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	<title>Institut national des sciences math&#233;matiques et de leurs interactions</title>
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		<title>Une version arithm&#233;tique de l'analyse complexe</title>
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		<dc:creator>Delphine Demols</dc:creator>

<category domain="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36">Actualit&#233;s scientifiques</category>


		<description>Les fonctions d&#233;finies par des s&#233;ries ont une interpr&#233;tation naturelle dans le plan complexe. Une &#233;tude approfondit l'interpr&#233;tation correspondante pour les s&#233;ries issues de l'arithm&#233;tique. &lt;br /&gt;Une fonction (num&#233;rique) associe &#224; chaque nombre x un autre nombre f(x), selon une r&#232;gle pr&#233;d&#233;finie. Un type de r&#232;gle courant est celui des fonctions polynomiales, dans lesquelles f(x) s'obtient en combinant x et ses premi&#232;res puissances, comme dans l'expression $3x^4 - 5x^2 + &#8730;3x+ &#8730;2$. Les expressions $3x^4$, (&amp;hellip;)


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&lt;a href="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s scientifiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les fonctions d&#233;finies par des s&#233;ries ont une interpr&#233;tation naturelle dans le plan
complexe. Une &#233;tude approfondit l'interpr&#233;tation correspondante pour les s&#233;ries issues de
l'arithm&#233;tique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une fonction (num&#233;rique) associe &#224; chaque nombre x un autre nombre f(x), selon une
r&#232;gle pr&#233;d&#233;finie. Un type de r&#232;gle courant est celui des fonctions polynomiales, dans
lesquelles f(x) s'obtient en combinant x et ses premi&#232;res puissances, comme dans l'expression &lt;img src=&quot;http://www.cnrs.fr/insmi/local/cache-vignettes/L123xH35/76ac1d4ad1f5cbe860230d58edf0e730-6a7cc.png&quot; style='height:35px;width:123px;vertical-align:middle;' width='123' height='35' alt=&quot;3x^{4} - 5x^{2} + &#8730;3x+ &#8730;2&quot; title=&quot;3x^{4} - 5x^{2} + &#8730;3x+ &#8730;2&quot; class=' format_png' /&gt;. Les expressions &lt;img src=&quot;http://www.cnrs.fr/insmi/local/cache-vignettes/L24xH35/929687f1ba3e9b21f7d49401ea91aa28-b6aa1.png&quot; style='height:35px;width:24px;vertical-align:middle;' width='24' height='35' alt=&quot;3x^{4}&quot; title=&quot;3x^{4}&quot; class=' format_png' /&gt;, &lt;img src=&quot;http://www.cnrs.fr/insmi/local/cache-vignettes/L24xH35/79d6546a5491a7a740131bc2f273af95-7e98b.png&quot; style='height:35px;width:24px;vertical-align:middle;' width='24' height='35' alt=&quot;&#8211;5x^{2}&quot; title=&quot;&#8211;5x^{2}&quot; class=' format_png' /&gt;, &#8730;3 x et &#8730;2 sont les termes de la
fonction, les valeurs 3, -5, &#8730;3 et &#8730;2 en sont les coefficients. Les fonctions polynomiales
n'&#233;tant pas suffisantes, m&#234;me dans des cas simples, une fa&#231;on d'aller plus loin consiste &#224;
d&#233;finir des s&#233;ries enti&#232;res, fonctions d&#233;finies par une infinit&#233; de termes.&lt;br&gt;
L'importance des s&#233;ries enti&#232;res tient au fait qu'elles caract&#233;risent exactement les
fonctions analytiques, c'est-&#224;-dire que les s&#233;ries enti&#232;res recouvrent exactement
l'ensemble des fonctions d&#233;rivables dans le cadre des nombres complexes. Une autre
fa&#231;on de le dire est la suivante : pour &#233;tudier les s&#233;ries enti&#232;res, l'ensemble des nombres
complexes est bien adapt&#233;, car il fournit le cadre dans lequel ces s&#233;ries correspondent &#224;
une propri&#233;t&#233; tr&#232;s naturelle.&lt;br&gt;
En arithm&#233;tique, l'on est amen&#233; &#224; consid&#233;rer une partie seulement de l'ensemble des
s&#233;ries enti&#232;res : celles qui sont &#224; coefficients entiers. L'on aimerait alors disposer d'un
support g&#233;om&#233;trique adapt&#233;, un espace sur lequel les fonctions soient exactement celles
qui nous int&#233;ressent, &#224; l'image de l'ensemble des nombres complexes pour les s&#233;ries
enti&#232;res en g&#233;n&#233;ral.&lt;br&gt;
Le fait que les s&#233;ries &#224; coefficients entiers soient moins nombreuses impose que le
support soit plus gros que pour les s&#233;ries enti&#232;res quelconques. La solution date de la fin
des ann&#233;es 80, o&#249; Vladimir G. Berkovich a d&#233;couvert un espace adapt&#233;. Cet espace
regroupe, outre les nombres complexes (qui forment un plan), des espaces que l'on
appelle &#171; p-adiques &#187;, qui ont, eux, une structure d'arbre. Il est tr&#232;s difficile de comprendre
comment toutes ces parties s'agencent pour former un seul et m&#234;me espace.&lt;br&gt;
Dans un article r&#233;cent, J&#233;r&#244;me Poineau &#233;tudie ces espaces et leurs analogues en
dimension sup&#233;rieure (c'est-&#224;-dire lorsque les s&#233;ries d&#233;pendent de plusieurs param&#232;tres
et non du seul x). Il d&#233;montre que ceux-ci poss&#232;dent localement les m&#234;mes bonnes
propri&#233;t&#233;s que les espaces analytiques complexes et qu'il est donc possible d'y faire de la
g&#233;om&#233;trie comme on en a l'habitude. En particulier, ces espaces peuvent toujours &#234;tre
d&#233;finis par un nombre fini d'&#233;quations, il existe pour eux une &quot;bonne&quot; notion de dimension,
et le principe du prolongement analytique y est valable.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
J&#233;r&#244;me Poineau. La droite de Berkovich sur Z. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ast&#233;risque n&#176;334&lt;/i&gt; (2010)&lt;br&gt;
J&#233;r&#244;me Poineau. Espaces de Berkovich sur Z : &#233;tude locale. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Inventiones mathematicae&lt;/i&gt;. &lt;br&gt;&#192;
para&#238;tre.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Contact&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
J&#233;r&#244;me Poineau - Institut de Recherche Math&#233;matique Avanc&#233;e, UMR 7501 (universit&#233; de
Strasbourg).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Le programme de Roberts</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Delphine Demols</dc:creator>

<category domain="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36">Actualit&#233;s scientifiques</category>


