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Mise en ligne d’une base de données recensant les complaintes criminelles en France

UMS3726 Centre pour Les humAnités nuMériques et l'histOiRe de la justice (CLAMOR)  

24 novembre 2017

 

Le Centre pour Les humAnités nuMériques et l'histOiRe de la justice (CLAMOR, UMS3726, CNRS / Ministère de la Justice) vient de mettre en ligne sur Criminocorpus, premier musée numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines, 823 complaintes criminelles liées à 426 faits divers géolocalisés.

L’élaboration de cette base de données a été entreprise afin d’étudier les conditions de la disparition des « Complaintes criminelles » — c'est-à-dire des textes chantés racontant dans un but informatif et/ou édifiant les détails d’un authentique fait divers criminel — sur le territoire français. Ce travail historique autant que musicologique constitue un outil de référence pour le chercheur tout comme un objet d'intérêt pour le grand public.

Un inventaire aussi exhaustif que possible des « canards sanglants » couvrant la période de 1869 (Affaire Troppmann ou « Le crime de Pantin ») à la seconde guerre mondiale, a été entrepris, tant dans des collections privées que publiques. La datation et la localisation des faits évoqués par les complaintes ont permis d’élaborer la structure de cette base de données où sont mis en relation :

  • Des faits divers à travers toute la France métropolitaine. Tous les lieux concernés sont saisis avec leur code INSEE, permettant un développement cartographique informatisé ;
  • Des complaintes recueillies intégralement ou partiellement, ou seulement avérées ;
  • Des « timbres » ou mélodies préexistantes, sur lesquels sont chantées les complaintes ;
  • Une typologie des faits divers chansonnés (crimes crapuleux, parricides, infanticides, etc.).

On ne s’intéresse ici qu’à des crimes, au sens pénal du terme, donc passibles de la cour d’assises ou relevant de la justice militaire, que le procès ait eu lieu ou non. Des méfaits assimilables à de telles actions (enlèvement simulé, par exemple) ont également été pris en compte. La production doit pouvoir être qualifiée de « chanson d’actualité », c’est-à-dire  être contemporaine de l’événement chansonné, soit lors de la révélation du crime, soit lors de l’arrestation ou de l’identification du criminel, soit lors du procès, voire de l’exécution.

Le recueil d’une complainte peut se faire sous trois modalités :

  • La consultation d’une feuille imprimée ou de la recopie de celle-ci dans un cahier de chansons ;
  • La collecte orale auprès d’un chanteur ou l’édition d’une telle collecte ;
  • L’évocation de l’existence d’une complainte (article de presse, souvenir de chanteur, registres du dépôt légal).

en savoir plus Accéder aux complaintes à partir de la carte interactive
en savoir plus En savoir plus sur la base de données

 

contact Contact :

Nadine Dardenne, Nadine.DARDENNE@cnrs.fr

 

en savoir plus En savoir plus sur le Centre pour Les humAnités nuMériques et l'histOiRe de la justice (CLAMOR) 

 

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