Almouzni vient d’en découvrir un nouveau.

 

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Une nouvelle approche pour l’imagerie multicolore rapide de tissus fluorescents

Des physiciens et biologistes viennent de mettre au point une nouvelle stratégie d’imagerie permettant d’observer des phénomènes rapides se déroulant dans des tissus ou organismes vivants avec une très bonne résolution spatiale.

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Paludisme : l'astuce du parasite pour échapper au système immunitaire

Les chercheurs de l’équipe d’Artur Scherf sont parvenus à élucider ce mécanisme jusqu'alors inconnu auquel Plasmodium a recours pour déjouer à maintes reprises le système immunitaire. Ils ont montré que c’est une protéine de type enzyme, la RNase, qui est au cœur du processus : elle détruit l’ARN messager ‘naissant’ de gènes codant pour les protéines d’adhésion, ne laissant s’exprimer qu’un seul des 60 types de molécule d’adhésion à la surface de globule rouge infecté. Leurs travaux sont publiés dans la revue Nature.

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Comment la cellule lit ses SMS

S’informer passe pour la cellule par l’ingestion de messagers venus de l’extérieur. La cellule entoure ce coursier cellulaire puis l’absorbe. Une opération très dynamique qui nécessite des moteurs moléculaires et un approvisionnement en essence, comme vient de le démontrer une étude pilotée par Philippe Chavrier. 

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Un lien moléculaire établi entre réponse au stress et syndrome d’alcoolisation foetale

La cause la plus fréquente de retard mental non génétique est liée à la consommation d’alcool pendant la grossesse. L’exposition prénatale à l’alcool, en altérant les processus de migration des jeunes neurones, perturbe la formation des couches du cortex cérébral. Une étude menée par une équipe de l’Unité d’Épigénétique et destin cellulaire, en partenariat avec un laboratoire de l’Hôpital Robert Debré, révèle que ces défauts de migration résultent de l’activation permanente d’un facteur de réponse au stress de l’environnement entraînée par l’exposition du fœtus à l’alcool. Cette étude fait l’objet d’une publication dans EMBO Molecular Medicine.

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Le cœur moléculaire du soutien des cellules souches du sang décrypté

Les cellules stromales du tissu de soutien hématopoïétique régulent et instruisent les cellules souches hématopoïétiques (CSH) tout au long de la vie. Le décryptage des mécanismes moléculaires impliqués dans ce soutien est crucial dans la perspective de pouvoir manipuler les CSH pour traiter les maladies hématologiques. Dans une étude publiée dans la revue Cell Stem Cell, une équipe de l’Institut de biologie Paris-Seine, en collaboration avec une équipe de l’Université de Californie à San Diego, a identifié, à partir de l’ensemble des gènes exprimés par les cellules stromales de mammifères, un sous-ensemble de gènes codant des ARN messagers et des micro-ARN et organisés en un réseau unique constitué de plusieurs modules. Ce réseau contient des régulateurs identifiés antérieurement et plusieurs centaines d’autres qui avaient jusqu’à présent échappé à l’analyse. De manière remarquable, ce sous-ensemble est totalement prédictif de la fonction de soutien des cellules stromales. Ceci démontre l’extrême robustesse de ces résultats et souligne l’importance biologique de la mise en évidence de ce réseau qui ouvre la voie à la mise en place de protocoles de thérapie cellulaire en médecine régénératrice.

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Le récepteur P2X de l’ATP : un nouvel acteur des processus cellulaires de la mémoire 

Les neurones communiquent entre eux au niveau d’une zone spécialisée bien connue, la synapse, qui permet le transfert et le traitement des informations. Les modifications de l’activité des synapses, ou « plasticité synaptique », sont des mécanismes très étudiés en particulier dans la région de l’hippocampe du cerveau où ils sont considérés comme le substrat cellulaire de la mémoire et de l’apprentissage. Dans une étude publiée dans le journal Neuron, l’équipe d’Eric Boué-Grabot de l’Institut des maladies neurodégénératives de Bordeaux vient de découvrir que le récepteur P2X de l’ATP est l’acteur principal d’une forme insoupçonnée de plasticité des synapses impliquées dans la mémoire.

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Algues brunes, plantes, animaux : même combat contre l’agression 

Les algues brunes marines sont des végétaux n'ayant ni fleurs, ni canaux pour conduire la sève et pourtant elles révèlent des adaptations de leur système immunitaire qui convergent avec les mêmes mécanismes chez les plantes, mais aussi les animaux. Des chercheurs du laboratoire de Biologie intégrative des modèles marins de la Station biologique de Roscoff viennent de mettre en évidence pour la première fois des mécanismes de défense systémique chez les grandes algues brunes. Lorsqu’une algue est attaquée par un pathogène ou un brouteur, elle se révèle capable de mettre en place des défenses actives non seulement localement, mais aussi à distance dans les autres parties de l’algue éloignées du lieu de l’attaque. La propagation de signaux le long de son thalle qui est l’équivalent des feuilles chez les plantes, lui permet ainsi de se protéger intégralement contre de nouvelles attaques d’herbivores ou de pathogènes. Ces travaux sont publiés dans la revue New Phytologist.

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Le hamster d’Europe nous apprend à mesurer les saisons

De fascinants systèmes d’horloges biologiques permettent àun très grand nombre d’organismes vivants d’anticiper et de s’adapter aux variations journalières et saisonnières de l’environnement. Si les mécanismes moléculaires et cellulaires du fonctionnement des horloges circadiennes commencent à être élucidés en détail, les mécanismes d’adaptation aux variations saisonnières restent à caractériser. Chez les mammifères dont la reproduction est saisonnière, une horloge circannuelle régule les variations d’activité des gonades, de poids ou de température corporelle selon des rythmes endogènes ayant une période proche d’un an. Une équipe de l’Institut des neurosciences cellulaires et intégratives montre pour la première fois que l’horloge circannuelle du hamster d’Europe pourrait être localisée dans la pars tuberalis, une région antérieure de l’hypophyse. Les travaux de cette équipe démontrent en outre que cette horloge circanuelle contrôle le rythme de production de l’hormone thyréostimuline régulant l’activité de neurones hypothalamiques impliqués dans l’activité de reproduction. Cette étude est  publiée dans Current Biology.