		<description>Le programme de Roberts est une liste de conjectures formul&#233;es principalement pendant les ann&#233;es 1970-1980 sur l'existence et le propri&#233;t&#233;s des solutions des &#233;quations de Schr&#246;dinger non-lin&#233;aires avec conditions non-nulles &#224; l'infini. La d&#233;monstration r&#233;cente d'une partie de ces conjectures ouvre la voie vers la compr&#233;hension d'autres points du programme. &lt;br /&gt;L'&#233;quation de Schr&#246;dinger d&#233;crit le mouvement d'une particule massive dans le cadre de la m&#233;canique quantique, de la m&#234;me mani&#232;re que les &#233;quations (&amp;hellip;)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le programme de Roberts est une liste de conjectures formul&#233;es principalement pendant les ann&#233;es 1970-1980 sur l'existence et le propri&#233;t&#233;s des solutions des &#233;quations de Schr&#246;dinger non-lin&#233;aires avec conditions non-nulles &#224; l'infini. La d&#233;monstration r&#233;cente d'une partie de ces conjectures ouvre la voie vers la compr&#233;hension d'autres points du programme. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;quation de Schr&#246;dinger d&#233;crit le mouvement d'une particule massive dans le cadre de la m&#233;canique quantique, de la m&#234;me mani&#232;re que les &#233;quations de Newton le font dans le cadre de la m&#233;canique classique. La variante non-lin&#233;aire de l'&#233;quation de Schr&#246;dinger (SNL) permet de mod&#233;liser une tr&#232;s grande quantit&#233; de ph&#233;nom&#232;nes physiques. Pour cette derni&#232;re, dans certains cas, on peut se contenter d'en &#233;tudier les solutions dont la limite est z&#233;ro, ce qui a donn&#233; lieu &#224; beaucoup de recherches ces derni&#232;res d&#233;cennies. Toutefois, dans beaucoup de domaines comme la supraconductivit&#233;, la superfluidit&#233;, les transitions de phase ou l'optique non-lin&#233;aire, des conditions non-nulles &#224; l'infini apparaissent naturellement. C'est notamment le cas pour l'&#233;tude du condensat de Bose-Einstein, dont l'existence a &#233;t&#233; pr&#233;dite par la th&#233;orie d&#232;s 1925 avant d'&#234;tre v&#233;rifi&#233;e exp&#233;rimentalement seulement en 1995.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les conditions non nulles &#224; l'infini engendrent une dynamique incomparablement plus riche que dans le cas des solutions qui tendent vers z&#233;ro. Elles permettent l'existence de familles importantes de solutions sp&#233;ciales, comme les vortex (tourbillons) et les ondes progressives. Ces derni&#232;res sont des structures localis&#233;es (des &#171; bosses &#187; ou des &#171; trous &#187;) qui se propagent dans un milieu de densit&#233; suppos&#233;e constante &#224; l'infini.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans une longue s&#233;rie de travaux, les physiciens J. Grant, C.A. Jones, S.J. Putterman, P.H. Roberts et al. avaient &#233;tudi&#233; formellement et num&#233;riquement ces conditions non-nulles &#224; l'infini. Leurs travaux ont conduit &#224; la formulation d'un ensemble de conjectures, le programme de Roberts, sur l'existence, les propri&#233;t&#233;s structurelles et la stabilit&#233; de ces solutions. Malgr&#233; les nombreux efforts de ces vingt derni&#232;res ann&#233;es, une partie importante de ces conjectures r&#233;siste toujours.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans une publication r&#233;cente, Mihai Maris (Institut de Math&#233;matiques de Toulouse, UMR 5219) vient de d&#233;montrer une nouvelle partie des conjectures du programme de Roberts. Celle-ci porte sur l'observation que des ondes progressives d'&#233;nergie finie existent uniquement pour des vitesses inf&#233;rieures &#224; la vitesse du son &#224; l'infini dans le milieu de propagation. La d&#233;monstration compl&#232;te de cette conjecture en dimension sup&#233;rieure ou &#233;gale &#224; trois fait suite de nombreux r&#233;sultats partiels ant&#233;rieurs (F. Bethuel, D. Chiron, P. Gravejat, Z. Lin, G. Orlandi, J.-C. Saut, D. Smets), et repose sur la th&#233;orie des &#233;quations aux d&#233;riv&#233;es partielles et le calcul des variations. Notons qu'en dimension deux, le probl&#232;me de l'existence pour toute vitesse subsonique reste encore ouvert.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences :&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1.	C. A. Jones, P. H. Roberts, Motions in a Bose condensate : IV. Axisymmetric solitary waves, J. Phys. A : Math. Gen. Vol. 15 (1982), pp. 2599-2619.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2.	M. Maris, Traveling waves for nonlinear Schr&#246;dinger equations with nonzero conditions at infinity, &#224; para&#238;tre dans Annals of Mathematics, Vol. 178, no. 1, 2013.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Contact :&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Mihai MARIS, Institut de Math&#233;matiques de Toulouse UMR 5219, Universit&#233; Paul Sabatier, 118 route de Narbonne, 31062 Toulouse Cedex 9, France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Construire des courbes sur une surface</title>
		<link>http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?article701</link>
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		<dc:creator>Delphine Demols</dc:creator>

<category domain="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36">Actualit&#233;s scientifiques</category>


		<description>La conjecture de Tate pr&#233;dit l'existence de courbes sur certaines surfaces d&#233;finies par des &#233;quations polynomiales. Un cas particulier de cette conjecture, ouvert depuis 1974, vient d'&#234;tre r&#233;solu. &lt;br /&gt;&#201;tant donn&#233;e une surface, il est souvent possible de d&#233;crire quelles courbes il est possible de tracer dessus. En revanche, pour les surfaces d&#233;crites par des &#233;quations polynomiales, d&#233;terminer les courbes alg&#233;briques (c'est-&#224;-dire elles aussi d&#233;finies par des polyn&#244;mes) que l'on peut dessiner dessus est (&amp;hellip;)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La conjecture de Tate pr&#233;dit l'existence de courbes sur certaines surfaces d&#233;finies par des &#233;quations polynomiales. Un cas particulier de cette conjecture, ouvert depuis 1974, vient d'&#234;tre r&#233;solu.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#201;tant donn&#233;e une surface, il est souvent possible de d&#233;crire quelles courbes il est possible de tracer dessus. En revanche, pour les surfaces d&#233;crites par des &#233;quations polynomiales, d&#233;terminer les courbes alg&#233;briques (c'est-&#224;-dire elles aussi d&#233;finies par des polyn&#244;mes) que l'on peut dessiner dessus est beaucoup plus difficile.
Choisissons un polyn&#244;me &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;P&lt;/i&gt; &#224; trois variables, de degr&#233; au moins 4 et &#224; coefficients complexes. Les solutions de l'&#233;quation &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;P&lt;/i&gt;(x, y, z) = 0 forment une surface &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;S&lt;/i&gt;. Si le polyn&#244;me &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;P&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; choisi &quot;au hasard&quot;, le th&#233;or&#232;me de Noether-Lefschetz garantit que, en g&#233;n&#233;ral, les seules courbes alg&#233;briques qui peuvent &#234;tre trac&#233;es sur &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;S&lt;/i&gt; ont une d&#233;finition somme toute pr&#233;visible : une telle courbe est toujours donn&#233;e par l'ensemble des points (x, y, z) qui sont simultan&#233;ment solutions de l'&#233;quation &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;P&lt;/i&gt;(x, y, z) = 0 (qui garantit que la courbe est sur &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;S&lt;/i&gt;) et d'une autre &#233;quation alg&#233;brique quelconque, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Q&lt;/i&gt;(x, y, z) = 0.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour certains choix particuliers de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;P&lt;/i&gt;, les choses sont plus compliqu&#233;es. Prenons par exemple pour surface &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;S&lt;/i&gt; la surface l'&#233;quation x4+yz+x+y = 0. Cette surface contient la droite d'&#233;quation x = y = 0, qui n'est pas de la forme pr&#233;c&#233;dente. La pr&#233;sence de courbes exceptionnelles de cette sorte pour certaines surfaces est un cas particulier de la c&#233;l&#232;bre conjecture de Hodge, d&#233;montr&#233; par Poincar&#233;, Lefschetz et Kodaira-Spencer. Les choses sont beaucoup moins bien comprises dans le cas de surfaces d&#233;finies dans des espaces plus abstraits o&#249; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;P&lt;/i&gt; est &#224; coefficients dans un corps fini1. Dans les ann&#233;es 1960, John Tate a formul&#233; une conjecture qui d&#233;crit la g&#233;om&#233;trie des courbes sur &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;S&lt;/i&gt; en fonction de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;P&lt;/i&gt;. La conjecture g&#233;n&#233;rale est toujours ouverte, mais un cas consid&#233;r&#233; comme particuli&#232;rement important vient d'&#234;tre d&#233;montr&#233; par Fran&#231;ois Charles (Institut de recherches math&#233;matiques de Rennes, CNRS UMR 6625), celui o&#249; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;P&lt;/i&gt; est de degr&#233; exactement 4. Ce travail s'appuie sur une avanc&#233;e remarquable due &#224; Davesh Maulik (Columbia University) qui a montr&#233; comment des r&#233;sultats de Borcherds li&#233;s aux formes modulaires permettaient de r&#233;soudre une partie importante du probl&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences :&lt;/strong&gt; &lt;br&gt;
Fran&#231;ois Charles, The Tate conjecture for K3 surfaces, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Inventiones Mathematicae&lt;/i&gt; (&#224; para&#238;tre).
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Contact :&lt;/strong&gt; &lt;br&gt;
Fran&#231;ois Charles, Institut de Recherche Math&#233;matique de Rennes, UMR 6625 du CNRS/Universit&#233; de Rennes 1&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Sur la g&#233;om&#233;trie des ensembles fractals discrets</title>
		<link>http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?article616</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Delphine Demols</dc:creator>

