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31 mai 2013

HuyDuongBui

Disparition de Huy Duong Bui

L'institut des sciences de l'ingénierie et des systèmes apprend avec
tristesse que Huy Duong Bui vient de nous quitter.  Il était membre de l'Académie (française) des Sciences, de l'Académie des Technologies et de l'Académie européenne des Sciences, une personnalité scientifique reconnue avec une carrière hors norme.

Né en 1937 à Hanoi au Vietnam, il n'avait pas eu la chance d'aller à
l'école avant l'âge de 9 ans. Il rattrapa vite ce retard et ses dons intellectuels exceptionnels lui permirent d'entrer à l'Ecole Polytechnique en 1959.
Il choisit l'Ecole des Mines et prépare ensuite  une thèse sous la direction de Jean Mandel (en 1969) tout en travaillant comme ingénieur-chercheur à Electricité de France. Même si il a effectué toute sa carrière à la Direction des Etudes et Recherches d'EdF, il a toujours été associé avec le Laboratoire de Mécanique des Solides à l'Ecole Polytechnique (CNRS UMR 7649) où il a influencé de nombreux chercheurs avec ce regard très original qui lui était propre.

Ses contributions majeures portent sur trois domaine de la mécanique des solides: la plasticité et les approches micromécaniques, la mécanique de la rupture et les problèmes inverses. Sa curiosité scientifique et l'originalité de ses approches, déjà soulignées, étaient légendaires. Un bel exemple est
fourni par son dernier livre sur la pyramide de Kheops issu d'une série de travaux effectués dans le cadre du mécénat d'EdF (voir par exemple http://www.livres-et-lectures.net/bui_imaging_cheops_pyramid.htm).

 

31 mai 2013

Kanako Miura

Disparition de Kanako Miura
C’est avec une profonde tristesse que l'Institut des sciences de l'ingénierie et des systèmes a appris le décès de Mademoiselle Kanako MIURA et s'associe à la douleur de sa famille.
Diplômée en génie aérospatial, Kanako Miura avait fait parallèlement une thèse au Japon en Sciences de l'information à l'Université du Tohoku, et un Doctorat en France en Électronique, Électrotechnique et Automatique à l'Université Louis Pasteur, en 2004. Après avoir obtenue une bourse de post doc à l'Université du Tohoku en 2004-2005, elle entre comme chercheur au NTT DoCoMo au Japon de 2005 à 2007. En 2007, elle rejoint l'Institut Intelligent Systems Research, l'Institut national de sciences industrielles avancées et de la technologie (AIST), au Japon. EnOctobre 2012, elle est invitée comme chercheur à l'Institut de technologie du Massachusetts (MIT), pendant un an. Depuis, fin 2012, elle avait rejoint, comme chercheur principal, l'Institut Intelligent Systems Research, AIST. Le Dr Kanako Miura était officiellement membre adjoint duLaboratoire de robotique mixte CNRS-AIST, le JRL, depuis son renouvellement, le premier décembre  2012.

Ses intérêts principaux de recherche portaient sur l'analyse du mouvement humain et la génération de mouvements pour les robotshumanoïdes.
http://staff.aist.go.jp/kanako.miura/index_en.html

 

 

30 mai 2013

HuyDuongBui

Disparition de Francis Lebœuf

L'Institut des sciences de l'ingénierie et des systèmes a appris avec une  grande tristesse la disparition de Francis Lebœuf, survenue le 30 mai 2013 et s'associe à la douleur de ses proches. 
Professeur à l’École Centrale de Lyon depuis 1989, Francis Lebœuf avait occupé entre 1990 et 2006 les fonctions de Directeur de la recherche durant 10 ans, et celle de Directeur des études durant 5 ans. Rattaché au Laboratoire de Mécanique des Fluides et d’Acoustique (UMR CNRS 5509), il était responsable d’une équipe de recherche de 15 chercheurs et ingénieurs de recherche et d’environ autant de doctorants, travaillant avec lui sur les écoulements en turbomachine. Les domaines d’application de ces recherches  concernent le transport aérien ou la production d’énergie par turbine à gaz et par turbine hydraulique. Cette  thématique de recherche importante pour ces secteurs industriels l’a conduit à nouer et à faire fructifier des liens étroits avec de grandes entreprises (Snecma, Turbomeca, EDF, Andritz Hydro, Renault, Peugeot…). Francis Lebœuf coordonnait par ailleurs  les actions de recherche entre les laboratoires des 5 Écoles Centrale de France et la Chine.
Il a mis son énergie et son enthousiasme au service de l'enseignement, de la recherche et de sa valorisation, qu'il a fortement contribué à faire rayonner au plan international, en particulier au travers du  Laboratoire International Associé (CNRS 2MCIS) associé à Centrale Pékin.
Tous ceux qui ont travaillé avec Francis Lebœuf ont apprécié son efficacité, son engagement, ses qualités humaines et sa convivialité.

