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Disparition de l'ethnologue Daniel Fabre

28 janvier 2016

 

Suite à la brutale disparition de Daniel Fabre, l’InSHS rejoint la douleur des chercheurs en sciences sociales et, au delà, de ceux qui ont admiré l’œuvre rayonnante d’un auteur qui a marqué son époque.

Directeur d’Etudes à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, président de la section 38 (Anthropologie) du comité national du CNRS de 2004 à 2008, Daniel Fabre fut également co-fondateur du Centre d'anthropologie de Toulouse. Il présida le Conseil du Patrimoine ethnologique du Ministère de la Culture de 1993 à 1997. Plus tard, en 2000, il créa le Laboratoire d'anthropologie et d'histoire de l'institution de la culture (LAHIC), une des équipes composant l’Institut Interdisciplinaire de l’Anthropologie du Contemporain (IIAC), dont il était le directeur au moment de son décès. Dans son engament collectif constant, il participa à l’animation de multiples revues, dont Gradhiva, et dirigea de très nombreux ouvrages collectifs.

Dans ses travaux, il aborda la littérature orale et les savoirs oraux traditionnels, en ancrant essentiellement ses recherches dans des terrains languedociens. Il étudia aussi les fêtes populaires et le carnaval, donnant lieu à l’important ouvrage Carnaval ou la fête à l'envers (1992). Puis il s'intéressa à l'émergence des productions écrites dans un monde marqué par l'oralité et à ce qu'il appela les "écritures ordinaires". Dans le contexte de ses fonctions au ministère de la Culture et dans le cadre du Lahic, il promut tout un champ de recherches sur l'institution — et l'institutionnalisation — de la culture et sur les phénomènes de patrimonialisation.

Ses intérêts les plus récents le portaient vers l'anthropologie de la littérature et vers l'anthropologie de l'art (notamment les rapports entre l'art dominant, ou officiel, et ses formes "autres": art primitif, populaire, art des enfants, etc.). La grande qualité de sa plume et sa virtuosité dans l'expression orale nous manqueront.

 

© By Charles Mallison

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