<category domain="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36">Actualit&#233;s scientifiques</category>


		<description>Une cat&#233;gorie importante d'ensembles fractals est celle des ensembles &quot;autosimilaires&quot;, qui poss&#232;dent la propri&#233;t&#233; d'&#234;tre identiques (&#224; grossissement pr&#232;s) &#224; leurs parties. L'exemple le plus connu est celui du flocon de Von Koch, qui est fait de quatre flocons de Von Koch plus petits, chacun d'eux &#233;tant donc lui aussi fait de quatre flocons encore plus petits, et ainsi de suite. &lt;br /&gt;Les fractals les plus connus sont en g&#233;n&#233;ral donn&#233;s par des courbes, mais la propri&#233;t&#233; d'autosimilarit&#233; peut aussi, en la (&amp;hellip;)


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&lt;a href="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s scientifiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.cnrs.fr/insmi/IMG/arton616.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;136&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Une cat&#233;gorie importante d'ensembles fractals est celle des ensembles &quot;autosimilaires&quot;, qui
poss&#232;dent la propri&#233;t&#233; d'&#234;tre identiques (&#224; grossissement pr&#232;s) &#224; leurs parties. L'exemple le plus connu est celui du flocon de Von Koch, qui est fait de quatre flocons de Von Koch plus petits,
chacun d'eux &#233;tant donc lui aussi fait de quatre flocons encore plus petits, et ainsi de suite.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les fractals les plus connus sont en g&#233;n&#233;ral donn&#233;s par des courbes, mais la propri&#233;t&#233;
d'autosimilarit&#233; peut aussi, en la reformulant un peu, concerner des ensembles discrets, c'est-&#224;-dire,
pour faire court, des ensembles faits de points isol&#233;s les uns des autres. Dans ce cas, le caract&#232;re
fractal se manifeste &quot;vers l'infini&quot; et non en des points particuliers. De telle fractals apparaissent
notamment en arithm&#233;tique. Un exemple classique est celui du &quot;triangle de Pascal modulo 2&quot;, un
autre est celui de l'ensemble des points &#224; coordonn&#233;es enti&#232;res (m, n) limit&#233; par les demi-droites
d'&#233;quations y = &#8730;2x et y = -&#8730;2x.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_230 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.cnrs.fr/insmi/local/cache-vignettes/L205xH90/Sans_titre2-38570.jpg' width='205' height='90' alt=&quot;Figure 2&quot; title=&quot;Figure 2&quot; style='height:90px;width:205px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;center&gt;Figure 2 : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L&#233;gende : D&#233;but du triangle de Pascal modulo 2. &lt;br&gt;Chaque point bleu correspond &#224; une valeur impaire du triangle de Pascal classique.&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_229 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.cnrs.fr/insmi/local/cache-vignettes/L216xH162/fig3-4ab30.jpg' width='216' height='162' alt=&quot;Figure 3&quot; title=&quot;Figure 3&quot; style='height:162px;width:216px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;center&gt;Figure 3 : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L&#233;gende : Points compris entre les demi-droites y = &#8730;2x et y = -&#8730;2x. &lt;br&gt;La ligne bris&#233;e rouge est leur &quot;voile d'Arnold&quot;.&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Dans une publication r&#233;cente, Driss Essouabri (universit&#233; de Saint-&#201;tienne) et Ben Lichtin
(universit&#233; de Rochester) posent les fondements d'une th&#233;orie nouvelle pour &#233;tudier la g&#233;om&#233;trie de
ce genre d'ensembles. Sous certaines hypoth&#232;ses, ils ont d&#233;montr&#233; des propri&#233;t&#233;s pr&#233;cises de la
&quot;fonction z&#234;ta fractale&quot; associ&#233;e &#224; ces ensembles, qui permettent non seulement d'obtenir des
renseignement sur leur g&#233;om&#233;trie (notamment leur &quot;dimension fractale&quot;), mais aussi de nombreuses
propri&#233;t&#233;s jusque l&#224; inaccessibles. En particulier, les r&#233;sultats d'Essouabri et Lichtin permettent
d'&#233;tendre des r&#233;sultats qui n'avaient pas &#233;t&#233; am&#233;lior&#233;s depuis les ann&#233;es trente sur les voiles
d'Arnold (cf. figure) d&#233;finis par des demi-droites dont les pentes ne sont pas quadratiques.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
D. Essouabri et B. Lichtin, &#8220;zeta functions of discrete self-similar sets&#8221;. Advances in Mathematics, 232 (2013), no. 1,
142-187.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Contacts&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
Driss Essouabri, universit&#233; de Saint-&#201;tienne, Institut Camille Jordan, UMR 5208.
&lt;br&gt;
Ben Lichtin, Universit&#233; de Rochester (&#201;tats-Unis).&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Billards rationnels et groupe de renormalisation</title>
		<link>http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?article615</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?article615</guid>
		<dc:date>2013-01-11T11:03:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Delphine Demols</dc:creator>

<category domain="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36">Actualit&#233;s scientifiques</category>


		<description>Le billard fran&#231;ais (sans trou) se joue habituellement sur une table rectangulaire. Si on y supprime les frottements, la trajectoire (infinie) d'une boule ponctuelle est tr&#232;s simple &#224; d&#233;crire. En revanche, cela devient beaucoup plus difficile si la table est de forme polygonale quelconque, ou m&#234;me triangulaire. &lt;br /&gt;Entre ces deux extr&#234;mes, il existe des cas &#224; la fois riches et accessibles : ceux des tables polygonales dont les angles, exprim&#233;s en degr&#233;s, sont des nombres rationnels. Pour ces tables-l&#224;, (&amp;hellip;)