 

4 mai 2013

Alain Roure

Disparition d'Alain Roure

C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que l’Institut des sciences de l’ingénierie et des systèmes du CNRS a appris le décès d'Alain Roure le 4 Mai 2013.

Ingénieur de recherche au CNRS, directeur-adjoint du Laboratoire de Mécanique et d'Acoustique (LMA) de 1994 à 1999, Alain Roure était reconnu internationalement comme l'un des pères de l'absorption acoustique active. Pionnier dans le traitement numérique du contrôle, il avait appliqué cette technique à la réduction des nuisances sonores dans de nombreuses situations (habitacle de voiture, voisinage de transformateurs, habitacles d'avion, cabines d'hélicoptère,  rayonnement de réacteurs, voisinage d'aéroports,…). Il était en particulier l'un des inventeurs du brevet CNRS de casque anti-bruit actif. Acteur du transfert de technologie avant l'heure, il avait été distingué par le cristal du CNRS en 1993. Pour tous ses collaborateurs, Alain Roure était un collègue d'une grande humanité, d'une grande disponibilité, d'une grande modestie, ouvert sur d'autres compétences et à la recherche constante de l'innovation. Il manque à tous.


 

10 février 2013

Georges Giralt

Décès de Georges Giralt, pionnier de la robotique

Georges Giralt est décédé dimanche 10 février à l’âge de 82 ans. Il a contribué à la construction du LAAS aux côtés de Jean Lagasse et toute l'équipe des fondateurs.

Georges était un véritable visionnaire d'une clairvoyance remarquable et l’âme scientifique du laboratoire : le très large spectre de ses compétences scientifiques ont fait de lui l’instigateur des thématiques de départ de notre laboratoire :

  • Docteur es sciences en électronique en 1958, avec un aspect tout particulièrement innovant sur les fondements des régulations électroniques à semiconducteurs : fortes tensions et forts courants.
  • Initiateur de l'action "Composants Electroniques" avec Henri Martinot et Bernard André au milieu des années 60, qui a conduit à l’activité « micro et nanosystèmes » d’aujourd’hui.
    Ses travaux lui ont valu la médaille d’argent du CNRS en 1972.
  • Fondateur de l'action "Robotique et Intelligence Artificielle" du LAAS au milieu des années 70 à son retour de Berkeley qu’il a conduite au succès que l'on connaît et qui lui a valu une reconnaissance majeure en France et au niveau mondial. Témoin, le prestigieux prix international Joseph Engelberger qui lui a été décerné en 1997.

Très attaché au CNRS qu’il avait intégré dès 1956, Georges Giralt était un éminent scientifique. Par son charisme et sa conviction, il a aussi su mobiliser et dynamiser les énergies de tous ceux qui l'ont côtoyé : nous sommes très nombreux dans ce cas ! Le LAAS vient de perdre son deuxième co-fondateur et sait tout ce qu’il doit à cet homme ardent, passionné et d'une humanité rare : un grand Monsieur.

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03 décembre 2012

Jean-Pierre Spinelli

Disparition de  Jean-Pierre Spinelli

Claudine Schmidt-Lainé et l’Institut des sciences de l’ingénierie et des systèmes ont appris avec une grande tristesse la disparition de Jean-Pierre Spinelli et s’associent à la douleur de sa famille.

Né le 19 février 1960 à Aubagne (13), il était marié et père de 3 enfants : Laurent, Célia et Marion.

