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De notre envoyé spécial à Oslo (2)...

23 mai 2017

Deuxième journée à Oslo avec la remise du prix Abel à Yves Meyer.
Quelques photos de l’événement et des éléments de son interview par la télévision norvégienne.

La deuxième journée autour du prix Abel a commencé par une répétition de la cérémonie, puis une audience du lauréat avec le roi, qui s’est montré particulièrement intéressé par le rôle joué par les ondelettes dans la détection des ondes gravitationnelles.

Au déjeuner, Yves Meyer a pu se détendre un peu : déjeuner en tête à tête avec notre envoyé spécial, avec une attention particulière du comité d’organisation qui avait prévu un délicieux "Abel cake’’, dont la recette a été élaborée par une mathématicienne norvégienne !



















Ensuite avait lieu le clou de ces trois jours : la remise du Prix Abel dans la "Aula’" (salle des cérémonies) de l’université d’Oslo. La fanfare pour accueillir le récipiendaire était plus fournie que la veille !





Il y a d’abord eu plusieurs discours de présentation des travaux d’Yves Meyer dont un discours du président de l’académie norvégienne (en photo ci-dessous), centrée sur sa contribution à la théorie des ondelettes. La Aula est entièrement décorée de fresques d’Edvard Munch, qui permettaient à l’esprit d’Yves Meyer de pouvoir s’évader pendant les discours…




















Le prix Abel a été remis par le roi Harald V en personne, puis Yves Meyer a prononcé un discours de remerciements dans lequel il a particulièrement insisté sur la place qu’ont tenu ses collaborateurs et élèves dans ses recherches.






















Yves Meyer a ensuite été interviewé par une présentatrice de la télévision norvégienne, qui l’a longuement interrogé sur sa vision de la recherche.


Notre lauréat a expliqué avoir acquis, lors de sa jeunesse en Tunisie, un esprit nomade, le désir d’aller de problème en problème, et de lieu en lieu, sans se sentir jamais attaché nulle part. Il a aussi expliqué sa façon de faire des mathématiques : le fait de s’attaquer "à mains nues" à un problème, sans être biaisé par la littérature déjà existante, et critiquant la "recherche incrémentelle" pratiquée par de plus en plus de mathématiciens qui restent toute leur vie sur un même problème.




Lien vers la 3e journée à Oslo