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Syndrome du X fragile : la morphologie des synapses enfin visible 

Spécialistes en microscopie STED, Valentin Nägerl et son équipe de l’Institut interdisciplinaire de neuroscience découvrent les subtiles modifications des synapses responsables du syndrome du X fragile qui entrainent des anomalies comportementales proches de l’autisme. Cette étude, publiée dans le  Journal of Neuroscience met à mal les thèses qui indiquent que leur morphologie est très impactée.

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ARN de porine et mitochondries, une association constructive

Siège de la respiration cellulaire, la mitochondrie est une véritable centrale énergétique mais elle est également impliquée dans la mort cellulaire. Ainsi, un nombre croissant de pathologies humaines comme le cancer et certaines maladies neuro-dégénératives est associé à des dysfonctionnements des mitochondries. Anne-Marie Duchêne, maître de conférences de l’université de Strasbourg, et ses collègues de l’Institut de biologie moléculaire des plantes et de l’Institut des sciences du végétal du CNRS, cherchent à comprendre le fonctionnement de cet organite. Ils viennent de mettre en évidence qu’une porine, protéine majeure de la mitochondrie, était traduite à partir de deux ARNs messagers. L’un d’eux, en s’associant aux membranes mitochondriales, modifie la quantité et la morphologie des mitochondries, comme le précise cette étude parue dans PNAS.

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Atoh1, à la croisée de la prolifération et de la différenciation cellulaire

Le médulloblastome, la plus fréquente des tumeurs cérébrales malignes de l’enfant se développe dans le cervelet. La jeune équipe d’Olivier Ayrault du laboratoire Signalisation, neurobiologie et cancer s’intéresse à une protéine nommée Atoh1, essentielle à la mise en place de cette région du cerveau. Ce facteur de transcription est également très fortement impliqué dans l’apparition de ce cancer pédiatrique. Publiés dans Developmental Cell, leurs travaux dissèquent le mécanisme moléculaire permettant la dégradation d’Atoh1 dans les neurones et ont pu mettre en évidence que ce mécanisme est altéré dans les tumeurs.

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Le cerveau à plusieurs niveaux : le premier enregistrement trimodal

L'activité du cerveau humain est fréquemment étudiée à partir de mesures prises à la surface de la tête, comme c’est le cas pour l'électroencéphalographie ou la magnétoencéphalographie. Certaines motivations cliniques justifient des mesures intra-cérébrales qui sont rendues possibles par l’implantation d'électrodes à l'intérieur du crâne. Ces trois approches offrent des visions complémentaires de l'activité cérébrale sur le plan spatial et temporel. Une collaboration entre le Laboratoire de psychologie cognitive, l’Institut de neuroscience des systèmes et le service de Neurophysiologie de l’hôpital de la Timone a rendu possible la première étude au cours de laquelle ces trois mesures ont pu être réalisées de façon simultanée. Ce travail, rapporté dans la revue Neuroimage, a permis de comparer directement les visions locales et globales de l'activité cérébrale. Il offre ainsi une opportunité inédite de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau.

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L’épais manteau sucré des cellules cancéreuses, levier d’activation de l’adhérence

Le glycocalyx, l’enveloppe sucrée des cellules, était connu jusqu'à présent pour diminuer l’adhérence cellulaire. Une étude réalisée par deux chercheurs de l’Institut interdisciplinaire de neurosciences en collaboration avec une équipe du Center for Bioengineering and Tissue Regeneration de l’université de Californie à San Francisco, montre que le glycocalyx est hypertrophié dans les cellules cancéreuses et active mécaniquement les protéines responsables de l’adhérence cellulaire ce qui entraîne la survie et la prolifération des cellules. Les cellules cancéreuses en exprimant une épaisse enveloppe sucrée créent leur propre environnement mécanique propice à leur dissémination dans l’organisme. Ces travaux font l’objet d’une publication dans la revue Nature.

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Communication neuronale : comprendre la synapse par la génétique du ver

Les synapses sont des jonctions spécialisées qui connectent les neurones et permettent le transfert et le traitement de l'information. Les progrès de la génétique et de la physiologie montrent que des anomalies de la synapse pourraient être impliquées dans des maladies neuropsychiatriques aussi diverses que l'épilepsie, l'autisme ou la schizophrénie. Dans une étude publiée dans la revue Nature, une équipe du Centre de génétique et de physiologie cellulaire de l’Université Claude Bernard a utilisé une approche génétique chez le ver C. elegans pour identifier un nouveau gène, Ce-punctine, impliqué dans l'organisation des synapses. En effet, malgré la distance évolutive qui sépare ce petit ver de l'homme, les mécanismes cellulaires et moléculaires de la transmission synaptique sont très conservés. Chez l'homme, des mutations dans le gène punctine2 pourraient représenter un facteur de risque pour le développement de schizophrénie. Les découvertes réalisées grâce à C. elegans contribuent ainsi au décryptage de la mise en place de la fonction synaptique, un enjeu fondamental pour la compréhension du fonctionnement cérébral normal et pathologique.