En charge de l'atelier de fabrication mécanique à l’Institut Fresnel, Jean-Pierre Spinelli, avant d’intégrer le CNRS, était fonctionnaire de l’Ecole Centrale de Marseille en qualité de technicien de recherche et de formation de classe supérieure. Il a été recruté au CNRS par concours interne d’assistant ingénieur en BAP C et était affecté depuis le 1er juillet 2007 à l’Institut Fresnel où il assurait le fonctionnement général de l’atelier de mécanique : conception des systèmes et pièces mécaniques – réalisation des ensembles mécaniques – entretien des  machines outils – gestion des stocks et du budget de l’atelier.

 

11 septembre 2012

Thierry Bretheau

Disparition de Thierry Bretheau

Claudine Schmidt-Lainé et L’Institut des sciences de l’Ingénierie et des systèmes du CNRS, le laboratoire Procédés et Ingénierie en Mécanique et Matériaux (PIMM), ont appris avec une profonde tristesse le décès survenu le 7 septembre 2012 de leur collègue et ami Thierry Bretheau et s’associent à la douleur de sa famille, de ses proches et de tous ceux qui l’ont connu.

Directeur de recherche au CNRS, Directeur du laboratoire Procédés et Ingénierie en Mécanique et Matériaux (PIMM), Thierry Bretheau était spécialiste de la micromécanique des matériaux. Il a dirigé le LM3 à l’ENSAM Paris, pour constituer un laboratoire d’une taille et d’une visibilité aux échelles nationale et internationale avant de créer et diriger successivement le LIM et le PIMM.
Au cours de sa carrière au laboratoire LPMTM (Villetaneuse) et LMS (Ecole Polytechnique) puis à l’ENSAM, il a mené de nombreuses études concernant la plasticité et l’endommagement de  multiples matériaux qui ont été l'occasion de mettre en place des moyens matériels et intellectuels ayant inspiré de nombreuses études et collaborations, point de départ de plusieurs thèses et de collaborations entre les spécialistes de la Micromécanique.

Tous gardent en tête ses contributions scientifiques à la plasticité cristalline des métaux et ont apprécié son dévouement au service de la recherche et du CNRS, ils n’oublieront pas sa disponibilité et sa convivialité.

lireLire sa biographie (pdf)

 

4 mai 2012

Jean-Jacques Gagnepain

Disparition de Jean-Jacques Gagnepain

Alain Fuchs, président du CNRS et les directeurs des Instituts du CNRS, ont la tristesse de vous faire part du décès de Jean-Jacques Gagnepain, directeur de recherche CNRS et chevalier de la Légion d'honneur.

Ce spécialiste des ondes acoustiques et électromagnétiques dans les milieux solides a consacré sa carrière à la recherche et à l'innovation. Il a notamment été le premier président de l'Agence nationale de la recherche et directeur de la Technologie au ministère délégué à la Recherche et aux Nouvelles Technologies. Docteur es Sciences Physiques et universitaire, il a exercé avec passion et humilité plusieurs responsabilités au sein du CNRS : directeur scientifique du département des sciences pour l'ingénieur de 1991 à 2001 et délégué aux entreprises du CNRS de 1997 à 2001. La communauté scientifique toute entière perd un homme de cœur et un visionnaire.

 

20 septembre 2011

comteDisparition de Pierre Comte.

C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que l’Institut des Sciences de l’Ingénierie et des Systèmes du CNRS a appris la disparition brutale de Pierre Comte.

Ancien étudiant de Marcel Lesieur au LEGI, CR au CNRS dans ce même LEGI avant de devenir professeur à l'Université de Strasbourg (IMFS) puis à l'ENSMA de Poitiers (LEA puis PPRIME), Pierre Comte était un spécialiste internationalement reconnu de la simulation numérique des écoulements turbulents instationnaires.

C'est une disparition tragique pour son laboratoire dont il était un incontestable pilier, pour toute notre communauté et plus généralement, pour tous ceux, qui ont eu la chance de le connaître personnellement et de l'apprécier.

 

17 mai 2011

directeur laasDisparition de Jean-Louis Sanchez

C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que l’Institut des Sciences de l’Ingénierie et des Systèmes du CNRS a appris la disparition brutale de Jean-Louis Sanchez.