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&lt;a href="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s scientifiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.cnrs.fr/insmi/IMG/arton615.gif&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;160&quot; height=&quot;93&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le billard fran&#231;ais (sans trou) se joue habituellement sur une table rectangulaire. Si on y supprime les frottements, la trajectoire (infinie) d'une boule ponctuelle est tr&#232;s simple &#224; d&#233;crire. En revanche, cela devient beaucoup plus difficile si la table est de forme polygonale quelconque, ou m&#234;me triangulaire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Entre ces deux extr&#234;mes, il existe des cas &#224; la fois riches et accessibles : ceux des tables polygonales
dont les angles, exprim&#233;s en degr&#233;s, sont des nombres rationnels. Pour ces tables-l&#224;, un outil
math&#233;matique performant est celui de surface de translation : derri&#232;re chaque c&#244;t&#233; du polygone,
dupliquons le polygone comme &#224; travers un miroir, et recommen&#231;ons pour chaque nouveau c&#244;t&#233;. Le
fait que les angles soient rationnels impose que ces duplications successives, qui peuvent s'empiler
les unes sur les autres, auront une fin (c'est-&#224;-dire qu'on finira par ne plus obtenir de polygone qui
n'ait pas d&#233;j&#224; &#233;t&#233; mat&#233;rialis&#233;). L'ensemble obtenu est la surface de translation, qui contient toute
l'information n&#233;cessaire &#224; l'&#233;tude du billard initial tout en &#233;tant beaucoup plus facile &#224; &#233;tudier. En
particulier, la trajectoire d'une boule sur cette surface est une simple demi-droite, et non une ligne
bris&#233;e comme sur le polygone initial.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Pour comparer les billards, on consid&#232;re un ensemble de surfaces de translations, appel&#233; plut&#244;t
espace de modules, et l'on cherche &#224; d&#233;terminer lesquelles de ces surfaces ont des propri&#233;t&#233;s
communes. L'outil central pour cela est le groupe de renormalisation, qui permet de transformer une
surface de translation en une autre. Dans un article r&#233;cent, Artur Avila et S&#233;bastien Gou&#235;zel
apportent une contribution importante &#224; l'&#233;tude du groupe de renormalisation, en expliquant &#224; quelle
vitesse il &quot;m&#233;lange&quot; les surfaces de translation, et donc dans quelle mesure les surfaces de
translation d'une m&#234;me famille ont tendance &#224; avoir un comportement comparable.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Des r&#233;sultats &#233;taient d&#233;j&#224; connus dans le cas particulier de surfaces de translations tr&#232;s sym&#233;triques
(comme celles d&#233;duites de polygones r&#233;guliers), car l'espace de modules est alors une surface
hyperbolique, un objet math&#233;matique bien connu. L'avanc&#233;e r&#233;alis&#233;e est une g&#233;n&#233;ralisation d'un
r&#233;sultat classique sur ces surfaces hyperboliques, mais en dimension plus grande. Le peu de degr&#233;s
de libert&#233; offert par le groupe de renormalisation pour passer d'une surface de translation &#224; une autre
explique la difficult&#233;, mais aussi l'importance, des r&#233;sultats obtenus. En particulier, cette limitation
impos&#233;e par le groupe de renormalisation excluait l'emploi de techniques analytiques (reposant sur
l'&#233;tude du laplacien), qui ont d&#251; &#234;tre remplac&#233;es par des techniques provenant des syst&#232;mes
dynamiques.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
Artur Avila and S&#233;bastien Gou&#235;zel, &lt;a href=&quot;http://annals.math.princeton.edu/articles/6680&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Small eigenvalues of the Laplacian for algebraic measures in moduli space, and mixing properties of the Teichm&#252;ller flow&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Contacts&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
Artur Avila, UMR7586 Institut de math&#233;matiques de Jussieu (IMJ) et UMI 2294 IMPA Rio de
Janeiro&lt;br&gt;
S&#233;bastien Gou&#235;zel, UMR 6625 IRMAR, Universit&#233; de Rennes 1.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>D&#233;crire la fronti&#232;re d'un milieu h&#233;t&#233;rog&#232;ne</title>
		<link>http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?article594</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?article594</guid>
		<dc:date>2012-12-04T07:57:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Delphine Demols</dc:creator>

<category domain="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36">Actualit&#233;s scientifiques</category>


		<description>Une difficult&#233; dans l'&#233;tude des mat&#233;riaux est leur h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; : des propri&#233;t&#233;s telles que la conduction thermique d'un composite ou la perm&#233;abilit&#233; d'un mat&#233;riau poreux fluctuent beaucoup, m&#234;me sur des distances tr&#232;s courtes. La simulation informatique de ces fluctuations resserr&#233;es est impossible, car la finesse des grilles de calcul est trop limit&#233;e. &lt;br /&gt;La th&#233;orie de l'homog&#233;n&#233;isation, d&#233;velopp&#233;e depuis les ann&#233;es 1970, vise &#224; r&#233;soudre ce probl&#232;me. Son but est d'obtenir un mod&#232;le homog&#232;ne, c'est-&#224;-dire sans (&amp;hellip;)


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&lt;a href="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s scientifiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une difficult&#233; dans l'&#233;tude des mat&#233;riaux est leur h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; : des propri&#233;t&#233;s telles que la conduction thermique d'un composite ou la perm&#233;abilit&#233; d'un mat&#233;riau poreux fluctuent beaucoup, m&#234;me sur des distances tr&#232;s courtes. La simulation informatique de ces fluctuations resserr&#233;es est impossible, car la finesse des grilles de calcul est trop limit&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La th&#233;orie de l'homog&#233;n&#233;isation, d&#233;velopp&#233;e depuis les ann&#233;es 1970, vise &#224; r&#233;soudre ce probl&#232;me. Son but est d'obtenir un mod&#232;le homog&#232;ne, c'est-&#224;-dire sans fluctuations, ayant des caract&#233;ristiques moyennes identiques &#224; celles du mat&#233;riau h&#233;t&#233;rog&#232;ne. Concr&#232;tement, le mat&#233;riau est mod&#233;lis&#233; par une &#233;quation aux d&#233;riv&#233;es partielles assortie d'un param&#232;tre dont la valeur, petite, repr&#233;sente l'&#233;chelle spatiale des fluctuations. Le d&#233;fi math&#233;matique est alors de comprendre ce qui se passe lorsque le param&#232;tre devient de plus en plus petit, de sorte &#224; obtenir un mod&#232;le homog&#232;ne, d&#233;barrass&#233; des fluctuations mais gardant de la pr&#233;cision.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Si les mod&#232;les homog&#232;nes limites dits &#171; d'ordre 0 &#187; sont maintenant bien compris, les mod&#232;les plus fins, dits &#171; d'ordre 1 &#187;, posent encore probl&#232;me. Une question essentielle consiste &#224; analyser math&#233;matiquement la mani&#232;re dont les fluctuations interagissent avec le bord du mat&#233;riau. Ce probl&#232;me, soulev&#233; en 1978 par Alain Bensoussan, Jacques-Louis Lions et George Papanicolaou, vient de conna&#238;tre une avanc&#233;e, publi&#233;e par David G&#233;rard-Varet (universit&#233; Paris-7) et Nader Masmoudi (universit&#233; de New-York), qui ont obtenu le premier r&#233;sultat d'homog&#233;n&#233;isation pour des fluctuations p&#233;riodiques r&#233;parties &#224; la fois &#224; l'int&#233;rieur et au bord du mat&#233;riau.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
L'originalit&#233; et la difficult&#233; du th&#233;or&#232;me tiennent &#224; ce que la p&#233;riodicit&#233; des fluctuations est bris&#233;e par le bord, dont la forme est quelconque. Cette brisure emp&#234;che d'embl&#233;e d'esp&#233;rer pouvoir obtenir une formule explicite en fonction du petit param&#232;tre. De plus, outre la th&#233;orie des &#233;quations aux d&#233;riv&#233;es partielles, la d&#233;monstration a recours &#224; la th&#233;orie des nombres, ainsi qu'&#224; la th&#233;orie ergodique.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
David G&#233;rard-Varet, Universit&#233; Paris-7, Institut de Math&#233;matiques de Jussieu (UMR 7586).
&lt;br&gt;Nader Masmoudi, Universit&#233; de New-York, D&#233;partement de math&#233;matiques.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
Alain Bensoussan, Jacques-Louis Lions &amp; George Papanicolaou, &lt;i&gt;Asymptotic Analysis for Periodic Structures&lt;/i&gt;, North-Holland, 1978.&lt;br&gt;
David G&#233;rard-Varet &amp; Nader Masmoudi, &#171; Homogeneization and Boundary Layers &#187;, &lt;i&gt;Acta Mathematica&lt;/i&gt; 209, 133-178, 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>&#192; propos du programme de Kac en th&#233;orie cin&#233;tique</title>
		<link>http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?article575</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?article575</guid>
		<dc:date>2012-11-02T14:22:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Delphine Demols</dc:creator>