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Vers un diagnostic précoce du cancer du poumon

Le cancer du poumon est hélas le plus mortel, avec un taux de survie à 5 ans inférieur à 15%. Trois équipes de recherche composées de physiciens, chimistes et biologistes  respectivement de Bordeaux, Lyon et Grenoble, ont réussi à le détecter précocement par IRM, en utilisant comme marqueur des nanoparticules ultrafines de gadolinium. Cette innovation, publiée dans la revue PNAS, réside également dans le fait que cet agent de contraste microscopique est administré par voie orale. Inhalé en aérosol !

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Identification de nouveaux gènes régulateurs par microscopie robotisée à haute résolution

Des avancées technologiques spectaculaires, incluant le développement d’outils d’imagerie cellulaire à haut débit de plus en plus performants, ont révolutionné l’étude de la structure et de la fonction du génome au cours des dernières années. La robustesse et la précision de ces nouvelles technologies ont permis à une équipe de l’Institut de génétique humaine de Montpellier de mettre au point un crible automatisé couvrant l’ensemble du génome et visant à identifier de nouveaux gènes impliqués dans la régulation dite « épigénétique » des fonctions vitales de la cellule. Cette approche inédite a permis d’identifier une série de facteurs dont le rôle dans cette régulation était insoupçonné auparavant. Les chercheurs de l’IGH démontrent ainsi que deux facteurs impliqués dans la « SUMOylation », une modification post-traductionnelle des protéines, régulent la solubilité et l’agrégation des protéines régulatrices Polycomb dans le noyau cellulaire. Ces résultats rapportés dans Molecular Cell ouvrent la voie à de nouvelles études des mécanismes de l’expression du génome, ainsi qu’à la recherche de molécules à potentiel thérapeutique.

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Voir l’activité enzymatique en direct dans un organisme vivant

Les chercheurs du Centre de résonance magnétique des systèmes biologiques ont mis au point un stratagème ingénieux pour voir l’activité enzymatique du pancréas d’une souris vivante. Cette première image de la digestion d’une protéine, obtenue par une nouvelle technique d’IRM et dans un organisme vivant, est parue dans Contrast Media & Molecular Imaging.

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Un récepteur de la sérotonine impliqué dans le développement neuronal

Philippe Marin et Séverine Chaumont-Dubel de l’Institut de génomique fonctionnelle s’intéressent à la sérotonine et à un de ses récepteurs, cible thérapeutique prometteuse pour le traitement des déficits cognitifs de la maladie d’Alzheimer ou de la schizophrénie. Dans cette étude publiée dans Nature Chemical Biology, les chercheurs ont mis en évidence son implication dans une voie de signalisation essentielle à la formation des circuits neuronaux.

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Découverte d’un mécanisme inédit de développement de la pré-éclampsie

La pré-éclampsie touche plus de 8 000 000 de femmes enceintes dans le monde. Aucun traitement efficace n’existe actuellement pour cette maladie qui peut provoquer la prématurité ou la mort de la mère et du foetus. Dans une étude publiée dans Antioxidants & Redox Signaling, des chercheurs du CNRS, de l’Inserm, de l’Institut Pasteur et de l’INRA, révèlent que l’altération, au niveau du placenta, de la fonction des mitochondries liée à l’équilibre des formes réactives de l’oxygène et de l’azote pourrait être à l’origine de la maladie. Ce travail de recherche fondamentale ouvre la voie au développement de nouveaux biomarqueurs pour la détection précoce de la pré-éclampsie et l’exploration d’approches thérapeutiques.

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Division cellulaire bactérienne : un nouveau modèle

Agent pathogène de l’homme, le pneumocoque est une bactérie responsable de maladies graves pouvant entraîner la mort notamment chez les enfants et les personnes âgées. Christophe Grangeasse et son équipe du laboratoire Bases moléculaires et structurales des systèmes infectieux cherchent à comprendre les mécanismes  de la morphogenèse et de la division cellulaire de cette bactérie. Leurs travaux récents, publiés dans Plos Genetics, révèlent le rôle d’un nouveau trio de protéines qui régulent finement la machinerie d’assemblage de la paroi bactérienne,  nécessaire à la formation de deux cellules filles viables et identiques.

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Tolérance des cellules aux lésions de l’ADN : d’abord un peu de diversité, puis beaucoup de stabilité…

Toute cellule possède deux stratégies qui lui permettent de tolérer les dommages induits dans la molécule d’ADN, l’une responsable de l’apparition de mutations et l’autre, fidèle, dite de contournement des dommages. Des chercheurs du Centre de recherche en cancérologie de Marseille apportent une nouvelle vision de la réponse des cellules aux stress de l’environnement. Ils démontrent dans une publication dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, que les cellules bactériennes dont l’ADN est endommagé « choisissent » dans un premier temps de produire des mutations, avant de mettre en place le mécanisme de contournement.

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Nanoparticules fluorescentes ultra-brillantes remplies de fluorophores qui clignotent en synchronie

L’utilisation de nanoparticules fluorescentes en imagerie biomédicale présente un triple défi : obtenir des particules d’une très grande brillance dont l’émission est contrôlable tout en utilisant des matériaux biodégradables. Des chercheurs du Laboratoire de biophotonique et pharmacologie de l’Université de Strasbourg ont synthétisé de nouvelles nanoparticules polymériques fluorescentes ultra-brillantes contenant des centaines de fluorophores dont l’auto-inhibition est très fortement réduite par la présence d’un contre-ion hydrophobe. L’organisation spatiale des fluorophores induit leur clignotement collectif qui peut être utilisé en imagerie super-résolutive ce qui confère à ces nanoparticules un très grand potentiel en imagerie cellulaire. Ce travail fait l’objet d’une publication dans la revue Nature Communications.