Jean-Louis Sanchez est décédé dimanche 15 mai 2011 à l’âge de 53 ans. Directeur de recherche au CNRS, Jean-Louis Sanchez a accompli toute sa carrière scientifique au LAAS, dans le domaine de la microélectronique. Il avait été nommé directeur du LAAS en janvier 2011.

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24 janvier 2011

Disparition de Hatem Bettahar

Nous avons l’immense tristesse de vous annoncer le décès tragique de notre collègue Hatem Bettahar, survenu le 12 janvier 2011, au cours des événements en Tunisie.

Hatem Bettahar, arrivé à l’UTC en septembre 1997, a obtenu un diplôme d’études approfondi en « Traitement de l’information » en septembre 1998. Il a préparé une thèse de doctorat qu’il a soutenu en décembre 2001. Après avoir exercé en qualité d’Attaché d’Enseignement et de Recherche durant l’année universitaire 2001-2002, il a été nommé Maitre de conférences en septembre 2002.

Hatem Bettahar a mené une recherche de qualité, au sein du laboratoire Heudiasyc, dans le domaine des réseaux et a obtenu de brillants résultats dans le cadre de plusieurs projets. Il a également encadré des étudiants de doctorat et de master. En février 2009, il a soutenu une habilitation à diriger des recherches (HDR).

Hatem, époux et père d’une petite fille, avait 38 ans.

Nombreux ont été les collègues et amis de Hatem à lui rendre hommage le jeudi 13 janvier à 16 heures sur le parvis de l'UTC. Un livre d’or électronique est disponible à l'adresse http://www.utc.fr/hommage-hatem-bettahar.php.

 

17 décembre 2010

Disparition de Nikolai STELMAKH

Nous avons la tristesse d’apprendre le décès de Nikolai STELMAKH, directeur de recherche au CNRS en détachement à l’Université du Texas à Arlington, où il exerçait comme professeur membre du département « d’Electrical Engineering ». Son décès est survenu brutalement le mercredi 8 décembre 2010 à son domicile suite à une crise cardiaque. Nikolai STELMAKH avait 49 ans.

Né à St Petersbourg dans une famille de physiciens, Nikolai STELMAKH a mené ses études de Maîtrise et de Doctorat en « physique et technologie de l’état solide » à l’Institut Ioffe de St Petersbourg de 1984 à 1989. Il a rejoint le CNRS en 1990 comme Chargé de Recherches à l’Institut d’Electronique Fondamentale (IEF) d’Orsay. Nommé Directeur de Recherches en 2000, il a alors contribué à la création de la Compagnie, Applied WDM, Inc. (US) dont il a été le Vice-Président. Détaché du CNRS, il a ensuite rejoint l’Université du Texas à Arlington en 2003, où il est resté jusqu’à aujourd’hui.

Les travaux de recherche, que Nikolai STELMAKH a menés à l’IEF d’Orsay sur les lasers à semiconducteurs en régime d’impulsions courtes, sont reconnus mondialement. L’obtention de durée d’impulsion de moins de 150 femtosecondes en 1994 reste aujourd’hui encore l’un des meilleurs résultats jamais rapportés pour ce type de laser. La production des plus hautes énergies d’impulsion constitue un autre record à mettre à l’actif de Nikolai STELMAKH. Tous ces résultats ont été accompagnés en parallèle d’une compréhension détaillée des mécanismes physiques propres aux lasers à semiconducteurs ainsi que de la mise au point de techniques expérimentales originales d’analyse de la phase des signaux optiques. Nikolai STELMAKH a, par ailleurs, été l’un des pionniers du développement des absorbants saturables ultra-rapides, appliqués à la régénération optique des signaux de télécommunication véhiculés par les fibres optiques. Auteur de plus de 60 articles dans des revues internationales, de 70 communications à des conférences et de 8 brevets, Nikolai STELMAKH a reçu la Médaille Blondel de la Société de l’Electricité et de l’Electronique (SEE) en 2000. Dans ses travaux les plus récents, il a aussi rapporté une façon astucieuse de manipuler les modes spatiaux des diodes lasers de haute puissance, de même qu’il s’est engagé dans l’étude des oscillateurs paramétriques et des sources de photons uniques à l’échelle nanométrique.
De par son engagement total dans la recherche, son esprit inventif, son talent d’expérimentateur et sa volonté constante de sortir des « sentiers battus », Nikolai STELMAKH a été indiscutablement de ces chercheurs qui ont fait « bouger les lignes » de la recherche scientifique en produisant des résultats de très haut niveau. Sa forte personnalité, son esprit de « battant » associé à une grande honnêteté intellectuelle ont aussi marqué tous ceux qui l’on côtoyé. Il restera une « figure » de l’IEF pour avoir contribué au rayonnement du laboratoire dans le domaine de la photonique, comme il restera aussi un modèle d’engagement scientifique pour les étudiants et jeunes chercheurs qui l’ont connu. Sa faculté d’illustrer des phénomènes physiques complexes par des analogies visuelles simples ou des exemples tirés de l’histoire des Sciences et de l’Ingénierie lui ont valu en 2005 le Prix Lockheed Martin récompensant un enseignement de qualité aux Etats-Unis. Enfin, ce présent hommage serait incomplet si l’on omettait l’enthousiasme de Nikolai STELMAKH dans toutes les activités de la vie courante, notamment les activités sportives comme le ski alpin et le football où il excellait en remportant notamment de nombreuses compétitions en amateur.