<category domain="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36">Actualit&#233;s scientifiques</category>


		<description>&#192; l'&#233;chelle microscopique, la dynamique d'un gaz peu dense dont les mol&#233;cules n'interagissent que par collisions est celle de Newton, r&#233;versible. &#192; l'&#233;chelle macroscopique en revanche, c'est l'&#233;quation de Boltzmann qui intervient, et celle-ci est irr&#233;versible. L'entropie cro&#238;t au cours du temps et la distribution statistique du gaz tend vers un &#233;tat d'&#233;quilibre de Maxwell. Comment r&#233;concilier ces deux perspectives ? &lt;br /&gt;Dans un article pr&#233;curseur de 1956 traitant de cette question alors d&#233;j&#224; ancienne [1], Mark Kac (&amp;hellip;)


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&lt;a href="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s scientifiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.cnrs.fr/insmi/IMG/arton575.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;286&quot; height=&quot;400&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'&#233;chelle microscopique, la dynamique d'un gaz peu dense dont les mol&#233;cules n'interagissent que par collisions est celle de Newton, r&#233;versible. &#192; l'&#233;chelle macroscopique en revanche, c'est l'&#233;quation de Boltzmann qui intervient, et celle-ci est irr&#233;versible. L'entropie cro&#238;t au cours du temps et la distribution statistique du gaz tend vers un &#233;tat d'&#233;quilibre de Maxwell. Comment r&#233;concilier ces deux perspectives ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans un article pr&#233;curseur de 1956 traitant de cette question alors d&#233;j&#224; ancienne [1], Mark Kac propose une autre approche : il pose les bases math&#233;matiques de la notion de chaos mol&#233;culaire et introduit une marche al&#233;atoire pour le m&#233;canisme de collision dont la limite formelle lorsque le nombre de particules tend vers l'infini est (un mod&#232;le simplifi&#233; de) l'&#233;quation de Boltzmann. Il pose alors trois questions qui forment le &#171; programme de Kac &#187; :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(1) Est-il possible de prouver la propagation du chaos pour des mod&#232;les physiquement r&#233;alistes ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(2) Est-il possible de montrer que le retour vers l'&#233;quilibre, vrai pour un nombre fini de particules, a lieu avec un taux de relaxation uniforme par rapport au nombre de particules ? (Kac esp&#233;rait en d&#233;duire un taux de retour vers l'&#233;quilibre pour l'&#233;quation de Boltzmann limite.)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(3) Est-il possible d'obtenir le &#171; th&#233;or&#232;me H &#187; de Boltzmann (sur la croissance de l'entropie au fil du temps) &#224; partir de la description microscopique du syst&#232;me ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une avanc&#233;e marquante concernant ce programme vient d'&#234;tre faite par St&#233;phane Mischler et Cl&#233;ment Mouhot [2]. Leur travail d&#233;montre premi&#232;rement une propagation du chaos uniforme en temps pour le mod&#232;le de Boltzmann des sph&#232;res dures et des collisions de Maxwell &#224; travers une nouvelle approche enti&#232;rement quantitative. Celle-ci permet de r&#233;pondre &#224; la deuxi&#232;me question de Kac, mais &#224; rebours de ce que Kac imaginait : la r&#233;ponse s'appuie sur un r&#233;sultat de retour &#224; l'&#233;quilibre de l'&#233;quation de Boltzmann, connu aujourd'hui mais qui ne l'&#233;tait pas en 1956. Ce travail d&#233;montre troisi&#232;mement que l'entropie de la solution de l'&#233;quation de Boltzmann est la limite des entropies des syst&#232;mes de particules, et permet donc pour la premi&#232;re fois de d&#233;river le th&#233;or&#232;me H de Boltzmann &#224; partir de, et uniquement de, consid&#233;rations sur la dynamique microscopique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce travail, qui utilise des outils issus de nombreux domaines (analyse des &#233;quations aux d&#233;riv&#233;es partielles, analyse fonctionnelle, probabilit&#233;s, statistiques, th&#233;orie de l'information) met au jour l'importance d'estimations de propagation de r&#233;gularit&#233; duale au niveau des solutions statistiques de l'&#233;quation de Boltzmann et montre comment les exploiter dans un cadre fonctionnel ad&#233;quat pour obtenir des d&#233;monstrations de consistance-stabilit&#233; entre le syst&#232;me de particules et l'&#233;quation limite.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;[1] Mark Kac, Foundations of kinetic theory. Proceedings of the Third Berkeley Symposium on Mathematical Statistics and Probability, 1954&#8211;1955, vol. III, pp. 171&#8211;197. University of California Press, Berkeley and Los Angeles, 1956.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;[2] St&#233;phane Mischler, Cl&#233;ment Mouhot, Kac's program in kinetic theory, Inventiones Mathematicae, online first, 7 septembre 2012.
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;
Contacts&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cnrs.fr/insmi/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; St&#233;phane Mischler
CEREMADE, Universit&#233; Paris-Dauphine
Place du Mar&#233;chal de Lattre de Tassigny F-75775 Paris Cedex 16&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cnrs.fr/insmi/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Cl&#233;ment Mouhot
Centre for Mathematical Sciences, University of Cambridge Wilberforce Road, Cambridge CB3 0WA, UK&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>D&#233;crire les fr&#233;quences propres d'un espace hyperbolique</title>
		<link>http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?article553</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?article553</guid>
		<dc:date>2012-10-10T07:17:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Delphine Demols</dc:creator>

<category domain="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36">Actualit&#233;s scientifiques</category>