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Le CNRS renforce son dispositif à Singapour et en Asie du Sud-Est

La création de deux nouvelles unités mixtes internationales (UMI) et le renouvellement de l'UMI CINTRA ont fait l'objet d'une cérémonie de signatures vendredi 30 mai 2014 à Singapour. Une délégation du CNRS et les plus hauts responsables des universités partenaires locales, la National University of Singapore et la Nanyang Technological University étaient présents. Ces deux nouvelles UMI – en mécanobiologie pour l'une et en physique sur le graphène, les gaz et l'information quantiques pour l'autre – consolident le partenariat scientifique dynamique entre la France et Singapour, portant à quatre1 le nombre d'unités mixtes internationales entre les deux pays. Cette collaboration fructueuse se voit aussi confortée par le transfert l'été prochain du bureau régional CNRS pour l'Asie du Sud-Est, de sa localisation actuelle au Vietnam vers Singapour.

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Développement d’un crible multi-phénotypique pour l’étude des interactions hôte/pathogène

La fièvre Q, ou coxiellose, est probablement la zoonose la plus contagieuse qui soit puisqu' une seule bactérie suffit à infecter un homme.
L'équipe de Matteo Bonazzi du Centre d'études d'agents pathogènes et biotechnologies pour la santé a mis au point et validé un protocole d'identification rapide des facteurs bactériens qui régulent les interactions hôte-pathogène. Les chercheurs ont appliqué leur méthode pour étudier Coxiella burnetii, pathogène responsable de la fièvre Q. Ce travail a été publié dans Plos Pathogens.

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Les aires cérébrales du cortex visuel travaillent non pas successivement mais en parallèle

Comprendre comment le cerveau traite et analyse l’information visuelle reste une question cruciale en neurosciences. L’équipe d’Alain Destexhe de l’Unité de neurosciences, information et complexité, en collaboration avec celle de Frédéric Chavane de l’Institut de neurosciences de la Timone, démontre l’existence d’ondes de propagation dans le cerveau du macaque conscient. Point final à la controverse scientifique sur la réalité de ces ondes, ces travaux sont parus dans Nature Communications. Ils mettent également en évidence que le signal électrique respecte les frontières fonctionnelles des aires cérébrales.

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Voir avec le coeur

Nos battements cardiaques influencent notre capacité à voir ! Découverte pour le moins surprenante de la chercheuse CNRS Catherine Tallon Baudry et de son équipe du Laboratoire de neurosciences cognitives. Ces travaux publiés dans Nature Neurosciences, montrent expérimentalement, pour la première fois, un lien direct créé par notre cerveau entre les informations intrinsèques du corps et les stimuli extérieurs.

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Le virome d'un coprolithe du 14ème siècle dévoilé

Les coprolithes sont des concrétions de matières fécales animales et humaines que l'on peut retrouver en grande abondance lors de fouilles archéologiques. Leur analyse permet de reconstituer en partie les flores microbiennes anciennes. Des travaux précédents avaient établi en partie le répertoire des parasites et des bactéries dans différents coprolithes exhumés de sites en Amérique du Sud, plus rarement en Europe. Le répertoire des virus, appelé virome, était inconnu dans les coprolithes humains. Dans cette étude paléomicrobiologique, associant l’Unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes au laboratoire Chrono-environnement, les chercheurs ont établi pour la première fois le virome d'un coprolithe exhumé à Namur en Belgique et daté du 14ème siècle. En effet, bien que les virus soient 100 fois plus abondants que les bactéries dans les microbiotes humains, leur diversité dans les échantillons anciens restait inconnue.

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Division cellulaire : les septines, architectes de l’anneau contractile

Si la division cellulaire est enseignée à tous les collégiens, elle reste pourtant encore un sujet de recherche pointue. Manos Mavrakis et Thomas Lecuit, chercheurs CNRS de l’Institut de biologie du développement de Marseille se penchent sur sa phase finale. Sur cet instant crucial où la membrane plasmique de la cellule se contracte en son équateur pour former deux cellules filles, par l’intermédiaire d’un anneau contractile qui agit comme le cordon d’une bourse. Comment cet anneau est-il assemblé ? Comment est-il stabilisé ? Leurs réponses proposent un nouveau rôle aux septines, protéines associées à l’anneau et très conservées au cours de l’évolution. L’inédite démonstration de l’interaction entre les septines et l’actine du cytosquelette a été publiée dans Nature Cell Biology

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La migration favorise-t-elle la diversification des oiseaux ?

La fascination pour la migration des oiseaux a conduit à de nombreuses études relatives à l'orientation et la navigation en vol ou encore aux risques liés aux pandémies et au réchauffement climatique. Cependant, l'impact de la migration sur l'évolution et la diversification des oiseaux reste encore mal connu. Une équipe composée de chercheurs de l'Institut de biologie de l'Ecole Normale Supérieure (IBENS), du Centre des Sciences de la Conservation (CESCO), du Centre de Mathématiques Appliquées (CMAP) et de l’Imperial College London a étudié l'influence du comportement migrateur sur la diversification des oiseaux. Publiée le 23 avril dans le journal Proceedings of the Royal Society B, cette étude révèle que les espèces migratrices se diversifient plus rapidement et s'éteignent moins vite que les sédentaires.

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Le plant de tabac qui veut se faire aussi anticancéreux que la pervenche de Madagascar

La délicate pervenche de Madagascar produit, dans ses jeunes feuilles, des composés thérapeutiques utilisés contre le cancer, comme la vinblastine ou la vincristine. Comment cette plante produit-elle ces molécules d’intérêt ? Dans le cadre du projet européen SmartCell, Danièle Werck avec son équipe de l’Institut de biologie moléculaire des plantes et cinq autres partenaires ont réussi à produire dans la feuille de tabac, les précurseurs métaboliques de ces molécules anticancéreuses. Cette étape décisive dans la production de composés médicaux  a été publiée dans Nature Communications.

