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Carto’classique, une étude sur les festivals de musique classique en France

UMR5112  Centre d'Etudes Politiques de l'Europe Latine (CEPEL) 

29 janvier 2016

 

Issue d’une co-production entre la Philharmonie de Paris, la Sacem, France Festivals et le CNRS, la Carto’classique dresse un panorama des festivals de musique classique, lyrique, contemporaine en France en 2015. Dévoilées pour la première fois, ces données révèlent une vraie réalité des festivals, dont la présence dans toutes les régions françaises contribue fortement à l’animation des territoires et à la valorisation de la création musicale. Pour l’InSHS, Emmanuel Négrier, chercheur au Centre d'Etudes Politiques de l'Europe Latine (CEPEL, UMR5112, CNRS / Université de Montpellier) revient sur cette étude et sur ses objectifs.


Emmanuel Négrier, pouvez-vous nous expliquer les motivations de cette étude ?

Aussi curieux que cela puisse paraître, aucun chiffre fiable du nombre de festivals de musiques classiques n’existait en France, ce qui est bien entendu un handicap pour une pluralité d’acteurs : les festivals eux-mêmes et leurs regroupements, à l’heure d’envisager une action collective, leurs partenaires de soutien (mécènes, sponsors, sociétés de droits telles que la Sacem), les centres de ressources comme la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris et, naturellement, les chercheurs. Je travaille sur les festivals depuis près de dix ans, et notamment sur ceux de musique. Et j’étais régulièrement sollicité sur cette question, faussement simple : combien y a-t-il de festivals en France ? J’ai logiquement été associé à cette démarche.

 

De quelle manière cette enquête a t-elle été élaborée ?

France Festivals, la Sacem, la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris m’ont demandé de participer à leurs réflexions pour produire non seulement un chiffre, mais aussi pour porter un regard analytique sur cette réalité. Le chiffrage résulte de la mise en commun de fichiers des trois partenaires, qui comportait à la fois des redondances, des opérateurs qui n’étaient pas vraiment des festivals, d’autres qui avaient disparu. Cela nous a donné une première base pour estimer l’existant dans sa dynamique d’entrée-sortie — combien de festivals naissent ? Où ? Dans quelle sous-discipline ? Combien disparaissent dans le même temps ? — et dans sa variété esthétique, régionale. Nous avons donc abouti à cet ensemble de 551 festivals, sur un total de plus de 2000 événements musicaux en France.  

 

Quels étaient les objectifs de cette étude ?

L’objectif commun est de produire une connaissance fiable sur laquelle peut ensuite se développer toute une série de stratégies : action collective, dispositifs d’appui aux festivals sur certains critères, développement d’échanges artistiques, de mutualisation entre eux, etc. Pour moi, en tant que chercheur, cela constitue un complément très utile à mes recherches développées et publiées par ailleurs.

 

Quel est l'apport du CEPEL dans cette étude ?

Le CEPEL est, en matière de festivals, le laboratoire de référence en France, puisqu’il héberge une part majeure des publications scientifiques sur ce domaine. En dix ans, cinq ouvrages ont été publiés, dont un bilingue français-anglais, ainsi que de nombreuses publications d’articles et chapitres en français, anglais, espagnol. Dans ce projet, notre apport a été de participer à la réflexion en amont sur l’objet lui-même — qu’est-ce qu’un festival ? —, à la sélection finale et à l’évaluation du volume de programmation des festivals, qui donnait aussi une idée de leur taille et donc de leur importance dans la vie musicale.
Notre contribution spécifique, en dehors de notre connaissance qualitative fine de la situation des politiques culturelles et des festivals en France, a été de deux ordres. D’une part, il s’agissait d’interpréter les données ainsi constituées en les comparant avec les données internationales dont nous disposons et en les resituant par rapport à ce que nous savons de la réalité des territoires en France. D’autre part, sur un échantillon plus restreint mais significatif, nous avons pu comparer les volumes d’activités des festivals entre 2007 et 2015, de manière à estimer l’impact éventuel de la crise dans ce secteur, non seulement sur la disparition d’événements, mais aussi sur la façon dont ils réagissent aux difficultés liées aux baisses de soutien public. 

La Carto' Classique, qui est le nom que nous avons choisi pour cette opération, est une collaboration ouverte et qui va se poursuivre au cours des prochaines années. En matière de données, la production est une étape fondamentale, mais elle ne prend tout son sens que dans le suivi.

 

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contact Contact :
emmanuel.negrier@umontpellier.fr

 

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