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En direct des laboratoires
Vélocimétrie IRM en milieu poreux
Le Laboratoire d’Energétique et de Mécanique Théorique et Appliquée (LEMTA - UMR 7563 CNRS - Nancy Université), en collaboration avec l’Equipe de Méthodologie RMN du laboratoire Cristallographie, Résonance Magnétique et Modélisations (CRM2 - UMR 7036 CNRS - Nancy Université) s’intéresse depuis plusieurs années à l’utilisation des techniques d’IRM dans le domaine des sciences de l’ingénieur. Il travaille plus particulièrement à la mise au point de la mesure de vitesses d’écoulement de fluides en milieu poreux. L’idée est non seulement de visualiser l’écoulement plus ou moins complexe dans les pores de la structure, mais aussi de faire des mesures relativement précises de la vitesse du fluide. Cette technique d’imagerie médicale qui permet de visualiser l’intérieur de l’organisme (os, organes, muscles, tendons…) est une application de la Résonance Magnétique Nucléaire, largement utilisée en chimie analytique pour décrire la structure des molécules. Elle permet aussi de mesurer la vitesse des liquides. Les radiologues mesurent d’ailleurs, avec plus ou moins de succès, les flux sanguins dans les vaisseaux grâce à l’angiographie par résonance magnétique. En utilisant des séquences à gradients de champ pulsés et par un réglage adapté des gradients de champ magnétique, des images de vélocimétrie IRM ont pu être réalisées avec une bonne précision (moins de 3 % d’erreur) dans des empilements de billes toutes de même diamètre, et cela pour différentes granulométries (entre 0,5 mm et 3,2 mm). La difficulté résidait principalement dans la présence de nombreuses interfaces solide-liquide qui dégradent l’homogénéité du champ magnétique et altèrent la précision des mesures. Cet effet est plus marqué dans les matériaux poreux classiques que dans les tissus biologiques en raison du plus fort contraste de susceptibilité magnétique entre les parties solides et les parties fluides.
Cartographie des vitesses obtenue par IRM dans un empilement de billes en polyacétal (diamètre 3,175 mm) parcouru par un écoulement d’eau à un débit de 0,914 g/s. Le retour du liquide s’effectue à contre-sens par la zone annulaire périphérique de sorte que le débit mesuré dans la zone centrale poreuse doit correspondre à celui de la zone annulaire. Les zones en noir correspondent à l’absence de signal (partie solide). Des zones de survitesse (en bleu), jusqu’à 4 à 6 fois la vitesse moyenne, apparaissent au centre de l’image. Les débits mesurés par IRM dans la section poreuse et la section annulaire coïncident à 3 % près avec le débit imposé.
Contact Didier.Stemmelen@ensem.inpl-nancy.fr
Site web
Publication Communications W. SALAMEH, S. LECLERC, D. STEMMELEN W. SALAMEH , S. LECLERC, J.M.ESCANYE, D. STEMMELEN D. STEMMELEN, W. SALAMEH , S. LECLERC, C. MOYNE W. SALAMEH, S. LECLERC, D. STEMMELEN W. SALAMEH , J.P. MEREL, S. LECLERC, D. STEMMELEN
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