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Identification d’un nouveau mécanisme d’acidification des compartiments intracellulaires

L’acidification des compartiments intracellulaires joue un rôle crucial dans un grand nombre de fonctions cellulaires. Lorsque celle-ci ne se produit pas correctement, du fait de mutations génétiques ou du vieillissement, des troubles importants apparaissent. L’équipe de Laurent Counillon du Laboratoire de physio-médecine moléculaire en collaboration avec l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire a identifié un nouveau mécanisme d’acidification des compartiments intracellulaires.

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Fibromyalgie : accroitre la qualité de vie en boostant le métabolisme limbique

Douleurs diffuses, fatigue, troubles du sommeil… La fibromyalgie touche 2 à 5% de la population, essentiellement des femmes. Ces patientes présentent un dérèglement du fonctionnement cérébral, qui pourrait expliquer leur hypersensibilité douloureuse. Le Pr. Eric Guedj et son équipe de l’Institut de Neurosciences de la Timone ont montré que ces altérations fonctionnelles pouvaient être, au moins en partie, corrigées par une technique de stimulation cérébrale. Cette amélioration s’accompagnait alors d’une diminution du handicap des patientes. Cette étude clinique a été publiée dans Neurology.

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Protéines TIP49 : identification des acides aminés activateurs de l’eau qui hydrolysent l’ATP

Vitales à la cellule, les protéines TIP 49 sont énigmatiques : comment transforment-elles l’énergie chimique de l’ATP en force motrice ? Comprendre les fonctions moléculaires de ces enzymes et leur changement conformationnel attise la curiosité des chercheurs du Laboratoire de biologie moléculaire eucaryote. En collaboration avec l'Université Polytechnique d'état de Saint-Pétersbourg et l'University College of London, ces scientifiques ont mis en évidence les mécanismes particuliers d’hydrolyse de l’ATP et ont publié leurs résultats dans Structure.

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L’âge des neurones du cortex après un accident vasculaire chez l’humain

Dans une étude publiée dans le journal Nature Neuroscience*, une équipe de chercheurs suédois, français hongrois et allemands a mesuré l’âge des cellules du néocortex humain par datation au carbone 14 dérivé des essais nucléaires. Jonas Frisén de l’Institut Karolinska (Stockholm, Suède) et ses collègues, dont Samuel Bernard de l’Institut Camille Jordan (CNRS, UMR2508, Lyon, France), ont montré qu’il n’y avait aucun renouvellement neuronal même après accident vasculaire cérébral (AVC) d’origine ischémique.

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L'architecture inattendue d'une machine à virulence bactérienne

Comment les bactéries injectent leurs facteurs de virulence dans les cellules hôtes ? Une question majeure pour comprendre comment bloquer les maladies qu’elles induisent. Rémi Fronzes et ses collaborateurs du laboratoire Biologie structurale des processus cellulaires et maladies infectieuses dévoilent pour la première fois la structure 3D du système bactérien de sécrétion de type IV. Cette étude publiée dans Nature, pose les fondements du décryptage du fonctionnement de ces systèmes qui transportent des facteurs pathogènes et des gènes de résistance aux antibiotiques. Une étape cruciale pour le développement de stratégies thérapeutiques bloquant ce mécanisme d'infection.

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L’étau se resserre autour du gène de résistance à la toxoplasmose

La toxoplasmose est une cause d’angoisse pour beaucoup de femmes enceintes. Depuis 1998, l’équipe de Marie-France Cesbron-Delauw du Laboratoire adaptation et pathogénie des micro-organismes (CNRS/Université Grenoble1) s’intéresse à ce parasite. Elle vient de pointer, chez le rat, un gène Nlrp1 comme élément essentiel de la résistance à l’infection parasitaire. Ce gène est situé sur une région du chromosome 10, nommée locus Toxo1. Ces travaux ont été publiés dans PloS Pathogens.

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La théorie de Darwin cultivée en tube à essai

Charles Darwin a formulé et publié en 1859, l'hypothèse selon laquelle toutes les espèces vivantes sont le fruit de l’évolution et de l’adaptation de leurs ancêtres. Pourtant jamais aucun scientifique n’avait, de ses yeux, vu l’apparition d’une nouvelle lignée cellulaire à partir d’un ancêtre unique de bactérie et d’une seule source nutritive, en environnement constant. Cette étude, publiée dans Science, montre en outre que deux nouvelles lignées bactériennes émergent à partir d’un ancêtre commun puis co-existent depuis des dizaines de milliers de générations dans un même tube à essai. L’équipe de Dominique Schneider du Laboratoire adaptation et pathogénie des microorganismes (CNRS/Université Grenoble) est heureuse de prendre part à l’écriture de l’histoire de l’évolution.

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Un lien subtil entre prolifération cellulaire et récepteurs couplés aux protéines G

Les récepteurs couplés aux protéines G sont des protéines à l’interface entre l’extérieur et l’intérieur des cellules. Ils servent à communiquer des informations extracellulaires dans le cytoplasme de la cellule. Sandra Lecat et ses collaborateurs du laboratoire Biotechnologie et signalisation cellulaire (CNRS/Université de Strasbourg) viennent de montrer que ces récepteurs participent à l’activation d’un régulateur central de la prolifération cellulaire, le complexe mTORC1, par un nouveau mécanisme impliquant un changement de localisation intracellulaire de la protéine REDD1. Ces résultats ont été publiés dans Journal of Cell Science.

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Inversion des séquences thêta d'assemblées de neurones hippocampiques pendant la marche arrière

Comment des rats transportés en marche arrière sur un train électrique remettent-ils en cause la plupart des modèles théoriques de la génération des séquences dans l'hippocampe, qui pourraient contribuer au codage de la mémoire épisodique ? C'est ce que montrent les travaux de l'équipe de Michaël Zugaro, du Centre interdisciplinaire de recherche en biologie (CNRS/Inserm/Collège de France), publiés dans Nature Neuroscience par Anne Cei  et collaborateurs.