		<description>Comment vibre un espace g&#233;om&#233;trique abstrait ? Une conjecture vieille de vingt ans sur les fr&#233;quences propres de l'op&#233;rateur de Laplace vient d'&#234;tre d&#233;montr&#233;e. &lt;br /&gt;Lorsqu'on frappe un tambour, le son obtenu est une somme de plusieurs sons purs, chacun d&#233;fini par une fr&#233;quence propre. Les fr&#233;quences propres se calculent &#224; l'aide de l'&#171; op&#233;rateur de Laplace &#187; (ou &#171; laplacien &#187;), qui est un outil fondamental pour analyser les solutions d'&#233;quations aux d&#233;riv&#233;es partielles d&#233;crivant des syst&#232;mes physiques. &lt;br /&gt;Que (&amp;hellip;)


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&lt;a href="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s scientifiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comment vibre un espace g&#233;om&#233;trique abstrait ? Une conjecture vieille de vingt ans sur les fr&#233;quences propres de l'op&#233;rateur de Laplace vient d'&#234;tre d&#233;montr&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsqu'on frappe un tambour, le son obtenu est une somme de plusieurs sons purs, chacun d&#233;fini par une fr&#233;quence propre. Les fr&#233;quences propres se calculent &#224; l'aide de l'&#171; op&#233;rateur de Laplace &#187; (ou &#171; laplacien &#187;), qui est un outil fondamental pour analyser les solutions d'&#233;quations aux d&#233;riv&#233;es partielles d&#233;crivant des syst&#232;mes physiques.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Que deviennent les fr&#233;quences propres du laplacien lorsque le tambour est remplac&#233; par un espace math&#233;matique abstrait, de dimension quelconque ? Des exemples importants sont les &#171; espaces hyperboliques de congruence &#187;, qui sont des espaces non-euclidiens (&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1&lt;/strong&gt;), compacts (&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2&lt;/strong&gt;), et dont les propri&#233;t&#233;s de sym&#233;trie sont li&#233;es &#224; des objets issus de l'arithm&#233;tique. Burger, Li et Sarnak ont conjectur&#233; en 1992 que, dans les espaces hyperboliques de congruence, il est possible de d&#233;crire enti&#232;rement les premi&#232;res fr&#233;quences propres du laplacien, qui sont donc enti&#232;rement &#171; quantifi&#233;es &#187;, et que celles-ci ne d&#233;pendent que de la dimension de l'espace, et non de sa forme. C'est cette conjecture que Nicolas Bergeron et Laurent Clozel viennent de d&#233;montrer pour l'essentiel. Par exemple, en dimension impaire d = 2&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;m&lt;/i&gt;+1, les premi&#232;res fr&#233;quences propres sont 0, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;m&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;2&lt;/font&gt;&lt;/sup&gt;&#8211;(&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;m&lt;/i&gt;&#8211;1)&lt;sup&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;2&lt;/font&gt;&lt;/sup&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;m&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;2&lt;/font&gt;&lt;/sup&gt;&#8211;(&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;m&lt;/i&gt;&#8211;2)&lt;sup&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;2&lt;/font&gt;&lt;/sup&gt;,&#8230;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;m&lt;/i&gt;&lt;sup&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;2&lt;/font&gt;&lt;/sup&gt;.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Pour obtenir leurs r&#233;sultats, les auteurs se sont notamment appuy&#233;s sur les grands progr&#232;s de ces trente derni&#232;res ann&#233;es de la th&#233;orie des &#171; formes automorphes &#187;, dans laquelle se sont notamment illustr&#233;s James Arthur (Toronto) et Ng&#244; Bao Ch&#226;u (Chicago), qui a re&#231;u la m&#233;daille Fields en 2010.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Notes&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1&lt;/strong&gt; Dans un espace non-euclidien, l'axiome selon lequel par un point donn&#233; passe une seule parall&#232;le &#224; une droite donn&#233;e est faux. Lorsque l'espace est hyperbolique, un point &#233;tant donn&#233;, il existe plusieurs parall&#232;les &#224; une &#171; droite &#187; (on parle de g&#233;od&#233;sique) donn&#233;e.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2&lt;/strong&gt; Dans un espace compact, tout voyageur se d&#233;pla&#231;ant droit devant lui finit toujours par se retrouver arbitrairement pr&#232;s de sa position initiale. C'est par exemple le cas sur un tore (la surface d&#233;finie par une chambre &#224; air).
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Nicolas Bergeron and Laurent Clozel. &lt;a href=&quot;http://www.springerlink.com/content/324n0x875t2rw553/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Quelques cons&#233;quences des travaux d'Arthur pour le spectre et la topologie des vari&#233;t&#233;s hyperboliques&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Contacts&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Nicolas Bergeron, UMR7586 Institut de math&#233;matiques de Jussieu (IMJ)
&lt;br&gt;
Laurent Clozel, UMR8628 Laboratoire de math&#233;matiques d'Orsay (LMO)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Voir comprendre et quantifier les cellules en action</title>
		<link>http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?article540</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?article540</guid>
		<dc:date>2012-09-10T07:02:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Delphine Demols</dc:creator>

<category domain="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36">Actualit&#233;s scientifiques</category>


		<description>Au cours des trente derni&#232;res ann&#233;es, avec le perfectionnement de la microscopie et les micromanipulations, la physique a donn&#233; des outils puissants et in&#233;gal&#233;s &#224; la biologie. Combin&#233;es avec la g&#233;n&#233;tique mol&#233;culaire pour modifier les g&#232;nes et avec l'utilisation ing&#233;nieuse de mol&#233;cules fluorescentes pour suivre les mol&#233;cules dans la cellule, ces techniques ont d&#233;voil&#233; un monde nouveau, celui de la cellule en action &#224; l'&#233;chelle mol&#233;culaire. &lt;br /&gt;Sur le mod&#232;le de la physique statistique qui a permis de fonder la (&amp;hellip;)


