Le Collège de France a été fondé au XVIe siècle par François 1er. Il s’agissait en ce temps-là d’assurer des enseignements de langues anciennes (grec, hébreu, syriaque) que la Sorbonne se refusait absolument à dispenser à cause des contenus païens, judaïques ou hérétiques qu’ils pouvaient véhiculer.
Rattaché aux services du premier ministre, il est structuré en chaires dont les titulaires sont des scientifiques de tout premier plan ; l’intitulé d’une chaire n’est pas fixé, il dépend de celui ou celle qui l’occupe. Longtemps une chaire se bornait à son titulaire. Aujourd’hui chacune constitue en fait un petit laboratoire de recherche. Le Collège compte présentement quatre chaires de mathématiques, qui jouent elles aussi dans la recherche française un rôle disproportionné à leur taille.
Le Collège de France doit être distingué du Centre National de la Recherche Scientifique et autres EPST (INSERM, INRA…). S’il est voué, comme ces derniers, à la recherche fondamentale, il a en outre l’obligation de diffuser les résultats de cette recherche dans le cadre d’un enseignement particulier. Les professeurs sont en effet tenus d’enseigner « le savoir en train de se faire ».
Mais le Collège de France n’est en effet ni une université, ni une grande école. Il ne transmet pas un savoir, à des étudiants, suivant des programmes contraints. Il ne prépare à aucun diplôme.