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Comment grandissent nos cellules?

Certaines cellules de notre corps ont besoin d'augmenter régulièrement leur surface pour pouvoir exercer leurs fonctions. C'est le cas des neurones dont la surface de la membrane cellulaire augmente de 20% par jour au cours du développement. Lorsque les neurones sont matures, leur surface membranaire atteint 250000 µm² ce qui donne un total de 25000 m², soit 4 terrains de football pour tous les neurones du cerveau, salors qu'elle est initialement de ~1256 μm², soit une augmentation de 200 fois.

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Les venins, sources prometteuses de molécules thérapeutiques

Des équipes de scientifiques de l’Institut des biomolécules Max Mousseron (CNRS / Universités Montpellier 1 & 2 / ENSCM) et de l'Institute for Molecular Bioscience (Brisbane, Australie) qui étudient les venins dans le but de trouver de nouvelles molécules thérapeutiques viennent de montrer que les cônes, des mollusques venimeux tropicaux, ont la faculté extraordinaire de changer leurs «armes» selon qu'ils chassent ou se défendent. Cette découverte appelle à une révision des théories actuelles sur l'évolution des animaux venimeux et pourrait également mener à de nouveaux traitements contre la douleur chronique. Ce travail fait l’objet d’une publication dans la revue Nature Communications.

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Anesthésie et chirurgie d’un chromosome cassé visualisé en temps réel

Un outil pour visualiser et étudier in vivo la dynamique de portions de chromosome en dérivant un système bactérien pour son utilisation dans les cellules eucaryotes a été développé par des chercheurs du Laboratoire de microbiologie et de génétique moléculaires (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier) et le Laboratoire de biologie moléculaire eucaryote (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier).

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Un parallèle inédit entre l’évolution de la taille des mammifères et des logiciels informatiques

Des chercheurs du laboratoire de Biologie computationnelle et quantitative (CNRS/UPMC) ont mis en évidence les lois régissant la dynamique de changement de taille des logiciels, systèmes complexes riches de données exhaustives et accessibles. Ils se sont penchés particulièrement sur le système d'exploitation open source Ubuntu. Le plus étonnant réside dans le fait que ce modèle semblerait s’appliquer également à l’évolution de la taille des mammifères. Cette étude est parue dans PNAS.

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Nouvelles perspectives dans la lutte contre la tuberculose : neutraliser un récepteur pour renforcer les défenses de l’organisme

Affectant plus de 5000 patients en France, la tuberculose est de plus en plus résistante aux antibiotiques. Pour aider à contourner cet obstacle majeur au traitement, l’équipe de Valérie Quesniaux du laboratoire Immunologie et neurogénétique expérimentales et moléculaires (CNRS/Université d’Orléans) booste les réponses immunitaires naturelles de l’organisme infecté. Du moins, chez la souris. Cette stratégie est parue dans Journal of Clinical Investigation.

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Pour lutter contre le stress, nos cellules dialoguent

Décrypter les mécanismes cellulaires et tissulaires impliqués dans la sécrétion hormonale est un défi permanent en endocrinologie et neuroendocrinologie. Un des challenges actuels de la recherche concerne la caractérisation des communications intercellulaires et leur rôle dans la régulation de la sécrétion des hormones.
Une étude récente, publiée dans Nature Communications, issue de la collaboration entre une équipe de recherche angevine et une équipe montpelliéraine, vient de décrire le rôle majeur joué par les jonctions communicantes de type jonctions gap dans la sécrétion des hormones de stress, en particulier l’adrénaline, par le tissu médullosurrénalien.

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A chaque division, les chromosomes raccourcissent ! Et comment ?

Nos deux brins d’ADN n’ont pas exactement la même taille. Les pointes des chromosomes, régions particulières du génome, sont protégées par les télomères, qui montrent une dissymétrie. L’extrémité 3’ est sortante, soit légèrement plus longue que sa sœur 5’. Érodé à chaque division cellulaire, ce capuchon se réplique différemment du reste de l’ADN. Dans ses travaux publiés dans Molecular Cell, l’équipe de Maria Teresa Teixeira du laboratoire de Biologie moléculaire et cellulaire des eucaryotes (CNRS/UPMC) met à jour les mécanismes moléculaires de la réplication des télomères. Elle précise également leur dynamique de raccourcissement, jusqu’ici seulement théorique. Et le tout en étudiant la levure de bière.

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Découverte d’une empreinte microARN caractéristique de la Toxoplasmose chronique

Le cerveau est un organe cible du parasite Toxoplasma gondii dans lequel il persiste sous une forme cliniquement invisible, les kystes. Une équipe du Laboratoire Adaptation et Pathogénie des Micro-organismes (CNRS/Université Joseph Fourier) a identifié une signature microARN qui corrèle avec la présence de kystes dans le cerveau de souris chroniquement infectées. Ces petits ARNs régulateurs identifiés sont pro-inflammatoires et exclusivement induits lors d’infection par une souche parasitaire de type II connu pour être responsable de la pathologie humaine. Ces travaux menés avec la collaboration du CEA, de l’INSERM et de deux équipes américaines ont été publiés dans la revue Cell Reports.

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Origine moléculaire de la diversité animale : une énigme résolue

Par quels mécanismes les cellules qui constituent les êtres vivants ont-elles « appris » à trouver leur juste place dans chaque espèce pour aboutir à la diversité du monde animal qui nous entoure ? L’équipe de Samir Mérabet de l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon (IGFL, CNRS / ENS de Lyon / Université Claude Bernard Lyon 1) vient de découvrir un nouveau scénario moléculaire pour expliquer ces mécanismes : il prend sa source dès les premiers êtres unicellulaires. Cette découverte étonnante est publiée dans la revue scientifique eLife.