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&lt;a href="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s scientifiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.cnrs.fr/insmi/IMG/arton540.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;100&quot; height=&quot;159&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au cours des trente derni&#232;res ann&#233;es, avec le perfectionnement de la microscopie et les micromanipulations, la physique a donn&#233; des outils puissants et in&#233;gal&#233;s &#224; la biologie. Combin&#233;es avec la g&#233;n&#233;tique mol&#233;culaire pour modifier les g&#232;nes et avec l'utilisation ing&#233;nieuse de mol&#233;cules fluorescentes pour suivre les mol&#233;cules dans la cellule, ces techniques ont d&#233;voil&#233; un monde nouveau, celui de la cellule en action &#224; l'&#233;chelle mol&#233;culaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur le mod&#232;le de la physique statistique qui a permis de fonder la th&#233;orie des gaz et la thermodynamique &#224; partir du niveau mol&#233;culaire, notre groupe cherche &#224; d&#233;crire, quantifier, expliquer et pr&#233;dire le comportement cellulaire &#224; partir du niveau mol&#233;culaire. Pour cela, nous construisons des mod&#232;les fond&#233;s sur les lois de la physique &#233;l&#233;mentaire et nous d&#233;veloppons des m&#233;thodes math&#233;matiques pour quantifier, simuler et pr&#233;dire le comportement cellulaire et sous-cellulaire organis&#233; en petits compartiments correspondant &#224; une fonction biologique. &lt;br&gt;
Ces m&#233;thodes nous permettent d'analyser et d'interpr&#233;ter des donn&#233;es complexes obtenues exp&#233;rimentalement. Notre approche utilise diff&#233;rents champs du savoir comme la physique statistique, les math&#233;matiques appliqu&#233;es, les &#233;quations aux d&#233;riv&#233;es partielles, les probabilit&#233;s, la biophysique, la biologie cellulaire, et la virologie physique. Dans ce contexte, nous avons d&#233;velopp&#233; une th&#233;orie math&#233;matique &#171; du petit trou &#187;, o&#249; il s'agit d'&#233;valuer le temps moyen pour qu'une particule al&#233;atoire atteigne un petit trou situ&#233; sur une surface ou dans la corne d'un petit domaine. Ce temps moyen tend vers l'infini quand la taille du petit trou tend vers z&#233;ro, et seule une approche asymptotique permet de d&#233;terminer comment ce temps d&#233;pend de la forme du domaine et du petit trou. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;LES APPLICATIONS ET ENJEUX&lt;/b&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Voici trois autres exemples de situations et de questions o&#249; nos m&#233;thodes th&#233;oriques ont permis de mieux comprendre et quantifier le comportement cellulaire.
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cnrs.fr/insmi/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Notre premier exemple parle de la &lt;b&gt;sensibilit&#233; des cellules de la r&#233;tine &lt;/b&gt;(Fig. 1) qui, aujourd'hui, nous permet de pr&#233;dire la physiologie des c&#244;nes d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;s dans certaines pathologies comme la r&#233;tinite pigmentaire (ou Retinitis pigmentosa) o&#249; il est encore impossible d'obtenir des enregistrements exp&#233;rimentaux.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_214 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.cnrs.fr/insmi/local/cache-vignettes/L329xH305/fig1-db57e.jpg' width='329' height='305' alt=&quot;Figure 1&quot; title=&quot;Figure 1&quot; style='height:305px;width:329px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;
&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le photo courant mesur&#233; dans un c&#244;ne (retine striped bass) en fonction du temps : Le maximum amplitude du photo-courant croit avec l'intensit&#233; de la lumi&#232;re jusqu'a une valeur saturante. Le courant correspond a l'activit&#233; des &#233;changeurs K+-, Na+/Ca2+, qui induisent un changement dans la concentration intracellulaire du calcium, mesur&#233; par les changements de fluorescence (D. Holcman J. Korenbrot, J Gen Physiol. 2005 ;125(6):641-60.)&lt;/i&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Comment se fait-il que les b&#226;tonnets de notre r&#233;tine r&#233;ussissent &#224; d&#233;tecter un photon isol&#233;, alors que les c&#244;nes ne le peuvent pas ? La r&#233;ponse repose sur une analyse du comportement des photor&#233;cepteurs &#224; l'&#233;chelle mol&#233;culaire : ce sont les r&#233;actions chimiques sous-jacentes qui engendrent un bruit et emp&#234;chent la d&#233;tection du photon. &lt;br&gt;
En collaboration avec J. Korenbrot (San Francisco) et G. Fain (Los Angeles), nous combinons des enregistrements &#233;lectrophysiologiques, une mod&#233;lisation math&#233;matique, et des simulations num&#233;riques, et nous commen&#231;ons ainsi &#224; comprendre quantitativement la phototransduction et &#224; &#233;valuer pr&#233;cis&#233;ment le nombre de mol&#233;cules mis en jeu. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cnrs.fr/insmi/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Le deuxi&#232;me cas concerne la &lt;b&gt;transmission synaptique entre neurones &lt;/b&gt;(qui est le support de la communication cellulaire, de la m&#233;moire et de l'apprentissage) qui permet de comprendre ce qu'il se passe dans certaines pathologies comme l'autisme et l'&#233;pilepsie.
Il s'agit ici de savoir comment quantifier le courant synaptique, combien de temps reste le calcium dans les synapses une fois entr&#233; et comment la g&#233;om&#233;trie de la synapse contr&#244;le le flux de r&#233;cepteurs ou de mol&#233;cules qui y transitent (collaboration avec D. Choquet et A. triller) ? &lt;br&gt;
La r&#233;ponse &#224; ces questions passe par une mod&#233;lisation de la synapse &#224; partir du niveau mol&#233;culaire, o&#249; un calcul du temps de r&#233;sidence des r&#233;cepteurs permet une &#233;valuation quantitative du r&#244;le de la g&#233;om&#233;trie des &#233;pines dendritiques dans la r&#233;gulation des flux mol&#233;culaires, et nous avons &#233;t&#233; un des groupes pionniers dans cette approche. Nous utilisons aussi nos mod&#232;les pour analyser et quantifier les changements li&#233;s &#224; certaines pathologies dues au dysfonctionnement mol&#233;culaire de la synapse (En collaboration avec N. Rouach) ou aux conditions externes, comme un r&#233;gime alimentaire gras en cas d'&#233;pilepsie. &lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous avons &#233;galement &#233;tudi&#233; gr&#226;ce &#224; des simulations num&#233;riques comment certaines modifications identifi&#233;es dans des cas d'autisme modifient le trafic cellulaire et, de l&#224;, la transmission synaptique.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cnrs.fr/insmi/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Enfin, &lt;b&gt;la virologie physique &lt;/b&gt; : comment comprendre ce qui provoque le succ&#232;s ou l'&#233;chec de l'invasion d'une cellule par un virus ? (fig. 2)
Dans ce domaine de recherche r&#233;cent, nous cherchons &#224; &#233;valuer le succ&#232;s de l'infection virale &#224; partir de la mod&#233;lisation du mouvement al&#233;atoire d'une particule virale unique &#233;voluant &#224; l'int&#233;rieur d'une cellule. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_215 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.cnrs.fr/insmi/local/cache-vignettes/L250xH398/fig2-d29b1.jpg' width='250' height='398' alt=&quot;Figure 2&quot; title=&quot;Figure 2&quot; style='height:398px;width:250px;' class='' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;
&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Trajectoire d'AAV (Adeno-associated viruses) pendant le processus d'infection. Ces trajectoires permettent de distinguer divers de l'infection, e.g. diffusion en solution (1 and 2), arriver sur la membrane cellulaire (2), penetration de la membrane cellulaire (3), diffusion dans le cytoplasm (3 and 4), penetration de l'envelope nucleaire (4), et diffusion dans le nucleoplasme (G. Seisengerger et al. Science 294, 1929, 2001.)&lt;/i&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
En collaboration avec divers groupes &#224; (A. Herrmann) Berlin et a l'Universit&#233; d'Indiana (B. Dragnea) aux USA, nous mettons en place de nouvelles m&#233;thodes d'analyse pour les trajectoires et la formation des virus. Nous esp&#233;rons ainsi parvenir &#224; optimiser la construction des vecteurs utilis&#233;s en th&#233;rapie g&#233;nique pour transf&#233;rer des g&#232;nes.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Contacts Chercheurs :&lt;/b&gt;
&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=personnes&amp;idpers=937&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;David Holcman&lt;/a&gt; &lt;br&gt;
CNRS : UMR8197 - Institut de biologie de l'Ecole Normale Sup&#233;rieure (IBENS) / INSERM
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Stabilit&#233; des mod&#232;les galactiques</title>
		<link>http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?article483</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?article483</guid>
		<dc:date>2012-06-25T18:19:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Delphine Demols</dc:creator>

<category domain="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36">Actualit&#233;s scientifiques</category>


