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Impérialisme et droit international en Europe et aux Etats-Unis

Les auteurs : Sous la direction de'Emmanuelle Jouannet et Hélène Ruiz Fabri

Appartenance : UMR8103

Editeur : Editions de la Société de législation comparée, n°13, 2007, 334 pages, Collection de l’UMR de droit comparé de Paris

 

 

La Journée d’étude que l’UMR de droit comparé de Paris à organisé le 22 novembre 2005 s’est préoccupée de savoir si la mondialisation du droit ou le discours relatif aux droits de l’homme correspondent à des formes insidieuses d’hégémonie occidentale ou signifient au contraire la fin de toute politique impérialiste au profit d’un développement et d’un enchevêtrement de réseaux, de flux et d’hybridation des cultures. L’Europe et les Etats-Unis sont au cœur de ce débat, car ils sont les premiers à être accusés d’utiliser le droit international à des fins de domination ou d’imposition de leur propre modèle juridique ou de leurs propres valeurs. L’ouvrage rend compte des réponses et interrogatoires qui ont alimenté cette Journée d’étude à partir de rapports présentés par quatre éminents spécialistes de ces questions.

 

La Journée d’étude du 22 novembre 2005 a été la première manifestation mettant en œuvre le programme de l’UMR de droit comparé de Paris I dédié à la réflexion sur l’humanisme juridique dans un monde de plus en plus globalisé, mondialisé et internationalisé. Les liens intimes qui ont, de tout temps, uni le droit international et les pratiques impérialistes ou hégémoniques sont connus. Le droit international peut être un instrument au service de démarches de type impérialiste. Cet impérialisme juridique est à la fois directement opposé à l’humanisme et aux droits de l’homme les plus élémentaires et porté lui-même par un projet humaniste pour le monde. L’une des questions actuelles est alors de savoir si la mondialisation du droit ou le discours relatif aux droits de l’homme correspondent à des formes plus insidieuses d’hégémonie occidentale ou signifient, au contraire, la fin de toute politique impérialiste au profit d’un développement et d’un enchevêtrement de réseaux, de flux et d’hybridation des cultures. L’Europe et les États-Unis sont au cœur de ce débat, car ils sont les premiers à être accusés d’utiliser le droit international à des fins de domination ou d’imposition de leur propre modèle juridique ou de leurs propres valeurs. Est-ce le cas ? En quoi les pratiques et idées européennes et américaines favorisent-elles ou ont-elles favorisé ces pratiques impérialistes ? Est-ce le libéralisme politique, l’humanisme juridique, le rationalisme occidental, l’inspiration cosmopolite ou la persistance d’un certain nationalisme ? Y a-t-il eu un « passage du flambeau » de la « vieille Europe » vers la « jeune Amérique » ? Existe-t-il un impérialisme internationaliste masqué, bienveillant (européen) et un impérialisme conquérant, agressif (américain) ?  L’ouvrage rend compte des réponses et interrogations qui ont alimenté cette première Journée d’étude. Nous avons cherché à donner en quelque sorte une photographie instantanée, une sorte de « flash » des débats contemporains portant sur ce sujet, en privilégiant le plus possible la discussion et l’échange, les regards croisés et interdisciplinaires, à partir de rapports présentés par quatre éminents spécialistes de ces questions.

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