Dans ce moment difficile, toutes nos pensées vont à ses proches, son épouse Laura, sa fille Veronika et sa mère Véronika à qui nous adressons nos condoléances les plus sincères.

 

17 octobre 2010

Disparition de Jean-Claude Laprie

L’Institut des Sciences de l'Ingénierie et des Systèmes du CNRS a appris avec une grande émotion la disparition de Jean-Claude Laprie, directeur de recherche au Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes (LAAS).

Jean-Claude Laprie est décédé dimanche 17 octobre 2010 à Toulouse, à l’âge de 65 ans. Directeur de recherche de classe exceptionnelle au CNRS, Jean-Claude Laprie a voué toute sa carrière à la recherche scientifique, dans le domaine de la sûreté de fonctionnement informatique dans ses aspects fondamentaux.

Entré au LAAS en 1968, il y a très vite fondé un groupe de recherche dans cette thématique où sa contribution à la formulation des concepts de la sûreté de fonctionnement lui ont conféré un leadership international. Jean-Claude Laprie a dirigé le LAAS de 1996 à 2002. Outre sa capacité unique d’abstraction et de formalisation, la personnalité de ce grand chercheur s’est caractérisée par son attachement viscéral à la liberté académique, seule gage selon lui d’une recherche fructueuse. Ses qualités humaines, son allant et son talent de rassembleur et de meneur ont marqué le LAAS et influencé profondément ses compagnons de vie scientifique. La tristesse du LAAS est comme l’œuvre de Jean-Claude Laprie, immense.

lire Lire le communiqué de presse du LAAS

 

12 juillet 2009

Disparition de Line Garnero

L’Institut des Sciences et Technologies de l'Information et de l'Ingénierie du CNRS a appris avec une profonde tristesse la disparition de Line Garnero.

 

Line Garnero était ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure, agrégée et Docteur en sciences physiques. Elle a dirigé le Laboratoire de Neurosciences Cognitives et Imagerie Cérébrale, Unité Propre de Recherche du CNRS, de 2005 à 2008.

Membre de la section 08 (de 1987 à 1995) et de la section 27 du Comité National, elle a été Présidente du Conseil scientifique du Département des Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication du CNRS de 2000 à 2004, membre de la Commission d'évaluation de l'INRIA de 2005 à 2008 et était membre du Comité de Direction de l'IFR 49 de Neuroimagerie.

Elle était, depuis le 1er janvier 2009, Directrice adjointe du Centre de Recherche de l'Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, Unité Mixte de Recherche (UPMC, CNRS, Inserm).

Spécialiste de l'imagerie médicale, elle a animé une équipe sur le développement de méthodes de traitement du signal et des images en neurosciences et acquis une reconnaissance internationale dans le domaine de la localisation des sources de l'activité cérébrale humaine étudiée grâce à la magnétoencéphalographie et l'électroencéphalographie.

