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Rio 2018 : Portrait de conférencière

7 février 2018

Interview de Maria Esteban, directrice de recherche au CEREMADE, présidente de l’ICIAM, conférencière dans la section "Equations aux dérivées partielles".

Quel est votre domaine de recherche ?

Je travaille sur la théorie des équations aux dérivées partielles elliptiques et la physique mathématique. Certains de mes travaux sont ou ont été liés à l’étude théorique et numérique de problèmes de la physique et la chimie relativistes et des interactions de fluides avec des solides. Donc je fais souvent du travail théorique, quoique pas toujours, mais la plupart du temps je m’intéresse à l’étude de problèmes pratiques ou des problèmes qui viennent d’autres disciplines scientifiques. Pour moi cette motivation pratique est très importante, et donne un sens supplémentaire à ce que je fais.

Qu’est-ce qui vous a amenée à faire des mathématiques ?

Au lycée j’aimais la précision et la rigueur du raisonnement mathématique. Par ailleurs j’ai toujours trouvé que résoudre des problèmes mathématiques est un peu comme trouver des stratégies dans un jeu. C’est plaisant et excitant en même temps. Mais à part ces considérations plus ou moins scientifiques, ce qui m’a également aidé à prendre la décision de faire des maths plutôt que d’aller dans d’autres directions qui m’intéressaient aussi au lycée, a été un prof de première et terminale qui était excellent, très motivant et qui donnait vraiment envie de faire des maths.

Qu’est-ce que vous aimez dans votre métier de mathématicienne ?

J’aime la liberté que j’ai à organiser ma recherche, à choisir des sujets de travail et à nouer des collaborations avec des chercheurs d’autres universités ou d’autres pays. La composante "sociale" dans notre métier est très importante. Il est vital de connaître ce qui se fait ailleurs, et pour cela nous lisons des travaux d’autres chercheurs, nous allons à des conférences, qui nous mènent parfois à des endroits fort sympathiques, et nous cherchons à rencontrer et discuter avec d’autres mathématiciens ou d’autres scientifiques qui ont une approche complémentaire de la nôtre. Ce faisant, il n’est pas rare qu’on se fasse de bons amis, et collaborer avec des amis sur des questions de travail est un plaisir double.

Savez-vous déjà ce que vous allez raconter à l’ICM à Rio ?

J’hésite encore entre deux sujets, mais je vais devoir décider bientôt parce qu’il faut que je donne un texte sur ma conférence pour la fin de l’année 2017…

Photo D. Goupy et M.Esteban