		<description>R&#233;cemment, trois math&#233;maticiens ont obtenu un r&#233;sultat marquant qui concerne un probl&#232;me c&#233;l&#232;bre de l'astrophysique, la stabilit&#233; de mod&#232;les galactiques. Plus pr&#233;cis&#233;ment, ils ont d&#233;montr&#233; la stabilit&#233; de configurations de galaxies mod&#233;lis&#233;es par des &#233;quations aux d&#233;riv&#233;es partielles issues de la th&#233;orie cin&#233;tique. &lt;br /&gt;Leur travail a &#233;t&#233; publi&#233; en 2012 dans la revue Inventiones Mathematicae et a fait l'objet en novembre 2011 d'une pr&#233;sentation au s&#233;minaire Bourbaki par Cl&#233;ment Mouhot. Pour situer le contexte de ce (&amp;hellip;)


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&lt;a href="http://www.cnrs.fr/insmi/spip.php?rubrique36" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s scientifiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;cemment, trois math&#233;maticiens ont obtenu un r&#233;sultat marquant qui concerne un probl&#232;me c&#233;l&#232;bre de l'astrophysique, la stabilit&#233; de mod&#232;les galactiques. Plus pr&#233;cis&#233;ment, ils ont d&#233;montr&#233; la stabilit&#233; de configurations de galaxies mod&#233;lis&#233;es par des &#233;quations aux d&#233;riv&#233;es partielles issues de la th&#233;orie cin&#233;tique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Leur travail a &#233;t&#233; publi&#233; en 2012 dans la revue &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Inventiones Mathematicae&lt;/i&gt; et a fait l'objet en novembre 2011 d'une pr&#233;sentation au s&#233;minaire Bourbaki par Cl&#233;ment Mouhot. Pour situer le contexte de ce travail, nous proposons de reprendre une partie de l'introduction du texte associ&#233; &#224; ce s&#233;minaire Bourbaki.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
La question se formule tr&#232;s simplement : si l'on consid&#232;re un ensemble d'un tr&#232;s grand nombre d'&#233;toiles en interaction gravitationnelle (le r&#244;le jou&#233; par les plan&#232;tes dans la dynamique est n&#233;glig&#233; au premier ordre car leurs masses sont bien plus petites que celles des &#233;toiles), dont la coh&#233;rence est assur&#233;e par leur attraction r&#233;ciproque et que l'on consid&#232;re en premi&#232;re approximation comme un syst&#232;me ferm&#233;, quelles sont les r&#233;partitions statistiques stables au cours du temps ? Autrement dit, quelles sont les configurations de galaxies observables dans
notre univers ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce probl&#232;me semble &#224; premi&#232;re vue tout autant insoluble que le probl&#232;me &#224; N corps de Newton. Comment formuler des pr&#233;dictions &#224; long terme sur un syst&#232;me de 10&lt;sup&gt;11&lt;/sup&gt; corps (c'est l'ordre de grandeur du nombre d'&#233;toiles dans notre galaxie), alors m&#234;me que l'on ne sait pas r&#233;soudre de mani&#232;re satisfaisante le probl&#232;me &#224; 3 corps ! C'est ici que la m&#233;canique statistique entre en jeu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En suivant les id&#233;es de Maxwell et de Boltzmann, on peut tenter de d&#233;crire de mani&#232;re statistique l'&#233;volution de nos N corps lorsque N tend vers l'infini et que les corps sont suffisamment &#8220;peu corr&#233;l&#233;s&#8221;, &#224; travers une &#233;quation aux d&#233;riv&#233;es partielles non-lin&#233;aire sur la r&#233;partition d'un corps typique.
Cette approche a d'abord &#233;t&#233; appliqu&#233;e aux cas de gaz collisionnels pour donner la c&#233;l&#232;bre &#233;quation de Boltzmann. Cependant, les collisions entre &#233;toiles dans une galaxie sont quasi absentes et l'interaction se fait essentiellement &#224; distance via le champ gravitationnel. Dans les ann&#233;es 1930, Vlasov a d&#233;couvert comment effectuer la limite lorsque N tend vers l'infini dans ce cas &#8220;non-collisionnel&#8221; afin d'obtenir des &#233;quations aux d&#233;riv&#233;es partielles non-lin&#233;aires dites de &#8220;champ moyen&#8221;. La plus c&#233;l&#232;bre d'entre elles est l'&#233;quation de Vlasov-Poisson dans sa version
gravitationnelle. Cette &#233;quation de transport non-lin&#233;aire d&#233;crit avec une excellente pr&#233;cision l'&#233;volution de syst&#232;mes stellaires sur de grandes &#233;chelles de temps.
Ainsi, lorsque le nombre de corps est grand et que les corr&#233;lations sont faibles, on peut esp&#233;rer formuler des pr&#233;dictions de stabilit&#233; &#224; partir de l'&#233;tude de l'&#233;quation de Vlasov-Poisson. C'est le physicien russe Antonov qui, le premier, d&#233;couvre dans les ann&#233;es 1960 comment r&#233;soudre le probl&#232;me de la stabilit&#233;, mais uniquement dans un cadre lin&#233;aris&#233;. Il d&#233;montre ainsi la stabilit&#233; lin&#233;aris&#233;e des mod&#232;les galactiques sph&#233;riques et monotones en l'&#233;nergie microscopique pour des petites perturbations. Cependant, l'&#233;quation de Vlasov-Poisson est r&#233;versible en temps, non dissipative, et ses solutions montrent des oscillations en temps grand ; rien ne garantit a priori que l'&#233;tude de stabilit&#233; lin&#233;aris&#233;e d'Antonov implique la stabilit&#233; non-lin&#233;aire recherch&#233;e.
C'est cette conjecture de stabilit&#233; non-lin&#233;aire, ouverte depuis quelques d&#233;cennies, que viennent de d&#233;montrer Lemou, M&#233;hats et Raphael, &#224; la suite de nombreux travaux ant&#233;rieurs (Dolbeault, Guo, Hadzic, Lin, Rein, S&#225;nchez, Soler, Wan, Wolansky).
&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mohammed Lemou, Florian M&#233;hats and Pierre Rapha&#235;l. &lt;a href=&quot;http://www.springerlink.com/content/c26464l76l82p081/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Orbital stability of spherical galactic models&lt;/a&gt;. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Inventiones Mathematicae&lt;/i&gt; Volume 187, Number 1 (2012), 145-194. &lt;a href=&quot;http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00505327&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Hal&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Contacts Chercheurs :&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;http://perso.univ-rennes1.fr/mohammed.lemou/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Mohammed Lemou&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://perso.univ-rennes1.fr/florian.mehats/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Florian M&#233;hats&lt;/a&gt;&lt;br&gt; Institut de Recherche Math&#233;matique de Rennes (IRMAR)&lt;br&gt;
CNRS : UMR6625 &#8211; Universit&#233; de Rennes 1 &#8211; &#201;cole normale sup&#233;rieure de Cachan - ENS Cachan &#8211; INSA Rennes &#8211; Universit&#233; Rennes II
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.math.univ-toulouse.fr/~raphael/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Pierre Rapha&#235;l&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
Institut de Math&#233;matiques de Toulouse (IMT)&lt;br&gt;
Universit&#233; Paul Sabatier - Toulouse III &#8211; Universit&#233; Toulouse le Mirail - Toulouse II &#8211; Universit&#233; des Sciences Sociales - Toulouse I &#8211; Institut National des Sciences Appliqu&#233;es de Toulouse &#8211; CNRS : UMR5219
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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