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Comment nos connaissances sur la régulation de l’activité des lymphocytes permettent de découvrir un mécanisme original de la progression tumorale colorectale

Le cancer colorectal (CCR) se situe au troisième rang mondial des cancers les plus fréquents. Dépisté au stade précoce, la survie des patients est de 90% mais lorsque les patients ont développé des métastases, la médiane de survie est inférieure à 2 ans avec peu d'espoir de guérison. Il est donc urgent de comprendre les mécanismes responsables de la formation de ces métastases afin d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques. L’équipe de Serge Roche au Centre de recherche de biochimie macromoléculaire (CNRS/Université Montpellier 1/Université Montpellier 2) a réussi à faire un pas de plus dans cette compréhension. Ce travail est publié dans Nature Communications.

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Les acides gras insaturés facilitent la transmission d'information entre neurones

Les membranes cellulaires sont riches en acide gras polyinsaturés, et parmi eux l'acide arachidonique. Ces lipides font l'objet d'une attention particulière dans l'alimentation. L'acide arachidonique peut être libéré de la membrane des cellules par l'action d'une enzyme, la phospholipase A2. Dans Neuron, Mario Carta, Frédéric Lanore et Nelson Rebola de l'équipe de Christophe Mulle (Institut interdisciplinaire de neurosciences, CNRS/Université de Bordeaux), démontrent que l'acide arachidonique libéré suite à une période d'activité neuronale, agit comme un messager rétrograde qui facilite la transmission synaptique dans une structure clé pour l'encodage de la mémoire, l'hippocampe.

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Une nouvelle arme fatale pour Pseudomonas aeruginosa

Une nouvelle souche de Pseudomonas aeruginosa a été isolée d’un patient hospitalisé qui présentait une pneumonie hémorragique compliquant une insuffisance respiratoire chronique. Cette souche, baptisée CLJ1, a été identifiée par des chercheurs de l’équipe Pathogénie bactérienne et réponses cellulaires (CNRS)  du laboratoire Biologie du cancer et de l’infection (INSERM - CEA - Université Joseph Fourier-Grenoble I) et de l’équipe Étude de la dynamique des protéomes du laboratoire Biologie à grande échelle (INSERM - CEA - Université Joseph Fourier-Grenoble I), en collaboration avec des médecins du service de réanimation et du Laboratoire de bactériologie-hygiène hospitalière du CHU de Grenoble.

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La biodiversité bactérienne pour une pile à combustible « verte »?

La biopile H2/O2 développée au sein du Laboratoire de bioénergétique et ingénierie des protéines (CNRS / AMU) est le fruit d’une collaboration avec des équipes de l’Institut des sciences des matériaux de Mulhouse (CNRS / UHA) et du Centre de recherche Paul Pascal (CNRS / Université de Bordeaux). En immobilisant deux enzymes thermostables sur des réseaux de nanofibres de carbone, une hydrogénase pour l’oxydation de H2 et une bilirubine oxydase pour la réduction de O2, les chercheurs ont obtenu des performances qui permettent d’envisager leur utilisation pour l’alimentation électrique de petits appareils portables comme des capteurs environnementaux.

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Comment une cellule développe sa forme

Nos cellules possèdent des formes très diverses qui sont souvent essentielles pour leur fonctions. L’une des questions essentielles en biologie est de comprendre comment une cellule définit et maintient sa forme. Un travail pluridisciplinaire, publié dans la revue Developmental Cell, apporte une série de réponses nouvelles à cette question clé et démontre qu'un couplage entre biochimie et biomécanique de la cellule est au cœur des changements de formes cellulaires. Ce travail qui est le fruit d’une collaboration entre l’équipe d’Arezki Boudaou au laboratoire  Reproduction et développement des plantes (CNRS/ENS Lyon/INRA/Université de Lyon 1) et l’équipe de Nicolas Minc à l’Institut Jacques Monod (CNRS/Université Paris Diderot) porte sur le développement de spores chez la levure fissipare.

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La membrane des cellules a plus d’un tour dans son sac

Irradiations, toxines, déchirures… Les cellules sont parfois mises à rude épreuve, mais elles ont de quoi se défendre. L’équipe de Franck Perez en collaboration avec l’équipe de Matthieu Piel au sein du laboratoire Compartimentation et dynamique cellulaires (CNRS/Institut Curie/Université Pierre et Marie Curie) vient d’en apporter une nouvelle preuve en découvrant un de leurs outils de réparation. 

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Un nouveau mécanisme de réponse au stress thermique chez les plantes

L’équipe dirigée par Cécile Bousquet-Antonelli et Jean-Marc Deragon au Laboratoire génome et développement des plantes (Université de Perpignan Via Domitia/CNRS), en collaboration avec le groupe de Yee-Yung Charng de l’Academia Sinica à Taipei, a récemment découvert que les végétaux reprogramment radicalement la dégradation de leurs ARNs messagers lors d’un stress thermique et que des plantes déficientes pour ce mécanisme sont fortement affectées dans leur survie. Dans la perspective du réchauffement climatique et de l’augmentation de la population mondiale qu’il faudra nourrir, cette découverte est d’importance.

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Régulation de gènes et boucle de chromatine

Des chercheurs du Laboratoire de biologie moléculaire eucaryote (CNRS - Université de Toulouse3) ont développé une nouvelle stratégie de prédiction des interactions à longue distance entre des facteurs de régulation et leurs gènes cibles distants. Cette étude parue dans Molecular Cell, démontre que ces rapprochements, via des boucles de chromatine, sont fréquemment impliqués dans la régulation de gènes distants. Cette méthode ouvre de belles perspectives de compréhension des réseaux complexes de régulation des gènes.