Profondément affectée par sa disparition, la communauté scientifique de neuroimagerie gardera le souvenir d'une scientifique hors du commun et s'associe à la douleur de sa famille.

lire Lire la lettre du CRICM qui lui est consacrée

 

30 juin 2009

Disparition de Jean-Pierre Le Cadre

L’Institut des Sciences et Technologies de l'Information et de l'Ingénierie du CNRS a appris avec une grande émotion la disparition de Jean-Pierre Le Cadre, directeur de recherche à l'Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires (IRISA) UMR6074.

Jean-Pierre Le Cadre est né le 29 janvier 1953 à Elven dans le Morbihan en Bretagne.

Jean-Pierre a commencé sa carrière de chercheur par une thèse de 3ème cycle en automatique et traitement du signal au laboratoire du Brusc en relation avec le Cephag, thèse qu'il soutient en 1982 à l’Institut National Polytechnique de Grenoble. Jusqu'en 1989, il est au GDRSM. Il obtient sa thèse d'état de l'INPG en 1987. Jean-Pierre rejoint l’Irisa en 1989 en tant que chercheur CNRS. Il sera successivement membre des équipes de recherche AS, Sigma-2, Vista et Aspi. Il a tout d'abord apporté des contributions importantes dans les thématiques suivantes: - le traitement d’antennes haute résolution; l'analyse spatio-temporelle de sources en mouvement, qui lui vaudra le prix « Signal Processing best paper award » avec O. Zugmeyer (doctorant) en 1993; l’extraction de pistes et la trajectographie. Ses centres d’intérêt ont en fait significativement évolué depuis ses débuts et se sont situés, entre autres, dans les domaines de l’analyse des systèmes de détection et de poursuite, de l’association de données pour le suivi de cibles multiples, de la recherche opérationnelle ou de l’analyse d’événements et d’activités dans des séquences d’images.

Jean-Pierre devait se rendre prochainement à Seattle à l'occasion du congrès Fusion'2009 pour recevoir le Prix « IEEE Barry Carlton Award » pour l’article écrit avec un de ses étudiants Thomas Bréhard «Closed-form posterior Cramer-Rao bounds for bearings-only tracking » paru dans IEEE Transactions on AES.

Jean-Pierre a publié plus de 50 articles dans des revues et a formé également de nombreux doctorants. Il s'est investi dans le GDR ISIS, a eu des collaborations régulières académiques et industrielles aux niveaux national, notamment avec l'Onera, le Cesta, la DCN, Thomson-RCM, Thalès Systèmes Aéroportés, européen et international.

lire Site dédié à Jean-Pierre Le Cadre

 

1er juin 2009

Disparition d'Anne-Marie Wilhelm

Anne-Marie Wilhelm, 53 ans, était professeur à l’Institut National Polytechnique de Toulouse et affectée au Laboratoire de Génie Chimique (UMR 5503/CNRS-INST2I/INP Toulouse/Université Toulouse 3.

L’Institut des Sciences et Technologies de l'Information et de l'Ingénierie du CNRS a appris avec une grande émotion la disparition d'Anne-Marie Wilhelm dans l’accident de l’avion assurant la liaison entre Rio de Janeiro et Paris durant la nuit du 31 mai au 1er juin.

Anne-Marie Wilhelm, 53 ans, était professeur à l’Institut National Polytechnique de Toulouse et affectée au Laboratoire de Génie Chimique. Diplômée de l’ENSIC Nancy en 1978, elle rejoint le LGC en 1980, après deux années en Algérie. Elle développe son activité autour des réacteurs polyphasiques, chromatographiques ainsi que des méthodes d’activation. Ceci la conduit à nouer de nombreuses collaborations internationales et c’est dans ce cadre qu’elle était parti à Rio.

Anne-Marie avait dirigé le département Réaction-Mélange-Séparation du laboratoire de 2002 à 2005. Elle participait au conseil scientifique de l’Institut national Polytechnique et avait été membre du Conseil National des Universités.

Son mari, Jean-Luc, ingénieur chimiste, 55 ans, l’accompagnait dans cette mission.
Anne-Marie et Jean-Luc avaient deux enfants, Marie, 21 ans et Julie, 19 ans.

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