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Études des filles en mathématiques, une étude britannique

27 août 2018

Dans le système éducatif britannique, le GCSE (General Certificate of Secondary Education) est un examen qui se passe à environ 16 ans composé d’épreuves dans une dizaine de disciplines. Les résultats vont de A* à G1 [1] ou U en cas d’échec. Après avoir passé cet examen, les élèves britanniques passent un examen appelé A-levels (General Certificate of Secondary Education - advanced level) pendant les deux dernières années de leur scolarité. Cet examen porte sur au moins 3 matières principales appelées A-level et des matières secondaires appelées AS-level (advanced subsidiary). Les notes vont de A* à E ou U en cas d’échec.

Parmi le groupe des élèves ayant obtenus A* ou A en mathématiques au GSCE, il existe une grande différence entre la proportion des filles qui passeront le A-level en mathématiques et la proportion des garçons qui passeront le A-level en mathématiques. Ainsi, parmi les élèves ayant obtenus A* ou A en mathématiques au GSCE en 2010, 36,5% de filles ont choisi de passer l’épreuve de mathématiques au A-level alors que 51,1% des garçons ont fait ce choix.

Dans un rapport récent, l’Institute for Fiscal Studies [2] analyse les raisons de cet écart.

- Une grande majorité de filles trouvent les mathématiques intéressantes et aiment ça, une grande partie trouvent l’enseignement de qualité. Cependant, les groupes de discussions montrent que certaines des filles trouvent que l’enseignement est trop tourné vers la préparation de l’examen au détriment d’une étude approfondie des thèmes qu’elles trouvent intéressants.

- L’inquiétude de ne pas réussir à obtenir de bons résultats à l’épreuve de mathématiques du A-level est amplifiée par le discours des adultes sur la difficulté de cette épreuve. Les enseignants pointent par ailleurs un manque de confiance supérieur chez les filles.

- Si les filles perçoivent les carrières en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques comme bien rémunérées, elles les perçoivent aussi comme des carrières où les femmes sont sous-représentées. Elles s’inquiètent de faire un A-level dans ces disciplines où les filles sont sous-représentées.

Le rapport cherche ensuite à évaluer l’impact d’une bourse sur le choix d’un A-level en mathématiques par les filles sans réellement parvenir à conclure.

Les pistes suivantes sont enfin suggérées :

- Offrir aux filles des expériences de travail dans les métiers en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques ;
- Permettre aux filles de rencontrer des femmes ayant fait carrière en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques ;
- Par des ateliers spécifiques, donner aux filles la confiance qu’elles n’ont pas.


[1] 9 à 1 depuis une réforme récente, 9 étant la meilleure note.

[2] L’Institute for Fiscal Studies est un institut de recherche britannique financé par des fonds publics et privés. Il évalue les politiques publiques et analyse la fiscalité.