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Au contrôle du comportement alimentaire, un trio de neurones

Au cœur du cerveau de la drosophile, Pierre Léopold et son équipe de l’Institut de Biologie Valrose (CNRS- Université Nice Sophia-Antipolis – Inserm) ont identifié trois neurones à dopamine capables de modifier la prise alimentaire de la larve. Si la nourriture n’est pas assez riche en acides aminés essentiels, l’animal s’en désintéresse pour en chercher une autre plus adaptée. Ces travaux qui apportent une nouvelle fonction pour le système dopaminergique dans le contrôle de la prise alimentaire, sont parus dans la prestigieuse revue Cell.

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Identification du réseau neuronal contrôlant nos actions et nos erreurs

Lorsqu’on effectue un geste dans un but précis, ou en réponse à une sollicitation, il est impératif de pouvoir le corriger au cours de sa réalisation s'il s'avère inadapté. Une telle fonction conditionne la qualité de notre vie quotidienne, que ce soit dans l’activité motrice immédiate (ne pas « brûler » un feu lorsqu’il passe au rouge…), ou dans le comportement en société (attitudes adaptées aux circonstances). Des chercheurs du CNRS, de l’Inserm et d’Aix-Marseille Université viennent d’identifier le réseau neuronal qui contrôle nos actions et détecte nos erreurs. Grâce à des enregistrements directs de l’activité du cortex cérébral chez des patients en cours d’explorations neurochirurgicales, les chercheurs ont pu découvrir qu’une région du cortex frontal (l'Aire Motrice Supplémentaire ou AMS) est le nœud du réseau d'évaluation de nos actions conduisant à la détection des erreurs. Dans cet article publié le 21 février 2014 dans Science les chercheurs précisent les circuits cérébraux de cette auto-évaluation de nos actions ainsi que son mécanisme et sa relation avec la détection de comportements erronés par rapport à nos intentions.

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Une stratégie de ciblage des interférons possiblement thérapeutiques

Les propriétés antivirales et antitumorales des interférons sont exemplaires. Encore faut-il pouvoir les faire agir spécifiquement sur les cellules à traiter et éviter les effets secondaires vite insupportables pour les patients. L’équipe de Gilles Uzé du laboratoire de Dynamique des interactions membranaires normales et pathologiques (CNRS - Université Montpellier II), en collaboration avec l'équipe de Jan Tavernier (VIB, Belgique) et celle de Jacob Piehler (Osnabrück, Allemagne), vient de mettre au point un stratagème efficace de ciblage des interférons, revitalisant ainsi leur potentiel clinique. Cette étude est parue dans Nature Communications.

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Gouter du bout des pattes

Le mystère de l’attrait des abeilles pour les piscines d’eau salée semble élucidé : elles possèdent des récepteurs gustatifs au bout de leurs pattes qui permettent notamment de détecter, en survol, la présence de sels et minéraux nécessaires à leur métabolisme ou le développement de leurs larves. Publiée dans Frontiers in Neuroscience, cette étude analyse en détails pour la première fois, la gustation des abeilles par les pattes. Ce travail a été mené au Centre de recherches sur la cognition animale (CNRS – Université Toulouse 3) en collaboration avec des chercheurs chinois.

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L’autophagie au rythme des protéines Hox

Architectes du développement embryonnaire, les gènes Hox sont bien connus pour contrôler la mise en place, dans l’espace, d’avant en arrière, des structures du corps. L’équipe de Yacine Graba de l’IBDM (CNRS – Université Aix-Marseille) vient de leur découvrir un nouveau rôle : régulateur dans le temps de l’autophagie. Ces travaux ont été publiés dans Developmental Cell.

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Première démonstration du rôle de l’épigénétique dans l’hérédité des caractères complexes

La génétique des caractères complexes connaît un essor considérable depuis ces dernières années. En effet, avec l’avènement des nouvelles techniques de séquençage du génome, il est dorénavant théoriquement possible d’identifier l’ensemble des différences génétiques existant entre individus, comme celles responsables de la susceptibilité plus ou moins grande aux maladies. Or une étude publiée le 6 février 2014 dans Science met à mal cette vision en apportant pour la première fois la preuve que l’héritabilité des caractères complexes peut reposer sur des variations d’ordre épigénétique et non pas nécessairement sur des variations de la séquence de l’ADN. Ces travaux ont été réalisés dans le cadre d’une collaboration internationale dirigée conjointement par l’équipe de Vincent Colot, directeur de recherche au CNRS à l’Institut de biologie de l'Ecole Normale Supérieure (CNRS/Inserm/ENS Paris) et l’équipe de Frank Johannes à l’Université de Groningen aux Pays-Bas.

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Quand les cellules vieillissent

A ce jour les mécanismes fondamentaux responsables du vieillissement cellulaire sont très mal connus, notamment en raison de la difficulté à suivre le devenir d’une cellule unique. L’équipe de Gilles Charvin à l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (CNRS/Inserm/Université de Strasbourg) a mis au point une nouvelle technique pour pallier ce problème. Cette méthode innovante a notamment permis de tester et remettre en question un modèle communément admis sur le phénomène de vieillissement réplicatif, c’est à dire lié à la division cellulaire. Ces résultats sont publiés dans la revue Cell Reports.

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Une histone variante au cœur d’un nouveau mécanisme de régulation génique

Un nouveau mécanisme de régulation de l’expression des gènes vient d'être identifé. Il s’agit du tout premier exemple montrant au niveau moléculaire la levée de l’inhibition d’un promoteur par enlèvement spécifique d’une histone. Ces travaux publiés dans la revue Nature ont été réalisés par l'’équipe du Dr. Ali HAMICHE à l’IGBMC (CNRS, Université de Strasbourg, Inserm) en collaboration avec les Drs. Christophe ROMIER (IGBMC), Stefan DIMITROV (IAL, Grenoble) et Tak MAK (UHN, Toronto, Canada).

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